Les vrais chiffres des véhicules incendiés la nuit du 31 décembre

Le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a annoncé aux médias un chiffre de 396 véhicules brûlés dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier et s’est félicité d’une diminution de ce chiffre par rapport à 2005. Chiffre immédiatement repris par tous les médias. Dès le lendemain, le Parti socialiste mettait en doute ce bilan, sur la foi de décomptes de plusieurs départements franciliens où les chiffres étaient au contraire en hausse. Mais les médias n’ont retenu que le sacro-saint chiffre donné par le Ministre de l’Intérieur et les Français ont donc pu croire que le bilan était effectivement à la baisse.
De nouvelles informations apparaissent petit à petit, grâce au travail d’investigations de certains journalistes.
Un journaliste d’Europe 1, Guillaume Biet, a ainsi méthodiquement interrogé toutes les préfectures en France métropolitaine. Et le bilan est totalement différent. Au moins 683 véhicules ont brûlé cette nuit-là !
L’explication est simple mais assez choquante : la Direction de la Police nationale a délibérément arrêté le décompte à 6 heures du matin le 1er janvier et a refusé de le réactualiser depuis. Or de nombreuses personnes n’ont découvert leur voiture brûlée et déposé plainte que bien plus tard dans la journée. Ainsi, en Seine-Saint-Denis, à 6 heures il y avait 47 véhicules brûlés. Mais au final il y en a eu 70.
Ce bilan de 683 véhicules n’est d’ailleurs que partiel car certaines préfectures ont refusé de donner les chiffres, comme la Côte d’Or et l’Indre-et-Loire et, plus étonnant encore, celle des Hauts-de-Seine, département dirigé par un certain Nicolas Sarkozy…
Le chiffre réel est donc supérieur de près de 300 aux déclarations du Ministre et le bilan en hausse par rapport à 2005. Comme sur la délinquance, Nicolas Sarkozy  manipule les chiffres à son profit. Heureusement, certains journalistes font encore leur travail de vérification et d’investigation…

Source:
Le reportage d’Europe 1
A télécharger : le bilan par département.
Il y a eu 44 véhicules brûlés dans les Yvelines.

L’inquiétante « rupture tranquille » de Nicolas Sarkozy

Le Parti socialiste vient de mettre en ligne un livre intitulé "les inquiétantes ruptures de M. Sarkozy".

Ce livre de 92 pages décortique de façon minutieuse le projet et les discours du président de l’UMP. Il fait apparaître un Nicolas Sarkozy bien plus idéologue qu’on ne le pense, ultra-libéral et communautariste, fasciné par les Etats-Unis de George Bush. L’ouvrage décortique aussi son bilan gouvernemental, beaucoup moins brillant qu’il ne l’affirme. Car l’homme, à l’ambition sans limite, est aussi le champion de la manipulation, de la communication et de l’auto-promotion.

Pour connaître le vrai visage de Nicolas Sarkozy et ce qu’il veut faire de la France, il faut lire et faire connaître ce livre, pour pouvoir voter en toute conscience au printemps 2007.

Vous pouvez le téléchargez en fichier pdf en cliquant sur ce lien ou directement sur l’image (le  téléchargement peut prendre un peu de temps selon le débit de votre connexion).

La Droite et les OGM : mensonges en permanence

Une fois encore la France est ridiculisée sur la scène européenne par le retard pris en matière de transposition des directives environnementales, cette fois dans le dossier des organismes génétiquement modifiés.

Le Parti socialiste déplore l’opacité avec laquelle le gouvernement gère le dossier des OGM. Il s’étonne, sur ce sujet comme sur d’autres en matière environnementale, de la contradiction flagrante entre les discours et les actes.

L’UMP et Sarkozy ont beau jeu de clamer que "le service rendu par les OGM n’est toujours pas probant au regard des risques et des inquiétudes qu’ils soulèvent" alors qu’ils conduisent depuis cinq ans une politique strictement opposée.

Le Parti socialiste regrette que la nécessaire transposition de la directive européenne sur les disséminations d’OGM soit encore la victime de cette mascarade organisée, exposant inutilement  le pays à une très lourde amende pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros.
Maintenant, on nous explique que ce sujet essentiel ne sera purement et simplement pas discuté devant la représentation nationale, jugée trop réticente, mais laissé à l’arbitraire du gouvernement décidant par décrets, ce qui laisse craindre le pire.

En effet, après le moratoire longtemps appliqué en Europe à l’initiative du gouvernement Jospin, les reculades successives du gouvernement et le retard pris en la matière depuis trois ans ont favorisé la dissémination dans de nombreux endroits en France.

Il y a ainsi actuellement jusqu’à 5000 hectares de maïs transgéniques cultivés sans cadre réglementaire, surfaces qui d’ailleurs augmentent régulièrement dans la plus totale illégalité, ce qui a conduit 19 régions de France à voter contre ces essais OGM en plein champ.

Le Parti Socialiste réitère son opposition à la diffusion commerciale de plantes génétiquement modifiées par des multinationales.

Il réitère donc son opposition aux essais OGM en plein champ, tout en renouvelant son soutien à la recherche fondamentale conduite dans la transparence, et sur un nombre de sites réduits, par des organismes publics.

Communiqué du Parti socialiste

LE MJS contre un système de santé à plusieurs vitesses

Communiqué du Mouvement des Jeunes Socialistes

Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce la tentative de hold-up des labos sur l’argent des assurés sociaux, cachée derrière la volonté de libéralisation de l’automédication souhaitée par le rapport Coulomb-Baumelou, qui doit être remis au ministre de la Santé au début de l’année.

En évoquant 2,5 milliards d’Euros d’économies réalisables pour l’Assurance Maladie, les laboratoires pharmaceutiques vendent la mèche du marché de dupes qui consiste à offrir au patient la liberté… de payer ses médicaments sans être remboursé et sans avoir la garantie d’être bien soigné.

La politique de déremboursement des poudres de perlimpinpin se ferait aux seuls frais des assurés sociaux, qui, abreuvés de publicités pour ces « médicaments », seraient encouragés chaque jour à devenir des consommateurs fidèles de gélules, sans suivi sérieux, plutôt qu’à rentrer dans le cadre d’un vrai parcours de santé.

De nombreux patients renoncent déjà à la consultation médicale faute de moyens financiers, en particulier chez les jeunes (23% des étudiants renoncent à des soins faute de moyens).

Si une part d’automédication est souhaitable, sa généralisation correspondrait à l’abandon des missions de la médecine générale, déjà affaiblies par la diminution du nombre de professionnels, avec le risque à terme que toute une partie de la population n’accède plus à un médecin que trop tard pour endiguer certaines pathologies.

Le médicament n’est pas un produit comme un autre. Les risques sanitaires liés à une mauvaise utilisation entraînent chaque année des milliers d’hospitalisations. La volonté des laboratoires pharmaceutiques de banaliser sa consommation ne correspond qu’à une volonté mercantile et risque d’amplifier les phénomènes de surconsommation médicale.

De plus, une telle mesure serait en contradiction totale avec les discours du ministère concernant l’information médicale partagée entre les professionnels de santé puisque aucun suivi sérieux de la consommation médicale ne serait plus possible pour le médecin traitant.

Le MJS s’opposera à toutes les logiques visant à créer un système de santé à plusieurs vitesses. Une politique de santé responsable passe par un meilleur accès au soin et à la santé des populations les plus fragiles. C’est le sens de la proposition des socialistes de mettre en place une carte de santé jeunes permettant l’accès à la prévention et à la consultation générale pour les 15-25 ans et de créer 500 maisons de santé sur tout le territoire.

Le nouveau secrétaire général de l’ONU trébuche d’entrée

Ban Ki-moon, le nouveau secrétaire général de l’ONU, a clairement raté son entrée en scène sur la sphère internationale en tenant des propos très ambigüs sur l’exécution de Saddam Hussein et en contradiction totale avec l’opposition résolue de l’ONU à la peine de mort . Plus de détails dans cet article du Figaro du 4 janvier.

Interrogé par des journalistes lors de sa première journée de travail au siège de New York, M. Ban n’a pas condamné la pendaison de l’ex-dictateur irakien alors que l’ONU est traditionnellement opposée à la peine capitale. Questionné sur le sujet, Ban Ki-moon s’est contenté de rappeler que Saddam Hussein avait commis « des crimes odieux et des atrocités innommables contre le peuple irakien », invitant à « ne pas oublier ses victimes ». Il a aussi estimé que la question de la peine de mort était du ressort des États membres avant d’exprimer le souhait que ceux-ci respectent « tous les aspects du droit international ».

Samedi dernier, quelques heures après la mort de Saddam Hussein, le représentant spécial de l’ONU en Irak avait été, pour sa part, tout à fait explicite. Rappelant la ligne habituellement suivie par les Nations unies, le Pakistanais Ashraf Qazi avait souligné dans un communiqué que celles-ci « sont hostiles à l’impunité et comprennent le désir de justice ressenti par de nombreux Irakiens ». Mais il ajoutait aussitôt que « les Nations unies demeurent opposées la peine capitale, même en cas de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes de génocide » . Une position maintes fois exprimée à l’ONU, notamment par la France qui a rappelé, hier, qu’elle continuerait à oeuvrer pour « l’abolition universelle de la peine de mort ».
Prise de distance délibérée ou simple maladresse ? Les hypothèses allaient bon train hier concernant les propos de M. Ban. Pressée de questions, sa nouvelle porte-parole, Michèle Montas s’est efforcée de désamorcer toute controverse en assurant que « la position de l’ONU demeure, elle n’est pas en faveur de peine capitale ».
Mais à l’ONU, certains se demandent si le nouveau « SG » n’a pas péché par excès de zèle à l’égard de certains poids lourds du Conseil de sécurité. Issu lui-même d’un pays, la Corée du Sud, reconnaissant toujours la peine de mort, M. Ban sait aussi qu’il devra largement compter sur les États-Unis et la Chine qui appliquent tous deux le châtiment suprême.
« Tout cela ne se serait pas produit avec Kofi Annan, qui aurait immédiatement eu les mots justes », estime un fonctionnaire onusien, en se demandant si « souligner d’emblée qu’il revient à chaque État de se prononcer sur la peine de mort n’augure pas mal de la capacité du nouveau secrétaire général à imposer des réformes » . Selon ce diplomate, de telles déclarations « risquent aussi d’aller à l’encontre du principe de l’obligation de protéger, y compris contre la volonté des États », proclamé par le prédécesseur de M. Ban.

Le Figaro  4 janvier 2007

Espérons que le nouveau secrétaire général de l’ONU saura vite redresser la barre car le monde a besoin d’une ONU forte et ferme sur ses principes…