Le PLU de Mareil-Marly

La commune de Mareil-Marly est en plein débat depuis le début de l’année à propos de la révision de son Plan Local d’Urbanisme (PLU), le nouveau nom du POS (Plan d’Occupation des Sols).

Ce débat est particulièrement important car il s’agit de décider de l’avenir de cette petite commune. La taille des habitations, les zones de construction, les espaces verts, tout est passé au crible dans un PLU. Or l’enjeu est de taille car Mareil-Marly est une des très rares communes de notre région à disposer encore de réserves foncières importantes, qui suscitent bien sûr la convoitise de beaucoup…

L’urbanisme à Mareil-Marly est un sujet sensible depuis longtemps. Le POS voté en 2000 a même été annulé en début d’année par le tribunal administratif.

Le nouveau PLU proposé par le maire (divers droite) est fortement contesté par la population. De nombreux habitants se sont mobilisés lors de l’enquête d’utilité publique qui s’est achevée le 16 février et ont exprimé leur inquiétude. 

Le commissaire enquêteur a d’ailleurs rendu un rapport sévère, ce qui est inhabituel.

La densification proposée par le maire pourrait conduire à atteindre 8.000 habitants en 2025 ce que conteste fortement une part importante de la population. Le maire estime lui que la population ne dépassera pas 5.500 habitants mais la méthode de détermination de la population à 10 et 20 ans n’est pas transparente et semble très minorée. Par ailleurs, le maire n’a pas apporté de précision quant à la construction de logements sociaux, alors que la commune est la lanterne rouge du secteur. Enfin, aucune réflexion à long terme n’accompagne l’augmentation de la population, en particulier en ce qui concerne les équipements collectifs.

La véritable réflexion sur les 10 ou 15 prochaines années reste donc à mener et ce PLU est donc à revoir. Mais le maire en aura-t-il le courage politique?

CPE : manifestation de lycéens à Saint-Germain

Chose très rare à Saint-Germain, plusieurs centaines de lycéens (300 selon Le Parisien, plus de 400 selon le Courrier des Yvelines) ont manifesté et défilé jeudi 23 dans les rues de Saint-Germain contre le CPE. Un cortège impressionnant et déterminé.

La grande majorité des manifestants venait du lycée agricole, du lycée professionel Léonard de Vinci et du lycée Poquelin. Ils ont également pris toute leur part aux manifestations du 28 mars qui ont été les plus importantes de toute la Ve République. Les Socialistes saint-germanois étaient bien sûr présents en nombre à cette manifestation, comme à toutes celles contre le CPE.

Vue la décision ce soir du Conseil Constitutionnel de valider le CPE sans réserve et la tentative de passage en force du gouvernement Villepin, il est probable qu’il y aura d’autres manifestations, à Saint-Germain comme ailleurs…

Mise à jour :

150 lycéens ont manifesté le 30 mars dans les rues de Saint-Germain contre le CPE et ont bloqué la circulation aux alentours du Château avant de se disperser. (source : Le Parisien du 31 mars)

Curieuse conception de la démocratie pour E. Lamy…

Selon les propos de M. Lamy lors du Conseil municipal du 9 mars dernier, les élus de l’opposition ne sont pas les bienvenus aux Conseils de quartiers de la Ville ! Curieuse conception de la démocratie…

Le maire a expliqué que Jean Laurent, conseiller municipal socialiste, n’avait pas été invité au conseil de quartier du Bel-Air et n’avait donc pas à y être présent…!

Face à cette déclaration, un échange verbal vigoureux s’en est suivi et les élus de Gauche (PS, Verts et PC) ont quitté la séance.

Il est loin le temps où M. Lamy déclarait :  « Venez dialoguer dans les conseils de quartiers » ( Journal de Saint Germain n°386 du 20 avril 2001 !).

Prétendre que l’élu ne doit être invité que dans le quartier où il réside est une stupidité. Un élu se doit d’être à l’écoute de tous ses concitoyens et pour cela il doit pouvoir se rendre dans tous les conseils de quartiers. Or, M. le Maire les interdit aux conseillers d’opposition !

Cette volonté du maire de ne pas nous autoriser à assister à ces conseils de quartier est une nouvelle atteinte à la démocratie dont il est coutumier depuis le début de son mandat :

-         Refus pendant plusieurs mois d’appliquer la loi de février 2002 sur l’ouverture de son journal à l’opposition,

-          Règlement intérieur du Conseil municipal lui permettant de limiter à 5 minutes la prise de parole de l’opposition,

-          Déclaration du Maire demandant à l’opposition de ne pas lire l’intervention préparée à la suite d’un rapport présenté au Conseil municipal,

-         Interdiction de distribuer des tracts sur le marché en dehors des périodes électorales,

-          Interdiction de nous réunir dans les salles des centres socio-culturels,

-          Distribution à la population, par le biais du Journal de Saint-Germain, d’une brochure sur le bilan du maire sans que l’opposition ait été autorisée à y avoir ses libres propos,

-         Réponse systématique du maire à nos articles dans les  libres propos du même journal (le fameux "Vous avez droit à une information exacte…").

Notre conception de la démocratie locale est de faire en sorte que chaque Saint-Germanois se sente un citoyen respecté et respectueux, un citoyen responsable et solidaire et, pour cela il faut que ces conseils de quartiers soient ouverts à tous, comme c’est le cas pour les Conseils municipaux. 

Nous proposons des conseils de quartiers composés de membres représentant réellement les forces vives de ces quartiers, et dotés d’enveloppes financières.

Nous proposons la création d’ateliers qui permettent aux Saint-Germanois de faire connaître très en amont leurs idées :   sur la création d’une crèche,  l’aménagement d’une place, un plan de transports urbains, etc…

Chacun doit pouvoir se faire entendre là où il vit :

- Les parents dans les conseils de crèches,

- Les locataires auprès des bailleurs,

- Les usagers des services publics (exemple : les malades à l’hôpital, les usagers dans les transports en commun…), etc…

 Dans tous les cas, il faut faire en sorte d’aider aussi ceux qui ne parlent jamais, les plus exclus, les plus en difficulté, à s’exprimer en partenariat avec les associations.

  La démocratie à Saint-Germain a encore des progrès à faire pendant le mandat de M. Lamy…

« Les voix qui comptent le plus sont celles que l’on n’entend pas. »  

M. Lamy prépare sa campagne grâce à vos impôts !

Tous les Saint-Germanois ont reçu il y a quelques semaines le Journal de Saint-Germain dans lequel était insérée une luxueuse brochure relatant le bilan de 5 ans de mandature de la majorité municipale.

Rien d’étonnant à ce qu’un maire fasse un compte-rendu de son action, c’est même une bonne chose. Mais si vous avez gardé ce document, regardez-bien la dernière page. Cette plaquette y est présentée comme un supplément au Journal de Saint-Germain. Dis autrement, cela veut dire que ce document a été payé par les contribuables saint-germanois !

Reconnaissons qu’il s’agit là d’une pratique totalement anormale et que M. Lamy aurait du payer cette brochure sur ces finances ou du moins celles de son parti. Par ailleurs, une loi de 2002 précise que lorsque le maire édite un journal, l’opposition doit y avoir systématiquement un espace réservé. Inutile de dire que cet espace ne nous a pas été proposé…

Franchement, deux journaux de Saint-Germain par mois de 20 pages, soit plus de 400 pages par an, cela permettait de réaliser ce bilan sans faire cette dépense d’au moins 20.000€.

Un compte-rendu de mandat, oui, payé par les Saint-Germanois, non !

Débat sur l’A104

Le prolongement de l’autoroute A104 est en débat depuis des décennies. Ce fameux "bouclage de la Francilienne " concerne en premier lieu notre commune puisqu’un des tracés envisagés pourrait passer par la forêt de Saint-Germain.
Un important débat public est organisé du 8 mars au 6 juillet 2006 par la Commission Particulière du Débat Public. De nombreuses réunions seront organisées dans chacune des villes concernées par les tracés proposées. La réunion à Saint-Germain aura lieu le mercredi 3 mai à 20h30 à la salle Jacques Tati. Nous aurons l’occasion d’y revenir.
Ce vaste débat, où chacun peut s’exprimer, est l’occasion de s’informer sur les tracés envisagés et de faire entendre sa voix. C’est une occasion rare de démocratie locale.
Un site internet spécifique a été crée où l’on retrouve tous les documents de travail et le calendrier des réunions. Il est possible de commander les documents techniques, de poser des questions, d’exprimer des points de vues, etc…

Voici l’adresse du site :
Les Socialistes de Saint-Germain donneront prochainement leur avis sur le prolongement de la Francilienne qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ne fait pas l’unanimité.

Deux députés UMP des Yvelines seront jugés pour « corruption passive »

Le président du conseil général des Yvelines et député UMP Pierre Bédier a été renvoyé en correctionnelle, de même que le député-maire UMP de Poissy Jacques Masdeu-Arus et son 1er adjoint. Ces trois élus seront donc jugés pour « recel d’abus de biens sociaux et corruption passive » dans une affaire de passations présumées frauduleuses de marchés publics.

Le procès aura lieu du 25 septembre au 25 octobre 2006 au Tribunal correctionnel de Paris.
Après avoir été un éphémère secrétaire d’état, Pierre Bédier pourrait bientôt devenir un éphémère président de conseil général.

Pas sûr en tout cas que les Yvelines sortent grandies de cette triste affaire…

La vérité sur les cliniques à Saint-Germain

Le Conseil d’administration de l’hôpital a vendu un terrain de 1 800 m2 pour la somme de  2 300 000 euros pour permettre l’installation, au cœur de l’hôpital public, des cliniques privées Louis XIV et Marie-Thérèse.

Elles devraient y édifier un bâtiment de 8 000 m2, réparti sur six étages, dont deux en sous-sol. Il y sera accueilli une maternité, un service d’anesthésie et de chirurgie.

 Outre le fait qu’il est surprenant et contestable d’installer, sur le site même de l’hôpital public, des cliniques privées, nos élus, député et maire en tête, n’ont cessé de clamer haut et fort qu’il s’agissait d’une coopération publique – privée, seule capable de « sauver » l’hôpital public.

Or, c’est faux et c’est un leurre !

 Lors d’une récente réunion publique, un chef de service de l’hôpital a déclaré : « …La coopération entre l’hôpital et les deux futures cliniques, sera extrêmement limitée … Il n’est pas constitué de groupement de coopération sanitaire, il n’y aura pas de partage de plateaux techniques, pas de partage de laboratoires, pas de convention, pas de délégation de services et pas de coopération en chirurgie ».

Face alors à la question du pourquoi de cette implantation, le même interlocuteur a tout simplement répondu : « … Il s’agit avant tout d’une opération immobilière … Les cliniques avaient besoin de se regrouper dans la ville, un premier projet Rue de Fourqueux a échoué, l’emplacement désormais trouvé au cœur de Saint Germain est remarquable et permettra de développer une maternité privée de niveau 1 allant jusqu’à 1 500 accouchements par an. »

 Les 3 200 signataires d’une pétition réclamant notamment le maintien d’une maternité publique à Saint-Germain, n’ont vraiment pas pesé lourd lors du vote de la vente de ce terrain !

La marchandisation de la santé est particulièrement d’actualité à Saint-Germain. Exprimez avec nous votre mécontentement. 

 

 

Pour un service public de la petite enfance

Le  Conseil Municipal  a examiné la possibilité de création d’une nouvelle crèche, rue Gramont. Notre ville dispose actuellement de dix établissements municipaux d’accueil d’enfants de moins de 4 ans (318 places en accueil collectif, dont 250 berceaux en crèche et 68 places en halte-garderie). Toutefois, la liste d’attente pour l’accueil en crèche demeure importante, surtout en centre ville.

La municipalité a recensé au 1er Juin 2005, 234 demandes insatisfaites. C’est pourquoi, nous soutenons la création d’une nouvelle crèche rue Gramont pouvant accueillir de l’ordre de 50 places nouvelles.

Par contre, nous ne comprenons pas le choix retenu dans le mode de gestion. En effet, au lieu de créer cet onzième établissement sur le mode actuel de la régie municipale, le Conseil a décidé d’en confier l’aménagement et la gestion à un prestataire privé.

Au-delà de ce choix contestable, nous pensons qu’un plan ambitieux de création de crèches doit être impulsé dans notre ville. Il faut également adapter les horaires des structures aux parents pour mieux répondre à l’évolution des modes de vie et des emplois tout en respectant l’épanouissement des enfants, c’est à dire en améliorant  les conditions d’accueil.

 Seule l’affirmation d’un véritable service public de la petite enfance permet une égalité de traitement entre toutes les familles, quels que soient les revenus.