Fête des Loges : un piéton meurt percuté par une voiture

Depuis des années, nous réclamons l’interdiction du stationnement le long de la N184 pendant la Fête des Loges, en raison du caractère extrêmement dangereux de la cohabitation véhicules/piétons sur cet axe déjà le plus accidentogène des Yvelines (pour rappel, un jeune saint-germanois de 21 ans résidant au Bel-Air est mort le 17 juin 2008 lors d’une collision frontale avec un camion-grue).
Nous avons consacré en août 2007 à ce problème un article intitulé « Insécurité routière permanente aux abords de la Fête des Loges » pour dénoncer le stationnement anarchique pendant  la Fête et pour proposer des solutions alternatives. Les piétons traversent en effet n’importe où, parfois avec des poussettes, dans la plus totale obscurité la nuit, les voitures et camions arrivent très vite, des voitures font demi-tour en pleine voie car le conducteur a aperçu une place libre, etc… L’image ci-dessus montre bien le stationnement des véhicules le long de la N184 pendant la Fête des Loges (qu’on devine en haut à droite).
Nous demandions également la gratuité des parkings (d’un prix dissuassif de 4.50€ jusque-là) situés sur l’avenue des Loges, route beaucoup moins fréquentée. On nous a souvent répondu que cela coûterait trop cher, que ce n’était pas possible, etc…
Ces mesures ont été mises en place cette année par la municipalité.
Le Journal de Saint-Germain du 20 juin 2008 annonce que « par mesure de sécurité, le stationnement en bordure de la RN 184 à proximité de l’entrée principale de la Fête sera interdit compte tenu de sa dangerosité. Les automobilistes seront invités à se diriger vers les parkings ouverts de part et d’autre de l’avenue des Loges où le stationnement sera désormais gratuit« . Les parkings gratuits seront surveillés par des maitres chiens.

Hélas, au 2e jour de l’ouverture de la Fête des Loges, celle-ci est une nouvelle fois endeuillée. Après le dramatique accident du manège Booster l’année dernière, un jeune homme de 18 ans résidant à Carrières-sous-Poissy qui rentrait chez lui à pied de la Fête des Loges, a été fauché dans la nuit de vendredi à samedi vers 2h00 par un automobiliste. Percutée par l’arrière, la victime a été projetée à une soixantaine de mètres et est décédée sur le coup. L’automobiliste, qui s’est arrêté tout de suite, a indiqué aux policiers «ne pas avoir vu le piéton dans une zone faiblement éclairée».  Il a été placé en garde à vue au commissariat de Saint-Germain-en-Laye. (Source Le Parisien).

Les mesures de sécurité de bon sens mises en place cette année par la municipalité ne sont malheureusement pas du tout respectées par les visiteurs. Nous avons pu le constater nous-mêmes hier samedi en fin d’après-midi,  quelques heures après le drame, comme en attestent nos photos ci-contre. S’il y a bien des panneaux « arrêt interdit » tout le long de la N184, l’indication que le parking sur l’avenue des Loges est gratuit n’est hélas visible qu’au carrefour des Loges, pas en amont. Et aucun élément matériel (plot ou barrière) n’empêchede se garer le long de la N184. De même, aucun éclairage n’assure la sécurité des piétons.

Il semble indispensable de mobiliser la police municipale et la brigade de nuit pour faire respecter ces décisions municipales. Pour éviter de nouveaux drames.

A lire aussi :
Insécurité routière permanente aux abords de la Fête des Loges
Dramatique accident de manège à la Fête des Loges
Tous nos articles sur la N184
Photos de l’auteur

Le président du SIDRU s’exprime dans notre blog !

Nous avons consacré depuis un an une dizaine d’articles au SIDRU, le syndicat intercommunal qui gère les ordures de 15 communes, dont Saint-Germain. Vous pouvez retrouver ces articles dans notre dossier SIDRU.
A l’évidence, nous avons une différence d’appréciation quant à la gestion de la dette du SIDRU, que nous jugeons spéculative et particulièrement risquée. Le président du SIDRU, M. Lamy, également maire UMP de Saint-Germain, ne partage évidemment pas notre analyse.
Le président du SIDRU a écrit le 16 juin à Pascal Lévêque, tête de liste du Groupe d’opposition de gauche au conseil municipal, pour apporter à notre groupe « quelques commentaires » suite à notre dernier article sur le SIDRU. A la fin de cette lettre, M. Lamy a ajouté une phrase manuscrite inattendue : « J’espère que cette mise au point sera diffusée sur votre blog« .

C’est bien volontiers que nous mettons cette lettre à disposition de nos lecteurs pour approfondir le sujet. Il vous suffit de la télécharger en cliquant sur ce lien ou sur l’image (2 pages, format pdf, 560 ko).
Notre blog est un lieu de débats et d’informations. Les commentaires sont libres pourvu qu’ils respectent les règles élémentaires de courtoisie et de respect des personnes. Si M. Lamy souhaite à l’avenir réagir à nos propos (sur ce sujet ou sur un autre), il a tout loisir de publier un commentaire comme n’importe quel lecteur.

Une réunion du comité exécutif du SIDRU avait lieu jeudi 19 juin au cours de laquelle les comptes administratifs 2007 ont été votés, mais avec une abstention. En effet, un représentant de Poissy a fait remarquer que la valeur des opérations financières conclues par le SIDRU (swaps) n’apparaissait pas dans le dossier, alors que cette disposition avait été approuvée à l’unanimité lors de la réunion précédente fin mai. Il a réitéré sa demande de disposer de cette information. Le président du SIDRU, Emmanuel Lamy, a répondu que ce document serait élaboré avec une analyse de risque et diffusé aux membres du Comité, probablement à la rentrée. Nous sommes étonnés de ce délai très long, alors que ces valeurs de marché sont calculées quotidiennement par les deux banques avec lesquelles le SIDRU a traité ces opérations. Cette demande est courante et très similaire à l’envoi d’un relevé de compte titre. On ne peut qu’être surpris qu’il faille plusieurs mois pour faire suivre cette information aux membres du Comité. Le président du SIDRU serait-il gêné par ces valeurs de marché… ?

A lire également :
Notre dossier SIDRU
Le compte-rendu de la réunion du 29 mai
2 vidéos pour comprendre le dossier
Le SIDRU, c’est quoi ?

Conseil municipal du 5 juin 2008 (3) : zoom sur le compte administratif 2007

Troisième et dernière partie du compte-rendu du conseil municipal de Saint-Germain du 5 juin 2008.
Après l’article consacré à la dissolution de la caisse des écoles, puis celui sur l’instauration d’un service minimum en cas de grève des enseignants, voici quelques éléments sur le compte administratif 2007, qui permet de juger du bilan financier de la gestion de la ville.

Le compte administratif par définition rapproche les prévisions ou autorisations inscrites au budget avec les réalisations effectives en dépenses et en recettes, et présente les résultats comptables de l’exercice.
Les recettes des activités culturelles sur l’année 2007 sont nettement inférieures au budget (-10%) et sont même en régression par rapport à 2006. Avec le tassement de la taxe profesionnelle, c’est un fait qu’il faudra particulièrement suivre sur les exercices 2008 et 2009  En effet, cette baisse de l’activité économique et de la fréquentation des manifestations culturelles reflète le manque de dynamisme de notre ville.
Il est également  intéressant de voir que toutes les remarques que la Gauche a exprimées concernant les investissements, la fiscalité et la politique d’emprunts, se retrouvent dans un excellent article  paru dans Le Point en avril dernier (cf cet article de notre blog) où le Directeur de Public Evaluation System, une agence privée de notations des collectivités territoriales, analyse les comptes de Saint-Germain-en-Laye. On y retrouve nos critiques de fond, à savoir un niveau de dépenses d’équipements limitées et une fiscalité en question. Extrait de ce rapport : « en choisissant de limiter au minimum le recours à de nouveaux emprunts, le financement important d’équipements lourds ne peut être que ponctuel. Cette contrainte hypothèque le maintien des taux d’imposition à des niveaux particulièrement bas. Malgré la limitation des dépenses de fonctionnement, la fiscalité ne représente qu’un tiers des recettes de fonctionnement. Tout nouvel effort d’équipements ne pourra faire l’économie d’une réflexion sur la fiscalité locale. Face à des investissements orientés « développement durable », la ville devra soit augmenter les impôts, soit recourir à l’endettement».
Un choix devra donc prochainement être fait par la majorité municipale si elle souhaite maintenir le niveau de services rendus aux saint-germanois.

Cet article a également été publié dans la tribune libre de l’opposition dans le Journal de Saint-Germain du 20 juin 2008.

A lire aussi :
Conseil municipal du 5 juin (1) : Dissolution de la Caisse des Ecoles
Conseil municipal du 5 juin (2) : Instauration d’un service minimum en cas de grève des enseignants
Manque de sérénité au conseil municipal de Saint-Germain
Tous nos comptes-rendus de conseils municipaux

La directive la plus liberticide de l’histoire de l’Union Européenne

Communiqué officiel du Parti socialiste suite à l’adoption par la majorité de droite du Parlement européeen de la directive « Retours ».

En adoptant la directive « Retours » sous la pression d’une majorité des Etats membres, la droite européenne vient d’entacher la réputation du Parlement européen.

Le Parlement européen a été pour l’essentiel de son histoire un parlement de défense des droits de l’Homme et des Libertés. Il est même un exemple dans le monde pour cela. Sa majorité conservatrice vient de lui faire renoncer à ce rôle concernant les étrangers en adoptant la directive la plus liberticide de l’Histoire de l’Union européenne qui autorise une rétention de 18 mois pour des étrangers qui n’ont commis aucun crime, du seul fait d’une situation irrégulière au regard du séjour.

Cette directive autorise également les expulsions de mineurs non accompagnés et privera d’accès au territoire européen pendant cinq ans les étrangers expulsés. L’argument selon lequel les durées de rétention étaient plus longues encore voire illimitées dans certains pays ne justifie rien. Le rôle du Parlement européen était d’être le garant du droit des personnes. L’Europe des libertés ne peut avancer en s’alignant sur le moins disant.

La politique européenne de l’immigration prend une tournure dangereuse : elle ne comporte aucun volet d’intégration civique et sociale, elle ne porte que sur le contrôle des frontières et les expulsions, et bafoue les principes les plus élémentaires des Libertés publiques dans l’Union Européenne. La droite européenne vient de prendre la grave responsabilité d’ouvrir la voie à toutes les dérives possibles au sein des Etats membres.

Harlem Désir, député européen

A lire également le communiqué du Mouvement des Jeunes Socialistes

Conseil municipal du 5 juin 2008 (2) : Service minimum en cas de grève dans les écoles primaires

Dans un premier article consacré au conseil municpal du 5 juin 2008, nous avons évoqué la décision de la majorité municipale de dissoudre la Caisse des Ecoles de Saint-Germain. Nous avions relevé également le climat tendu qui avait caractérisé ce conseil municipal, avec un maire très ironique envers ses 2 oppositions.

Un second dossier a marqué ce conseil, l’instauration d’un « service minimum » en cas de grève du personnel enseignant à Saint-Germain-en-Laye. Avec un certain cynime, la délibération évoquait une volonté de « concilier au mieux la liberté des parents et celle des enseignants durant les périodes de grève« …
Les élus de gauche ne se sont pas associés au vote de la mise en place de ce service minimum.
Ils ont souligné qu’il n’y avait pas un mot dans cette délibération sur la suppression des postes à l’Education Nationale et l’inquiétude des élèves et des parents sur le devenir de notre communauté éducative (dont nous avons rendu compte à plusieurs reprises sur ce blog, par exemple dans cet article). Doit-on rappeler qu’en cas de grève, les enseignants se sont aussi toujours préoccupés de l’accueil des enfants ?
Le service minimum d’accueil consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu’ils gardent les enfants les jours de grève grâce aux retenues sur les salaires des grévistes. Mais si le service minimum dans les transports consiste à transporter et dans les hôpitaux à soigner, ici il ne consiste qu’à faire de la garderie.
Les communes ont suffisamment de charges à assumer sans être complices d’un gouvernement qui remet en cause le droit de grève.
La cessation du travail a un impact lorsqu’elle instaure une gêne momentanée du fonctionnement d’un service public. C’est ainsi que dans la tradition française des relations sociales, elle est un rapport de force qui contribue à déclencher la négociation. Le caractère de la responsabilité incombant au maire en matière d’accueil dans ce service minimum est loin d’avoir été défini, les personnels communaux ne sont en effet pas en capacité d’encadrer des enfants.
C’est la FCPE qui, au niveau national, déclarait que les conditions d’accueil d’enfants doivent respecter la réglementation des centres de loisirs, à savoir un animateur pour 8 enfants en maternelle et un pour douze en élémentaire. La FCPE précisait même « les municipalités disposent-elles du volant de personnel suffisant pour un tel encadrement ? ».
Demain, si un mouvement social se produit dans les bus de transport sur la ville ou parmi les employés de ramassage des ordures, la municipalité va-t-elle mettre du personnel communal pour un service minimum?
Notons que le ministre des Affaires sociales Xavier Bertrand n’a pas jugé pertinent de mettre en place ce « service minimum » dans sa ville à Saint-Quentin lors de la dernière grève…
Comme l’a rappelé Pierre Rosanvallon pendant la dernière campagne présidentielle : « la démocratie, c’est d’abord la reconnaissance de la légitimité et de la positivité du conflit dans la société ».

A lire également :
Conseil municipal du 5 juin 2008 (1) : dissolution de la caisse des Ecoles
Manque de sérénité au conseil municipal de Saint-Germain

Accident mortel d’un Saint-Germanois sur la N184 en forêt de Saint-Germain

Le Parisien du 19 juin 2008

Un automobiliste tué sur la N184
La route la plus dangereuse du département a encore tué. Mardi soir, sur la N184 à hauteur de Saint-Germain-en-Laye, un homme de 21 ans, originaire de Saint-Germain-en-Laye, a trouvé la mort au volant de sa voiture. Vers 18 heures, quelques centaines de mètres après la Croix de Noailles, dans le sens Conflans – Saint-Germain, le jeune homme a perdu le contrôle de sa Volkswagen Polo. Son véhicule s’est déporté et a heurté un camion-grue arrivant en sens inverse. […] Le conducteur a été tué sur le coup. L’enquête n’a pas permis de comprendre pourquoi il a quitté sa voie de circulation. « On sait que la vitesse n’est pas en cause » précise une source proche de l’enquête.
[…] En janvier et juillet 2007, cette route avait été le théâtre de deux accidents mortels. Cette portion de route est considérée par les services de la sécurité comme accidentogène en raison d’un trafic important et de vitesses excessives relevées.
Deux radars automatiques ont d’ailleurs été posés. La Dirif (Direction interrégionale des routes d’Ile de France) précise qu’une série d’aménagements et de mesures de sécurisation sont en cours. « L »aménagement des quatre principaux carrefours de cet axe se termine, précise le chef du secteur. Le marquage au sol a été rafraichi et, en septembre, nous allons rénover la chaussée entre Eragny (Val d’Oise) et Conflans. »
Le maire de Saint-Germain estime que ces travaux de signalétique et de rénovation ne sont que du « cosmétique« .
« Il faut mettre en oeuvre de vrais travaux de mise en sécurité de cet axe. Il faudrait surtout réaliser des aménagements pour éviter l’augmentation du trafic« . Emmanuel Lamy a toujours plaidé en faveur du doublement de cet axe par l’A104. De l’autre côté du pont d’Achères, le maire de Conflans-Saint-Honorine, Philippe Esnol (PS), crie au complot de l’Etat contre sa ville. « Il y a une volonté de laisser pourrir la situation pour dire qu’il faut faire la A104, enrage l’édile. Combien faudra-t-il de morts pour qu’on fasse enfin de vrais travaux sur cette route. »


Dans quelques jours ouvrira la Fête des Loges, qui accroit considérablement chaque année les risques d’accident du fait des nombreux piétons qui marchent de nuit sur la route et d’un stationnement anarchique (lire notre article sur ce sujet). Les quelques petits aménagements réalisés récemment (annoncés depuis octobre 2007 sur notre blog) sont totalement insuffisants et ne garantissent absolument pas la sécurité sur cette route, la plus accidentogène du département.

Nos précédents articles sur la N184 :
N184 : pourquoi tous ces drames ?
N184 : bientôt des travaux d’urgence mais pas encore de réelle requalification
Insécurité routière permanente aux abords de la Fête des Loges
L’accident mortel de juillet 2007

Le palmarès des commissariats : Saint-Germain en dessous de la moyenne

Le Figaro a révélé le 3 juin dernier un « Palmarès de l’efficacité des commissariats« , fondé sur les chiffres officiels de la Direction centrale de la sécurité publique, arrêtés au 1er janvier 2008.

402 commissariats en France y sont recensés. Le calcul pour ce « Palmarès » est très simple : une division du nombre de faits élucidés par le nombre de policiers du commissariat, permettant ainsi de juger « l’efficacité des agents« , selon Le Figaro.
Les résultats risquent de surprendre fortement. Si la moyenne nationale s’établit à 10,6 faits élucidés par policier, les variations sont très importantes. Le minimum est ainsi de 4.4 pour Mende et de 4.8 pour Foix et le maximum de 27.4 pour Saint-Lô suvi d’Amiens avec 20.5.

Le commissariat de Saint-Germain-en-Laye obtient un résultat inférieur à la moyenne nationale avec 9 faits élucidés par policier, et ne se classe que 283e sur 402…
En ce qui concerne les Yvelines, le commissariat de Saint-Germain se classe 13e sur 18. Le commissariat yvelinois le mieux classé est celui de Conflans (39e au classement national avec 13.9 faits élucidés par policier). Les deux moins bons sont, à égalité, Plaisir et Marly le Roi (389e et 390e sur 402 avec seulement 5.9 faits élucidés par policier).
Selon ces chiffres de la Direction centrale de la sécurité publique révélé par Le Figaro, le Commissariat de Saint-Germain-en-Laye avait au 1er janvier 2008 un effectif de 127 policiers. Ce commissariat regroupe les villes de Saint-Germain, Fourqueux, Mareil-Marly, Chambourcy, Le Pecq et Aigremont, soit environ 72.000 habitants.

Pour découvrir le classement complet, cliquez sur ce lien.
Pour lire l’article du Figaro, cliquez sur ce lien.

Conseil municipal du 5 juin 2008 (1) : Dissolution de la Caisse des Ecoles

Le conseil municipal de Saint-Germain du 5 mai 2008 a examiné 19 dossiers (pour voir l’ordre du jour, cliquez sur ce lien). Ce conseil a été marqué par un climat que la presse locale a qualifié de « plus que tendu« , le maire de Saint-Germain s’en prenant ironiquement à tour de rôle à ses oppositions de gauche et de droite, qui ne faisaient pourtant que leur travail. Mais cela, M. Lamy a visiblement du mal à l’admettre…

Parmi les dossiers examinés figurait la dissolution de la caisse des écoles, qui existait à Saint-Germain-en-Laye depuis 1882.
A Saint-Germain, la Caisse des Ecoles ne gérait plus ces dernières années que la distribution de dictionnaires aux enfants en CM2 et une colonie de vacances à Port-bail, dans la Manche, cédée en 2003 pour un million d’euros.
Les derniers textes de la Loi 2005-32 du 18 janvier 2005 précisent pourtant que les caisses des écoles sont légalement habilitées à intervenir en faveur des enfants relevant de l’enseignement du 1er et 2nd degrés dans tous les domaines de la vie scolaire : social, culturel, éducatif et sanitaire. Une caisse des écoles dynamique peut contribuer à la réduction des inégalités tant sur le plan matériel qu’intellectuel et culturel. Elle peut participer à l’organisation des restaurants scolaires, favoriser la mise en relation avec les structures communales (école de musique, bibliothèque, piscine, centres de loisirs, associations…) afin d’élargir les horizons culturels des enfants. Enfin, elle peut encourager toutes les activités périscolaires tendant à développer les expériences de vie en collectivité, classes de découverte, classes de neige, de mer …
Nous avons bien vu que les colonies de vacances ont évolué et que la distribution des dictionnaires était assumée par la ville. Mais doivent-elles être les seules activités d’une Caisse des Ecoles? Les élus de gauche considèrent qu’il fallait relever les manches et faire preuve d’initiatives. La vente du domaine des Pins à Port-bail dans la Manche a amené une ressource d’1 million d’euros. C’était ainsi l’occasion de se repositionner sur ce qu’une caisse des écoles pourrait faire. Pourquoi des caisses des écoles seraient dynamiques et très présentes dans certaines villes, et pas à Saint-Germain ?

Les élus du Groupe Saint-Germain Solidaire ont voté contre la dissolution de la Caisse des Ecoles et ont regretté le manque d’ambition de la municipalité.

A lire aussi :
L’ordre du jour du conseil du 5 juin
Manque de sérénité au conseil municipal de Saint-Germain
Tous nos articles sur la vie municipale à Saint-Germain

Photo :
Les élèves de l’Ecole Ampère à Port-Bail en 1955

Près de 3.000 manifestants contre l’A104 le 8 juin à Poissy

Plusieurs milliers de manifestants (entre 2 et 3.000 selon les sources) ont manifesté dimanche 8 juin entre Poissy et Carrières-sous-Poissy pour demander l’annulation du prolongement de l’A104 entre Méry/Oise et Orgeval.
De nombreux élus participaient à cette manifestation, dont les maires PS de Poissy et Conflans et PRG de Carrières-sous-Poissy. Des élus d’Orgeval, Andrésy, Chanteloup, Achères et Saint-Germain-en-Laye (les conseillers PS Pascal Lévêque et Emmanuel Fruchard) étaient aussi présents. Le COPRA, la puissante association anti A104 co-organisatrice de la manifestation, était très fortement représentée.

Retrouvez ci-dessous quelques photos de cette manifestation.

Découvrez également la vidéo (3mn30) réalisée par les militants socialistes de Saint-Germain lors de cette manifestation, avec une interview des deux élus PS saint-germanois Pascal Lévêque et Emmanuel Fruchard.

Manifestation anti A104, Poissy le 8 juin 2008
envoyé par efr78

Plus de détails sur ce dossier :
Notre dossier A104
L’annonce de la manifestation du 8 juin
Nos arguments contre l’A104

Courrier des Yvelines (4 juin 2008) : Les élections du conseil d’administration de la Soucoupe contestées

Notre article du 27 mai dernier sur la dernière assemblée générale de la Soucoupe a fait réagir (à ce jour 11 commentaires, à lire ici).
Nous ne sommes pourtant pas les seuls à avoir relaté les conditions particulières de cette assemblée générale houleuse.
Le Courrier des Yvelines du 4 juin y a consacré un long article dont vous trouverez ci-dessous des extraits. Pour lire l’article en entier, cliquez sur ce lien (fichier PDF, 2Mo) ou cliquez sur l’image.


La Soucoupe en proie à des difficultés est en plus le lieu d’un combat politique. La preuve en est la sévère joute qui s’est déroulée lors de l’élection de deux nouveaux membres au conseil d’administration, à la mi-mai.
La Soucoupe n’avait pas besoin de cela. Manque de dynamisme, coupure avec un certain nombre de jeunes, isolement dans le quartier, directrice chahutée, le centre social du Bel-Air est déjà mal en point. En crise, pour faire court. Il n’y a pas d’autres noms. En plus, la dernière assemblée générale a mis au jour un déficit supplémentaire de 15 000 euros, ce qui fait au cumul des dernières années, près de 100.000 euros. Même si la Ville a décidé de combler en partie ces manques, la direction de la Soucoupe a été priée de redresser la situation.
La soirée du 15 mai dernier […] a été assez houleuse […].
Mais surtout, l’élection de deux nouveaux membres du conseil d’administration a été l’objet d’un drôle de tour de passe-passe. […] Quatre prétendants y ont postulé : Madame Morcrette, une adhérente, mais plus remarquées ont été les candidatures de Nathalie Schmitt, membre de la liste Lamy aux dernières Municipales, Abdellah Ait Lhoussaine, habitant du quartier, membre lui de la liste Péricard, et Jean Laurent. […] Au final, ce sont les deux femmes qui ont été élues par les adhérents. Jean Laurent a raté le coche pour une toute petite voix […] et n’hésite pas à exprimer des doutes sur les conditions du vote. […] « Justement avant le vote, des consignes avaient été données par Armelle de Joybert de barrer mon nom et celui d’Abdellah Ait Lhoussine« . Jean Laurent n’hésite pas d’ailleurs à dire que le maire est derrière tout cela. « C’est inadmissible d’avoir procédé de la sorte. Du coup, on a un conseil d’administration tout à la solde d’Emmanuel Lamy […] ».
Interrogé, le maire de Saint-Germain s’en remet à la démocratie : « Les gens ont voté et se sont exprimés. Une page se tourne. Ce que je souhaite éviter, c’est une politisation du lieu. » […]
Jean Laurent regrette ce verrouillage complet du maire : « Je ne suis plus aujourd’hui au conseil municipal. Je reste de Gauche, mais si je me présentais au conseil d’administration, c’était surtout pour faire avancer les choses et non pour une histoire de politique. Je regrette vraiment cette situation et je me désole qu’on me mette dans le même clan que les Péricard. Moi, ici, je suis bénévole depuis quinze ans. Quant au maire, quand il dit qu’il ne veut surtout pas politiser la Soucoupe, il fait rentrer lui-même des gens de son équipe au conseil d’administration« . […]
Le Courrier des Yvelines du 4 juin. Stéphane Bessac

Nos précédents articles sur la Soucoupe :

Assemblée générale houleuse à la Soucoupe et élection douteuse
La Soucoupe est-elle encore un centre social ?