Non à l’immigration jetable !

La réforme de l’immigration sera examinée par l’Assemblée nationale à partir du 2 mai.

Avec le projet  Sarkozy de modification du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) sur l’immigration et l’intégration, la France deviendra l’un des pays de pointe de l’« immigration utile », c’est-à-dire un pays où les étrangers deviendront des outils de la prospérité nationale, jetables après usage.

Si le projet est accepté, la France deviendra un pays où les étrangers se verront contester le droit de vivre en famille, de se marier, d’avoir des enfants, d’étudier, alors que ces droits fondamentaux constituent, avec le droit d’asile, ce que le gouvernement appelle l’« immigration subie ».

 

Nous refusons ce projet, comme plus de 500 autres organisations et partis politiques regroupés dans le Collectif Uni(e)s contre une immigration jetable.

Le samedi 29 avril, une manifestation à Paris partira à 14 heures Place de la République..

Une manifestation nationale aura lieu le samedi 13 mai à Paris.

Signez la pétition contre le projet de loi CESEDA. Déjà plus de 31.000 signatures au 27 avril !

A Montfermeil, les mineurs ne peuvent plus se réunir

Le maire UMP de Montfermeil (93) vient de signer un arrêté interdisant les groupes de mineurs dans sa commune. Tout jeune de moins de 18 ans ne peut désormais plus se déplacer en ville, quelle que soit l’heure de la journée s’il est accompagné de deux autres amis.
Pour Monsieur le Maire, cette lumineuse idée a pour ambition de réduire considérablement la délinquance. D’une pierre deux coups, le maire UMP aura associé jeunes et délinquants pour mieux lancer sa campagne électorale sur fond de populisme.
A ne plus en douter, la guerre à la jeunesse constitue un véritable fonds de commerce pour la droite française. Le raccourci de Monsieur le Maire vise simplement à trouver un bouc-émissaire utile pour s’adresser à son électorat inquiet.
Cette mesure, en plus d’être absurde est particulièrement discriminatoire. Pour cette raison, le Mouvement des jeunes socialistes a déposé des recours devant le tribunal administratif de Cergy.

Les militants du MJS et de l’UNL ont manifesté le 26 avril devant la mairie de Montfermeil. Un collectif "Libres et égaux", composé du PS, du PC du MRAP et d’ATTAC s’est constitué et appelle à une manifestation devant l’hôtel de ville de Montfermeil le 29 avril à 11h30. 

D’autres détails sur le site du MJS et sur celui du PS.


Mise à jour : Le tribunal administratif de Cergy, saisi par le Mouvement des Jeunes Socialistes, a suspendu le 5 mai les deux arrêtés du maire UMP de Montfermeil limitant la circulation des jeunes dans la commune. Les réactions de l’avocate du MJS et du maire sont à lire ici.

A104 : un projet nuisible et inutile

 

Le projet de prolongement de l’autoroute A104 de Cergy à Orgeval.

 

 

 

 Ce projet est porté par la Chambre de Commerce et d’Industrie Yvelines-Val d’Oise, par Peugeot, par les élus de Cergy et du Val d’Oise, et plus généralement par le lobby économique et routier qui veut mieux faire circuler les camions.

Il est relayé dans les Yvelines par des élus de droite comme les maires de Poissy et de Saint-Germain.

1) Historique :

La Francilienne est à l’origine le 3e périphérique de l’Ile de France (après le Bd Périphérique parisien et l’A86). Elle a vocation à relier entre eux les départements de grande banlieue et à permettre d’éviter que le trafic de transit n’entre dans la région parisienne. Il en manque un important tronçon dans l’ouest de l’Ile-de-France.

Aujourd’hui on ne nous parle plus de « bouclage de la Francilienne  » mais d’un simple « prolongement » puisqu’il s’agirait seulement de relier deux pôles d’activités, Cergy et Poissy-Orgeval, et de délester la N 184. Les 5 tracés soumis au débat relient tous ces deux villes…

Un tracé est clairement privilégié dans le dossier technique, le « tracé rouge » dit tracé historique car il existe dans les cartons de la Direction de l’Equipement (DREIF) depuis 40 ans. Ce tracé, qui éventre les villes d’Eragny, Andrésy, Maurecourt, Chanteloup et Carrières-sous-Poissy, a déjà été refusé 3 fois par 3 Premiers Ministres (Bérégovoy, Balladur, Jospin) après de puissantes manifestations locales. Il est pourtant de nouveau remis en débat… Que vaut la parole de l’Etat dans ces conditions ?

 

2) Emmanuel Lamy a une position irresponsable

Emmanuel Lamy veut de cette autoroute mais seulement si celle-ci ne passe pas par la forêt de Saint-Germain, et défend donc le tracé rouge. Le maire UMP d’Andrésy en veut bien mais pas chez lui, seulement par un tracé dans la forêt. Cette attitude est irresponsable. Pourquoi les nuisances qui seraient inadmissibles pour la forêt ne le seraient-elle pas pour les 200.000 personnes concernées par le tracé rouge ? Elles sont inadmissibles partout.

 

 

3) Une autoroute qui va aggraver les conditions de circulation.

Quel que soit le tracé, plus de 100.000 ( !) véhicules supplémentaires par jour déboucheraient à Orgeval qui deviendrait le plus grand échangeur d’Europe (55 ha, 4 fois Rocquencourt). Or l’A13 est déjà totalement saturée, tout comme la N 13. Des embouteillages gigantesques se formeraient dans toute la zone et aggraveraient encore les conditions de circulation. L’élargissement de l’A13 en pleine forêt de Marly deviendrait alors rapidement indispensable. Mais pourquoi protéger la forêt de Saint-Germain s’il faut détruire celle de Marly ? Là encore c’est une politique irresponsable.

 

 

4) La question du financement

Ce tracé d’environ 25 km coûtera de 1,5 à 2 milliards d’euros (10 à 13 milliards de francs… !). L’Etat n’a pas d’argent pour construire cette autoroute ; il se désengage au contraire en confiant la gestion des nationales aux départements. La région a dit qu’elle n’investirait jamais dans cette autoroute et la majorité de gauche se consacre aux transports en commun. Le département a beaucoup d’autres projets routiers en vue et n’a de toute façon pas les moyens.

Cette autoroute serait donc concédée au privé et avec péage (comme l’A14). Le montant du péage serait fixé, pour commencer, à 7€ pour les voitures. En explorant les détails annexes du dossier technique, on apprend que les petits camions paieraient le prix astronomique de 23€ et les semi-remorques 30 €!! (pour moins de 25 km). Un tarif totalement dissuasif !

Le maitre d’ouvrage ( la DREIF ) reconnaît que s’il y a péage (et il y aura obligatoirement péage…), le trafic sera de 50% inférieur aux prévisions. Et par conséquent le délestage espéré de la N 184 (Saint-Germain – Conflans – Cergy) ne se fera pas du tout ; les camions de Peugeot continueront à prendre la nationale, et les automobilistes aussi. 

 5) Un drame pour les villes traversées

Toutes les réunions publiques organisées depuis début mars rassemblent à chaque fois plusieurs centaines de personnes (jusqu’à 7 à 800), qui disent toutes leur opposition à l’autoroute. Beaucoup connaissent très bien le dossier et dans chaque ville, des arguments très pointus sont avancés qui mettent en difficulté la DREIF. Par exemple à Achères, le « tracé vert » passerait en zone inondable alors que l’Etat a interdit toute construction à la ville… A Maurecourt, plusieurs échangeurs déboucheraient sur des petites rues en plein village…

 

  Des villes et des quartiers entiers subiraient les nuisances extrêmes d’une autoroute. L’ensemble des Socialistes de ces villes sont unanimes à refuser l’autoroute, quel que soit le tracé.

6) Une vraie alternative

A l’heure du pétrole cher, la construction tout azimut de routes ou d’autoroutes en milieu urbain est une folie. En effet l’augmentation du prix du pétrole que nous observons depuis 2003 n’est pas un « choc » de plus : c’est le début de la pénurie qui résulte de l’augmentation progressive de la demande, face à une offre qui plafonne, puisque presque la moitié du pétrole présent sur terre a déjà été consommé. Le déclin de la production sera progressif  mais inéluctable. Comment peut-on ignorer ce phénomène (totalement absent du dossier) alors que l’A 104, si elle voit le jour, ne sera disponible que dans 10 ans, au plus tôt !

 Il faut au contraire investir massivement dans les transports en commun, particulièrement en grande banlieue.

L’alternative existe dans notre région. Il s’agit de la réouverture complète de la Tangentielle Ouest qui permettrait de relier Cergy, Conflans, Achères, Poissy, Saint-Germain, Saint-Cyr et Versailles. Soit une vraie Francilienne ferroviaire.

Le coût serait de 10 à 20 fois moins cher que l’autoroute, sans pollution. Toutes les emprises existent, aucune expropriation n’est nécessaire. En quelques années cela peut être fait.

Le développement des transports en commun (rail ou bus en site propre) est indispensable également pour limiter le réchauffement climatique ; les accords de Kyoto signés par la France nécessitent à l’horizon 2050 de diviser par 4 les rejets de CO2 (le secteur transport consomme 60% du pétrole en France).

 

 

 

 

 

Non à l’autoroute, ici ou ailleurs !  

 

Oui à  la Tangentielle, ici et rapidement !

 

 

Liens :

Site de la Commission Particulière du Débat Public

Voir aussi :

- la position des Socialistes d’Achères (message du 27 mars)

- la position des Socialistes de Carrières-sous-Poissy

On a pris la Tangentielle Ouest-Sud !

La Tangentielle Ouest-Sud, cette ligne mythique Achères – Versailles dont seul un tronçon croupion a été réalisé, est enfin sortie des cartons où elle dort depuis trop longtemps : notre reporter a fait le trajet Saint-Germain – Igny (et retour). Voici le récit de son exploration en banlieue sud.

 

 Dimanche, 10 h 30 : comment aller de Saint-Germain à Igny (21 km à vol d’oiseau) sans voiture ? En ce dimanche matin je me tourne d’abord vers www.ratp.fr pour trouver l’itinéraire le plus rapide. Horreur : après être passé par Paris et Massy je serai à la gare d’Igny 2 h 44 plus tard, bien trop tard pour mon déjeuner de famille !

 Non, décidément, il faut trouver une solution plus rapide que cette moyenne de 7.7 km/h. Je décide donc d’« inaugurer » la tangentielle Ouest – Sud, avec quelques années d’avance sur nos décideurs politiques. Il reste quelques kilomètres de voie à refaire entre Noisy-le-Roi et Versailles – Chantiers. Qu’à cela ne tienne : je pars en vélo pour découvrir le passage du sud-ouest !

 Je me rends donc à la gare Grande-Ceinture, achète mon ticket (1,20 €) et emprunte le train de 10 h 51. Avec 6 autres voyageurs je parcours en 11 minutes les premiers kilomètres.

- 11 h 02 : Arrivée sans encombre à Noisy-le-Roi. Départ à vélo, avec pour guide la carte des pistes cyclables d’IdF (gratuite et publiée par la région et gentiment distribuée par Réseau Vélo 78). Bonne surprise : parcours à 80 % sur des voies cyclables. Au passage on croise à plusieurs reprises la voie Grande-Ceinture abandonnée. Quel dommage quand on sait que le budget nécessaire à sa réfection est seulement 1/15ème de celui de l’A104 ! Passons…

- 11 h 49 : Arrivée à la gare de Versailles – Chantiers. Train suivant à 12 h 08. Autre bonne surprise : tout le trajet est en zone 4 et ma carte intégrale valable jusqu’à Saint-Germain est suffisante.

- 12 h 27 : Arrivée à Igny, avec 3/4 d’heure d’avance sur le trajet actuel !

 

Avec une « vraie » ligne Grande ceinture, on peut gagner une demi-heure par rapport à ce parcours Train-Vélo et faire ce type de trajet en à peine plus d’une heure, soit le même temps qu’en voiture. Moins chère, moins polluante, plus agréable : qu’attendons-nous pour boucler la tangentielle Ouest-Sud ?

A Marly, on n’a pas le droit de critiquer le MEDEF

A Marly-le-Roi, la municipalité UMP a déprogrammé un groupe de reggae local car les paroles d’une chanson seraient offensantes pour le MEDEF.

L’affaire est relatée dans Libération du 13 avril et dans Le Parisien du 15. Le groupe Danakil fait une demande à la mairie pour organiser un concert à la salle des fêtes. La municipalité donne son accord oral mais demande les paroles des chansons. Et l’une d’elle ne sied pas à l’adjoint en charge de la jeunesse.

Voici un extrait de la chanson "Où va le monde?" (le texte entier est sur le site de Libération) qui semble avoir choqué la municipalité UMP :

Oui j’échange mon portable mon PC mon GPS
Contre des maisons acceptables pour abriter les SDF
Je veux virer le Medef à grands coups de pieds dans les fesses
Je n’ai pas connu de patron qui ne soit pas vraiment con
Mais alors patron des patrons ça concurrence le roi des cons
Si y’avait classement des bouffons tu briguerais la pôle position

Selon Libération, l’adjoint au maire en charge de la jeunesse trouve ces paroles "insultantes" et considère que le reggae "entraîne la consommation de drogue"…

Curieuse conception de la liberté de création que ces élus qui veulent contrôler les paroles des artistes et plus encore les censurer quand celles-ci ne leur plaisent pas. L’UMP est-elle devenue le fidèle avocat du MEDEF?


L’actualité musicale du groupe se retrouve sur leur site web.

Le député Lassale gagne son combat

Après 39 jours de grève de la faim et 21 kilos perdus, le député UDF Jean Lassale a mis un terme à son jeûne après avoir réussi à faire revenir la multinationale Toyal sur sa décision. Celle-ci restera dans le village d’Accous où elle réalisera les investissements prévus et ne délocalisera pas à Lacq la seule activité industrielle du canton.

La tenacité de cet élu a payé. A coup sûr, il a gagné l’estime de ses administrés. On ne peut que saluer le courage d’un homme qui a mis sa santé en danger (car des séquelles sont très possibles) au nom de ses idées.

Mais cette affaire révèle aussi l’impuissance des hommes politiques face aux multinationales et au libéralisme sauvage. Car le député Lassalle n’en est arrivé à cette extrémité que parce que tous les autres moyens avaient échoué. Après les crises des banlieues et celle du CPE, il est grand temps que les hommes politiques se remettent à l’écoute de leur concitoyens. Assurément, son geste révèle la faiblesse du politique face à la mondialisation .

A noter malheusement, pathétique s’il en est, l’écoeurante compétition entre Villepin et Sarkozy pour faire savoir qui est le responsable du dénouement de cette affaire. Ils auront pourtant attendu la dernière extrémité pour s’impliquer lorsqu’il a été clair que Jean Lassale ne cèderait pas et que sa vie était désormais en danger…

Pourquoi l’eau est-elle si chère à Saint-Germain?

Vous êtes-vous déjà posé la question : combien coûte l’eau du robinet distribuée dans notre ville ?

Le service public de production, traitement et distribution d’eau potable est délégué à Saint-Germain à la société privée La Lyonnaise des eaux de France. 5 600 « clients ou foyers » consomment chaque année de l’ordre de 3 millions de m3 d’eau. Le compte d’exploitation 2004 du service de distribution d’eau potable fait apparaître un chiffre d’affaires de 2.976.000 euros (il s’agit de l’abonnement et de la consommation revenant à la Lyonnaise des Eaux, hors redevances et surtaxes), soit une moyenne annuelle par « client » de 531 euros.

Le bénéfice d’exploitation de la Lyonnaise , avant impôts, s’élève à 803 000 euros, soit pour chaque « client Saint-germanois » 143,39 euros !

Ce simple bénéfice, s’il était réduit de moitié, permettrait une réduction de 13,5 % de nos factures !

 Le prix de l’eau a augmenté de 6.1% depuis 2000 dans notre commune. La Lyonnaise des Eaux ne profiterait-elle pas de son quasi-monopole ?

 

 Les Socialistes saint-germanois ont toujours dénoncé la durée anormalement longue de la concession accordée à cette société par le précédent maire : 30 ans, là où la norme est de 15 ans environ.

Pourquoi l’eau, denrée collective s’il en est, doit-elle être confiée à des sociétés privées qui monopolisent 75 % de la distribution de l’eau à la population de l’Hexagone ?

De plus en plus de villes, de droite comme de gauche, décident de mettre en place une gestion municipale de l’eau, bien moins chère et beaucoup plus transparente. Grenoble, Castres, Cherbourg, Reims, Tours, Clermont-Ferrand, Amiens, Pau, Limoges ou encore Bastia, n’ont pas renouvelé leur délégation de service public au profit de régies municipales. Plus près de nous, Achères, a depuis toujours une régie municipale.

 L’eau est un service public essentiel. Il ne peut être guidé par les seules logiques de profits. Pour des élus, le service de l’eau doit être le plus efficace et le moins cher possible pour l’utilisateur, et sur ces points, les régies municipales l’emportent nettement.

 

 Devant l’augmentation des prix et nos interpellations régulières, la majorité municipale a décidé de lancer un audit et Emmanuel Lamy a déclaré en conseil municipal que "la Lyonnaise devra faire acte de transparence sur ces comptes." Preuve qu’il y a bien un petit problème.

Nous vous tiendrons bien sûr informé des résultats de cet audit.

Emmanuel Lamy nous lit !

Quelle excellente publicité pour les Socialistes que celle donnée par Emmanuel Lamy dans sa tribune libre dans le dernier Journal de Saint-Germain.

Celle-ci s’intitule "Saint-Germain solidaire". Le thème de cette tribune est  la politique municipale du logement.

Assurément, il s’agit d’une réponse au 4e numéro du journal des Socialistes saint-germanois intitulé "Saint-Germain Solidaire" (tiens, tiens..) et dont la première page était consacrée à … "La galère du logement"…

Ainsi donc, M. le Maire, comme beaucoup de Saint-Germanois, nous lit et a même jugé bon de devoir défendre sa politique. Il avait fait de même, sans nous citer bien sûr, il y a quelques mois, en consacrant un important dossier dans le Journal de Saint-Germain à la question de l’eau dans notre ville. Nous nous interrogions en effet dans notre précédent numéro sur les prix excessifs de l’eau à Saint-Germain. Un article repris d’ailleurs en Une par le Courrier des Yvelines (n° 3158 du 21/12/2005).

Examinons les termes de l’article de M. Lamy.

Il reconnaît la difficulté de se loger dans notre ville en raison des prix excessifs de la location et de l’acquisition. Pour lui, toutes les réponses à ces problèmes se trouvent dans son Plan Local d’Urbanisme (PLU). Or, si la municipalité va bien inclure 20% de logements sociaux  dans les nouveaux programmes immobiliers, un simple calcul mathématique permet d’affirmer que cela ne permettra pas de rattraper le retard de la ville. La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (dite loi SRU) fait en effet obligation, dans son article 55,  d’un minimum de 20% de logements sociaux sur l’ensemble du parc immobilier. Or, Saint-Germain n’a pour le moment que 17% environ de logements sociaux (soit 83% à staut privé) et il faudrait au moins 25% de logements sociaux dans les nouvelles constructions pour rattraper ce retard…

Double langage…

Encore faudrait-il que l’UMP ne tente pas de remettre en cause cette importante mesure qui permet de compenser la spéculation immobilière et de répondre à cette "galère du logement"… Après les députés UMP en janvier, les sénateurs UMP ont en effet tenté cette semaine d’intégrer dans ce chiffre de 20% les habitations en accession à la propriété (par nature privées), ce qui aurait permis à de nombreuses communes de n’avoir à faire aucun effort. Heureusement, les sénateurs de gauche, rejoints par les sénateurs UDF et 2 sénateurs UMP, ont réussi à repousser cette manoeuvre assez lamentable. Rappelons que le Président de la République, au lendemain des émeutes ubaines de l’automne, s’était engagé à "sauvegarder l’article 55 de la loi SRU". On peut ainsi s’interroger sur le crédit des élus UMP…

Après avoir qualifié dans le passé en Conseil municipal cette loi de "stalinienne",  la lecture de notre journal semble avoir convaincu M. Lamy de la nécessité du logement social, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.  Espérons que cette récente conversion sera suivie de résultats concrets…


Si vous souhaitez recevoir notre journal, n’hésitez pas à nous le demander en nous adressant un courriel.

Manifestations monstres contre le CPE

Si le gouvernement comptait sur la lassitude des opposants, c’est raté !

Le nombre de manifestants hier contre le CPE est encore plus important que lors des défilés du 28 mars. Il s’agit, de sources officielles, des plus importantes manifestations de toute la Ve République… Alors, qu’attend ce gouvernement pour abroger purement et simplement ce contrat dont personne ne veut (pas même le MEDEF) tellement il est injuste et en violation avec les conventions internationales ?

Tout le monde a bien compris que Jacques Chirac et Dominique de Villepin ne sont pas dans la réalité et que la pathétique promulgation/suspension du Président  est en décalage complet avec le souhait des Français. N’y-a-t-il personne parmi les parlementaires UMP pour leur indiquer le bon chemin, le retrait immédiat et total du CPE ? Que fait notre député Pierre Morange, pourtant en général peu avare de paroles ? Sa réélection en 2007 est pourtant en jeu, comme tous les députés UMP, car à l’évidence les électeurs sauront se souvenir des coups portés par cette majorité à bout de souffle.

 

Saint-Germain : un élu achète un immeuble au prix d’un studio

 

 Les prix de l’immobilier à Saint-Germain atteignent des sommets comme chacun peut le constater. Alors, quand un immeuble de 3 étages, d’une surface habitable de 600m2 comptant 8 logements et 400m2 de jardins, est acheté 160.000€, soit le prix d’un studio, il s’agit assurément d’une très bonne affaire…

Le nouveau propriétaire reconnait d’ailleurs, selon Le Parisien, "ne pas avoir fait une mauvaise affaire". Certes l’immeuble n’est pas en très bon état et nécessitera des travaux mais selon les estimations de la famille de la vendeuse, son prix de vente aurait dû dépasser le million d’euros…

Mais notre propos n’est pas de s’insurger de cette très bonne affaire réalisée aux dépends d’une dame de 85 ans.

Les questions sont ailleurs :

- Pourquoi la municipalité n’a-t-elle pas fait jouer son droit de préemption ? Une telle bonne affaire ne se présente pas tous les jours à Saint-Germain. Le Maire proclame toujours dans ses discours qu’il défend la mixité sociale, c’est à dire la création de logements sociaux répartis dans la ville et pas regroupés dans un seul quartier comme cela a été souvent fait, y compris à Saint-Germain. Il dit aussi souhaiter arriver rapidement aux 20% de logements sociaux, ne serait-ce que pour éviter de payer les pénalités pour non respect de la loi. L’occasion lui était offerte  de faire enfin ce qu’il dit. Il ne l’a pas fait. Pourquoi ?

 Est-ce parce que l’heureux acheteur est un conseiller municipal de sa majorité qu’il ne voulait pas gêner en lui enlevant cette bonne affaire ? La question est actuellement sans réponse.

 – Une deuxième question se pose. L’acheteur est un donc un élu, conseiller municipal de Saint-Germain et déjà locataire du premier étage de l’immeuble. Le troisième étage est actuellement occupé par une modeste famille avec trois enfants dont l’aîné a treize ans et qui sont dans les lieux depuis 1980. Cela n’a pas dérangé le nouveau propriétaire, qui a, certes dans le respect des règles de procédure, donné congé à son locataire. Loin de nous l’idée de vouloir donner des leçons à quiconque. Mais néanmoins, on sent un certain malaise de voir qu’un élu ne se préoccupe pas davantage du sort de ces locataires sur la tête desquels le ciel vient de tomber. Assignés devant le tribunal d’instance pour n’avoir pas dégagé les lieux dans les délais qui leur avaient été donnés, ils ont obtenu un délai supplémentaire…. d’un mois ! 

 

 

 Un élu est certes un citoyen comme les autres avec les mêmes droits que les autres. On aimerait cependant que dans de telles circonstances, il se sente un peu plus concerné par les conséquences de ses décisions sur les plus modestes de nos concitoyens.