Le maire de Saint-Germain augmente les tarifs du stationnement de surface pour remplir son parking souterrain

La majorité municipale de Saint-Germain ne s’en est pas vantée mais les tarifs du stationnement en surface en centre ville viennent de considérablement augmenter de 20% ! Cette augmentation concerne, comme c’est bizarre, toutes les rues entourant le nouveau parking souterrain place du Marché neuf, dont le maire de Saint-Germain est si fier, qui sera mis en service très prochainement.
Il faudra donc payer désormais 60 centimes la demie-heure (au lieu de 50 centimes), 1.20 euro pour une heure (contre 1 euro avant) etc… pour pouvoir stationner en surface dans les rues aux alentours de cette place.
Les conseillers municipaux de gauche ont bien vu la manoeuvre et Jean Laurent, conseiller PS, a demandé au maire lors du conseil municipal de décembre : "Est-ce là un moyen d’assurer la rentabilité de votre parking souterrain place du Marché?". Emmanuel Lamy a clairement répondu : "Les tarifs sont restés inchangés depuis 4 ans. Nous profitons de l’ouverture du parking du marché pour les augmenter à nouveau." Les Saint-Germanois apprécieront… D’autant que le parking souterrain du marché sera particulièrement cher : 1.90 euros l’heure, 3.90 euros les deux heures, 13.50 euros la journée. Rappelons que la gestion du parking a été déléguée à une société privée, la société néerlandaise Q-Park.
La disparition d’un certain nombre de places de parking de surface pour construire le parking souterrain, et donc des ressources qui vont avec pour la Ville, a conduit la municipalité à augmenter fortement les tarifs de celles qui restent. Pas sûr que les Saint-Germanois apprécient la manoeuvre…

Pierre Morange classé 254e député

L’Express a publié en septembre 2006 une enquête issue du livre d’Hélène Constanty et Pierre Vouzille intitulé "Députés sous influence". A la suite de ce livre, les deux journalistes ont créé leur blog qui éclaire sur le pouvoir des lobbies au sein de l’Assemblée nationale.

Dans cette enquête figure un classement des 577 députés établi selon le nombre de leurs interventions en séance à l’Assemblée nationale entre le début 2004 et le 13 mai 2006.
Pierre Morange, député UMP de notre circonscription, n’arrive qu’au 254e rang de ce classement avec 25 interventions durant cette période. Il s’agit d’un chiffre relativement modeste, qui place notre député en milieu de classement. Par comparaison, le député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Maillé est intervenu 212 fois…

Dans les Yvelines, sur les 12 députés, seuls Jacques Masdeu-Arus (12e circonscription, 12 interventions), Pierre Amouroux (9e circonscription, 5 interventions) et Pierre Bédier (8e circonscription, 3 interventions) ont fait moins bien. Jacques Myard est le député yvelinois le mieux placé dans ce classement avec 91 interventions.

Bien sûr, ce classement ne reflète que très partiellement le travail d’un député. Mais c’est la première fois qu’une telle évaluation, de plus parfaitement neutre, est faite.

 

Nous aurons l’occasion prochainement d’analyser plus en profondeur le travail de notre député.

Le maire de Mareil-Marly n’aime pas les homosexuels

Lors de ses voeux à la population le 20 janvier 2007, le maire (divers droite) de Mareil-Marly, Philippe Sander, a fait une déclaration plus que douteuse sur l’homosexualité.

Devant les personnalités environnantes comme le maire de Saint-Germain, le député de la circonscription ou encore le sous-préfet, M. Sander a lu un discours assez original, empruntant les vers de La Fontaine pour parler des actions dans sa commune, a encouragé ses administrés à avoir « le courage de notre individualisme » (on ne savait pas que c’était une qualité…), a longuement parlé de son âge, etc… et a stigmatisé à plusieurs reprises les syndicats.

Jusqu’à ce passage assez inattendu et particulièrement douteux :

« J’ai évité les sujets qui fâchent ou stagnent comme l’intercommunalité, ou des sujets vitaux comme la famille, source de vie et de bonheur au contraire de l’homosexualité qui s’appelle GAY pour ne pas afficher sa tristesse… […]. »

Ainsi donc, pour le maire de Mareil-Marly, l’homosexualité ne peut pas être synonyme de bonheur…! Voilà une conception totalement archaïque de l’homosexualité qui ne peut que choquer.

Monsieur Sander a beaucoup insisté dans son discours sur son « âge qui [le] rend acariâtre, la sénilité qui [le] guette »… Bizarrement, il n’a pas évoqué son intolérance…

Cette position n’est pas sans rappeler celle du député UMP Christian Vanneste, que nous avions évoqué sur ce blog, et qui vient tout juste d’être condamné en appel à 3.000 euros d’amende pour propos homophobes («lhomosexualité est inférieure à l’hétérosexualité »). M. Sander n’en est pas très loin…
Il faut aussi rappeler que deux députés UMP des Yvelines ont signé une proposition de loi visant à dépénaliser l’homophobie

Le mode de scrutin des prochaines élections municipales en 2008 devrait changer à Mareil-Marly, en raison de l’accroissement de la population. Cela permettra qu’une opposition soit représentée au conseil municipal, ce qui n’est pas le cas actuellement. Après de tels propos, n’est-il pas temps que les Mareillois se choisissent un nouveau maire et une autre majorité…?

Le discours du maire de Mareil-Marly est à télécharger ici. (le passage sur l’homosexualité se situe page 7).

6e circonscription : le socialiste Patrick Abisseror veut « faire trembler » la circonscription

Patrick Abisseror, notre candidat dans la 6e circonscription des Yvelines, veut changer la donne dans cette circonscription depuis trop longtemps ancrée à droite et "faire trembler" la circonscription.

Pour mieux faire connaissance avec Patrick, voici un extrait de sa conférence de presse de lancement de campagne :  
Conférence de presse Patrick Abisseror
envoyé par aiglon

 

 Le Courrier des Yvelines du 17 janvier 2006 consacre un long article pour présenter les ambitions des Socialistes pour les élections législatives de juin 2007 :

Vous pouvez lire ici le texte intégral de la conférence de presse.
Pour tout savoir sur les propositions et l’agenda de campagne de Patrick Abisseror, visitez son blog de campagne : http://abisseror2007.com/

Hubert Védrine : « Il nous faut concevoir une nouvelle organisation du monde »

Un très intéressant entretien avec Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères, réalisé par des journalistes de l’Hebdo des Socialistes. 

Hubert VedrineL’Occident doit se repositionner face à l’apparition d’un monde multipolaire. Hubert Védrine plaide pour une nouvelle donne diplomatique et une remise en cause radicale de l’unilatéralisme, qu’il soit imposé par les néoconservateurs américains ou prôné par les Européens au nom des valeurs démocratiques.

Quelle est votre perception de la crise au Proche-Orient ?

Il n’y aura pas de répit tant que le problème central ne sera pas réglé. La question est de savoir si les Israéliens finiront par accepter d’évacuer à peu près tous les territoires occupés depuis 1967, et par laisser se créer un État palestinien. L’opinion israélienne, dans sa majorité, est convaincue de cette nécessité, dans l’intérêt de la sécurité d’Israël. Mais une partie de la classe politique, notamment le Likoud, la droite israélienne, n’est pas sur cette ligne et le gouvernement hésite.

Cependant, je ne suis pas complètement pessimiste : le peuple israélien évoluera en faveur d’un accord politique, accompagné de garanties militaires considérables. Israël attend les grands leaders, peu importe les partis, qui seront capables de mettre cela en oeuvre. J’insiste sur ce point, car cela ne sert à rien d’exiger des Palestiniens qu’ils se comportent comme s’ils étaient déjà dans un État normalement organisé, puisque tout a été fait depuis plusieurs décennies pour qu’ils soient dans une situation de chaos. Et je ne pense pas non plus que les interventions extérieures sont déterminantes. Les protestations des pays arabes ont peu d’effet, et les Européens n’osent pas agir. Seuls les États-Unis pourraient accompagner un Premier ministre israélien courageux et résolu. Il ne faudrait guère plus d’un an pour régler la question, car tout le monde connaît les grandes lignes de l’accord. Il faudra ensuite aider les Palestiniens à bâtir un État stable, capable d’assumer ses propres engagements et cela prendra des années. Mais ce n’est pas impossible.

La victoire des démocrates peut-elle changer la donne diplomatique, notamment en Irak ?

Aux États-Unis, il n’y a pas de différence majeure entre les démocrates et les républicains, en revanche il y a une différence radicale entre ces deux groupes et les néoconservateurs. Ces derniers sont manichéens, ils pensent qu’en matière de politique étrangère, l’Amérique ne doit pas avoir de relations avec ses adversaires. C’est une absurdité, puisque depuis la nuit des temps, la diplomatie consiste précisément à négocier, parfois abruptement, avec ses ennemis. On ne mesure pas la régression intellectuelle et politique à laquelle les néoconservateurs américains nous ont amenés. À mes yeux, c’est la plus mauvaise politique étrangère américaine depuis 1945 ; et il est urgent qu’elle se termine.

Mais il n’y a pas de grandes perspectives d’évolution après la victoire des démocrates en novembre. Constitutionnellement, le président des États-Unis est le chef des armées et garde la mainmise sur la politique étrangère. De plus, les démocrates n’ont pas de solution de rechange. Cependant, il vaudrait mieux pour l’Amérique, et le reste du monde, que ce soit cette administration qui résolve la question irakienne, plutôt que de voir un nouveau président handicapé par cette crise.

Quelle attitude adopter par rapport au régime iranien ?

Les experts parlent de plusieurs années avant que le régime ne parvienne à maîtriser son programme nucléaire. Je suis convaincu qu’il existe encore une marge de manoeuvre pour la vraie diplomatie. Il faut parler à nouveau avec l’Iran, de manière exigeante, sur le nucléaire mais aussi sur la sécurité régionale, de l’Afghanistan, de l’Irak, du Pakistan. On verrait alors réapparaître du côté des Iraniens plusieurs positions. Sur le principe, beaucoup d’Iraniens trouvent normal que leur pays ait le droit de maîtriser l’arme nucléaire. Mais beaucoup n’ont pas envie d’aller jusqu’au bout de cette menace, compte tenu des inconvénients que cela représente, et préféreraient une vraie négociation, qui leur permettrait de retrouver un rôle de puissance régionale reconnue.

Autre sujet de préoccupation, la montée en puissance de la Chine?

C’est là l’aspect le plus spectaculaire de la montée en puissance des pays émergents. L’apparition d’un monde multipolaire devrait pourtant être une bonne nouvelle ; nous nous sommes tant lamentés sur le sort des pays qui n’arrivaient pas à se développer ! Mais il faut savoir comment aménager ensemble le monde qui en découle. Il nous faut désormais concevoir une organisation générale du monde qui intègre ces nouvelles puissances, mais aussi la question énergétique, qui va devenir de plus en plus pressante, et le compte à rebours écologique.

Il faut nous préparer à un rendez-vous qui sera l’équivalent de ce qu’a été 1945 pour la mise en place des institutions multilatérales. Avec notamment une grande réforme de l’Onu et de son conseil de sécurité. Cela ne se fera que par la négociation. Les Occidentaux auront une influence énorme, mais plus le monopole.

Comment évaluer le rôle de la Russie dans cette redéfinition des grands équilibres internationaux ?

Après la chute du communisme, l’Occident s’est fait des illusions extraordinaires. Il était invraisemblable qu’au terme de mille ans de despotismes variés, les Russes puissent brusquement opter pour une démocratie à l’occidentale. N’oublions pas que même en Occident, il a fallu un ou deux siècles de répressions et de révolutions pour arriver là où on en est ! La Russie rentre dans un processus qui devrait la conduire à devenir un grand pays moderne, mais c’est l’affaire de vingt à trente ans. Pendant un certain temps, il y aura un système,non pas totalitaire,mais autoritaire. La Russie veut rétablir son honneur après l’humiliation épouvantable qu’a été le démantèlement de l’Union soviétique, en se servant des moyens dont elle dispose : le chantage énergétique. Et quand Poutine prend des initiatives décriées par les Occidentaux, sa popularité monte automatiquement.

Quelle est votre vision de la politique africaine de la France ?

Contrairement à ce que pense une partie de l’opinion, il n’y a pas à avoir honte du fait que la France soit la seule ancienne puissance colonisatrice à avoir maintenu une présence forte en Afrique. En dehors de l’épisode tragique du Rwanda, largement hérité du passé et des conditions de l’indépendance de ce pays, si l’on regarde les grands drames qui ont provoqué un à deux millions de morts en Afrique, on s’aperçoit qu’ils se sont tous déroulés en dehors de la zone d’influence française. On peut certes trouver que la politique française a été archaïque, paternaliste, néocolonialiste. La vérité historique, c’est que cette présence a permis de protéger une grande zone, dans laquelle ne s’est pas produit ce qui s’est passé en Angola, au Biafra, au Soudan, en Ouganda, en Éthiopie, au Mozambique, en Sierra Leone, etc. Donc, il n’y a pas à rougir. Mais bien sûr, il faut aujourd’hui, avec la mondialisation, une autre politique.

Faire évoluer cette politique ne veut pas dire abandonner l’Afrique. Je ne suis pas favorable à ce que la France se désintéresse de l’Afrique, sous des prétextes égoïstes, fréquents à droite, ou moralisateurs, fréquents à gauche. On a déjà le mot : partenariat ; il n’y a plus qu’à inventer la pratique, en opérant une remise à plat des enjeux économiques, politiques et militaires.

Plus globalement, ne faut-il pas redéfinir notre conception même de la diplomatie ?

Oui, mais en nous démarquant des diplomaties de posture, d’annonce et d’apparence. Je suis pour nous affranchir complètement de la politique étrangère imposée par les néoconservateurs américains. Mais l’ingénuité européenne ne fonctionne pas non plus : invoquer sans cesse la communauté internationale alors que l’on ne sait pas de quoi elle est composée, s’en remettre à l’Onu, même quand celle-ci est paralysée, croire que nous avons un rôle missionnaire dans le monde. Quand ils évoquent un monde multipolaire, les Français postulent que l’Europe en est le pôle majeur et que la France a une influence déterminante au sein de ce pôle. Or pour un milliard d’Occidentaux, il y a cinq milliards de gens qui vivent en dehors de nos schémas.

On se fait des illusions sur la possibilité d’imposer de l’extérieur la démocratie et les droits de l’homme. C’est un cheminement qui ne peut se développer que de l’intérieur des sociétés, et auquel je crois aussi bien pour les Chinois, les Russes, les Arabes. Mais il nous faut revenir à des idées plus justes. Encourager le développement démocratique de ces sociétés, c’est une bonne chose. Mais croire que nous serions chargés d’une mission civilisatrice de démocratisation, c’est prétentieux et cela ne fonctionne pas. Il faut avoir le courage de remettre en cause cette approche, pour donner toute sa chance à une diplomatie véritablement efficace.

Propos recueillis par Éric Lamien et Roland Moquet

Drogues : la Suisse ouvre le débat

 La nouvelle est passée largement inaperçue : le thème des drogues a fait débat il y a quelques semaines en Suisse, où les élus du parti socialiste (PSS) ont adopté une position qui ­réclame une politique de lutte contre toutes les dépendances, indépendamment de la nature des substances addictives. «Nous ne banalisons pas les produits stupéfiants, mais nous voulons en protéger la société», a dit la conseillère nationale genevoise Liliane Maury-Pasquier devant la presse à Berne. Il faut différencier les situations où il y a une mise en danger d’autrui, par exemple quand on prend le volant en état d’ébriété, et celles où ce n’est pas le cas, par exemple si on boit à la maison.
Les dommages que l’on s’occasionne à soi-même par la consommation de substances psychotropes ne doivent plus être poursuivis pénalement, a renchéri la conseillère nationale zurichoise Jacqueline Fehr sur ce sujet.
www.tsr.ch  6 déc. 2006
  

En France, malgré la campagne électorale qui débute, ce sujet est peu débattu.
Et pourtant il y a tant à dire !
La loi du 31 décembre 1970 n’est ni appliquée ni applicable. Police, justice, ONG, tout le monde s’accorde – mezza voce – sur le fait cette loi n’est plus en phase avec la société française contemporaine.
Doit-on emprisonner les millions de consommateurs de cannabis, en application de la loi ?
[Article L3421-1 : L’usage illicite de l’une des substances ou plantes classées comme stupéfiants est puni d’un an d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende] 

Doit-on continuer à voir quelques milliers de petits malfrats profiter de cette situation hypocrite pour animer le marché noir et assurer leur impunité en contrôlant par la violence des quartiers entiers ?
Doit-on continuer à faire consommer des produits incontrôlés par des millions de français ?
Non, alors que faire ?


Le mérite du débat c’est précisément d’aller au-delà de la difficulté – réelle – à légiférer sur ce thème. On s’aperçoit tout d’abord que chacun aborde cette question sous un angle différent. Certains y voient une question morale, d’autres de liberté individuelle et d’autres enfin de santé publique.
Le point de vue moral a largement dicté la loi de 1970 : les drogues qui font partie de notre culture sont licites, les autres non. Les deux drogues « bien de chez nous » – l’alcool et le tabac – ont vu leur usage réglementé et la politique de prévention et d’interdiction ciblée a payé : leur consommation à baissé continûment depuis 1960, sauf pour certaines catégories d’usagers, comme les jeunes femmes. Les consommateurs de produits illicites, principalement du cannabis, ont plaidé pour une dépénalisation au nom de leur liberté individuelle. 

Au parti socialiste on considère plutôt que ce problème doit être abordé comme un problème de santé publique : le commerce et les habitudes de consommation des produits stupéfiants se sont mondialisés. Que faire pour en limiter les dégâts et en protéger les plus vulnérables ?
Cette politique a trouvé un début d’application entre 1997 et 2002, avec une campagne de sensibilisation intitulée « Savoir plus, risquer moins » qui abordait les questions de dépendance et de dommages sans faire de barrière entre les drogues licites et illicites.
Mais il faut maintenant aller plus loin, refondre la loi de manière à la rapprocher de la société, et de cette manière rendre les conduites addictives moins nocives et moins désocialisantes. Finalement il faut reconnaître que la loi ne parvient pas à agir sur les tendances de fond, comme la diversification des drogues consommées, observée à l’échelle mondiale depuis 40 ans. Par contre elle peut – et doit – d’une part dicter les conditions de consommation : publicité des produits, lieu de vente, information aux consommateurs et cas ciblés d’interdiction (conduite routière et lieu de travail) ; et d’autre part aider les malades à s’en sortir. 

Comme a déclaré Mme Maury-Pasquier, citée plus haut : « La dépendance est une maladie. Il faut l’éviter ou la soigner. » 

Les drogues restent un sujet tabou. Et vous, qu’en pensez-vous ?
Emmanuel Fruchard

Débat participatif le 23 janvier à Chambourcy

La violence n’est pas admissible dans une société de droit. Elle est pourtant présente sous de multiples formes : violences urbaines, violences sociales, violences économiques, violences scolaires, violences domestiques…
Dans le cadre des campagnes présidentielle et législative, le Parti Socialiste vous invite à venir faire part de vos réflexions lors d’
un débat participatif sur le thème :

Violences et insécurités

 à Chambourcy le mardi 23 janvier à partir de 20h45.

Salle de la Montjoie
Chemin du jeu de boules
(à côté du cimetière)

Venez nombreux vous exprimer !

Tramway et A104 : une comparaison éclairante

 Le 16 décembre 2006 a été mis en service la ligne de tramway T3 entre le pont Garigliano et la porte d’Ivry. Cette ligne a huit kilomètres de longueur et doit transporter 100.000 passagers par jour. Son coût total est de 311 millions d’euros.
Avec une rame toutes les 4 minutes, elle offre des conditions de transports confortables, silencieuses et non polluantes et a immédiatement rencontré son public.

Ces chiffres sont à comparer à ceux du projet d’autouroute A104 entre Méry/Oise et Orgeval qui pour 20 kilomètres a un coût supérieur  à 2 milliards d’euros pour la même prévision de trafic. Rappelons que l’A14 avait coûté en 1996, 686 millions pour 15 kilomètres pour un trafic actuel de 27000 véhicules par jour.  

Cette autoroute est d’un coût exhorbitant, polluante, nuisible à l’environnement et ne résoudra aucun des problèmes de déplacement dans notre région. L’avenir est aux transports en commun et notre région a un besoin urgent de la Tangentielle ferroviaire Cergy-Versailles, beaucoup moins chère et non polluante.

Ségolène Royal et Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, l’ont bien compris et ont pris position contre l’A104.

Une plainte contre des colleurs d’affiches du FN à Saint-Germain

Une plainte a été déposée fin décembre à Saint-Germain-en-Laye contre des colleurs d’affiches du Front National. Quatre militants du parti d’extrême droite ont vaporisé une bombe lacrymogène sur une passante qui avaient "osé" leur faire remarquer que leurs affiches n’étaient pas belles. Cette dame a déposé plainte au commissariat.
Curieuse coïncidence, quinze jours auparavant, un incident similaire a eu lieu à Magny-les-Hameaux lorsque un jeune homme, qui décollait des affiches du FN, s’est fait asperger d’un produit irritant par deux personnes se présentant comme sympathisantes du FN. Il a, lui aussi, porté plainte.
La secrétaire départementale du FN, Myriam Baeckeroot, dément l’implication de ses militants dans ces agressions précisant que "les colleurs d’affiches ont interdiction de porter des armes de quelque nature qu’elles soient" (encore heureux !). Avec un culot monstre, elle se demande même "s’il n’y a pas là une provocation générale. Des personnes ont très bien pu récupérer des affiches et des autocollants lors de notre fête Bleu, blanc rouge"…
Il y a une vingtaine d’années, un militant socialiste de Chatou avait été tué par des membres du Front national lors d’un collage d’affiches. La section socialiste de Chatou commémore sa mémoire chaque année.

Au Vésinet, un arrêté de reconduite à la frontière annulé

 Voici une information lue sur le blog des Socialistes du Vésinet.

Le combat de Réseau Education sans Frontière se poursuit et nous nous en faisons régulièrement l’écho sur ce blog, comme pour le cas du jeune saint-germanois régularisé en juin.

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé le lundi 8 janvier 2007 l’arrêté de reconduite à la frontière d’une sans-papier.
Cette mère d’une fillette de 5 ans née en France et scolarisée dans une école maternelle du Vésinet était en France depuis 10 ans.
Cette famille a été parrainée par des habitants du Vésinet lors du Parrainage Républicain organisé le 2 décembre par Réseau Education Sans Frontière (RESF).
Ils ont bénéficié du soutien actif de RESF, d’élus du Vésinet, de représentants de parents d’élèves et de simples citoyens du Vésinet sensibilisés par leur situation.
Ces différentes personnes ont montré le visage d’une France qui refuse les boucs émissaires, l’intolérance et la xénophobie prônée par Sarkozy et Le Pen.
Il est important de rester vigilant. D’une part, il faut obtenir un titre de séjour pour cette mère de famille, d’autre part il y a d’autre cas similaires au Vésinet.

 

 Il est à noter que, lors de ce parrainage républicain le 2 décembre à Sartrouville, où plus de 300 personnes étaient présentes, le maire UMP de la ville Pierre Fond avait refusé qu’une salle soit mise à disposition des associations et partis politiques mobilisés par cette opération. Le parrainage a donc eu lieu dans la rue. Le Maire, qui s’oppose à ces parrainages, a délibérément perturbé la vie associative de Sartrouville en faisant fermer toutes les salles de la mairie ce jour-là. Il n’en sort pas grandi…

Cette atteinte aux libertés fondamentales a été dénoncée publiquement par les élus de gauche de Sartrouville qui ont rappelé que l’Hôtel de Ville est la maison commune de tous les habitants.