SIDRU (3) : déclaration contestable du président du SIDRU

En juillet dernier nous avions décrit deux aspects de la gestion calamiteuse du syndicat qui traite nos ordures (le Sidru). D’une part l’usine Azalys, surdimensionnée et mal conçue, coûte très chère (voir article 1). D’autre part, l’analyse de la dette révèle des opérations spéculatives très risquées (voir article 2).

Suite à ces révélations le président du Sidru (Emmanuel Lamy, également maire de Saint-Germain-en-Laye) a écrit dans le journal municipal (Journal de Saint-Germain, 6 juillet 2007, page 16) :

Quelques remarques à propos de cette réponse :

  • La première phrase ne dit pas grand-chose, sauf que le Président du Sidru semble diluer sa responsabilité en évoquant l’unanimité des 15 communes.

  • La dernière phrase « Ces opérations, bien sécurisées, lui ont rapporté à ce jour plus de 3 millions d’euros. » est plus contestable. Les opérations dont nous avons eu copie sont au contraire très risquées et leur résultat global est actuellement négatif de plusieurs millions d’euros.

Autre élément nouveau : nous avons eu copie cet été de confirmations de contrats qui manquaient parmi les documents fournis par le président du Sidru. A cette occasion nous avons découvert qu’au swap dont nous parlions dans l’article de juillet a été ajoutée une autre opération qui compense en partie le risque pris sur le swap initial. Par cette opération, le Sidru prend sa perte sur la spéculation sur les taux d’intérêt, mais spécule maintenant sur les taux de change euro/dollar et euro/franc suisse !

En annexe de cet article vous trouverez notre analyse des deux swaps qui ont été mis en place fin 2005 et début 2006 pour spéculer sur la forme de la courbe des taux euros.

Ces opérations cumulent des erreurs graves qui révèlent une méconnaissance des risques encourus et un goût du risque incompatibles avec la gestion d’un syndicat intercommunal :

  • Gain à court terme, équivalent à une dette cachée

  • Concentration des risques sur une seule formule (de 2005 à fév. 2007)

  • Effet de levier très important

  • Vente d’options à découvert, sans limite de perte (à partir de 2007)

  • Perte de 2005 à 2007 comprise entre 6 et 12 millions d’euros

Nous jugeons ces décisions suffisamment graves pour alerter tous les membres du Sidru. A notre avis il est urgent de suspendre l’autorisation de traiter qui a été accordée au président du Sidru, d’établir un audit contradictoire des pertes et de clore au mieux les opérations spéculatives encore en vie.


 

Annexe ‘technique’ : Evaluation de la perte subie sur les swaps à formule impliquant la courbe des taux euros

 

Dans cet article, revenons sur le swap présenté dans l’article n°2 et évaluons le gain ou la perte fait par le Sidru sur cette seule opération, entre janvier 2006 et juin 2007. Nous reviendrons en conclusion sur la liste exhaustive des opérations dont nous avons connaissance à ce jour.

  Rappelons brièvement les données principales de cette opération (pour plus de détails, voir l’article précédent de cette série) :

  • Dans ce swap, le Sidru reçoit de Natixis un taux de 5,92 % de décembre 2005 à décembre 2018.

  • En contrepartie, le Sidru paye à Natixis un taux de 2,40 % de décembre 2005 à décembre 2008, puis selon la formule suivante : 14,40 % – 10 x (taux 30 ans – taux 2 ans), avec un minimum de 2,40 % et un maximum de 14,40 %.

  • Tous les paiements sont semi annuels et s’appliquent à un montant de principal amorti, initialement de 32,492 millions d’euro.

Ce swap dégage dans les trois premières années un gain sans risque pour le Sidru égal à la différence des deux taux, soit 5,92 % – 2,40 % = 3,52 %. La somme de ces montants est égale à 3 309 750 euros.

Après le 1er janvier 2009, les montants dépendent des taux fixés à des dates futures. Ils sont donc inconnus à ce jour. On peut cependant se livrer à quelques calculs de manière à estimer la valeur nette de tous les flux :

  1. Tout d’abord utilisons une méthode simple, dite de cristallisation, qui suppose que la courbe des taux euro reste au même niveau qu’à la date de calcul. La formule du taux à payer donne, avec les taux du 24 septembre 2007 : 14,40 % – 10 x (4,73 % – 4,47 %) = 10,98 %. En retranchant le taux reçu, on obtient une perte de 10,98 % – 5,92 % = 5,06 %. La somme des montants correspondants est de -10 500 000 euros. Il faut cependant se garder de comparer ce dernier montant au gain de 3,3 millions d’euros, car ces sommes sont payées à des dates différentes. On peut par contre actualiser tous les montants en date d’aujourd’hui. Selon cette méthode le Sidru aurait perdu 4,9 millions d’euros dans cette seule opération.

  2. Enfin, pour ceux qui sont familiers des méthodes de valorisation d’options, ajoutons qu’une hypothèse de spread gaussien centré sur le niveau du 12 juin 2007 donne une perte nette de 3,75 millions d’euros.

Remarques :

  • L’opération a été compensée (pour les 2/3 du principal initial) par un swap dont une jambe est exactement opposée à la formule précédente. Donc à partir de juin 2007 le Sidru a un engagement de recevoir un montant calculé par la formule précédente de Depfa et de le payer à Natixis.

  • Une précision sur notre article précédent : Ce swap a été conclu en janvier 2006, et non en septembre 2005, après une décision de principe du conseil syndical qui, elle, a bien été prise en septembre 2005.

Pour conclure cet article, voici la liste des opérations spéculatives exécutées par le Sidru :

  • Swap expliqué ci-dessus, remplacé pour les 2/3 de son montant par une formule faisant intervenir une vente implicite d’options de change sur la différence euro/dollar – euro/franc suisse. Il s’agit encore une fois d’une opération très spéculative et avec effet de levier, mais cette fois sans limite de perte.

  • Swap similaire avec une jambe fixe reçue de 5,10 % contre une formule de 12,42 % – 10 x (taux 20 ans – taux 2 ans), avec un minimum de 0 % et un maximum de 12,42 %. Cette opération a été renégociée fin janvier 2007. A cette date la formule à payer valait 9,68 % et la perte nette s’élevait à 4,9 millions d’euros par la méthode de cristallisation, et 2,95 millions d’euros par la méthode du spread gaussien.

  • La nouvelle opération qui a pris la suite de ce dernier swap est, là aussi, encore plus exotique et risquée : ce swap contient en effet des ventes d’option de change à barrière euro contre franc suisse. Le taux à payer peut facilement atteindre 30 % et n’est pas borné supérieurement.

Municipales 2008 : les Socialistes Saint-Germanois investissent Pascal Lévêque

Réunis le 25 septembre, les Socialistes Saint-Germanois ont élu Pascal Lévêque pour mener la liste socialiste aux prochaines élections municipales des 9 et 16 mars 2008.
Pascal est âgé de 49 ans et diplômé de l’université Paris IX Dauphine. Il est directeur général d’un organisme de formation pour adultes. Très impliqué dans la vie associative, il est le président d’honneur d’une importante association locale oeuvrant pour la défense des Droits de l’Homme et secrétaire général d’une association internationale dans le domaine de la Francophonie.
Membre du Parti socialiste depuis plusieurs années, Pascal a aussi une expérience concrète de la gestion d’une commune puisqu’il a été maire-adjoint d’une ville de 10.000 habitants dans les Yvelines.
Nous aurons bien sûr l’occasion de le présenter de façon plus complète pendant la campagne électorale, ainsi que notre programme pour Saint-Germain.

Station d’épuration d’Achères : réunion publique le 27 septembre à Saint-Germain

Le grand débat public sur la refonte de la station d’épuration d’Achères débute véritablement le jeudi 27 septembre à Saint-Germain-en-Laye. Pour prendre connaissance du projet et participer au débat, une réunion publique aura lieu ce jeudi à partir de 20h30 à la salle Jacques Tati (12 bis rue Danès de Montardat).

Ce débat se déroulera jusqu’au 21 décembre. Notre précédent article sur ce sujet précise les grands enjeux du débat.
Le site du débat sera régulièrement enrichi des contributions des participants. Un blog a été ouvert à cette adresse http://blog.debatpublic-seineaval.org/.
En tout, quinze réunions publiques seront organisées à Saint-Germain, Conflans, Cergy, Herblay, Nanterre, Rouen, Paris, La Frette sur Seine, Achères, Roissy, et Maisons-Laffitte. La clôture du débat aura lieu le mercredi 19 décembre à 20h à Saint-Germain-en-Laye.

Plus de détails :
Le site du débat
Le calendrier des réunions publiques

Interpellation mouvementée hier à Saint-Germain

  Hier lundi, peu après 12h00, une jeune femme noire, vraisemblablement mineure, se trouvait en sanglots à l’angle des rues Alexandre Dumas et Giraud Teulon, entourée de 5 policiers.   Une passante a été apostrophée par le chef du groupe de policiers. Voici son témoignage :     « Alors que j’arrivais en vélo à l’angle des rues Alexandre Dumas et Giraud Teulon, tout près du Lycée Jeanne d’Albret, je me suis faite apostrophée par le chef d’un groupe de 5 agents de police juste au moment où ils embarquaient une jeune adolescente noire. Mon simple arrêt a suscité les hurlements du chef qui m’a ordonné de – je cite - « dégager » et m’a menacée de m’ « embarquer » à mon tour si je ne repartais pas toute suite. Alors que je m’éloignais lentement, il s’est rapproché de moi en continuant à hurler et à faire des grands gestes. Une dame qui était présente était stupéfaite. Je voudrais savoir si dans cette ville où on m’a dit qu’il fait bon vivre, la liberté de circulation avait disparu et quand cela a été décidé ? Ce n’est pas la première fois que je suis témoin de menaces verbales que la police adresse aux passants lorsqu’ils ont « la malchance » de constater la brutalité qu’elle exerce sur les interpellés lors des contrôles. Jusqu’où nous mènera cette politique de rafle qui est en cours ?« 

Que s’est-il passé vers midi à Saint-Germain ? La jeune femme qui a été interpellée était-elle sans papiers ? Pourquoi cette réaction brutale de la police?   Voilà où nous mène la politique de Nicolas Sarkozy : faire du chiffre à tout prix, quitte à transgresser les valeurs qui font de la France une démocratie.   Ces derniers mois, quatre étrangers ont été blessés gravement ou sont morts en fuyant les policiers. Voici maintenant un autre symptome de l’état policier voulu par ce gouvernement : cette passante qui nous a envoyé son témoignage ne souhaite pas communiquer son identité, craignant des représailles.
Si vous avez d’autres informations ou si vous connaissez la personne interpellée, contactez-nous à cette adresse ps.saintgermain@gmail.com

Jacques Masdeu-Arus et Pierre Bédier seront rejugés début avril

Jacques Masdeu-Arus, député-maire UMP de Poissy et Pierre Bédier, député UMP de Mantes-la-Jolie et président du conseil général des Yvelines, seront rejugés les 2, 3 et 4 avril par la Cour d’appel de Paris.
Le tribunal correctionnel de Paris les avait condamnés tous les deux, ainsi que Gilles Forray, conseiller général UMP et premier adjoint au maire de Poissy, le 12 décembre dernier pour « corruption passive et recel d’abus de biens sociaux« .
Pierre Bédier a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et six ans d’inégibilité. Jacques Masdeu-Arus a été condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis, 150 000 euros d’amende et dix ans d’inégibilité. Gilles Forray avait lui été condamné à 3 ans de prison avec sursis, 150 000 euros d’amende et dix ans d’inégibilité.
Les deux députés avaient fait appel de cette décision, ce qui a suspendu leur condamnation et leur a permis de se représenter aux élections législatives en juin 2007, où ils ont été réélus.
Dans cette affaire qui avait produit un petit séisme politique local, des documents avaient curieusement disparu du pôle financier en début 2007. A cette époque, on craignait que cela repousse la date du procès en appel.
De manière fort opportune, la Cour d’appel vient de fixer le procès en appel juste après les élections municipales et cantonales, fixées au 9 et 16 mars… Jacques Masdeu-Arus se représente comme maire de Poissy et Pierre Bédier comme président du conseil général. Un procès et une éventuelle condamnation en pleine campagne auraient sans doute fait mauvais genre…

Plus de détails :
Jacques Masdeu-Arus et Pierre Bédier lourdement condamnés !
Lourdes réquisitions dans le procès Bédier
Affaire Bédier : des documents disparaissent

Associations à Saint-Germain : c’est la rentrée aussi !

Depuis début septembre, notre groupe municipal n’a plus le droit de s’exprimer dans le Journal de Saint-Germain jusqu’aux prochaines élections municipales de mars 2008 en raison de la campagne électorale. Nous regrettons cette position du maire de Saint-Germain qui pénalise fortement l’opposition à l’approche d’une échéance locale majeure; car la majorité municipale, continue, elle, à présenter aux Saint-Germanois ses réalisations par le biais du Journal de Saint-Germain, qui continue sa traditionnelle parution bimestrielle. Seul l’éditorial du maire a disparu… La suppression des tribunes libres, pourtant lu attentivement par les Saint-germanois, n’a été annoncée que dans un très petit encart page 3.

Mise à jour 22 septembre : dans le dernier Journal de Saint-Germain, le maire ne mentionne même plus l’absence des tribunes libres…!

Nous vous proposons désormais de découvrir tous les quinze jours sur notre blog la tribune libre que vous auriez dû lire dans le Journal de Saint-Germain. Aujourd’hui un article consacré à la politique associative. 


 
Forum des sports de début septembre, forum des associations du 22 septembre, reviennent chaque année à la même époque après la rentrée scolaire : c’est l’occasion, pour les petits mais aussi pour les grands, de choisir (ou de renouveler !) son inscription à une association.
 
Sport, culture, solidarité : Saint-Germain, ville associative  
Avec plus de 260 associations, Saint-Germain n’est pas en reste : art, culture, droits de l’homme, environnement, handicapés, jumelage, musique, parents d’élèves, sport, théâtre…
Le très large choix d’activités proposé à Saint-Germain permet à chacun de trouver le chemin de son épanouissement associatif.
C’est d’ailleurs très naturellement que les nouveaux arrivants à Saint-Germain viennent, chaque année, se joindre aux anciens au forum des associations pour se renseigner sur les activités proposées : quoi de mieux, pour s’intégrer dans une ville, que de se tourner vers les associations qui la font vivre ?  En effet, au-delà d’une contribution essentielle à l’animation de la commune, les associations participent au rayonnement de Saint-Germain et à la construction de l’identité de notre ville, à côté des services publics et des entreprises.
  Côté sport : des infrastructures à améliorer    Dans le domaine sportif, de nombreuses infrastructures accompagnent ce mouvement associatif. Pour autant, le soutien louable de la commune au mouvement sportif ne doit pas s’assoupir : dans une ville en perpétuel mouvement, de nombreuses actions sont encore à engager !   Ainsi, nous, socialistes de Saint-Germain-en-Laye, appelons de nos vœux depuis longtemps un développement des infrastructures. C’est déjà grâce à l’action soutenue de nos élus que le stade de la colline au Bel-Air avait pu voir le jour en 1998, et qu’il bénéficie aujourd’hui d’une couverture synthétique offrant une utilisation optimale de ses différents équipements. Pourtant, malgré la création de ce stade, la capacité d’accueil de nos stades (avec celui des Loges) apparaît encore insuffisante, puisque l’offre semble encore trop souvent inférieure à la demande. Et nous ne considérons pas comme efficace la solution consistant à grillager les stades pour déclarer le problème résolu !   Par ailleurs, il est temps d’élargir l’accessibilité des équipements sportifs en rendant utilisables ces équipements par tous types de populations. Handicapés et valides, champions et débutants, jeunes et anciens ; tous doivent trouver la possibilité de pratiquer. Cette politique pourrait passer, par exemple, par une coopération intercommunale permettant une mutualisation des investissements – et ainsi un accès du plus grand nombre à ces structures spécifiques.   Soutenir les initiatives des associations Saint-Germanoises   Nous croyons aussi que la création culturelle doit être soutenue par la municipalité en réservant aux associations de véritables lieux d’expression à destination du grand public.  
Naturellement, l’accès des associations aux différentes salles de la ville doit être favorisé afin de faciliter le fonctionnement normal de ces dernières. Au delà de ce rôle facilitateur, nous pensons qu’il faut soutenir l’expression de ces associations en leur offrant une véritable place dans un media connu de tous les Saint-Germanois : le Journal de Saint-Germain. En créant un cahier spécial « journal des associations », en encart dans le JSG, les associations pourraient en effet toucher le plus grand nombre.
Cela leur permettrait de mieux communiquer sur leurs manifestations sportives et culturelles, avec un contenu éditorial qu’elles détermineront librement.   Nous pensons également qu’il est nécessaire de revoir les critères d’entrée au sein de la Maison des Associations de Saint-Germain et de rediscuter des tarifs de location de salles pratiqués.   Par ailleurs et enfin, il nous semble que la municipalité doit élargir son soutien aux expressions artistiques nouvelles : ainsi, comme cela a été le cas l’an dernier avec une proposition faite en mairie, si un projet de spectacle mensuel nous avait été proposé par une association de jeunes Saint-Germanois imaginatifs et audacieux ayant déjà fait la preuve de leur talent sur les scènes parisiennes, nous aurions préféré – pour notre part – soutenir et accompagner le projet, plutôt que de les décourager sans rien essayer.   Car c’est ainsi que nous concevons le rôle de la commune auprès des associations : d’abord, encourager les initiatives associatives, ensuite, les accompagner autant qu’il est possible.
                                                                                                                         Pascal Lévêque

A lire aussi :
Notre précédente tribune libre consacrée à l’école à Saint-Germain

Bientôt un radar nouvelle génération au carrefour de l’Ermitage entre Saint-Germain et Le Pecq

Une première dans les Yvelines. Le radar automatique nouvelle génération en cours d’installation à la frontière de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq, sur la N 13, sera fixé… au sommet d’un mât ! Ce sera le deuxième appareil de ce type en France. Le premier est implanté dans une rue de Paris [cf ci-contre]. Ce système doit considérablement réduire les risques de détérioration qui menacent les cabines classiques, posées au ras du sol.
L’engin dernier cri sera planté à l’entrée de la ville du Pecq peu avant la rue du Général-Leclerc dans le sens province-Paris dans une zone limitée à 50 km/h. A cet endroit, le trafic moyen journalier avoisine les 55 000 véhicules. « Il s’agit d’un carrefour particulièrement dangereux puisque la bretelle de Saint-Germain-en-Laye rejoint la N 13 à cette intersection, souligne Alain Gournac, le sénateur-maire UMP du Pecq. Les véhicules roulent très souvent à vive allure, les automobilistes s’imaginent être sur une autoroute alors qu’ils sont en agglomération. Du coup des accidents s’y produisent régulièrement. »
« Perchée sur un mât à trois mètres de hauteur »
Cette machine ne devrait pas être vandalisée comme celle de Rolleboise et de Mantes-la-Ville où les cabines fixées sur le bas-côté de la chaussée ont été volontairement abîmées ces derniers mois. Le plus souvent l’appareil est incendié ou les vitres sont endommagées afin d’interrompre son fonctionnement. Ces radars de nouvelle génération devraient être inviolables. « En plaçant le boîtier hors de portée des malfaiteurs, le risque de destruction est fortement réduit, indique-t-on à Direction départementale de l’équipement et de l’agriculture (DDEA). La petite cabine sera perchée sur un mât à trois mètres de hauteur. »
Pour l’heure ni le pylône ni l’engin n’ont encore été mis en place. Seuls les travaux préparatoires, notamment les câblages d’alimentation électrique et les fondations en béton, ont été réalisés. La date de mise en service n’est pas encore définie. Les services de la sécurité routière doivent obtenir une homologation avant de l’implanter. « Si le premier radar sur mât a été posé dans une rue de Paris, celui-ci sera en bordure d’une voie rapide, indique un technicien. Il faut donc tester la résistance du pylône car si un véhicule le percute, le choc pourrait entraîner la chute de la cabine. »

 

Source : Le Parisien du 17 septembre

Les manèges Booster ont un défaut de conception

Suite au dramatique accident à la Fête des Loges du 4 août ayant entrainé la mort de deux personnes de la même famille, les 11 manèges de type Booster exploités en France ont été expertisés. La note d’expertise montre que huit d’entre eux présentent un « défaut de conception« .
Quatre présentent une défaillance visible au niveau du bras de la nacelle, c’est à dire au niveau de la pièce dont la rupture avait provoqué l’accident de la Fête des Loges. Les quatre autres manèges en cause ne présentent pas de défaut apparent mais souffriraient toutefois d‘une « conception insuffisante », selon cette note. Les experts ont souligné la nécessité de remplacer le bras de nacelle des huit boosters étudiés « par mesure de précaution ».
Si la défaillance est réellement visible sur quatre de ces manèges comme le soulignent les experts, on peut légitimement s’interroger, comme d’autres, sur le sérieux des contrôles et de la réglementation. Visiblement, de grands progrès sont à faire de ce côté-là, si les grandes fêtes foraines veulent garder la confiance des visiteurs.

A lire aussi :
Dramatique accident de manège à la Fête des Loges
Drame de la Fête des Loges : la sécurité des manèges en question

Le musée national d’archéologie de Saint-Germain bientôt gratuit ?

Le gouvernement devrait annoncer cette semaine que certains musées nationaux seront rendus gratuit à partir du 1er janvier 2008, à titre d’essai pour un semestre.
Selon Le Figaro du 12 septembre, devraient figurer dans la liste de ces musées, le musée national d’archéologie de Saint-Germain-en-Laye, aux côtés, entre autres, du Musée Guimet des arts asiatiques (Paris), celui du Moyen-Age dans l’abbaye de Cluny (Paris), le  Musée national de la Renaissance (chateau d’Ecouen),  le Palais Jacques Coeur (Bourges) et le musée de la Porcelaine (Limoges).
La gratuité pourra se décliner de plusieurs façons et en fonction des spécificités de chacune des institutions concernées : gratuité totale, gratuité ponctuelle, gratuité élargie à des tranches d’âge qui n’y avaient pas accès, etc. Très probablement, la tranche d’âge 18-25 ans bénéficiera de cette gratuité.
L’Etat s’est engagé à compenser la perte de revenus pour les musées.

Le site du musée d’archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye)

Débat public sur l’avenir de la station d’épuration d’Achères

À partir du 10 septembre, un grand débat public donnera l’occasion de s’exprimer sur le projet de refonte de la station d’épuration située à Achères. Rappelons qu’il s’agit de la deuxième plus grande station d’épuration au monde, derrière celle de Chicago, et la plus ancienne de la région parisienne (elle a été créée en 1940).

Le Parti socialiste de Saint-Germain aura l’occasion de s’exprimer lors de ce débat organisé sur le modèle de celui de l’A104 ; nous y reviendrons sur ce blog. Nous espérons que ce débat sera plus juste que celui de l’A104 et qu’il tiendra réellement compte des avis des participants.

La participation à ce débat public sera donc très importante pour tous ceux et toutes celles que leur environnement préoccupe.

Sur quoi va porter le débat?


  Le projet de refonte de la station d’épuration Seine aval, située à Achères, proposé par le Syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) vise à mettre la station en conformité avec la Directive européenne cadre sur l’eau en reconstruisant ou en fiabilisant les unités existantes.

Les 10 principales questions du débat

Conformément au cadre fixé par la Commission nationale du débat public (CNDP), il portera à la fois sur l’opportunité du projet, sur ses objectifs et caractéristiques.

La CPDP vous propose aujourd’hui de débattre sur ces 10 principales questions : 

L’opportunité du projet

  • Faut-il traiter 1,5 million de m3 par jour à la station d’épuration Seine aval à l’horizon 2015 et au-delà ? Ou faut-il répartir de façon plus équilibrée le traitement des eaux usées en Ile de France ? Faut-il construire de nouvelles stations d’épuration ?
    Faut-il concentrer sur Seine aval une part significative des investissements franciliens ?
  • Au regard des contraintes réglementaires et des résultats actuels de Seine aval, faut-il refondre cette station d’épuration ou procéder à une rénovation progressive ?
  • Existe-t-il des actions alternatives ou complémentaires à entreprendre au niveau des usagers, particuliers ou professionnels, du réseau d’assainissement ou de la station d’épuration Seine aval pour une dépollution des eaux plus efficace. Qu’est-il prévu dans le schéma d’assainissement francilien notamment pour le traitement des eaux pluviales ?
    Comment sont prises les décisions en matière d’assainissement en Ile de France ? Comment informer les Franciliens et les associer aux choix?

    Les objectifs et les caractéristiques
  • Les objectifs du projet de refonte de la station Seine aval répondent-ils aux attentes et besoins de la population ? Comment se situent-t-ils par rapport aux résultats des autres stations d’épuration notamment franciliennes ?
  • Sont-ils réalisables et cohérents en termes de qualité des rejets en Seine, de limitation des nuisances et des risques et d’intégration des principes du développement durable ? Anticipent-ils l’avenir : les polluants émergeants, le changement climatique ou encore l’évolution de la population d’Ile de France ?
  • Une réflexion sur un réaménagement global de la plaine d’Achères est-elle nécessaire ? Quel réemploi des terrains libérés ? Quelle intégration paysagère de l’usine après refonte ?
  • Quelle(s) filière(s) de valorisation pour les boues produites par Seine-aval ?
  • Quel est le coût du projet ? Quel va être son phasage ? Comment va-t-il être financé ? Plus généralement, quel va être l’impact de la construction ou de la rénovation de l’ensemble des ouvrages prévus au schéma d’assainissement sur le prix de l’eau en Ile de France ?
  • Quelles modalités de concertation et de communication avec les riverains et leurs élus ? Quel suivi du chantier puis des résultats de l’usine ? Quel suivi de l’impact sanitaire potentiel de l’usine ?

Le déroulement du débat


Après une réunion de lancement le 27 septembre à Saint Germain-en-Laye à la salle Jacques Tati à 20h30, le débat sera organisé autour de trois phases de réunions publiques :
  • cinq auditions publiques au mois d’octobre, pour connaître les attentes des différents acteurs : riverains, usagers et acteurs de l’assainissement francilien, acteurs de l’épandage agricole des boues, usagers et acteurs de l’estuaire de la Seine, jusqu’à son estuaire.
  • cinq réunions thématiques au mois de novembre, pour comprendre et explorer les possibles,
  • trois réunions de synthèse au mois de décembre pour évaluer les projets proposés.

La réunion de clôture aura lieu le 19 décembre 2007 à Saint-Germain-en-Laye.

Source : www.debatpublic-seineaval.org/debat/debat-de-la-CPDP.html

Plus d’informations :
Le site du débat (qui s’enrichira au fur et à mesure de l’avancée du débat)
Le calendrier des réunions publiques
Le blog du PS d’Achères