Le maire d’Argenteuil veut chasser les SDF avec des produits répulsifs

Le maire UMP d’Argenteuil s’est encore tristement illustré.
Après avoir adopté un arrêté anti-mendicité en 2005 au motif que les sans-abris occasionnent « une gêne olfactive » (cet arrêté fut annulé par la préfécture), Georges Mothron a récidivé cette année et franchit un pas dans son obsession anti SDF..
Le maire souhaitait faire projeter un produit répulsif et nauséabond (le Malodore) aux endroits où les SDF se trouvent régulièrement. L’idée étant clairement de chasser les sans-abris du centre ville. Le personnel communal a refusé.
Cette véritable chasse aux pauvres a fait réagir de nombreux mouvements politiques ou associatifs et Christine Boutin, ministre de la Ville, a jugé que « le principe même de l’utilisation de produits de ce type constitue en effet une atteinte à la dignité de la personne humaine parfaitement inacceptable. » Georges Mothron, sur la pression de la ministre de la Ville, a été obligé de renoncer à ce produit, tout « en attendant qu’on [lui] propose autre chose« …
Une attitude indigne d’un élu de la République…
Coïncidence, c’est à Argenteuil que Nicolas Sarkozy avait déclaré vouloir « nettoyer au Karcher » une cité HLM…

Ousmane Sow et la sculpture africaine au musée Maurice Denis jusqu’au 30 septembre

Dans le cadre de la saison L’Afrique en Yvelines, initiée par le Conseil général des Yvelines, le Musée Départemental Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye met à l’honneur le sculpteur sénégalais Ousmane Sow, découvert par le grand public lors de son exposition sur le Pont des Arts, (Paris 1999) et une sélection de créateurs reconnus de la scène artistique africaine.

Exposées dans les salles du musée ou dans les jardins, les sculptures convoquent les formes d’expression les plus contemporaines et témoignent de l’universalité du langage artistique, expression permanente de l’humain. L’exposition Terre noire est l’occasion d’un regard croisé, décalé et parfois surprenant qui met en lumière les points communs existants entre les oeuvres des artistes africains sélectionnés et les oeuvres du Musée, dans l?interprétation d’un même sujet.

Libéré de la notion d’« art primitif » ou « art premier », qui a fourni pour les artistes du début du XXe siècle (Breton, Derain, Matisse, Picasso) tout un répertoire de formes nouvelles, l’art de l’Afrique d’aujourd’hui exprime la réalité du continent. Les techniques utilisées peuvent être pauvres (matériaux de récupération, plastique, béton, fil de fer) ou sophistiquées (art vidéo, utilisations de photographies, robots, électronique), les modes d’expression extrêmement modernes, installations, maquettes, peintures murales. A ce titre l’art africain s’inscrit complètement dans la scène artistique internationale dont il constitue une nouvelle donne. (extraits du communiqué de presse).

Exposition du 20 juin au 30 septembre 2007

Tarifs : individuels : 5.30 euros – tarif réduit : 3.80 euros – groupes : 6 euros / personne visite conférence – 3.80 euros / personne visite libre

Plus de détails :

le site du musée départemental Maurice Denis

le site d’Ousmane Sow

la présentation de l’exposition sur le portail culturel des Yvelines

Arnaud Péricard est candidat à la mairie de Saint-Germain

Nous l’annoncions sur notre blog le 13 juillet, il devrait y avoir au moins deux listes de droite aux prochaines élections municipales de mars 2008 à Saint-Germain-en-Laye.

Outre la liste du maire UMP sortant Emmanuel Lamy, Arnaud Péricard annonce officiellement sa candidature dans une lettre adressée au président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon. Nous nous sommes procurés cette lettre datée du 16 juillet où Arnaud Péricard révèle le nom de sa liste « Saint-Germain ensemble« .

« Monsieur le Pprésident (sic) du Conseil Régional

Je tenais personnellement et amicalement à vous informer que je suis candidat aux élections municipales à Saint-Germain-en-Laye.

Ma volonté s’inscrit dans le nouvel élan souhaité à une large majorité par les Français lors des récents scrutins électoraux.

Avec les nombreux Saint-Germanois qui m’accompagnent déjà et forment avec moi une équipe déterminée, je souhaite insuffler une nouvelle dynamique.

Ma candidature est celle de l’ouverture, du dialogue et de l’avenir pour Saint-Germain-en-Laye. […] »

 

Dans  cette lettre, le fils de Michel Péricard semble délibérément ignorer que le maire actuel est lui aussi membre du parti de Nicolas Sarkozy. Gageons que sa campagne sera également fondée sur cette ambiguité… Rappelons pour les nouveaux saint-germanois qu’Arnaud Péricard est, comme M. Lamy, membre de l’UMP. Il est secrétaire général du mouvement « Nouvelle République » fondé par Michel Barnier. Il est le fils de l’ancien maire de Saint-Germain Michel Péricard et de Catherine Péricard, actuelle conseillère générale UMP du canton de Saint-Germain sud.

 

Cette candidature intervient sur fond de profondes divergences personnelles entre la famille Péricard et le maire Emmanuel Lamy. Nous en avions donné quelques aperçus dans cet article.

 A lire nos autres article sur ce sujet :

Deux liste de droite en perspective pour les municipales à Saint-Germain
Le maire de Saint-Germain attaque le bilan de son prédecesseur

La droite saint-germanoise se déchire

Le député Pierre Morange condamnée aux prud’hommes pour avoir licenciée abusivement son assistante parlementaire Armelle Péricard (la soeur d’Arnaud Péricard)
L’appréciation de M. Lamy sur la famille Péricard et réciproquement

Tous nos articles sur la politique locale

Favoriser les transports collectifs à Saint-Germain-en-Laye

Rappelons le constat suivant :

– les transports sont responsables de 35 % des émissions de gaz à effet de serre ;

40 % de nos trajets sont inférieurs à 2 km ;

– deux déplacements sur trois se font en voiture ; 

Dans une ville comme Saint Germain , un bus :

remplace, en heure de pointe, 50 voitures ;

– mesure 12 m de long ce qui équivaut, en nombre de passagers transportés, à une file de 200 m de voitures ;

– émet deux fois moins de CO2 qu’une voiture comparativement au nombre de passagers transportés.

En surface, un point d’arrêt relativement fréquenté, (2000 montées) nécessite 160m² soit l’équivalent de 500 places de stationnement.

Dans plus d’un foyer sur deux, il y a une personne qui utilise les transports collectifs. Dans une agglomération de 40 000 habitants comme Saint-Germain-en-Laye, en moyenne, il y a :

– près de 4000 adolescents de 12 à 18 ans collégiens ou lycéens ;

4000 adultes qui n’ont pas à leur disposition de voitures ;

– près de 7000 adultes vivant dans un foyer composé de deux adultes et avec une seule voiture.

Les transports collectifs contribuent naturellement à la dynamisation des activités de commerce, de culture et de loisirs, contribuent aussi à la préservation de la qualité de vie, de l’environnement, et socialement répondent aux droits à la mobilité, au droit de ne plus être « assignés » à résidence .

Les transports collectifs doivent désormais s’adapter à tous les rythmes de la société, réduction du temps de travail, nouvelles formes d’emploi, d’organisation du travail, au nouveau rythme de vie, amplitude horaire tout au long de la semaine. Il faut donc faire de plus en plus du "sur mesure" pour une ville comme Saint-Germain en Laye et faire nôtre le slogan « Bougez autrement dans notre ville ».

Pascal Lévêque

 

Alire aussi :

Tous nos articles sur les transports

Agression homophobe à l’Etang du Corra

 

DEUX HOMMES âgés de 18 et 33 ans doivent comparaître cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Versailles pour « violences volontaires en raison de l’orientation sexuelle de la victime ». Ils sont suspectés, avec un mineur, d’avoir agressé deux homosexuels.

Les faits remontent à la nuit de lundi à mardi.

Il est près de 2 heures du matin, deux hommes sont en train de discuter sur le parking de l’étang du Corra, un lieu de rencontres situé en bordure de la forêt de Saint-Germain-en-Laye.

Six jeunes venus de Conflans-Sainte-Honorine se trouvent à proximité quand trois d’entre eux se précipitent sur les homosexuels. Ils les passent à tabac. Les coups de pied et de poing pleuvent. Un homme de 49 ans a le nez, des dents et des côtes cassés. Il se verra prescrire 31 jours d’interruption temporaire de travail. La plus jeune victime, âgée d’une trentaine d’années, parvient à s’extraire de la mêlée et part chercher du secours.

« Ils n’ont rien vu arriver »

Par chance, une patrouille se trouve dans les environs. Les policiers interviennent et interpellent les agresseurs et leurs amis.

Les deux jeunes filles qui accompagnaient la petite bande ne sont pas inquiétées. Un quatrième individu, d’abord placé en garde à vue, sera ensuite innocenté et remis en liberté. Entendus au commissariat de Saint-Germain-en-Laye, les auteurs des violences à caractère homophobe restent évasifs sur les motivations de leur acte. Ils seraient venus à l’étang du Corra « soi-disant pour fumer une cigarette », explique, sceptique, une source proche de l’enquête. Puis, selon les deux majeurs, le mineur les aurait incités à s’en prendre à des homosexuels. L’adolescent, âgé de 17 ans et « archiconnu des services de police » pour des affaires de violences volontaires, se montre encore plus laconique. Interrogé par les policiers, il déclare : « Je sais pas, c’était comme ça… »

Quant aux victimes, elles n’ont pas été beaucoup plus bavardes. « Elles n’ont pas grand-chose à dire. Ils n’ont rien vu arriver », confirme un enquêteur. Déférés devant le parquet de Versailles, hier après-midi, les agresseurs ont été écroués en vue de leur procès aujourd’hui. Le mineur, lui aussi incarcéré, sera déféré ultérieurement devant un juge pour enfants.
(Article et Photo Le Parisien du 16 août)

RESF demande l’arrêt des expulsions de sans-papiers

Suite au dramatique accident d’un jeune Russe à Amiens, grièvement blessé en chutant accidentellement lors d’une tentative d’interpellation de ses parents à leur domicile, le Réseau Education sans Frontières appelle dans un communiqué à l’arrêt des expulsions.

C’est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n’importe où en France. Ce n’est pas un accident. C’est l’effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d’interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d’expulsions (25 000).

Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux.

D’autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France : à l’heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d’enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu’à la maison le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d’inquiétude devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille risque l’expulsion par l’Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées….

Le Réseau sans frontières est fier de défendre ces familles, ces enfants ; il s’efforce de construire la solidarité nécessaire, même en cette période où l’Etat, quoiqu’il en dise, en profite pour mettre les bouchées doubles.

Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents.

Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour.

A la suite de ce drame, Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, a, dans sa grande bonté, annoncé qu’il allait accorder une autorisation provisoire de séjour pour les parents du jeune Ivan…

Aucune commune n’est à l’abri de ces situations dramatiques. Nous avions relaté au printemps 2006 le cas d’un lycéen saint-germanois menacé d’expulsion avant d’être régularisé, grâce au soutien actif de la Ligue des Droits de l’Homme. Au Vésinet, le tribunal administratif avait annulé en janvier 2007 l’arrêté de reconduite à la frontière d’une femme sans-papier.

Près de 2 tonnes de cuivre volées à Saint-Germain rue des Lavandières

Une blanchisserie désaffectée de Saint-Germain-en-Laye où étaient stockées près de 2 tonnes de cuivre a été pillée pendant le week-end. C’est lundi, en arrivant rue des Lavandières, que le propriétaire des lieux a découvert le vol. Les pilleurs de métaux ont cassé le cadenas de la grille pour pénétrer très tranquillement dans la cour de l’ancienne blanchisserie qui a cessé toute activité depuis une dizaine d’années.
Depuis, le bâtiment servait d’entrepôt à son propriétaire. Celui-ci avait entassé pour 1,8 t précisément de barres, serpentins et tubes dans des tonnelets de 25 l, le tout disposé sur des palettes. L’homme projetait de vendre son cuivre, les malfrats l’ont devancé.
Le propriétaire des lieux a porté plainte au commissariat de Saint-Germain-en-Laye. Sans grand espoir. « Il n’y a pas de vidéosurveillance et, en cette période de vacances, il n’y a pas un témoin », peste une source proche de l’enquête. Depuis la hausse de leurs cours, les vols de métaux non précieux se sont multipliés. Dernier exemple en date : le 21 juin, deux hommes étaient parvenus à dérober 1 t d’inox dans une entreprise de Houdan. Le 27 mai, une robinetterie d’Orgeval avait été dépouillée de 3 t de cuivre. C’était le sixième vol dans ses locaux en un an et demi. Fin juin, les gendarmes de l’office central de lutte contre la délinquance itinérante avaient interpellé un gang de voleurs de métaux implantés sur le plateau de Vernouillet. Les militaires pensaient avoir donné un coup d’arrêt à cette pratique avec l’arrestation de ces malfaiteurs chevronnés. A la lumière de ce qui s’est passé à Saint-Germain, il reste d’autres équipes en activité.
Ce terrain a été vendu à la ville de Saint-Germain-en-Laye il y a quelques mois, après un bras de fer de plusieurs années entre la mairie et les propriétaires, que la mairie avait d’ailleurs perdu, en achetant le terrain plus cher que ce qui était initialement prévu… Nous avions relaté cette histoire. Un important programme immobilier est prévu sur ce qui est un des derniers terrains disponibles à Saint-Germain.
Rappelons que le contrat de vente entre la ville et les propriétaires prévoit que ce terrain doit être dépollué avant travaux et que les frais de cette dépollution seront entièrement supportés par les finances communales. Le montant de cette dépollution n’est pas connu actuellement mais sera important.

A lire également :
Le terrain de l’ancienne blanchisserie rue des Lavandières vendu à la ville

Drame de la fête des Loges : la sécurité des manèges en question

Envoyer à un ami A la suite du dramatique accident survenu samedi 4 août à la Fête des Loges, qui a causé la mort de deux membres de la même famille, de nombreuses questions se posent désormais quant à la sécurité de ces manèges.

Dans l’Humanité du 6 août, le délégué général de la Fédération nationale des victimes d’accidents collectifs (FENVAC), Jean-Jacques Mengelle-Touya déplore le manque de sécurité.

Quelle est la réglementation concernant la sécurité autour de ces manèges ?
Jean-Jacques Mengelle-Touya. La réglementation est quasi inexistante en ce qui concerne les attractions des parcs de loisirs. Seul un article du code de la consommation (article L.221-1) permet de poursuivre les responsables des établissements ouverts au public. Une réglementation européenne (la norme EN 13814) existe, mais des problèmes de contrôle font que l’administration n’est probablement pas en mesure de l’appliquer en France. La commission de la sécurité des consommateurs (CSC) a également émis un avis suite à la série d’accidents survenus ces dernières années. Mais cet avis n’a pas force de loi.

L’accident de manège à Tournehem-sur-la-Hem (Pas-de-Calais) a fait deux blessés graves en avril dernier. Comment s’était passé le contrôle de sécurité ?
Jean-Jacques Mengelle-Touya. Une mairie, pour autoriser l’installation d’un manège, doit demander, d’une part, une attestation de conformité délivrée par de pseudo-experts, et, d’autre part, un certificat d’assurance. Pour Tournehem, un de ces « certificateurs » a donné son aval sans avoir vu l’attraction montée ! Par la suite, l’expertise a montré que le manège avait trente ans d’âge, il était atteint de corrosion à un niveau inimaginable, sans notice de montage. Le responsable à la mairie de Saint-Germain-en-Laye dit que l’installation du manège avait été bien suivie. Seule l’expertise dira la vérité.

Comment qualifieriez-vous l’attitude des mairies et des forains face aux problèmes de sécurité ?
Jean-Jacques Mengelle-Touya. Dans le cas d’une grande ville comme Saint-Germain-en-Laye, passe-t-on le temps nécessaire pour regarder avec la précision voulue l’état des machines ? S’interroge-t-on sur la capacité de résistance d’un nouveau manège ? À Tournehem, une dame de 120 kilos a été grièvement blessée. N’était-il pas possible de se demander avant si la nacelle pouvait supporter ce poids ? Les forains eux-mêmes le savaient-ils ? La fatalité n’existe pas quand il s’agit d’accidents collectifs. Mais les mairies font-elles les efforts nécessaires quand il s’agit d’organiser les fêtes ? Je crois qu’il y a un vrai problème de négligence et d’incompétence.

Entretien réalisé par Antoine Aubert (L’Humanité du 6 août 2007)

On peut effectivement s’interroger sur les raisons pour lesquelles ce type de manège n’est contrôlé que tous les 3 ans et pas chaque année par exemple. La règlementation date de 1983 alors que les manèges deviennent chaque année plus rapides, plus spectaculaires, plus sophistiqués et ont considérablement évolué depuis cette date. Les propriétaires des manèges ont-ils les compétences nécessaires pour contrôler la sécurité des appareils?

Par ailleurs, était-il indispensable de rouvrir la Fête des Loges dès dimanche après-midi ? La pression des forains a certainement été très forte mais une fermeture d’une journée n’aurait pourtant pas été indécente…

Dramatique accident de manège à la Fête des Loges : 2 morts et 2 blessés très graves

Deux personnes ont été tuées et deux autres grièvement blessées, samedi 4 août, à la Fête des Loges dans un accident de manège, le plus grave survenu dans une fête foraine pour des raisons techniques depuis plusieurs années.

L’accident, intervenu vers 18 h 50, est vraisemblablement dû à la "rupture d’un élément mécanique" de l’attraction "Booster", selon la préfecture des Yvelines. Le "Booster", d’un poids total de 28 tonnes, est un grand bras articulé tournant autour d’un axe avec, à chaque extrémité, une nacelle emportant quatre passagers (voir image ci-dessous). Il peut atteindre, selon les sources, la vitesse de 60 ou 90 km/heure et effectuer treize tours à la minute. Dans la soirée, après l’annonce de l’accident, tous les Booster de France en service ont été provisoirement interdits d’exploitation.
Selon un forain de la Fête des Loges, les deux personnes décédées se trouvaient dans une nacelle emportant quatre personnes de la même famille, installées deux par deux et dos à dos dans la nacelle où elles étaient solidement arrimées. "Le support de l’une des deux nacelles, avec quatre personnes, s’est alors ouvert et la nacelle est venue frapper le sol provoquant la mort de deux de ses passagers", a précisé ce forain.
Les victimes sont un père et son fils, âgés de 48 ans et 21 ans, originaires de Deuil-la-Barre dans le Val-d’Oise selon nos informations. Selon la préfecture des Yvelines, les personnes blessées, un oncle et le frère de 14 ans du jeune homme tué, l’ont été grièvement mais leur pronostic vital ne serait pas engagé selon Le Parisien.
Deux autres personnes, non blessées, sont restée bloquées à 36 mètres de haut dans la seconde nacelle pendant 5 heures; elles ont finalement été descendues en rappel peu avant 1 heure par les pompiers qui ont dû tronçonner la barre de sécurité les retenant dans la nacelle (photo ci-contre). La solution de l’hélitreuillage par un hélicoptère de la Sécurité civile n’a finalement pas été retenue. Un important dispositif de secours comprenant plus de 100 pompiers et quatre équipes du Service d’aide médicale urgente (Samu) a été mis en oeuvre, selon la préfecture.
D’après la propriétaire du manège, contactée brièvement hier soir par Le Parisien, le dernier contrôle technique de sécurité (CTS) avait eu lieu en 2006. Ce manège avait été acheté par elle et son mari, il y a cinq ans et aurait six ans d’âge. Au moment du drame, la propriétaire était aux commandes : « Il y a une ferraille qui a cassé, confie-t-elle, comme une déchirure. J’ai entendu le bruit, et j’ai aussitôt enclenché le frein d’urgence. » Mais le temps que le frein réagisse, il était trop tard.
Un représentant du groupe italien Fabbri, le fabricant de l’engin, était attendu dimanche sur les lieux. Selon le responsable des forains, il s’agit d’une machine "datant de trois ans" qui "a subi les vérifications de sécurité habituelles", lesquelles "n’avaient rien décelé d’anormal". L’enquête a été confiée à la police judiciaire. Il faudra plusieurs jours pour connaître les causes exactes de cet accident dramatique.

LPI
Le scénario du drame. Hier, vers 19 heures, une famille de quatre personnes prend place dans une nacelle du manège. celle-ci décroche et s’écrase sur le sol. L’autre nacelle reste à l’autre bout du bras à 36 m du sol avec deux personnes à bord.  (Image Le Parisien)

Une réunion exceptionnelle du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye a eu lieu ce matin. La municipalité a demandé une vérification de tous les manèges aujourd’hui. Selon nos informations, la Fête des Loges va rouvrir en début d’après-midi. Elle doit fermer ses portes le 19 août.

Sources :

AFP, Le Monde, Le Parisien, Photo AFP

lnsécurité routière permanente aux abords de la Fête des Loges

Chaque été, le même phénomène se produit durant la Fête des Loges dans la forêt de Saint-Germain.
Tous les soirs durant des heures, des centaines de badauds quittent ou rejoignent leur véhicule garé sur la N184, cette route très fréquentée, y compris par les poids lourds, et non éclairée, dont nous parlons régulièrement. Et on assiste à ce spectacle effarant de personnes marchant avec leurs enfants sur la route la plus dangereuse des Yvelines, parfois avec des poussettes, traversant la route hors des passages piétons dans la pénombre, de voitures « pilant » car ayant aperçu une place à la dernière seconde, d’autres faisant demi-tour en pleine voie, d’ouvertures de portes sans précaution, sans compter les piétons éméchés, etc etc…
Sur cette image ci-contre, qui montre la N184 en provenance de Conflans (la Fête des Loges se devine en haut à  droite), on aperçoit les voitures stationnées le long de la route. Cette file de voiture se prolonge sur plusieurs centaines de mètres de chaque côté de la route et bien au delà de la Fête.

Nous alertons depuis des années sur cette situation anarchique qui conduira un jour ou l’autre à un épouvantable drame estival.
Il n’y a pas de panneaux de limitation de vitesse avant le carrefour des Loges, que ce soit en provenance de Saint-Germain ou Conflans, mais bizarrement il y en a après… Et les panneaux qui mentionnent la Fête en amont sont situés sur le coté gauche de la route, quasi invisibles.

Quelques mesures de bon sens et peu coûteuses pourraient contribuer à limiter les risques:
– des panneaux très en amont limitant la vitesse à 70 km/h puis à 50 aux abords de la fête.
– des barrières métalliques ou des plots en plastiques empêchant de se garer le long de la N184.
– la présence sue ce carrefour de la police municipale et de la brigade de nuit (qui trouverait là une réelle utilité) pour canaliser les flots de piétons et leur faire respecter les consignes de sécurité.
– baisser le prix du parking payant qui est actuellement particulièrement dissuasif (4.50 euros!) et améliorer sa signalétique.

Chaque année jusqu’au 15 août, des centaines de vie sont mises quotidiennement en danger à cet endroit. Nous réclamons de vraies mesures de sécurité routière avant un nouveau drame sur la Nationale 184.