Des milliers de jeunes menacés d’expulsion le 30 juin

Le sursis que Nicolas Sarkozy avait accordé aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera le 30 juin prochain.

Les mobilisations d’écoles et de lycées avaient contraint le gouvernement à suspendre les mesures d’expulsions. Elles reprendront à la fin de l’année scolaire. Le gouvernement s’apprête donc à organiser des expulsions en masse de jeunes seuls ou avec leurs parents vers un pays qu’ils ne connaissent pas ou plus.
C’est pour s’opposer à ces expulsions prochaines que le Réseau Education Sans Frontières (RESF) a lancé une pétition nationale appelant à " Ne pas laisser commettre ces infamies en notre nom."

Voici le texte de cette pétition et le formulaire à remplir en ligne pour la signer.

Une manifestation est organisée le 31 mai à 15h Place Saint-Michel à Paris.

Plusieurs dizaines d’élèves sont menacés d’expulsion dans les Yvelines. Nous avons relaté le cas d’un élève scolarisé au lycée Poquelin à Saint-Germain et menacé d’expulsion vers la République Démocratique du Congo. Nous vous tiendrons informé de l’avancée de son cas.

Conseil municipal à Saint-Germain le 1er juin

Le prochain conseil municipal de Saint-Germain aura lieu le jeudi 1er juin à 21h à l’Hôtel de ville, 16 rue de Pontoise, salle Multimédia.

L’entrée est libre.

A l’ordre du jour principalement :

- le compte administratif 2005, qui est l’occasion pour chaque groupe politique de défendre sa politique et pour l’opposition de contrôler les comptes de la majorité.

- la cession de la résidence pour personnes âgées Berlioz dans le quartier du Bel-Air.

- l’aménagement de la place du Marché Neuf.

 

 

Le syndrôme République bananière : Chirac gracie Guy Drut !

Décidément, pour Jacques Chirac, il n’y a pas de limite. Bénéficiant de son immunité présidentielle, il échappe, pour le moment, aux innombrables affaires entourant sa carrière politique (fraude électorale, corruption, abus de biens sociaux, etc…, la liste est hélas très impressionnante).
Non content de ne rendre aucun compte à la Justice, il fait aussi bénéficier ses amis de sa haute morale personnelle.
Ainsi, apprend-on ce matin que le président a gracié le fidèle Guy Drut.
Ministre des sports de 1995 à 1997, celui-ci a été condamné en octobre dernier à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende pour un emploi fictif dans l’affaire des marchés truqués d’Ile-de-France.

La mesure d’amnistie a été prise, annonce l’Elysée,  "en application de la loi de 2002 qui le prévoit pour les personnes ayant rendu des services à la Nation, notamment dans le domaine sportif". En l’occurrence, Guy Drut a surtout dû rendre beaucoup de services à Jacques Chirac…
Cette mesure ne peut que choquer profondément, y compris à droite, en particulier en pleine affaire Clearstream où Jacques Chirac est mouillé jusqu’au cou. Ainsi pour l’UDF, « c’est la manifestation des dérives de l’Etat UMP qui détient tous les pouvoirs dans notre pays et qui pense avoir le droit de tout faire ». Arnaud Montebourg, député PS, accuse de son côté Jacques Chirac d’« organiser l’impunité de ses propres amis et de lui-même » et dénonce « privilèges judiciaires en série, protection de ses amis, pressions sur les juges, détournement de la loi comme celle de l’amnistie pour protéger des gens qui ont été condamnés ».
Il est décidément grand temps que le mandat de Jacques Chirac prenne fin.

A Saint-Arnoult-en-Yvelines, la gauche échoue pour 22 voix…

A Saint-Arnoult-en-Yvelines, il y avait dimanche 21 mai le second tour des élections municipales partielles, provoquées par la démission de la maire Divers droite sortante Françoise Poussineau.

Nettement distancée au premier tour (36,7 % contre 47,7% pour la maire sortante), la liste d’union de la gauche, menée par la communiste Marie-Elisabeth Martin, fait un remarquable score au second tour (49,5%), n’échouant que pour 22 malheureuses petites voix (1.146 contre 1.124) dans la conquête de la commune de Saint-Arnoult. Mme Poussineau est donc réélue.

De quoi donner des regrets bien sûr, mais aussi beaucoup d’espoir à la gauche pour les élections de 2008.

Un lycéen saint-germanois menacé d’expulsion

Un jeune lycéen scolarisé au lycée Jean-Baptiste Poquelin de Saint-Germain est menacé d’expulsion à partir du 31 mai, jour de ses 18 ans.

Né en République Démocratique du Congo, il vit en France depuis 2002, après avoir perdu son père à 7 ans et avoir été enrôlé et asservi par une milice locale. Un prêtre congolais a réussi à le faire venir en France où il s’est depuis parfaitement intégré chez son oncle et sa tante, devenus ses tuteurs légaux.
Ce jeune homme a suivi assidûment les cours du collège de Chatou puis du lycée Jean-Baptiste Poquelin de Saint-Germain où il étudie actuellement.
Les professeurs et le proviseur du lycée atteste d’un « parcours scolaire irréprochable » et d’ « un modèle d’intégration réussie ».
Les élèves du lycée, informés de l’échéance du 31 mai, se sont mobilisé et ont rédigé une pétition, signée par 1000 élèves et 80 enseignants solidaires.

Dans son édition du 22 mai, Le Parisien consacre un article à cette histoire.

Le destin de ce jeune homme est désormais entre les mains du Préfet. Nous espérons tous qu’il lui accordera la régularisation de son séjour en France…

EPR : transparence plutôt qu’intimidation

Le porte-parole national du réseau Sortir du nucléaire Stéphane Lhomme a été mis en garde à vue pendant 14 heures dans le cadre d’une enquête préliminaire de la section anti-terroriste du parquet de Paris. La justice lui reproche d’avoir divulgué en 2003 un document d’EDF classé « confidentiel défense » indiquant que le nouveau réacteur nucléaire EPR ne résisterait pas au crash d’un avion lors d’un attentat suicide. Le réseau Sortir du nucléaire a publié en février dernier ce document sur son site internetIl a aussi publié d’autres documents montrant, selon lui, que certaines pièces des circuits de refroidissement de secours de 34 centrales nucléaires EDF ne sont pas en conformité.

Le Parti socialiste constate que le document, dont la publication semble avoir motivé cette procédure, est connu de longue date et s’étonne donc de la coïncidence entre cette démonstration de force et les interrogations croissantes que suscite la décision de construire l’EPR.
C’est d’autant plus troublant au lendemain de l’annonce par le Premier ministre du lancement de l’enquête publique avant l’été et au moment même où l’on prétend discuter d’un projet de loi sur la transparence nucléaire.
Ces procédés confirment malheureusement la volonté d’opacité du gouvernement en matière nucléaire, dénoncé par le PS à maintes reprises, notamment lors de la publication de l’arrêté du 24 juillet 2003 classant "secret-défense" toute information relative aux matières nucléaires.

Le Parti socialiste condamne fermement cette régression de près de dix ans dans la marche vers plus de transparence en matière de nucléaire, indigne d’une grande démocratie comme la France.
Il s’inquiète de la tendance générale à une criminalisation de l’action syndicale et associative, ultime artifice d’un gouvernement définitivement fâché avec la démocratie et le dialogue social.

A104 : notre avis sur la soirée du 3 mai

Le débat sur le prolongement éventuel de l’A104 de Cergy à Orgeval s’est arrêté le 3 mai à Saint-Germain. La réunion se tenait au théâtre Alexandre Dumas et a accueilli environ 700 personnes.

Après l’incident avec la police municipale voulant nous empêcher de distribuer nos tracts (un comble pour un débat public…!), nous nous sommes rapidement rendus compte que le maire avait fait venir en nombre ses amis politiques. Seules 50 à 100 personnes n’étaient pas des supporters du maire.

Emmanuel Lamy est intervenu pour défendre le tracé rouge, suivi d’une ribambelle d’élus locaux UMP : trois députés (P. Morange, J. Masdeu-Arus, J. Myard, pourtant pas concerné par l’A104), un sénateur (A. Gournac), un conseiller général (M. Solignac), deux conseillères régionales (R. Cros, S. Jaunet), sans compter les associations proches de la mairie. Tous ont défendu le tracé rouge, pourtant le plus urbanisé, et se sont vigoureusement autoproclamés les défenseurs de la forêt.

Pour l’anecdote, Pierre Morange, député de notre circonscription, a fait une courte intervention pour défendre le prolongement de l’A104, précisant qu’il devrait rapidement partir en raison de l’examen d’un projet de loi « important » à l’Assemblée (celui sur l’immigration). Il est finalement resté toute la soirée qui s’est pourtant finie fort tard. Sans doute le projet de loi n’était-il pas aussi « important » à ses yeux…

La réunion semblait donc bien « cadenassée » par le maire, comme il l’avait d’ailleurs annoncé quelques jours plus tôt dans une réunion de quartier. Pas question de se faire chahuter dans sa ville par les opposants à l’autoroute, cela aurait fait mauvais genre, surtout quand on se veut le « sauveur » de la forêt, à l’image d’un Michel Péricard en son temps…

Les Socialistes de Saint-Germain ont quand même réussi à intervenir et à exprimer un son de cloche assez différent du très égoïste « oui à l’autoroute mais pas dans notre forêt »…

Nous sommes allés demander aux organisateurs du débat un temps de parole. « Ah mais vous n’êtes pas prévus, qui êtes vous? ». Curieuse conception du débat où seuls les notables peuvent parler et pas l’opposition municipale… La Commission Particulière de Débat Publique (CPDP) a toutefois bien voulu nous faire une place, et nous les en remercions.

Vous pouvez retrouver le texte de l’intervention des Socialistes de Saint-Germain sur le site de la CPDP, ainsi que le tract que nous avons distribué à tous les participants. Dans quelques jours figurera sur ce même site le compte-rendu exhaustif de cette réunion.

Par ailleurs, le Courrier des Yvelines daté du 10 mai relate sur 2 pages cette soirée et expose la position des Socialistes, déjà donnée sur ce blog et résumée par le Courrier du titre « Pour les Socialistes, le train comme alternative à la Francilienne ».

Dans le Journal de Saint-Germain daté du 12 mai, la majorité municipale a fait un compte-rendu particulièrement partial de cette soirée puisque ne figure aucune mention des interventions des opposants à l’autoroute (PS et Verts, entre autres). Pire, page 9, il est indiqué que « Emmanuel Lamy a rappelé que le conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye avait voté […] à l’unanimité, moins quatre abstentions de l’opposition, en faveur du tracé rouge ». C’est un mensonge! En effet, M. Lamy n’a justement pas cité le vote des 4 élus de gauche lors de cette soirée, parlant d’une délibération « adoptée à l’unanimité » et nous avons dû faire cette rectification importante à la tribune, qui figurera dans le compte-rendu exhaustif sur le site de la CPDP.

D’après les échos d’observateurs indépendants, les arguments concrets et argumentés des Socialistes sur l’inanité d’une arrivée de l’A104 à Orgeval sur une A13 saturée (et à 2×2 voies seulement dans la forêt de Marly) et l’incidence du péage sur le futur trafic, semblent avoir ébranlé certaines convictions.

Espérons que les membres de la Commission organisatrice du débat sauront entendre ces observations, fortement partagées dans d’autres communes, et défendre avec nous la nécessaire réouverture de la Tangentielle Ouest, seule alternative au tout-voiture sur le trajet Cergy-Versailles. Car à force de trop plaider pour l’autoroute, les élus UMP prennent le grave risque de voir les budgets réservés au ferroviaire être affectés à d’autres projets en Ile-de-France. Vous les entendrez bientôt se plaindre d’une prétendue rétorsion politique de la majorité régionale de Gauche…

Il est encore temps de se battre avec nous pour une alternative ferroviaire au prolongement de l’A104. Exprimez-vous en donnant votre avis sur le site du débat sur le prolongement de l’A104.

Nouveaux propos homophobes du député Vanneste

Le député UMP du Nord Christian Vanneste a récidivé dans l’injure homophobe.
Déjà condamné le 24 janvier 2006 à 3.000 euros d’amende pour avoir déclaré dans les colonnes de La Voix du Nord que « l‘homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité », Christian Vanneste a qualifié mercredi 10 mai sur Europe 1 dans l’émission de Jean-Marc Morandini ce jugement de « véritable attentat contre la démocratie, attentat fait au profit d’un lobby qui est un lobby terroriste sur le plan intellectuel ». « C’est ce qu’on appelle les khmers roses », a jugé le député. Il a par ailleurs ajouté « n’avoir rien contre les homosexuels »  (refrain bien connu…) mais que les « comportements » homosexuels « sont objectivement désordonnés. Je suis tout à fait hostile aux mouvements homosexuels qui sont des mouvements intellectuellement terroristes ». 
 
Toutes les associations homosexuelles ont vigoureusement protesté et le mouvement Gay Lib, proche de  l’UMP, a déclaré vouloir « en finir avec Christian Vanneste » car il « affaiblit et porte atteinte à notre famille politique ».
Jusqu’à quand, en effet, l’UMP tolérera-t-elle de tels propos? Jusqu’à quand le président de l’UMP Nicolas Sarkozy cautionnera-t-il que ce député insulte plusieurs millions de Français?
A quelques jours de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie (le 17 mai), il est grand temps que la haine véhiculée par ce député soit sanctionnée, légalement et politiquement. Cet homme n’est pas digne de représenter les Français à l’Assemblée Nationale. Sauf à ce que l’UMP ne soit pas en désaccord avec ce qu’il dit… L’avenir le dira…
Oui l’homophobie est un racisme comme les autres et ce que nous n’acceptons pas de Le Pen et de ses sbires, nous ne l’acceptons pas non plus d’un député UMP.

10 mai 1981- 10 mai 2006

Le 10 mai 1981, après 23 années d’opposition, la gauche accédait enfin au pouvoir. Quelques jours plus tard François Mitterrand déclarait, "il n’y a qu’un vainqueur le 10 mai 1981, c’est l’espoir".

Chacun garde à l’esprit les grandes réformes qui suivirent la victoire de François Mitterrand : la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés, les lois Auroux renforçant les droits des travailleurs dans les entreprises ; les 39 heures, qui annonçaient les 35 heures réalisées par le gouvernement de Lionel Jospin ; l’impôt sur les grandes fortunes ; l’augmentation du SMIC ; les nationalisations, qui permirent de renflouer, dynamiser, et souvent de sauver, beaucoup de grands groupes industriels français ; le rôle central de la France dans la construction européenne…

A ces grandes conquêtes économiques et sociales se sont ajoutées d’importantes avancées démocratiques : la peine de mort a été abolie, la décentralisation a rapproché les citoyens des centres de décision, les ondes ont été libérées, l’IVG a été prise en charge par la Sécurité sociale, un effort historique a été fait pour l’éducation…

La principale leçon de la victoire de 1981 est que l’espoir est possible. Que restera-t-il des deux mandats de Jacques Chirac ? Des affaires à foison, un clanisme et des luttes intestines sans précédent, un affaiblissement de la France en Europe et dans le monde, aucune avancée sociale?

Responsabilité et humilité, rassemblement et conquête, espoir et transformation. A moins d’un an des échéances de 2007, c’est aussi là le message des 25 ans de la victoire du 10 mai 1981.

François Mitterrand n’était pas parfait, loin de là. Mais entre les deux bilans, assurément au regard de l’histoire, il n’y aura pas « photo », comme on dit.

A l’heure où Nicolas Sarkozy tente de donner à la France un visage inhumain par sa loi sur l’immigration, après dix ans d’une présidence Chirac marquée par le clanisme, la corruption et la régression sociale, il est grand temps de redonner espoir et confiance aux Français. Tout comme Mitterrand avait su porter l’espoir et le changement il y a 25 ans, le candidat socialiste, quel qu’il soit, devra lors des présidentielles de 2007 porter les aspirations des Français pour une France plus juste, plus solidaire, et pour des institutions à la moralité sans faille.