Hôpital de Saint-Germain : la cardiologie et la pédiatrie menacées

Nous l’annoncions sur ce blog dès le 16 juin et dans Saint-Germain Solidaire n° 5 (le journal des socialistes saint-germanois) en titrant « à l’hôpital de Saint-Germain, l’hémorragie continue » : l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (l’ARH), autorité de tutelle de l’hôpital, veut transférer les services de pédiatrie et de cardiologie de l’hôpital de Saint-Germain vers celui de Poissy.
Cette décision vient en contradiction flagrante avec le projet médical adopté en 2004 par le Conseil d’aministration du Centre hospitalier intercommunal Poissy/Saint-Germain (le C.H.I.P.S.) qui prévoyait le développement des deux sites. Rappelons que lors du Conseil d’administration de mai 2002, les maires de Saint-Germain et Poissy affirmaient que « l’hôpital a vocation à se développer dans les prochaines années de façon équilibrée sur les 2 sites ».

Le Courrier des Yvelines consacre cette semaine sa Une sur cette question et fait le point sur la situation en rappelant les différentes interventions des politiques dont celles des Socialistes et de Nicole Frydman, conseillère municipale Verts de Saint-Germain, qui relevait fort justement dans le dernier Saint-Germain Solidaire qu’« il y a bien quelque part, sur un bureau, une volonté de tuer l’hôpital public de Saint-Germain ».

Du côté de l’hôpital de Poissy, le maire de Poissy Jacques Masdeu-Arus (également président du Conseil d’administration du C.H.I.P.S.) cherche toujours un terrain pour recontruire l’hôpital.
Après avoir envisagé de le construire sur des terrains agricoles en bordure de la N13, M. Masdeu-Arus souhaite désormais l’installer à la place des logements sociaux de la Cité de la Coudraie… Il ferait ainsi « coup double », si l’on peut dire. Il se débarasserait de la Cité de la Coudraie et de ses habitants aux revenus modestes dont il ne veut plus, et pourrait réaliser les Terrasses de Poncy, un pharaonique projet de centre commercial au bord de la N 13 qui génèrerait un énorme trafic automobile et porterait un coup très dur au commerce local des villes environnantes. Les maires UMP de Saint-Germain et de Chambourcy (pour une fois d’accord) sont fermement contre. Nous aussi, cela va sans dire…!

Construire un hôpital à la place de logement sociaux, il n’y a sans doute que dans notre département (où il n’y a pas du tout pénurie de logements sociaux, c’est bien connu) que l’on peut voir cela !

N’hésitez pas à nous communiquer vos avis et vos expériences sur ces deux hopitaux, par un message à cette adresse : ps.saintgermain@gmail.com

Nous avons ainsi été alertés du refus de prise en compte du ticket modérateur pour les soins externes par les deux hôpitaux. Cela représente un coût important pour les patients, en particulier pour les personnes âgées à faible revenu, fréquents utilisateurs de l’hôpital public.

Le prochain conseil d’administration de l’hôpital intercommunal aura lieu en septembre. Nous en saurons alors probablement plus sur l’avenir des différents services et continuerons bien entendu à vous tenir informé du devenir de l’hôpital de Saint-Germain.


Attention, du 28 juillet au 28 août, les urgences adultes seront fermées de 22h à 8h à l’hôpital de Saint-Germain et regroupées sur le site de Poissy. Par ailleurs, tous les transports médicalisés et pompiers seront orientés à Poissy.
D’autre part, jusqu’au 4 septembre, toutes les urgences pédiatriques et les consultations pédiatriques seront prises en charge à Poissy (celles de Saint-Germain seront fermées).
Voir les détails sur le site du C.H.I.P.S.

 

Elections à l’Assemblée des Français de l’étranger : la gauche progresse

Les élections dans les circonscriptions d’Europe, d’Asie et d’Océanie de l’Assemblée des Français de l’étranger ont eu lieu le 18 juin dernier.

Le Parti socialiste soutenait les candidates et candidats présentés par l’association démocratique des Français à l’étranger – Français du Monde dont nombre sont membres du PS.

Les résultats sont particulièrement satisfaisants puisque l’ADFE-FdM progresse en voix et en sièges. Des sièges supplémentaires ont été conquis en Italie, en Israël, en Russie et aux Emirats Arabes Unis. De 26 sièges sortants, l’ADFE-FdM passe désormais à 29 sièges. Un beau succès.

Ce progrès de la gauche unie reflète l’adhésion croissante aux idées et propositions portées par le PS et l’ADFE-FdM. Il incarne aussi une nette sanction des politiques de la Droite à l’égard de nos compatriotes hors de France, dont beaucoup ont à souffrir des coupes claires dans les budgets d’aide sociale comme du retrait de l’Etat en général.

600.000 compatriotes vivant hors de France pourront voter en avril-mai 2007 dans les centres de vote à l’étranger et prendront toute leur part aux résultats des élections.

Liens :

- le site de la Fédération des Français à l’étranger du Parti socialiste

- le site de l’Association Démocratique des Français de l’étranger – Français du Monde

Sur ces deux sites, beaucoup de conseils pour les Français souhaitant ou devant s’installer à l’étranger.

Le MJS dénonce la prise d’otage du Liban et en appelle à l’ONU pour rétablir le dialogue au Proche-Orient

Communiqué du Mouvement des Jeunes Socialistes

 

Le MJS dénonce la prise d’otage du Liban et en appelle à l’ONU pour rétablir le dialogue au Proche-Orient

Les enlèvements de soldats israëliens par des groupes armés palestiniens et par le Hezbollah, tout autant inacceptables que les tirs de roquettes sur des cibles civiles en Israël ne sauraient justifier la disproportion de la réaction d’Israël.

A Gaza, mais aussi au Liban, ce sont de véritables opérations de guerre qui sont menées par l’armée israëlienne : destruction d’infrastructures permettant de satisfaire les besoins premiers des populations (eau, énergie), neutralisation d’installations de transport, coupures des communications… ce sont bien des cibles stratégiques qui sont visées. Au Liban, c’est un pays qui est en train d’opérer une transition démocratique difficile, qui est déstabilisé. Ce sont des civils qui souffrent et qui face à un tel déchaînement de violence sont soit désemparés soit jetés dans les bras des groupes les plus radicaux.

Nous dénonçons le blocus terreste, aérien et maritime imposé à l’ensemble du peuple libanais qui ne peut être tenu collectivement responsable des actions du Hezbollah. Avec cette offensive irresponsable, c’est l’ensemble de la région qu’Israël menace d’embrasement généralisé. Si l’occupation armée de la bande de Gaza et l’installation de l’armée israëlienne au Liban devaient perdurer, après que l’ensemble des voies de négociation a été épuisée, alors la mise en place d’une force d’interposition dans la région devrait s’imposer dans le cadre de l’ONU.

Nous continuons à demander le démantèlement et le désarmement rapide des milices, notamment du Hezbollah conformément aux résolutions de l’ONU. Mais cela ne pourra se faire que dans le cadre du dialogue national inter-libanais. Le risque de tensions intercommunautaires reste fort au Liban et la communauté internationale doit le prendre en compte afin de ne pas ajouter un autre facteur d’instabilité dans la région.

Le Mouvement des jeunes socialistes assure de sa solidarité toutes les forces palestiniennes, libanaises et israéliennes de progrès qui oeuvrent en faveur de la paix et les appelle à continuer leur combat pour une paix juste, négociée et durable dans la région.

Débat sur l’A104 : une fin tronquée et biaisée

Le débat sur le prolongement de l’A104, entamé depuis plusieurs mois, vient de se terminer de façon particulièrement abrupte et frustrante.

 

La réunion de clôture du débat avait lieu le 6 juillet à Pontoise où plus de 1.000 personnes s’étaient déplacées.
Elle a été brutalement interrompue au bout de 20 minutes par le président de la Commission Particulière de Débat Public (CPDP) Jean Bergougnoux.

 

La réunion était certes houleuse, avec une forte opposition du COPRA présent en force et des incidents informatiques, mais rien ne justifiait cette interruption brutale, sauf à penser que les jeux sont déjà faits, ce que beaucoup craignent.

 

Ce débat a pourtant suscité l’intérêt de milliers de participants depuis mars et les 19 réunions de proximité ont chacune rassemblé plusieurs centaines de personnes. Plus de 1.000 questions ont été posées au maître d’ouvrage, un record pour ce type de débat.

 

Mais les propos du président Bergougnoux lors des dernières réunions inquiètent tous les opposants.
Que penser en effet lorsque M. Bergougnoux ne retient que la seule opposition des Verts ? Bien d’autres partis sont pourtant opposés à cette autoroute : le PS de Saint-Germain, nous l’avons dit sur ce blog et lors des débats, le PS d’Achères, le PS de Carrières-sous-Poissy, le Parti Radical de Gauche, et beaucoup d’autres se sont très nettement exprimés contre l’A104.

 

Par ailleurs, Monsieur Bergougnoux a déclaré lors de la réunon à Pontoise qu’ « une large majorité des intervenants institutionnels s’est prononcée en faveur du prolongement ». Que vaut alors l’opposition des maires PS de Conflans et de Maurecourt, du maire PC d’Achères, qui combattent vigoureusement l’A104 ? Pierre Cardo, le maire UDF de Chanteloup-les-Vignes, vient également de s’exprimer contre l’autoroute en milieu urbanisé.

 

Beaucoup le craignaient – nous espérions le contraire et avons joué le jeu du débat démocratique – mais il semble bien que tout était déjà joué à d’avance.

 

Que valent alors les milliers de personnes qui se sont exprimées contre cette autoroute qui ne fera qu’aggraver les problèmes de circulation dans notre région?

 Non M. Bergougnoux, les Verts ne sont pas seuls dans leur combat contre l’A104, les Socialistes yvelinois sont contre, les Radicaux de gauche sont contre, les Communistes sont contre et de nombreuses associations locales. Et ces partis et associations sont bien plus représentatifs de l’intérêt des populations que la Chambre de Commerce et d’Industrie ou l’usine Peugeot qui portent ce projet ! Un échangeur sur l’autoroute A1

Crues : une carte Internet de prévision des risques

                               Vu sur http://inondation1910.free.fr
                                (le viaduc du Pecq le 1er février 1910)

 

Sur le modèle des cartes de vigilance météorologiques, un nouveau dispositif national de prévision des crues est entré en service le 11 juillet.

Par un jeu de couleurs (vert, jaune, orange ou rouge), un niveau de vigilance est indiqué pour les 24 heures suivantes en fonction des données disponibles en temps réel et des prévisions, incluant les précipitations prévues, mais aussi l’état d’humidité des sols.

  • Vert : situation normale.
  • Jaune : débordements localisés, coupures ponctuelles de routes, inondation de maisons isolées.
  • Orange : débordements généralisés, circulation fortement perturbée, évacuations.
  • Rouge : crue rare et catastrophique. 

En cas de mise en vigilance jaune, orange ou rouge, un bulletin de suivi sera diffusé par la suite avec des prévisions sur la crue – données de cotes et débits, tendance – et des conseils de comportement. Hors situation de crise, les constatations et prévisions seront actualisées deux fois par jour, à 10 h et à 16 h, par chacun des 22 services régionaux de prévision des crues.

Chacun peut donc désormais vérifier le risque encouru à proximité des fleuves et rivières en se connectant sur le site http://www.vigicrues.ecologie.gouv.fr/

 

La question des crues concerne particulièrement les Yvelines. Chaque commune mitoyenne de la Seine ou de l’Oise est soumise à un Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) qui réglemente, et parfois interdit, la contruction de bâtiments en zone inondable.

La révision du PPRI est actuellement soumise à enquête d’utilité publique ; celle-ci se termine le 13 juillet 2006.

Le lycéen saint-germanois sans-papiers a été régularisé

Le lycéen saint-germanois sans-papier de 18 ans, menacé d’expulsion à partir du 1er juillet vers la République Démocratique du Congo, vient de voir sa situation régularisée.

Gaël, scolarisé au lycée Jean-Baptiste Poquelin à Saint-Germain, a obtenu de la préfecture le 29 juin un visa sur son passeport et une carte de séjour d’un an, renouvelable. Il n’est donc plus dans la clandestinité.

Gaël n’a plus de famille au Congo. Sa famille (son oncle, sa tante, ses cousins) vivent en France. Il est arrivé en France en 2002 après avoir fui son pays où il avait été enrôlé de force comme enfant-soldat. Depuis, ses professeurs attestent qu’il a suivi  "un parcours scolaire remarquable" et qu’il est parfaitement intégré.

Il était fortement soutenu par la Ligue des Droits de l’Homme locale et par les professeurs et élèves du lycée, qui ont présenté une pétition signée par plus de 1000 personnes.

De nombreux médias se sont fait l’écho et le relais du cas de Gaël (Le Parisien, Le Courrier des Yvelines, Radio France) et plusieurs blogs (PS de Saint-Germain, le conseiller régional PRG Eddie Ait , etc…).

La mobilisation a payé pour Gaël grâce à une forte médiatisation mais de nombreux autres cas méritent le soutien. Mobilisons-nous autour du Réseau Education sans Frontières pour éviter que des jeunes étrangers, parfaitement intégrés, vivent avec la peur permanente d’être expulsés vers un pays qu’ils ne connaissent souvent pas. 

Emmanuel Lamy, fidèle lecteur des Socialistes saint-germanois

Après avoir déjà répondu à notre dernier journal, Emmanuel Lamy se fait un point d’honneur à aborder dans le Journal de Saint-Germain du 23 juin plusieurs sujets évoqués par les Socialistes dans leur dernier 4 pages Saint-Germain Solidaire n° 5. En voici deux exemples :

 

- Ainsi, l’éditorial du maire de Saint-Germain est consacré à la « démocratie locale » à Saint-Germain. Coïncidence, nous décrivions il y a quelques jours la chape de plomb qui pèse dans notre ville et relevions qu’il était enfin possible de distribuer des tracts sur le marché de Saint-Germain, comme dans toutes les autres villes de France. Cela nous avait été interdit (ainsi qu’aux autres opposants) pendant des années, même lors de la réunion de débat public sur l’A104 en mai 2006. Un comble !

Emmanuel Lamy explique aujourd’hui qu’un très récent arrêté municipal autorise « enfin » (sic) cette distribution « jusqu’à présent interdite ». Par contre, aucune explication sur le pourquoi de cette si longue interdiction… Après tout, M. Lamy est maire depuis 7 ans et s’est parfaitement satisfait de cette interdiction pendant toutes ces années. Sans doute la menace d’une saisine du tribunal administratif par les Socialistes a-t-elle fait évoluer sa position…

Monsieur Lamy estime encourager « un état d’esprit favorable au débat » et donne quelques exemples :

  • - la « parole laissée à l’opposition bien au-delà du temps qui lui est imparti par le règlement » : eh oui, il faut savoir que le temps de parole de l’opposition est minutée et M. Lamy ne se gêne d’ailleurs pas pour le réduire quand nos questions le dérangent (un exemple parmi d’autres).

  • - «  libres opinions ouvertes tous les quinze jours » : la loi impose au maire de laisser une tribune libre aux groupes minoritaires dans TOUTES les publications municipales. Il ne s’agit donc pas d’une gentille attention du maire mais d’une obligation légale.

  • - « salles mises généreusement à la disposition des partis politiques » : là aussi, il s’agit d’une obligation légale. Par ailleurs, il faut réserver les salles plusieurs mois à l’avance sous peine de refus.

Monsieur Lamy considère en conclusion de son éditorial que « de bonne foi, personne ne peut contester que la démocratie locale se porte bien dans notre ville! ». Navré de le contredire mais il reste encore beaucoup de chemin avant que notre ville devienne exemplaire en ce domaine…

- Nous avons dénoncé dans notre journal et sur ce blog les dérives du PSG. Surprise, la tribune libre du maire y est consacrée ! Celle-ci nous explique en substance que la ville n’est pour rien dans la volonté du PSG de partir, qu’elle n’a rien à voir avec le club professionnel mais seulement avec le club amateur, etc… Mais pourquoi alors avoir tant dépensé ces dernières années pour le club à chaque menace de départ, avec des terrains cédés gratuitement au club ou l’édification fort coûteuse de « protections » du Camp des Loges, devenu au fil des années une sorte de petit bunker inaccessible au public ?

Rien par contre dans cette tribune sur la dérive quasi-mafieuse de certains dirigeants du PSG et leur mise en examen. Mais que l’on se rassure, « quel que soit le lieu du futur centre d’entraînement des professionnels du PSG, le PSG restera le Paris-Saint-Germain » dixit le maire. Curieuse défense…

Le maire de Saint-Germain se sent le besoin de se défendre ; peut-être parce que nous posons les bonnes questions… Sinon, à quoi bon se justifier ?

Emmanuel Lamy n’a toutefois pas répondu à tous nos articles. Il n’a, par exemple, pas évoqué le départ des services de cardiologie et de pédiatrie de l’hôpital de Saint-Germain vers celui de Poissy. Ce serait reconnaître que l’hôpital de Saint-Germain n’est pas « sauvé » comme il le clame depuis des mois… Il devra pourtant, un jour ou l’autre, expliquer pourquoi l’hôpital perd un par un tous ses services de médecine.

Ces « réponses » du maire (pas vraiment convaincantes, c’est un euphémisme) nous confortent dans l’idée de vous offrir une autre information et d’autres perspectives politiques. Car les Saint-germanois de tous bords sont de plus en plus nombreux à se rendre compte que quelque chose ne va pas avec cette majorité municipale…

 


Si vous n’avez pas reçu Saint-Germain Solidaire n° 5 (ou si vous souhaitez recevoir les précédents numéros), n’hésitez pas à nous le demander par courriel à cette adresse : ps.saintgermain@gmail.com