Tracé vert pour l’A104 : consternation pour les opposants, camouflet pour la droite locale !

Le Ministre des Transports Dominique Perben a donc décidé le 24 octobre, à la suite d’un débat public particulièrement riche et exceptionnellement suivi durant plusieurs mois, de prolonger l’A104 entre Méry sur Oise et Orgeval et a choisi le tracé vert.
 
 La déception des milliers d’opposants à cette autoroute est immense. Le Ministre des transports n’a pas tenu compte des arguments contre l’A104 et a retenu le tracé par Achères et Carrières-sous-Poissy car celui-ci serait « le meilleur pour desservir les zones d’activités actuelles ou en projet tout en préservant les zones naturelles sensibles ». La priorité a donc été accordée aux entreprises et aux entrepôts plutôt qu’aux habitants, comme nous le redoutions. Chacun appréciera…
 
 Lors de ce débat, nous avions exprimé publiquement notre position, auprès des Saint-Germanois et lors de la réunion publique du 3 mai à Saint-Germain. Nous nous étions très clairement prononcés contre le projet de prolongement de l’A104 que nous jugions « inutile et nuisible ». Notre opinion n’a pas changé, bien au contraire.
 
 Car le tracé vert n’a rien d’écologique. Il va éventrer les villes d’Eragny, Conflans, Achères et Carrières-sous-Poissy. Plus de 100.000 véhicules par jour sont attendus sur cette autoroute mais aussi sur la voirie voisine, engendrant pollution, nuisances sonores et embouteillages. Des milliers de camions en transit international, qui contournaient jusqu’à présent la région parisienne par l’Est, prendront dans quelques années l’A104. 

Des arguments forts contre ce tracé avaient pourtant été soulevés lors du débat public. La Plaine d’Achères est située en zone inconstructible en raison du Plan de Prévention des Risques d’Inondation. Aujourd’hui, la ville d’Achères n’a pas le droit de construire dans cette zone ; mais demain, l’Etat pourra y faire passer une autoroute…

 Le coût de cette autoroute sera astronomique. Il y aura 3 traversées de la Seine sur 20 kms. Une traversée sous-fluviale entre Achères et Carrières-sous-Poissy a été ajoutée par le Ministre sans même que l’on sache si cette solution est possible techniquement et le coût qu’elle engendrera…

Le maire de Saint-Germain se félicite, avec un culot monstre, du choix du tracé vert. Il se déclare, dans Le Parisien du 25 octobre, « très content : la Francilienne ne passera pas par la Forêt de Saint-Germain ». Qu’importe que le tracé vert soit un véritable drame pour la ville d’Achères, qu’importe que M. Lamy ait soutenu (comme tous les élus de droite) le tracé rouge et pas le tracé vert ! Avec M. Lamy, le cynisme l’emportera toujours… 

Car, que disait M. Lamy aux Saint-Germanois lors de la réunion publique du 3 mai à Saint-Germain ? Tout simplement que « le tracé vert est une alternative très onéreuse au rouge, et tel qu’il est, il est totalement inacceptable pour Achères» Aujourd’hui, visiblement, cela ne pose plus aucun problème au maire de Saint-Germain !

 
Et que disait Maurice Solignac, conseiller général UMP du canton de Saint-Germain nord (qui représente la ville d’Achères au conseil général des Yvelines) lors de la même réunion ? Son intervention était alors limpide quant aux inconvénients rhédibitoires du tracé vert :  
« Quant au tracé vert, sur sa partie centrale, son impact sur Achères est immédiat au vu de la coupure créée par cette autoroute urbaine. […] Le tracé vert passe à côté du Groupe Scolaire Louis Jouvet, il longe l’Ecole et la Crèche Célestin Fresnay, il continue le long de l’Ecole Henri Wallon. Il anéantit les projets de zones d’activité. Il vient à proximité immédiate de l’emplacement que nous venons de prévoir pour l’implantation du second collège tant désiré. Il se termine dans la plaine d’Achères, en opposition avec les prescriptions de l’Etat en matière de plan de protection contre les risques d’inondation. » 

 Bravo M. Solignac, vous connaissez bien votre canton et la commune d’Achères. Mais qu’allez-vous dire maintenant que le tracé vert a été retenu? Qu’il ne pose aucun problème, qu’il est « celui de l’efficacité et de l’intérêt général » comme l’était, selon vous, le tracé rouge? Ce qui n’était pas acceptable hier l’est-il devenu aujourd’hui?

Quant à Pierre Morange, député UMP de la 6e circonscription, que va-t-il dire désormais? Comme tous les élus UMP de la région, il a soutenu le tracé rouge, le « plus pertinent » à ses yeux car « s’en écarter vise tout simplement à recharger l’ensemble de nos voiries et à nous retrouver dans la situation dont nous pâtissons actuellement » [extrait de la réunion publique du 3 mai à Saint-Germain].

M. Morange a fait mieux que soutenir le tracé rouge : il a dernièrement signé une carte-pétition contre le passage de l’A104 par Achères. En voici la preuve. Démagogie, avez-vous dit? Que vaut désormais cette signature? Que vaut la parole de ce parlementaire dans ces conditions? 

La droite locale a beau se réjouir du prolongement de l’A104, il ne faut pas se leurrer : le Ministre, en choisissant le tracé vert, a aussi administré un véritable camouflet à l’ensemble de ces élus UMP. En qualifiant le tracé rouge de « guère envisageable » dans son communiqué, c’est toute l’argumentation des élus locaux de droite qui est balayée d’un revers de main.

La position des socialistes de Saint-Germain n’a, elle, pas changé. Nous condamnons le principe même du prolongement de l’A104 qui va aboutir à Orgeval, pour former le plus grand échangeur d’Europe, sur une autoroute A13 complètement saturée. D’ores et déjà, le Ministre demande au conseil général des Yvelines de prévoir l’élargissement de l’A13 dans la forêt de Marly pour faire face à l’arrivée de 100.000 véhicules supplémentaires. Non seulement, nous subirons les nuisances de l’A104 mais les contribuables yvelinois paieront pour en pallier les conséquences ! 

D’ailleurs, comment ceux qui se vantent, comme M. Lamy, d’avoir « sauvé la forêt de Saint-Germain » pourront-ils justifier le futur saccage de la forêt de Marly? Il y a là une totale incohérence que nous dénonçons depuis des mois.

Le combat contre le prolongement de l’A104 ne s’achève pas avec la décision du ministre. Les opposants restent plus que jamais unis et mobilisés pour convaincre de l’inutilité du projet.

Des élections locales et nationales auront lieu en 2007 et 2008. Ce qu’une majorité a fait, une autre majorité peut le défaire. Nous vous invitons à nous rejoindre dans notre combat contre le prolongement de l’A104.

 
 
 

A visiter :
Le site du débat public sur l’A104

Lourdes réquisitions dans le procès Bédier

Le procès pour corruption présumée, ouvert le 25 septembre 2006, impliquant 3 élus UMP des Yvelines touche à sa fin. La procureure a rendu ses réquisitions hier à l’encontre de Pierre Bédier, Jacques Masdeu-Arus et Gilles Forray et celles-ci sont particulièrement lourdes.
  • Pierre Bédier, actuel président UMP du conseil général des Yvelines et député de la 8e circonscription des Yvelines : 18 mois de prison avec sursis, 80.000 euros d’amende et 3 ans de privation de droits civiques (entrainant de facto une inégibilité).

 

  • Jacques Masdeu-Arus, député UMP de la 12e circonscription des Yvelines et maire de Poissy : 2 ans d’emprisonnement avec sursis, 200.000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction des droits civiques.

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  •  Gilles Forray, vice-président UMP du conseil général des Yvelines et 1er adjoint du maire de Poissy : 3 ans d’emprisonnement avec sursis, 150.000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction des droits civiques.

 
 
Pierre Bédier est poursuivi pour « recel d’abus de biens sociaux » et « corruption passive d’une personne investie d’un mandat électif public et recel de fonds provenant d’abus de biens sociaux ».
 Les trois hommes sont soupçonnés d’avoir touché, entre 1997 et 2003, d’importantes sommes en liquide en échange de l’attribution des marchés de nettoyage à une société spécialisée dirigée par Michel Delfau, un ami de Pierre Bédier.
 
Les réquisitions de la procureure sont accablantes pour les 3 élus. En ce qui concerne Pierre Bédier, Mme Daubigney estime que« l’argent qu’il a touché, c’est de l’argent pour son bien-être personnel qu’il a volé à ses administrés. (…) Ce vol rend Pierre Bédier indigne d’exercer des fonctions politiques parmi les plus nobles ». Elle a également jugé Jacques Masdeu-Arus « indigne d’exercer des fonctions publiques ». Quant à Gilles Forray, président de la commission d’appel d’offres, la procureure estime qu’il « a abusé de la confiance d’honnêtes gens qui, élection après élection, lui ont apporté leurs suffrages », et que « l’ampleur du délit justifierait une peine de prison ferme« . Les trois élus sont décrits comme « trois seigneurs dans leur fief ».
 

Le jugement sera rendu le 12 décembre. Si les juges suivaient les réquisitions de la procureure, ce serait à l’évidence un véritable séisme pour la droite yvelinoise. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Prolongement de l’A104 : le ministre a tranché pour le tracé vert

Dernière minute : le Ministre des transports Dominique Perben vient de décider de prolonger l’A104 de Mériel à Orgeval en retenant le tracé vert, tracé qui passe par Achères et à proximité immédiate de Saint-Germain.

Nous aurons très prochainement l’occasion de revenir sur ce choix très contestable et d’analyser cette décision aux conséquences très importantes sur la circulation et la pollution dans notre région.

Rappelons ici la position prise par les socialistes de Saint-Germain contre le prolongement de cette autoroute et pour la réouverture complète de la Tangentielle ferroviaire ouest.

La décision de retenir le tracé vert est en tout cas un véritable camouflet pour le député-maire UMP de Chambourcy Pierre Morange qui prônait le tracé rouge (comme tous les élus UMP de la région) et surtout qui a signé à Achères une carte-pétition contre tous les tracés passant par Achères. Nous en avions apporté la preuve.

Privatisation des autoroutes : le mauvais calcul du gouvernement

Les récentes augmentations de tarifs décidées par le réseau autoroutier privatisé Paris-Rhin-Rhône démontrent le caractère funeste de la privatisation des sociétés d’autoroutes.

La privatisation des trois sociétés françaises concessionnaires d’autoroutes a rapporté à Bercy 10,8 milliards d’euros. Jadis peu rentables, du fait de l’importance des emprunts qu’elles devaient rembourser, celles-ci sont largement bénéficaires depuis 2002 (647 millions de bénéfices cumulés en 2004 pour les trois sociétés). A l’avenir, leurs profits sont voués à s’envoler, les investissements les plus lourds étant déjà réalisés. Ainsi, on estime qu’elles dégageront 37 milliards de bénéfices d’ici à 2032, soit autant de pertes pour l’Etat qui ne touchera plus ses dividendes.

En cédant, les sociétés d’autoroutes, le gouvernement a donc privé l’Etat de ressources à long terme.

Plus grave encore, il a privatisé l’impôt, puisqu’il a laissé les sociétés exploitantes libres de décider seuls des hausses de péages. Ce que l’une d’entre elles, le réseau Paris-Rhin-Rhône (APRR), vient déjà de décider : +2,47% pour les véhicules légers et +3,46% pour les poids lourds à compter du 1er octobre, soit l’une des plus importantes hausses de ces dernières décennies.

Cette nouvelle ponction sur le pouvoir d’achat des usagers est imputable aux choix du gouvernement, qui, pour boucler son opération, a laissé les autoroutes Paris-Rhin-Rhône promettre à ses futurs repreneurs, un dividende représentant jusqu’à 80% de bénéfices nets la première année !

Le Parti socialiste s’est mobilisé contre ce bradage du patrimoine national contraire à l’intérêt général, à la cohésion territoriale et nationale et au respect de l’environnement. Aujourd’hui il s’avère que la droite n’a prévu aucun garde-fou, n’a conservé aucun droit de regard sur les comptes de ces sociétés, ce qui permet à leurs repreneurs de réaliser des augmentations sans les justifier. Il est urgent de rappeler que la propriété des autoroutes et des sociétés qui assurent leur exploitation doit rester sous contrôle public... Nouveau cahier des charges, rachats… plusieurs solutions existent, aucune d’entre elles ne doit être écartée.

Pascale Le Néouannic
Secrétaire national du PS aux transports

Pour le droit de vote de tous les résidents étrangers aux élections locales : votez !

 

Le 3 mai 2000, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une loi qui donne le droit de vote à tous les résidents étrangers pour les élections municipales, loi qui n’a jamais été examinée par le Sénat.
Dans l’Union européenne, 17 pays sur 25 ont une législation plus avancée que la France : l’Espagne s’apprête à faire un pas en avant, la question est débattue en Italie. En Belgique, les résidents étrangers extra-communautaires ont participé le 8 octobre, pour la première fois, aux élections municipales.
La France sera-t-elle le dernier pays de l’Union à donner le droit de vote et d’éligibilité à tous les résidents quelle que soit leur nationalité ?

La campagne « Votation citoyenne » de décembre 2005 a rencontré un succès plus important encore que celle de 2002 auprès de la population. Plus de 66.000 personnes ont pu donner leur avis, dans une centaine de ville. A Saint-Germain-en-Laye, une votation citoyenne a été organisée le 8 décembre 2005 à la Maison des Associations et le 11 décembre 2005 sur le marché. 

La période 2007-2009, avec les élections présidentielle, législatives, locales et européennes, est particulièrement favorable pour faire avancer cette importante mesure.

Nous appelons tous les habitants à participer à l’opération « Votation citoyenne » du 16 au 22 octobre 2006. La mobilisation de tous est plus que jamais nécessaire pour obtenir l’adoption d’une loi attribuant le droit de vote à tous les résidents pour les élections locales.

La question posée sera simple :

Etes-vous pour la reconnaissance du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales?

 

A Saint-Germain, une votation citoyenne est organisée le dimanche 22 octobre 2006, de 9h à 13h, sur le marché. Venez nombreux vous exprimer !

 Téléchargez l’argumentaire.

Organisations, Associations et Syndicats :
ACER, ACORT, Adels,  revue Territoires, Les Amis de la Commune de Paris 1871, ASECA,  Lettre de la citoyenneté, Association pour l’insertion & la citoyenneté (A.I.C), Association Deux Rives, Association marocaine de la Voie Démocratique, ATF, Attac- France, ATMF, Cedetim, CFEAD (Coordination des fédérations euro-africaines de développement), CGT, CNAFAL, COJEP France, LICEP (Ligue Cojépienne d’Education Populaire), Confédération paysanne, Conseil de la Citoyenneté des Parisiens non communautaires, Diversit37, Demain le monde, Echanges et Partenariat, Fac Verte, l’écologie universitaire, FCPE, FSU, Fédération IFAFE, Fédération Nationale Léo Lagrange, FORIM, FTCR, IPAM, Ligue de l’enseignement, MJS, Mouvement pour une Citoyenneté active, MRAP, RACORT, Réseau Féministe « Ruptures », SGEN-CFDT, SNPM (Service national de la pastorale des migrants), UEC (Union des étudiants communistes), UNEF, UNL (Union nationale lycéenne), UNSA, Union syndicale Solidaires

 

Partis Politiques : Les Alternatifs, les Jeunes Radicaux de Gauche, LCR, PCF, PS, Parti Radical de Gauche, Les Verts

Les engrais et pesticides naturels interdits de promotion !

Dans la grande série des aberrations législatives, l’article 70 de la loi d’orientation agricole, dont le décret d’application a été publié le 1er juillet 2006, scandalise bien des jardiniers et des défenseurs de l’agriculture biologique.
Ce décret prévoit que « toute publicité commerciale et toute recommandation […] ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché » ; il empêche donc la diffusion de recettes et de savoirs, naturels et ancestraux, destinés à protéger les plantes par les plantes. Concrètement, faire la promotion des engrais et pesticides naturels, comme le purin d’ortie (l’« engrais de mémé »), est désormais illégal ! Et certains agriculteurs biologiques ont déjà reçu la visite des fonctionnaires de l’Etat qui leur ont interdit de promouvoir leur savoir.

Une situation totalement absurde qui interdit de facto l’alternative aux insecticides et fongicides chimiques…! Or les agriculteurs bio n’utilisent quasiment que des produits non homologués puisque naturels.

Le paradoxe est donc de vouloir contrôler et évaluer des produits naturels utilisés depuis des siècles alors que la toxicité de la plupart des produits chimiques utilisés dans l’agriculture et le jardinage n’a jamais été quantifiée !

Le Ministère de l’Agriculture tente depuis de faire marche arrière et de rassurer les jardiniers et agriculteurs biologiques en garantissant que « les produits naturels traditionnels, élaborés à la ferme ou au jardin, peuvent continuer à l’être sans obligation d’autorisation préalable » mais confirme aussi que «les agriculteurs et les jardiniers ne sont pas autorisés à commercialiser, ou à distribuer même gratuitement ces produits ». Pour cela, il faudra une autorisation de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)…

L’utilisation du purin d’ortie comme engrais, de l’eau de cuisson des patates comme désherbant ou de la fougère contre les chenilles permettent aux utilisateurs de s’affranchir de l’industrie phytosanitaire. Et le problème est bien là : car c’est à l’évidence du côté du puissant lobby agrochimique qu’il faut chercher les raisons de cette mesure aberrante.

Saint-Germain-en-Laye à l’honneur cette semaine dans Le Point

 
 

La ville de Saint-Germain est à l’honneur cette semaine dans l’édition du Point daté du 12 octobre. L’hebdomadaire consacre plusieurs pages à notre commune, revenant sur les grands dossiers en cours (Francilienne, hôpital, parking du marché, etc…). L’occasion aussi pour le journal d’interroger l’opposition de gauche et en particulier Jean Laurent, conseiller municipal socialiste, qui donne à plusieurs reprises son avis.

 

L’hebdomaire consacre également un portrait de deux pages au maire UMP de Saint-Germain Emmanuel Lamy. Il rappelle l’engagement politique du maire, d’abord au Parti radical valoisien jusqu’en 1988 puis lorsque ce parti entre au gouvernement de Michel Rocard, Emmanuel Lamy le quitte pour le RPR. Le Point rappelle qu’en 1993, M. Lamy « dirige le cabinet d’Alain Carignon, alors ministre de la communication, en  "ignorant totalement" les entourloupes du maire de Grenoble (mis en examen, le ministre est condamné pour corruption en 1996). »

 

Sa carrière politique à Saint-Germain est rappelée. Conseiller municipal depuis 1977, élu sur une liste opposée à celle de Michel Péricard, Emmanuel Lamy est intégré sur la liste de celui-ci en 1983. Elu maire en 1999 à la suite du décès de Michel Péricard, il "essuie un échec cuisant" aux législatives en 2002, "battu dès le premier tour par Pierre Morange", et par Jean Laurent, ce que le journal omet de préciser.

 
 

Voici comment Le Point voit aujourd’hui la situation politique locale à droite, qualifiée de « marigot municipal » :

 

Catherine Péricard, conseillère générale du canton de Saint-Germain-en-Laye sud, a gardé une dent très acérée contre le successeur de son mari. Elle rêve de le déloger de la mairie : "Mon fils a créé une association [Couleur Saint-Germain] qui veut s’investir et être force de proposition dans la ville. Pour l’instant, il n’envisage pas de se présenter aux municipales." Pour l’instant… Mais le maire s’avoue confiant : "Les Péricard peuvent bien me mettre le fils ou la fille dans les roues, c’est la mère qui tire les ficelles. Je ne me détermine pas par rapport à eux. Qui sont-ils ici? Que représentent-ils?" Ambiance… 

 

 

Drôle d’ambiance à droite effectivement… La campagne municipale pourrait être bien plus ouverte qu’il n’y parait. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

 
 

 

 

La présentation du caractère de M. Lamy est elle aussi intéressante :

Selon M. Lamy : « Je suis tenance et accrocheur. Cela peut être une qualité comme un défaut. Mais je sais être pragmatique pour faire aboutir une idée à laquelle je tiens. »
Selon ses opposants, autre son de cloche : « Il est distant, estime Jean Laurent (PS). Mais surtout, il n’accepte pas la critique. Il la prend toujours très mal et devient rapidement hargneux. A ces moments-là, c’est un peu difficile d’être son opposant. » Quant à Catherine Péricard, elle l’avoue sans ambages : « Je ne l’aime pas du tout : il s’est mal comporté avec moi à la mort de mon mari. Je n’oublie pas. »

 

 
 

L’ensemble du dossier est à lire cette semaine dans Le Point.

Conseil municipal de Saint-Germain du 5 octobre : une fontaine à prix d’or !

Le 5 octobre dernier avait lieu le conseil municipal de Saint-Germain.

Parmi les 22 dossiers proposés aux conseillers municipaux, un en particulier a soulevé de nombreuses questions et l’opposition des socialistes.

Dans le cadre de la construction du parking souterrain sous la place du Marché neuf, la majorité municipale présentait un avenant au contrat signé avec la société privée Q Park pour la construction d’une fontaine sur cette place.

Cette fontaine n’était pas prévue dans le projet initial et un retard est sans doute à prévoir dans la livraison du parking.

Plus grave, cette décision imprévue entraîne un surcoût très important dans la réalisation de ce parking. Le coût de cette fontaine apparaît en effet démesuré : dans un premier temps, le surcoût sera de l’ordre de 250 000 € (180 000 € pour les travaux supplémentaires dans le parking et 69 000 € pour la supression de trois places de stationnement), auxquels s’ajoutera le coût de la fontaine en elle-même – 325.000€ !- et quelques travaux annexes à hauteur de 42.000€. Soit un montant total de 615.000€ pour la seule fontaine.

Compte tenu de la complexité de la réalisation de cette fontaine et donc du surcoût engendré, pourquoi n’a-t-elle pas été prévue à l’origine et comment expliquer ce gaspillage des finances publiques auxquelles M. Lamy se prétend si attaché? Peut-être la majorité municipale s’est-elle rendue compte entre temps que la place du Marché risquait d’apparaitre bien minérale quand le parking serait terminé, comme nous le disons depuis 2 ans…

Un autre dossier a suscité notre opposition. Une délibération, votée par la majorité municipale, a autorisé le recrutement de trois postes hors du cadre de la fonction publique en postes dits « contractuels ». Il s’agit d’un responsable des achats, d’un directeur des affaires juridiques et d’un responsable de la commande publique.

Les socialistes ont voté contre cette demande. Il est aberrant de ne pas pouvoir trouver, au sein de la fonction publique territoriale, de tels postes. Dire systématiquement que les recherches effectuées dans le cadre statutaire ont été infructueuses, interroge sur la qualité des recherches effectuées par la municipalité, en particulier pour des postes d’une si haute importance dans la fonction poublique territoriale.

Enfin, un dossier moins polémique mérite quelques informations utiles à tous. Comme chaque année a été examiné le rapport annuel sur la situation de l’assainissement (c’est à dire les égouts) à Saint-Germain.

Il est à noter – et ce n’est pas nouveau – que le réseau d’assainissement à Saint-Germain est « ancien dans l’ensemble ». Des investissements importants et constants sont nécessaires ce que reconnaît le maire mais il ne considère pas que nous soyons en retard, estimant que les travaux doivent être amortis sur une très longue durée. Sans avoir de désaccord de fond, nous estimons toutefois que le rythme des travaux devrait être accéléré, car le réseau n’est pas en bon état, et que le budget investissement devrait être supérieur à ce qu’il est. Il faut en effet savoir que certaines rues de Saint-Germain n’ont été raccordées que très récemment au tout-à-l’égout.

Investiture socialiste à l’élection présidentielle : les débats et les professions de foi

Dans le cadre de l’investiture du candidat socialiste à l’élection présidentielle, trois débats thématiques sont organisés à la télévision :
- le 17 octobre (questions économiques et sociales)
- le 24 octobre (société – environnement)
- le 7 novembre (Europe – International)
Ces trois débats seront diffusés en direct dès 20h30 sur les chaînes parlementaires LCP-AN et Public Sénat (chaines disponibles sur le câble, TNT, satellite, sites Internet des chaînes). Les journalistes interrogeront les candidats à partir des questionnements des militants du PS (Internet et courrier).
Téléchargez la charte d’organisation du débat interne pour la présidentielle.

 

Retrouvez ci-dessous les professions de foi des trois candidats :

 

Laurent Fabius : "Candidat du projet socialiste pour faire gagner la gauche"

 

Ségolène Royal : "Devoir de victoire"

 

 

Dominique Strauss-Kahn : "Social et démocrate"

 

 

Ces trois professions de foi seront publiées dans l’Hebdo des socialistes du 14 octobre

Deux députés des Yvelines veulent dépénaliser l’homophobie

Deux députés UMP des Yvelines ont signé une proposition de loi ayant pour objet de dépénaliser l’homophobie.
Jacques Myard, député de la 5e circonscription (Maisons-Laffite, Le Mesnil-Le-Roi, Sartrouville, Le Vésinet, Montesson) et Pierre Amouroux, député de la 9e circonscription (Les Mureaux, cantons de Houdan, Guerville, Bonnières et Aubergenville) ont signé la proposition de loi du député UMP Christian Vanneste, député dont nous avons déjà parlé sur ce blog.

Cette proposition de loi prévoit de modifier "certaines dispositions introduites par la loi portant création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et l’homophobie". Concrètement, si cette proposition de loi était adoptée,  les discriminations liées à l’ "orientation sexuelle" ne seraient plus pénalisées.

L’exposé des motifs de la proposition de loi est consternant : selon la vingtaine de députés signataires, il convient de "restaurer la hiérarchie des normes" et "il doit être possible […] que chacun puisse en toute liberté soutenir son propre point de vue. Par exemple, qu’un chrétien, un juif et un musulman puissent faire valoir l’infériorité morale [sic] des comportements homosexuels par rapport à ceux qui fondent le mariage entre un homme et une femme afin de créer une famille au sein de laquelle seront élevés des enfants. Il est, en effet, légitime que ceux qui se réclament de la bible, puissent adhérer au principe énoncé dans le Lévitique : "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination" (L.18.22), et tout aussi loisible […] de préférer des comportements qui ne constituent pas une menace pour la survie de l’humanité […]."

Décidément, il y a encore beaucoup de travail pour faire évoluer les mentalités à l’UMP. Rappelons que Christian Vanneste, condamné par la justice le 24 janvier 2006 à 3.000 euros d’amende pour avoir déclaré dans La Voix du Nord que « l’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité », n’a toujours pas été exclu de l’UMP. Sans doute car il n’est pas le seul à l’UMP à partager ces propos…