TASER : l’arme scandaleuse

L’Etat va très prochainement équiper les forces de l’ordre d’une nouvelle arme : le TASER dont l’Etat compte acheter 3000 exemplaires pour un budget de 7,5 millions d’euros. Il s’agit d’un pistolet électrique produisant une puissante décharge dans le corps de la personne visée : une décharge de 50000 volts pendant plusieurs secondes, bloquant le système nerveux et immobilisant la personne touchée. Elle occasionne de très fortes douleurs.
Cette arme, présentée comme "non léthale" par son concepteur américain, a pourtant déjà provoqué la mort de 168 personnes aux USA et au Canada, où elle est utilisée depuis plusieurs années (ci-contre le nombre de morts aux USA de 2000 à 2004) . Elle a pour cette raison été interdite dans de nombreux pays (Belgique, Pays-Bas, Japon, Italie, Danemark, etc…). Le TASER vient d’ailleurs d’être classé en France en arme de 4e catégorie, comme le pistolet 357 Magnum ou le fusil à pompe, preuve qu’il peut tuer. Sa vente libre est interdite.
Sur demande du ministère de l’Intérieur, les armes destinées aux forces de l’ordre ont été équipées d’une caméra et d’une puce électronique enregistrant le tir et l’intensité de la décharge électrique. Tout utilisateur devra, lors de sa formation, subir un tir de TASER sur lui-même.

Les forces de l’ordre françaises sont déjà bien équipées et n’ont pas besoin de cette sorte de "gégène portative" qui ne peut être source que de bavures et de grande tension dans les interpellations.
Après le flash-ball, le TASER, quelle sera la nouvelle arme de l’année 2007 ?

Pierre Morange, député UMP des Yvelines, condamné aux prud’hommes !

Le Parisien l’annonce dans son édition du 24 novembre : le député UMP de la 6e circonscription Pierre Morange, également maire de Chambourcy, a été condamné hier par les prud’hommes de Saint-Germain-en-Laye pour le licenciement abusif de son ancienne assistante parlementaire… Armelle Péricard, fille de Catherine Péricard, l’actuelle conseillère générale UMP du canton de Saint-Germain sud (dont Chambourcy fait partie…).

Nous savions qu’ils étaient tous les deux en conflit,  les prud’hommes vient de reconnaître que le licenciement d’Armelle Péricard par le député-maire avait été pour le moins cavalier… Pierre Morange a été condamné à verser près de 20 000 euros à son ancienne salariée.

La rupture est désormais complète entre Pierre Morange et la famille Péricard, autrefois très proches puisque Catherine Péricard est aussi la suppléante de Pierre Morange à l’Assemblée nationale… Et comme cette dernière a également une opinion bien tranchée sur le maire de Saint-Germain (nous en avions parlé ici), la Droite locale n’a pas fini de s’entredéchirer…

Voici l’article du Parisien du 24 novembre :

Chambourcy

Le Député-Maire condamné aux prud’hommes

Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, a été condamné hier pour licenciement abusif par le tribunal des prud’hommes de Saint-Germain-en-Laye. L’élu était poursuivi par son ancienne assistante parlementaire, Armelle Péricard. Celle-ci avait été licenciée au printemps 2005 pour faute grave, en l’occurence "rupture des clauses de fidélité, de confidentialité et de loyauté". Le maire est condamné à verser à son ex-salariée près de 20 000 euros.

Au coeur de cette bataille judiciaire, il y a la famille Péricard. Armelle est la fille de l’ancien maire de Saint-Germain, Michel Péricard, et elle est également la soeur d’Arnaud Péricard qui, lui, aurait des amibitions politiques sur le secteur. "Elle travaillait pour son frère et l’a conseillé pendant un an et demi. Et cela, pendant son travail avec Pierre Morange" explique-t-on dans l’entourage du député pour justifier le licenciement.

"Elle ne comptait pas ses heures. Elle a tout donné pour lui. Il a voulu s’affirmer en tant qu’homme politique. En la licenciant, il a voulu dire à tout le monde : En politique, et sur mon secteur, on ne fait rien sans mon avis", rétorque un proche de la jeune femme.

Cette dernière confie aujurd’hui être "ravie, soulagée". Mais, bizarrement, c’est aussi l’avis de… Pierre Morange qui, bien que condamné, se satisfait du jugement : "Elle avait demandé seize mois de salaire. Elle n’en a eu que quatre. Je ne ferai pas appel." "Il a beau jeu de lancer cet argument, sourit ce proche d’Armelle Péricard. Aux prud’hommes, on demande toujours plus pour espérer avoir un peu."

Medhi Gherdane

La police municipale de Saint-Germain patrouillera jusqu’à 4 heures du matin

Lors du conseil municipal du 5 octobre 2006, le maire de Saint-Germain a fait voter une délibération élargissant les horaires de la police municipale et créant une brigade de nuit. Les vacations de celle-ci s’étaleront de 21 heures à 4 heures du matin.

 

Les élus de gauche au conseil municipal se sont étonnés de cette mesure qui semble n’être prise que pour pallier les insuffisances de la police nationale. Le maire a d’ailleurs « reconn[u] que la brigade de nuit est créée pour compenser un peu, mais pas exclusivement, l’insuffisance des effectifs de la Police Nationale. »

 

Si une présence humaine est peut-être utile la nuit, par exemple jusqu’au dernier RER (vers une heure du matin), on peut s’interroger sur l’intérêt de patrouiller jusqu’à 4 heures du matin à Saint-Germain… Les policiers municipaux n’assureront en effet des rondes qu’avec une seule voiture et deux agents ; il leur sera donc très difficile d’assurer leur mission de « dissuasion et d’intervention » comme le formule la délibération. D’autant que les policiers municipaux auront pour consigne stricte de ne « pas aller rechercher des contacts qui pourraient mettre la sécurité du personnel en jeu » et de faire appel à la Police Nationale en cas de moindre problème.

 

La Gauche, très sceptique, s’est abstenue sur cette délibération, refusant de « cautionner la compensation de l’absence de financement de la Police Nationale par la création d’une Police Municipale ».

Ségolène Royal massivement investie par les socialistes français et saint-germanois

Les militants socialistes ont massivement voté dans toute la France, avec une participation extrêmement élevée de 81,97%, pour choisir leur candidat à l’élection présidentielle. Ils ont élu au premier tour Ségolène Royal avec 60,65% des voix. Dominique Strauss-Kahn a obtenu 20,69% et Laurent Fabius 18,66 % des voix.
Durant plusieurs mois, les socialistes ont débattu publiquement, d’abord de leur projet puis du choix du candidat, dans une démarche démocratique et transparente que tous les autres partis nous envient. Il n’y a qu’à voir comment se constituent le projet et la désignation du candidat UMP pour constater la différence.

Dans la section PS de Saint-Germain, Fourqueux et Mareil-Marly, 86% des adhérents ont voté, soit 95 personnes sur 110 inscrits, un chiffre exceptionnel. Notre section est désormais la 3e section la plus importante des Yvelines, derrière Conflans et Versailles. Plus de 90 nouveaux adhérents nous ont rejoint ces derniers mois, et le flux ne se tarit pas. Le poids politique des Socialistes à Saint-Germain est assurément en train de changer…

Voici les résultats de notre section, assez proches des résultats nationaux :
Inscrits : 110
Votants : 95 (soit 86,36%)
Blancs et nuls : 0
Exprimés : 95
Laurent Fabius : 18 voix (soit 18,95%)
Ségolène Royal : 54 voix (soit 56,84%)
Dominique Strauss-Kahn : 23 voix (soit 24,21%)
A télécharger : les résultats nationaux par départements et les résultats dans les Yvelines par section.

Le vote des militants de notre section a été suivi par les caméras d’Yvelines Première et par les journalistes du Courrier des Yvelines, dont vous pourrez lire le compte-rendu dès mercredi prochain.

Ségolène Royal est désormais la candidate de tous les Socialistes, rassemblés et unis pour battre la Droite en 2007 et mettre en place le projet des socialistes.
Pour participer à la victoire de la Gauche aux élections présidentielle et législatives en 2007, mais également aux élections municipales et cantonales en 2008, rejoignez notre section ! Contactez-nous par mail à cette adresse : ps.saintgermain@gmail.com

Yvelines : une journaliste de l’AFP frappée d’ « interdiction professionnelle »

La spectaculaire opération de police aux Mureaux le 4 octobre dernier sous les yeux de dizaines de caméras et de journalistes, gentiment conviés à assister au petit matin au travail des forces de l’ordre, avait beaucoup fait parler d’elle, d’autant que les résultats avaient été particulièrement médiocres : une interpellation…
Les journalistes s’étaient alors rendu compte qu’ils avaient été manipulés par certains fonctionnaires de police.

La journaliste de l’AFP Raphaëlle Picard avait couvert l’opération de police et écrit deux dépêches de presse, l’une retraçant les faits très tôt le matin, et l’autre un peu plus tard interrogeant les habitants, brutalement réveillés à l’aube ; elle avait intitulé cette dépêche "la colère des perquisitionnés par erreur" (à lire ici).

Depuis cette dépêche, reprise par de nombreux médias, la journaliste est victime d’une "interdiction professionnelle" par la police et la justice des Yvelines, ce que dénonce le syndicat de journalistes SAJ-UNSA dans un communiqué : 

Notre consoeur Raphaëlle Picard, pigiste permanente de l’AFP dans le département des Yvelines, est frappée depuis trois semaines d’ « interdiction professionnelle » par la police et la justice du département, après la diffusion de son reportage sur l’opération de police, le 4 octobre, dans le quartier des Musiciens aux Mureaux.

Dans cette dépêche, Raphaëlle, jeune journaliste de l’AFP depuis 2004, a décrit – en se conformant avec la plus parfaite rigueur et honnêteté aux règles déontologiques de la profession – « La colère des "perquisitionnés par erreur" dans une cité des Mureaux ».

Ce reportage a valu à l’AFP de très importantes reprises dans la presse nationale et régionale, écrite et audiovisuelle.

Ce témoignage rigoureux, parfaitement sourcé et ponctué de nombreuses citations incontestables, est évidemment exempt de tout commentaire de l’auteure, comme l’exigent les règles rédactionnelles de l’AFP. Il a jeté un éclairage nécessaire sur les coulisses des opérations de police à grand spectacle, mises en scène par le locataire de la place Beauvau, par ailleurs candidat à la présidence de la République.

Mais « l’arroseur arrosé », qui ne tolère, semble-t-il, qu’une presse aux ordres et à sa bottine, a violemment réagi par l’intermédiaire de ses services départementaux :

Ce fut d’abord le directeur adjoint de la police départementale qui à la sortie d’une conférence de presse, a étrillé notre consoeur, l’accusant de « malhonnêteté intellectuelle ».

Ce fut ensuite le directeur de la sécurité publique, à qui Raphaëlle avait demandé un entretien, qui l’a accusée d’avoir « produit des faux témoignages qu’elle n’avait pas pris soin de vérifier… auprès de la police » (sic). « Notre collaboration va s’arrêter là », lui a-t-il signifié.

Ce fut encore (côté Justice), le procureur adjoint du parquet de Versailles qui lui a également signifié que sa porte était désormais fermée et qu’il « ne voulait plus jamais collaborer » avec elle. « On a toute la direction sur le dos… », a-t-il avoué.

Enfin, last but not least, le directeur de la police judiciaire des Yvelines est monté d’un cran : « On va porter plainte… ». Menace gratuite, fanfaronne et vide de sens, puisque, à ce jour, aucune espèce de plainte n’a été déposée devant une quelconque juridiction.

Raphaëlle et par voie de conséquence l’AFP, se trouve désormais coupée de toutes les sources « officielles et institutionnelles », indispensables pour couvrir de façon rigoureuse, honnête et complète, l’actualité dans ce département.

Le but poursuivi par le ministère de l’Intérieur est limpide : interdire à Raphaëlle Picard de faire son travail de journaliste et pousser la direction de l’AFP, au pire, à mettre fin à sa collaboration, au mieux, à procéder à sa mutation.

L’AFP avait obtenu il y a une quinzaine de jours, du procureur adjoint du parquet de Versailles, un rendez-vous à déjeuner, prévu le mercredi 25 octobre. Mais au dernier moment, le mercredi matin, d’une façon pour le moins cavalière et méprisante, le magistrat a signifié à l’Agence, par la voix de son assistante ou secrétaire, que le rendez-vous était annulé « pour raisons d’agenda ».

Cette affaire est très grave et ne doit pas en rester là.

La carrière professionnelle de Raphaëlle est objectivement menacée par un tenant de l’exécutif qui bafoue, avec le plus intolérable aplomb, les règles élémentaires de la République et de la démocratie et piétine la liberté de la presse.

Ce chantage pèse aussi sur l’ensemble des journalistes de l’Agence dans l’exercice de leur activité professionnelle et plus particulièrement dans les domaines police-justice et politique, en cette période très sensible d’échéances électorales et alors que la situation dans les banlieues est de plus en plus instable.

Le SAJ-UNSA demande avec instance à la Direction Générale, d’affirmer publiquement sa défense de notre consoeur et de condamner fermement les menaces et l’ostracisme dont elle est injustement victime.

Il lui demande également de saisir le Premier ministre -voire plus haut si nécessaire- de cette affaire qui constitue une grave entorse à la liberté de la presse, l’un des piliers de notre démocratie républicaine.

Le SAJ-UNSA appelle l’ensemble des syndicats et le personnel de l’AFP à soutenir Raphaëlle Picard et à envisager toutes modalités d’action – et elles sont nombreuses – pour faire cesser cette invraisemblable atteinte au droit d’informer.

Ce communiqué d’information, tant sur le fond que dans sa forme, et notamment en ce qui concerne les sources qui ont permis sa rédaction, est de l’entière et unique responsabilité du Syndicat Autonome des Journalistes de l’Agence France-Presse.

PARIS, 27 octobre 2006

SYNDICAT AUTONOME DES JOURNALISTES (SAJ-UNSA)

Visiblement, le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy ne souffre aucune critique, même lorsque une opération policière est un échec cuisant. Ce boycott incroyable des principaux responsables policiers et judiciaires des Yvelines est inquiétant pour la démocratie et l’indépendance de la presse.

Raphaëlle Picard n’a plus signé de dépêche pour l’AFP depuis le 4 octobre.

Développement durable : 50 actions pilotes de collectivités à direction socialiste

Le secrétariat national du PS à l’environnement et au développement durable a rédigé une brochure de 25 pages recensant 50 actions concrètes de collectivités à direction socialiste en faveur du développement durable.
Transports, eau, déchet, habitat, énergies, bruit, agriculture, territoires, aménagement de la ville, tous les sujets sont abordés dans cette brochure très concrète.
Cette brochure est à télécharger en fichier PDF.

Le secrétariat national au développement durable a son propre blog, fort utile pour connaître les positions des socialistes dans ce domaine.

Deux exemples de mauvaise gestion municipale à Saint-Germain

Le maire de Saint-Germain se vante régulièrement dans les colonnes du Journal de Saint-Germain de bien gérer les finances de la commune. Deux exemples récents viennent toutefois contredire cette affirmation.

Premier exemple :
L’édification d’une fontaine sur la place du Marché pour la somme incroyable de 615.000 euros fait beaucoup parler à Saint-Germain. Nous l’avons déjà évoqué sur ce blog. Cette fontaine, ajoutée à la dernière minute par un maire inquiet de l’aspect bien trop « minéral » de la Place du Marché, est l’exemple type d’une dépense inutile et hors de prix. Nous avions déjà une fontaine « royale » à Saint-Germain, en fallait-il une autre? Cette somme aurait été beaucoup plus utile ailleurs…

Deuxième exemple :
Lors du conseil municipal du 5 octobre 2006, le maire a soumis au vote un protocle d’accord pour l’achat par la ville d’un terrain d’une surface totale de 3.600m² environ. Il s’agit des terrains situés au carrefour entre la rue Saint-Léger et la rue des Lavandières, où se trouve la grande cheminée et l’ancienne blanchisserie (cf photo).
L’histoire mérite qu’on s’y attarde (tous les chiffres suivants sont extraits de la délibération municipale et du protocole d’accord).
L’ancien maire RPR Michel Péricard avait prévu, dès 1992, sur ces terrains et à la place de l’Ecole des Sources un important projet de construction de 450 logements, dont un tiers de logements sociaux. L’élargissement de la rue Saint-Léger était aussi prévue.
Le projet a beaucoup tardé en raison des difficultés pour aquérir les différents terrains. Les frères Babut, propriétaires du grand terrain à l’angle de la rue Saint-Léger et de la rue des Lavandières se sont opposés au projet de la Ville et l’expropriation s’est avérée nécessaire.
En 1998, la Ville propose 1.315.000 euros pour les terrains, à condition que les propriétaires fournissent un « certificat de dépollution ». Refus des propriétaires.
En 2002, le juge de l’expropriation, saisi par les propriétaires, fixe la valeur des terrains à 2.430.000 euros. La Ville conteste ce chiffre, fait appel et la Cour d’Appel de Versailles fixe en 2004 l’indemnisation à 2.230.000 euros si les terrains sont dépollués et à 1.780.000 euros dans le cas contraire.
Finalement, « conscients de la durée excessive des instances pendantes devant les juridictions judiciaires », un accord vient d’être trouvé : la Ville paiera la somme totale de 2.550.000 euros, « étant entendu que la ville de Saint-Germain-en-Laye prend les terrains en l’état et fait son affaire personnelle de la dépollution du site ».
Concrètement, alors qu’en 2002 la somme était fixée à 2,43 millions, qu’en 2004 elle était de 2,23 millions si les terrains étaient dépollués et de 1,78 millions s’ils ne l’étaient pas, la Ville va finalement payer 2,55 millions d’euros auxquels il faudra ajouter le coût de dépollution des terrains que personne ne connaît pour le moment ! Voilà assurément une bien mauvaise affaire pour les finances communales…

Le maire s’est déclaré en conseil municipal « satisfait » de cet accord. Ce n’est pas notre cas. Jean Laurent, conseiller municipal socialiste, a parlé en conseil municipal de « joli gâchis » et a pointé du doigt l’obstination de la mairie : « nous avons perdu 4 ans depuis 2002 pour payer… plus cher. Pourquoi la ville n’a-t-elle pas accepté la précédente estimation? » Pas de réponse du maire…
Conscient de l’intérêt du projet, le groupe Saint-Germain Gauche plurielle n’a pas voté contre la délibération mais s’est abstenu pour montrer son mécontentement sur la mauvaise opération financière pour les finances de la ville.
De plus, le projet du maire est désormais beaucoup moins ambitieux que celui de son prédecesseur : 150 logements, contre 450, dont environ 20% de logements sociaux (contre 33%).

Il ne suffit pas de s’autoproclamer le champion de la bonne gestion, il faut aussi le prouver… Bien sûr, les lecteurs du Journal de Saint-Germain ne sauront rien de cette histoire…

Naissance de la Confédération syndicale internationale

Les délégués de 360 syndicats, issus de 156 pays, ont officiellement donné naissance à la Confédération syndicale internationale (CSI) le 1er novembre à Vienne.
C’est un événement historique pour le syndicalisme.
C’est en effet la première fois, après plusieurs tentatives infructueuses depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, que les différents courants syndicaux internationaux parviennent à s’unir. Pour la première fois également, la CGT, la CFDT, FO et la CFTC seront réunies au sein de la même organisation mondiale. Le siège de la CSI sera à Bruxelles.
Cette nouvelle internationale syndicale regroupera plus de 190 millions de syndiqués, avec pour objectif de davantage peser sur la mondialisation.
Issue de l’union des deux grandes centrales syndicales, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL, réformiste et laïque, 155 millions d’adhérents revendiqués dans le monde), la Confédération mondiale du travail (CMT, chrétienne, 26 millions) et d’une dizaine de syndicats indépendants (dont la CGT), la Confédération syndicale internationale a élu à sa tête le syndicaliste britannique Guy Rider, actuel directeur de la CISL.
Le travail de la Confédération portera notamment sur la lutte contre le travail des enfants, l’égalité des sexes et le développement durable. Mais il s’agira aussi d’attirer davantage de travailleurs et de protéger les droits syndicaux au vu de la répression dont font l’objet des milliers de syndicalistes dans le monde.

Une enquête d’utilité publique sur le Plan d’Exposition au Bruit de Roissy jusqu’au 8 décembre

Le Plan d’exposition au bruit (PEB) de l’aéroport Roissy/Charles-de-Gaulle est soumis à enquête d’utilité publique du 30 octobre au 8 décembre 2006 inclus. Le dernier PEB datait de 1989 ; la croissance continue du trafic aérien depuis cette date nécessitait sa révision.
Le PEB a pour rôle de limiter la construction et l’urbanisation dans 127 communes situées à proximité de l’aéroport et répartie sur 5 départements. Il permet la délimitation des zones de bruit et selon celles-ci des restrictions de construction ou l’attribution d’aides à l’insonorisation pour les populations déjà en place. Pour la première fois, deux communes des Yvelines intègrent ce PEB : les villes d’Achères et de Saint-Germain-en-Laye. Ces deux communes sont classées en zone D, zone à nuisances modérées, où il n’y a pas de restrictions de constructions mais où les constructions neuves doivent avoir une protection phonique adéquate.
Le nouveau PEB a été rejeté par la quasi-totalité des collectivités territoriales concernées, alarmées par le chiffre de 680.000 mouvements d’avions (atterrisages et décollages) prévus à l’horizon 2025 (à titre de comparaison, il y a environ 525.000 mouvements par an actuellement).

 

Le siège de l’enquête sera la préfecture de la région Ile-de-France, où un dossier pourra être consulté du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h. Le public pourra y consigner ses observations sur un registre d’enquête. Aux mêmes horaires, le public pourra consulter un dossier à la préfecture du Val d’Oise et à celle de Seine-Saint-Denis ainsi qu’aux sous-préfectures de Pontoise, Sarcelles, Argenteuil (Val d’Oise), de Saint-Denis et du Raincy (Seine-Saint-Denis), de Meaux (Seine-et-Marne), de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) et de Senlis (Oise).
Un membre de la commission d’enquête recevra le public en mairie de Saint-Germain-en Laye les vendredi 24 novembre de 14h30 à 17h30 et le mercredi 6 décembre de 14h30 à 17h30.

 
Cette enquête d’utilité publique est une occasion unique de s’exprimer sur les nuisances aériennes engendrées par un trafic aérien sans cesse en augmentation. La suppression des vols de nuit et des avions les plus bruyants sont deux mesures qui pourraient être appliquées très rapidement.