Mareil-Marly va construire de nouveaux logements sociaux

La loi SRU fixe pour chaque commune d’Ile de France un minimum de 20% de logements sociaux.
La commune de Mareil-Marly est particulièrement en retard sur cet objectif, ayant pendant de très nombreuses années refusé de construire des logements sociaux. En 2004, le taux de logements sociaux de Mareil-Marly n’était que de 0.8% et la ville paie chaque année des amendes.
Depuis 2007, la commune semble avoir pris conscience de la nécessité de rattraper son retard. Un premier objectif de 34 logements sociaux avait été fixé pour la période 2005-2007 (nous en avions parlé dans cet article).
Le conseil municipal de juin 2008 et sa nouvelle majorité municipale ont fixé un nouvel « objectif de réalisation de 27 logements locatifs sociaux » pour la période 2008-2010. « A plus long terme, un objectif total de réalisation de 185 logements locatifs sociaux » est fixé, permettant d’atteindre le taux de 20%.
Le compte-rendu de ce conseil municipal est à télécharger sur le site de la ville de Mareil-Marly.

Rappelons que les élections de mars 2008 ont été marquées par la victoire surprise de la liste associative de Jean-Bernard Buisson sur la liste soutenue par l’UMP (pour voir les résultats, cliquez ici).

A lire aussi :
Les résultats du 2e tour des élections municipales à Mareil-Marly
Les résultats du 1er tour
La délibération de 2007 sur les logements sociaux
Tous nos articles sur Fourqueux et Mareil-Marly

Conseil municipal du 10 juillet 2008 (2) : deux rapports sur l’élimination des déchets et la distribution d’eau potable

Suite de notre compte-rendu du conseil municipal du 10 juillet qui fut une nouvelle fois houleux (pour la première partie, cliquez ici).

Plusieurs rapports techniques ont été examinés lors de ce conseil municipal.
Ces dossiers, au premier abord austères, sont en fait très importants pour la bonne gestion d’une ville.

Une délibération relatait l’attribution des marchés de collecte et d’évacuation des déchets. Le coût est en augmentation de 10% par rapport au marché précédent. Le maire a précisé que la société Véolia « était de loin la mieux placée, je dirai trop loin » et a évoqué  à cette occasion une « concurrence pas optimale« . Visiblement, la concurrence semble faussée dans ce type de contrat ;  une difficulté que rencontrent hélas toutes les communes…

Rapport sur l’élimination des déchets à Saint-Germain-en-Laye
L’évolution du tonnage collecté est stable depuis 3 ans.
Parmi les déchets recyclés, les refus de tri sont en nette baisse (482 tonnes en 2006 à 307 tonnes en 2007). C’est bien, mais environ 13% des déchets collectés ont encore été refusés en 2007. Un effort pour mieux sensibiliser la population semble nécessaire, d’autant que le tri sélectif est beaucoup plus cher pour la collectivité que l’incinération.
Un axe d’amélioration réside dans l’augmentation du recyclage des déchets végétaux par compostage, qui n’est effectué que pour 2,2% des déchets, soit environ 1/8ème du tonnage potentiel. La moyenne de 10,7 kg/hab est seulement le tiers de la moyenne des Yvelines en 2006, et la moitié de la moyenne du Sidru en 2007. C’est d’ailleurs le seul type de déchets pour lequel notre ville est très en retard sur l’ensemble des périmètres de comparaison, y compris l’Ile-de-France et la France entière. Ces déchets sont humides et consomment de l’énergie pour leur incinération, au lieu d’en produire. Et ce n’est pas parce que notre usine d’incinération est surdimensionnée qu’il faut réduire notre effort de tri.

Rapport annuel sur la distribution d’eau potable : des points satisfaisants mais aussi des points à surveiller
Concernant le rapport sur l’eau en 2007 à Saint-Germain-en-Laye, le Groupe Saint-Germain Solidaire a formulé six remarques :

1/ – Le contrat de délégation de 30 ans est beaucoup trop long et ne permet pas une vraie concurrence. Ce n’est pas le Conseil municipal, ni le suivant de 2014, mais le suivant du suivant qui examinera la possibilité de remettre en cause ce contrat ! Le maire a reconnu que le contrat était trop long.

2/ – Le rendement de 87 % du réseau, certes au lieu de 86 % en 2006, n’est pas un très bon résultat. Cela veut dire que nous perdons entre la distribution et la consommation 429.674 m3 d’eau (pour mémoire, les taux de rendement en 2004 ou 2005 étaient respectivement de 89 % et 88 %.

3/ – Il y a une nette amélioration et accélération dans le remplacement des branchements au plomb puisqu’ils ont été de 249 contre 119 en 2006.  Nous avions alerté le conseil municipal l’année dernière sur ce point précis (cf notre article en juillet 2007). La loi impose le renouvellement des branchements en plomb avant le 31 décembre 2013. Pour respecter cette loi, le nombre souhaitable de renouvellement par an est de l’ordre de 270. Un effort important reste donc à faire.

4/ – La politique de renouvellement des canalisations est faible. Il a été renouvelé 504 mètres de canalisations pour 102 kilomètres de canalisation à Saint-Germain (c’est d’ailleurs exactement l’objectif du délégataire qui écrivait l’année dernière qu’il s’engagerait de 2007 à 2013 à remplacer chaque année 500 mètres, et de 2014 jusqu’à 2021, l’effort passerait chaque année à un kilomètre). 

5/ – La qualité de l’eau est satisfaisante.

6/ – Enfin, concernant le prix de l’eau à Saint-Germain, il se situe dans la moyenne basse des villes environnantes. La notion du prix de l’eau est aujourd’hui très complexe et les comparaisons sont emminement difficiles à ce jour à établir. Le seul fait chiffré à retenir, c’est que le prix de l’eau moyen au m3 à 2,77 € a augmenté de + 5,7 % en 2007 par rapport à 2006 (ce qui fait en deux ans, 10 %).

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Conseil municipal du 10 juillet (1) : tarif des cantines scolaires

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La gestion de l’eau à Saint-Germain : peut mieux faire

Tous nos comptes-rendus de conseils municipaux

Découvrez notre région à vélo grâce à la carte des pistes cyclables en Ile de France

L’édition 2008 de la carte des pistes cyclables en Île-de-France est parue. Tirée à 150.000 exemplaires, elle est disponible gratuitement, depuis début juillet, dans de nombreux lieux publics franciliens : dans les offices de tourisme et les syndicats d’initiative, à l’espace tourisme du Carrousel du Louvre et à celui de Disneyland à Marne-la-Vallée, dans les gares RATP et SNCF, chez les réparateurs et loueurs de vélos, dans les grands magasins de sport et à l’accueil de la fondation qui a rassemblé toutes les informations nécessaires à sa réalisation, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (15, rue Falguière à Paris). Elle est par ailleurs téléchargeable (recto et verso) ci-dessous.

La carte présente 2.018 km de pistes et bandes cyclables et de voies vertes. Elle permet aussi de localiser tous les parcs à vélos (notamment dans les gares et les stations de métro) et les lieux où l’on peut en louer ou les faire réparer en Île-de-France. S’ajoutent à cela un rappel des règles de sécurité à observer quand on circule à deux-roues, une liste de monuments à voir et des zooms sur quelques tracés : la ville nouvelle de Sénart et la communauté d’agglomération d’Évry centre Essonne, la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et Paris.

Publiée pour la première fois en 2005, cette carte avait été rééditée en 2006. Une nouvelle mise à jour s’imposait tant le nombre de pistes cyclables augmente d’année en année. Projets d’une commune, d’une intercommunalité ou d’un département à la base, ces aménagements sont le plus souvent cofinancés par la Région Ile de France. Laquelle leur consacre 15 millions d’euros par an.

 

Téléchargez la carte des pistes cyclables en Ile de France 2008 recto  (jpg, 9,58Mo) : tous les itinéraires (pour zoomer, cliquez sur la carte).

Téléchargez la carte des pistes cyclables en Ile de France 2008 verso (jpg, 7.28Mo) : les infos pratiques, zoom sur certains itinéraires.

Source : site de la Région Ile de France

A lire sur le même sujet sur notre blog :

Stationnement anarchique des deux roues aux abords du RER à Saint-Germain (avec vidéo)

De Saint-Germain à Igny en vélo

Conseil municipal de Saint-Germain du 10 juillet 2008 (1) : tarif des cantines scolaires

Le conseil municipal du 10 juillet fut assez houleux, comme nous l’avons déjà signalé dans un précédent article (à lire ici), avec de nouvelles attaques du maire de Saint-Germain contre ses oppositions.
Il y avait 25 dossiers à l’ordre du jour dont plusieurs méritent qu’on s’y arrête. Nous y consacrerons donc plusieurs articles.

- Baisse du prix unitaire de cantine pour les familles modestes

Nous avons approuvé une modification des prix des repas en restauration scolaire pour les détenteurs de la « Carte famille ». Deux nouveaux tarif à 1€ et 1.55€ sont institués en fonction du quotient familial pour les familles nombreuses les plus modestes.

Les tarifs 2008/2009 seront désormais :

Quotient familial mensuel Prix unitaire du repas en restauration scolaire

  • 0 à 350 € 1,00 €
  • 350 à 400 € 1,55 €
  • 400 à 500 € 3,12 €
  • 500 à 685 € 3,34 €
  • 685 à 915 € 3,78 €
  • 915 à 1500 € 4,00 €
  • 1500 € et plus 4,44 €

Nous avons considéré que l’introduction de ces deux nouveaux tarifs font baisser de manière significative le prix des repas pour les familles nombreuses modestes. Lors de la campagne électorale, Saint-Germain Solidaire avait soulevé le problème du prix des cantines à Saint-Germain, le tarif du prix « de référence » à 4,44 € étant élevé par rapport à d’autres villes. Nous avons donc soutenu cette proposition et la délibération a été adoptée à l’unanimité.

A noter toutefois que dans le tarif figure aussi une réduction de 10% qui s’applique cette fois-ci sans condition de revenus pour les familles d’au moins trois enfants. Nous avons considéré que cette réduction sans condition de revenus fait en grande partie double emploi avec le quotient familial et est un cadeau aux familles les plus aisées.


- Réalisation de travaux d’aménagement du pôle RER

Le conseil municipal a voté le lancement des travaux sur le pôle de Saint-Germain RER qui se dérouleront sur une période de 25 à 30 mois.

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Déplacement Urbain (PDU) d’Ile-de-France. Ces travaux comprennent le réaménagement des rues Thiers, du Vieil Abreuvoir, de la Surintendance, Roger de Nézot, et des Bons Enfants, des places Charles de Gaulle, André Malraux, et pour partie de l’Abbé de Porcaro. Il s’agit d’améliorer l’accès des piétons et des circulations douces à la gare RER, et d’assurer une meilleure fluidification de l’arrivée des bus et la diminution du trafic automobile.

Il faut avoir en mémoire qu’il y a de l’ordre de 18.000 personnes accédant à la gare RER par jour, 1500 arrivées et départs de bus par jour, un parking de 1200 places, et un flux important de l’ordre de 24.000 véhicules par jour dans les deux sens.

Le projet présenté – une meilleure dépose voiture des passagers, une refonte des flux de bus, la présence d’un parking gratuit de 300 places pour les deux roues, une orientation générale sur la circulation douce, – nous a amenés à voter favorablement ces travaux. La Région et le STIF subventionneront à hauteur de 2.5 millions d’euros ces travaux.

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Conseil du 10 juillet : nouvelle attitude méprisante du maire de Saint-Germain envers ses oppositions

Notre dossier Conseil municipal

Les 8 nouvelles caméras de surveillance à Saint-Germain coûteront 300.000€

Déjà équipées de 10 caméras de vidéosurveillance, la municipalité de Saint-Germain a décidé d’en ajouter 8 autres, actuellement en cours d’installation.
Ces 8 nouvelles caméras coûteront la bagatelle de 300.000€ selon Le Parisien. Il n’y a pas eu de véritable débat en conseil municipal sur cette extension de la vidéosurveillance, le maire de Saint-Germain se contentant en décembre 2007 (à quelques mois des élections municipales) de parler d’ « un bilan positif » sans aucun détail, et les élus de gauche ont appris cette nouvelle au cours d’une délibération générale sur divers marchés passés par la ville.
Un rapport officiel récent, commandé par le Ministère de l’Intérieur, est pourtant très critique sur l’efficacité des caméras de surveillance, qui ne font souvent que déplacer la délinquance (Voir l’article de Libération). Par ailleurs, Saint-Germain est une des villes les plus sûres de France, selon un palmarès révélé par le Figaro fin juin (voir l’article du Figaro et le palmarès en format pdf).
L’ajout de 8 nouvelles caméras est donc très discutable, d’autant qu’un certain nombre de policiers municipaux seront affectés à la visualisation des images et non à la présence sur le terrain.

Le Parisien du 30 juillet consacre un article à cette installation de 8 nouvelles caméras (et peut-être même une 9e).

La ville renforce sa vidéosurveillance
En cours d’installation, huit nouvelles caméras de vidéosurveillance devraient bientôt être opérationnelles à Saint-Germain-en-Laye. Ces nouveaux yeux électroniques, estimés à 300.000€, veilleront sur les places André-Malraux et Dauphine.  La rampe des grottes sera scrutée 24 heures sur 24, de même que de nouvelles rues dans le quartier du Bel-Air. Huit caméras, mais peut-être neuf. Une dernière pourrait surveiller la cour Larcher, en plein centre ville. Cela porte donc à dix-huit le nombre de caméras disséminées dans Saint-Germain-en-Laye et reliées au commissariat.
En 2004, la mairie avait testé le système en mettant en service dix appareils. « Le bilan est positif, c’est pourquoi nous étendons le dispositif. Après avoir installé une caméra près du terminus du RER, la délinquance a immédiatement baissé » explique le maire (UMP) Emmanuel Lamy qui prend garde de ne pas attribuer les bons chiffres de la délinquance dans la ville uniquement à ce système. « Les caméras ne sont qu’un élément dans l’ensemble de notre politique de prévention« .
Il y a quatre ans, juste après avoir décidé de recourir à la vidéosurveillance, l’élu avait subi un vent de protestation. « Ce sujet n’anime plus de débats passionnés. Même les villes de gauche s’équipent« , estime le maire. Peut-être, mais à gauche justement, l’extension fait grincer des dents. « Ce dispositif a un coût exhorbitant pour une utilité encore à prouver. Des rapports récents mettent en doute son efficacité« , souligne Nicolas Didon, secrétaire de la section locale du PS. Nous aurions préféré que l’argent soit affecté à la présence de policiers au contact de la population. En plus, il n’y a pas eu de débat. Le maire a décidé seul d’étendre le dispositif, comme par hasard cinq mois avant les élections…« 
(Le Parisien Sébastien Lernould)