Tangentielle ouest : retour sur la réunion publique à Saint-Germain le 17 septembre (1)

Mercredi 17 septembre avait lieu à Saint-Germain une réunion publique d’informations, organisée par le STIF, consacrée au projet de ligne ferroviaire dite Tangentielle Ouest (Achères – Saint-Cyr). Pour une première présentation du projet, voir notre article du 14 septembre.
Force est de constater que cette réunion fut décevante. Pas en terme de participation puisque la salle Jacques Tati était pleine. Mais la présentation et les réponses des organisateurs (STIF, SNCF, RFF) furent nettement insuffisantes et beaucoup de spectateurs sont sortis frustrés par l’absence de réponses précises, et peu convaincus de la pertinence de l’antenne Saint-Germain Grande Ceinture –  Saint-Germain RER.

-> Les estimations de trafic
Malgré de nombreuses demandes, les intervenants n’ont pu donner d’estimations de trafic actualisées, pourtant la base de tout projet d’infrastructures. « Les études sont en cours« , parait-il. Pourquoi cette « concertation » alors, où toutes les décisions semblent prises? A plusieurs reprises, le représentant du STIF a affirmé « vouloir être très prudent » au sujet des prévisions de trafic. Sans doute les estimations fantaisistes données lors de la réouverture de la ligne Saint-Germain – Noisy le Roi, soit 10.000 voyageurs par jour (4 ans après, on arrive péniblement à 1.600 voyageurs par jour…), ont refroidi certains experts…

-> La desserte des différentes villes
A la question de savoir quelle desserte il y aurait entre Saint-Cyr et Achères d’une part et Saint-Cyr et Saint-Germain RER d’autre part, il a été répondu que cela n’avait pas encore été étudié. Ce qui est faux ! Lors d’une réunion quelques jours avant entre les élus saint-germanois et le STIF, les documents présentés expliquaient qu’au départ de Saint-Cyr, un train sur 2 irait à Achères et un sur 2 irait à Saint-Germain RER. Soit une desserte Saint-Germain Grande-Ceinture – Achères deux fois moins importante que sur le tracé Saint-Cyr – Saint-Germain Grande Ceinture. Alors que l’essentiel des emplois et de la population est situé au nord de Saint-Germain… Pourquoi ne pas donner tous les éléments à la population?

L’argument principal qui a été donné en faveur du tram-train (ce nouveau matériel qui va remplacer les trains actuels, voir notre article) est qu’il permet d’aller « chercher du trafic » en centre ville (à Saint-Germain RER et Saint-Cyr RER et peut-être à Poissy), cela a été dit plusieurs fois au cours de la réunion. Reste un coût (hors matériel roulant) d’environ 52 millions d’euros pour faire 2.7 km entre les 2 gares de Saint-Germain, sans que l’on connaisse le trafic estimé… Ce coût énorme représente près du quart du coût du projet global !

Quelques précisions et informations importantes ont toutefois été apportées lors de cette réunion.

-> Au sujet du fret sur la ligne
Les représentants de la SNCF et de Réseau Ferré de France (qui gère les infrastructures) ont précisé que l’utilisation d’un tram-train n’empêcherait pas la circulation de trains de fret sur la ligne Achères – Saint-Cyr. La ligne serait considérée comme itinéraire de secours et des trains légers de fret pourraient y circuler. Une de nos inquiétudes – l’impossibilité d’utiliser cette ligne pour le fret – semble donc levée.

-> La desserte de Cergy et Versailles
Dans notre précédent article consacré à la Tangentielle Ouest, nous nous interrogions sur les raisons de ce trajet a minima (Achères – Saint-Cyr) et sur l’importance de rejoindre Cergy au nord et Versailles au sud, deux importants bassins d’emploi et de population.
Les intervenants ont indiqué qu’il n’y a pas d’impossibilité technique à rejoindre ces deux villes, même si le coût vers Versailles Chantiers serait important (150 à 200 millions environ, à comparer toutefois avec le coût de l’antenne saint-germanoise, d’un coût très important également et d’une pertinence sans doute bien moindre).
La raison de l’arrêt de la ligne à Achères a été donnée par Maurice Solignac, conseiller général UMP des Yvelines et adjoint à Saint-Germain, qui représentait le conseil général des Yvelines. En substance, M. Solignac a expliqué que notre département étant un des financeurs (pour rappel, à hauteur de 100 millions d’euros), celui-ci ne va pas financer des trains allant au-delà des Yvelines… Mais, selon lui, « la porte n’est pas fermée au-delà d’Achères et de Versailles« .
Un accord financier avec le conseil général du Val d’Oise pourrait donc permettre une desserte dès l’inauguration vers Cergy, ce qui assurerait le succès et la rentabilité de ce projet. Mais M. Solignac n’a pas évoqué de discussion avec le département du Val d’Oise.

Dans un second article, retrouvez la 2e partie du compte-rendu de cette réunion publique, en particulier les points d’interrogation non résolus.

A lire aussi :
Tangentielle Ouest : les grandes manoeuvres ont commencé
Le site de la Tangentielle Ouest

Les 6 motions proposées au vote des adhérents du PS pour le Congrès de Reims

6 motions seront donc soumises au vote des adhérents du PS le 6 novembre prochain en vue du Congrès de Reims qui aura lieu du 14 au 16 novembre.

Ces textes sont téléchargeables (au format pdf) :
Motion A : Bertrand Delanoë
Motion B : Pôle écologique
Motion C : Benoit Hamon
Motion D : Martine Aubry
Motion E : Gérard Collomb
Motion F : Franck Pupunat

Plus de détails sur l’espace dédié au Congrès de Reims sur le site du PS.

A lire aussi :
Retrouvez les 21 contributions générales déposées en juillet

Les avions passeront plus haut la nuit au-dessus de Saint-Germain et sa région

Article du Parisien du 12 septembre 2008

Les habitants de Conflans-Saint-Honorine, Poissy, du Pecq et de Saint-Germain-en-Laye devraient subir moins de nuisances aériennes la nuit.
Dans le courant de l’année prochaine, les avions qui atterrissent à Roissy entre 23 heures et 7 heures du matin ne descendront plus par paliers mais progressivement au-dessus des zones urbanisées.
C’est l’avancée obtenue [le 11 septembre] par Philippe Esnol (PS), le conseiller général et maire de Conflans, et Alain Gournac (UMP), le sénateur-maire du Pecq, mais surtout président de l’Association des communes pour la réduction  des nuisances aériennes pour l’Ouest parisien (Acrena), lors d’une réunion à la Direction générale de l’aviation civile (Dgac).
Au nom de milliers de victimes des nuisances, les deux élus ont fait le déplacement pour réclamer une modification des trajectoires et un relèvement des altitudes des appareils à l’approche de la plate-forme de Roissy. « Concernant un éventuel rehaussement, une étude est en cours, confiait Philippe Esnol à l’issue de l’entretien. Notre interlocuteur, compréhensif des nuisances supportées par les victimes, a évoqué la complexité de cette mesure qui pourrait cependant être appliquée à l’horizon 200-2011. »

Résultat des sénatoriales 2008 : forte progression du PS

Les résultats des élections sénatoriales hier sont marquées par une forte poussée de la gauche et principalement du PS (ci-contre la nouvelle composition du Sénat, hors Guyane et  Polynésie française).
Alors que les experts du PS comptaient engranger entre douze et quinze élus supplémentaires, le groupe socialiste va compter 21 nouveaux membres. De son côté, le Parti communiste progresse d’un siège, tout comme les Radicaux de gauche, et les divers gauche gagnent 3 sièges. Au total, la gauche sénatoriale réalise un gain de 26 sièges. L’UMP perd 12 sièges.
Un tiers des sénateurs étaient renouvelés hier dans les départements des lettres A à I. Les Yvelines n’étaient pas concernées.
Le nombre de sénateurs passe de 331 à 343 avec la création de 2 sièges dans les Antilles à Saint Barthélémy et Saint Martin et l’ajout d’un sénateur dans 11 départements à forte poussée démographique.

Plusieurs personnalités UMP ont été battues, comme Charles Millon dans l’Ain, Jacques Godfrain dans l’Aveyron ou Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP.

Malgré cette forte progression et alors que la gauche avait nettement emporté les élections cantonales et surtout municipales en mars 2008, le Sénat reste, en raison de son mode électoral et de son corps électoral, un bastion de la droite. Le fait qu’il ne puisse jamais y avoir d’alternance politique à la chambre haute est une anomalie pour notre République.
Une modification du mode d’élection et de la constitution du corps électoral (aujourd’hui composé à 95% de représentants des communes, avec une surreprésentation des petites communes) semble indispensable.
Rappelons que selon la Constitution, le Sénat représente « les collectivités territoriales« , aujourd’hui majoritairement gérées par la gauche. Le moins que l’on puisse dire est qu’aujourd’hui cette représentation n’est pas juste, malgré cette forte poussée de la gauche.

(mise à jour 14h)

Plus de détails :
Les résultats complets par département sur le site du Ministère de l’Intérieur

Pierre Bédier veut « faire entrer de l’air » dans le musée Maurice Denis

Dans une de ses sorties dont il a le secret et à l’occasion d’une conférence de presse le 9 septembre annonçant une nouvelle direction de la culture dans les Yvelines, le président UMP du conseil général des Yvelines Pierre Bédier s’en est pris au Musée départemental Maurice-Denis de Saint-Germain-en-Laye.
Ce musée, qui appartient au département, « est tourné vers les oeuvres de l’artiste, le nabisme, c’est bien mais nous, on veut faire entrer de l’air là-dedans, l’ouvrir aux entreprises. [sic] Ce musée doit devenir le vaisseau amiral de la flotte culturelle des Yvelines » a indiqué Pierre Bédier.
Indirectement mise en cause, la conservatrice en chef du musée, Mme Delannoy, a réagi avec diplomatie : « Je le prends comme une provocation, un trait d’humour. Faire entrer l’air, ce n’est pas le bousculer mais lui donner une nouvelle résonance avec des artistes contemporains ».
Notons que ce musée n’a pas attendu ce jugement un peu sévère du président du conseil général pour diversifier ses expositions ; celle de l’été 2007 sur Ousmane Sow et des artistes africains a rencontré un grand succès médiatique et populaire en 2007 (nous en avions parlé dans cet article).

A l’occasion des journées du patrimoine les 20 et 21 septembre 2008, le musée organise des visites commentées gratuites de 10 heures à 18 heures et un concert a cappella dimanche à  17 heures (pour plus de détails, cliquez ici).

Sources : Le Courrier des Yvelines, Le Parisien

A voir aussi :
le site du musée départemental Maurice Denis
- Ousmane Sow et la culture africaine au musée Maurice Denis jusqu’en septembre 2007

Saint-Germain à vélo (1) : Attention bandes cyclables dangereuses !

Au cours de cet été, des cyclistes militants et sympathisants ont fait la synthèse de leurs observations sur l‘usage de la bicyclette comme moyen de transport à Saint-Germain. Nous nous attachons ici à évaluer l’aspect utilitaire de la bicyclette, pas l’usage sportif ou de loisir. En effet, que ce soit pour des raisons économiques ou écologiques (voire les deux !), la bicyclette est une alternative à l’automobile pour les déplacements de proximité.

Dans ce premier article nous résumons les observations relevées sur le réseau de bandes et de pistes cyclables de la ville.

Critères d’évaluation
Une bande cyclable est une partie de la chaussée réservée aux cyclistes par un marquage au sol. Une piste cyclable est séparée du trafic automobile. En ville les pistes sont situées sur les trottoirs.

Les critères d’évaluation d’une bande cyclable sont les suivants :
- Largeur (hors marquage) à comparer avec les normes usuelles. Il faut noter que la largeur des bandes cyclables n’est pas règlementée. Nous avons utilisé des références de normes trouvées dans des documents de la Ligue Contre la Violence Routière, et vérifiées auprès du Certu (Centre d’Études sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme).
- Invasion : % du temps où la bande est envahie par les voitures (voir la photo n° 1).
– Risque lors des traversées de voies adjacentes et de la sortie de bande cyclable.
– Régularité du terrain et propreté.
Pour les pistes cyclables, la séparation entre cyclistes et piétons est également évaluée.

Nos observations
Voici les résultats relevés sur l’ensemble des bandes cyclables de la ville de Saint-Germain-en-Laye (pour les notes, voir en fin d’article) :

Toutes les bandes cyclables de Saint-Germain sont trop étroites ! Cette inadéquation avec les normes de sécurité entraîne des dépassements par des voitures sans respecter la distance de sécurité de 1,00 m imposée par le code de la route, ce qui peut être la cause de collisions graves, voire mortelles.

Quant aux pistes cyclables, voici les données relevées (pour les notes, voir en fin d’article) :

Les pistes en site propre et sur trottoir sont dans l’ensemble satisfaisantes, à part les séparations entre piétons et cyclistes, qui ne sont pas marquées ou pas respectées. Cette lacune ne semble cependant pas avoir le caractère dangereux signalé pour l’étroitesse des bandes cyclables.

Notre analyse
Cette première phase de notre analyse démontre que les réticences de certains cyclistes à emprunter les bandes cyclables sont fondées. En l’état actuel ces équipements ne permettent pas une circulation en sécurité. Cette situation incite à la plus grande prudence. Rappelons que la distance de sécurité doit être respectée par les automobilistes lors d’un dépassement, même si le cycliste circule sur une bande cyclable trop étroite.

Dans certains endroits la bande peut être mise aux normes. Dans d’autres, l’étroitesse de la voie obligera à choisir entre une bande cyclable et le stationnement automobile. Une solution alternative consiste à limiter la vitesse de la voie à 30 km/h et adapter la voirie pour garantir le respect de cette limite. En effet à cette vitesse le partage de la voie entre cyclistes et automobilistes ne pose pas de problème de sécurité.

Cyclistes, écrivez-nous !
Au sommaire des articles suivants : le stationnement des vélos, les liaisons avec les communes limitrophes et enfin les itinéraires entre quartiers qui sont difficiles à vélos. Sur tous les sujets touchant à l’usage du vélo à Saint-Germain, n’hésitez pas à alimenter notre réflexion en envoyant vos messages par mel à ps.saintgermain@gmail.com ou en postant un commentaire.

Notes dans les tableaux :

1- Entre la rue Ampère et l’avenue Carnot.

2- Entre l’avenue Carnot et la rue d’Alger.

3- Trois bouches d’égout rapprochées et saillantes rendent le parcours peu agréable.

4- Entre la rue Alexandre Dumas et l’avenue du Belvédère.

5-  Entre l’avenue du Belvédère et la rue Raymond Gréban.

6-  Sortie de parking en marche arrière sur la piste. Très dangereux car l’automobiliste et le cycliste ne se voient pas (voir la photo n°2).

7-  La sortie sur l’avenue Roosevelt est dans une courbe, avec une mauvaise visibilité depuis la sortie de la N13.

8-  Largeur insuffisante pour se doubler sans arrêt.

9-  Un marquage au sol est souhaitable pour éviter qu’un cycliste n’emprunte un escalier.

10-  Les bateaux sont très creusés entre la rue Péreire et la place Frahier.

11-  La priorité piétons est mal respectée au passage pour piétons de la rue Lyautey & place Royale.

12-  Le feu est organisé de manière défavorable aux cyclistes, qui doivent attendre 2 cycles pour passer.

13- Une signalisation au sol pour les automobilistes et verticale pour les cyclistes serait souhaitable.

Photos de l’auteur :

Photo 1 : rue Ampère

Photo 2 : rue de Lorraine

A voir aussi :

Une vidéo sur le stationnement anarchique des deux-roues place du RER à Saint-Germain

Tous nos articles sur le même thème dans notre Dossier Vélo

Tangentielle Ouest : les grandes manoeuvres ont commencé !

Le Journal de Saint-Germain a publié dans son numéro du 5 septembre un article sur le projet de prolongement de la ligne Grande Ceinture ouest (GCO) dite Tangentielle Ouest. En effet la région Ile de France et le département des Yvelines avaient conjointement annoncé en début d’année qu’ils mettraient chacun 100 millions d’euros dans cet investissement.

Depuis, il semble que beaucoup d’élus cherchent à tirer le meilleur parti de ce projet pour leur commune. Fort bien, pourvu que ces interventions aillent également dans le sens de l’intérêt général des Yvelinois. Le projet tel qu’il est présenté dans le Journal de Saint-Germain nous laisse des doutes sur ce dernier point. Alors que la concertation commence à peine, le maire de Saint-Germain soumet même au prochain conseil municipal (18 septembre) une motion de soutien à un parcours spécifique pour relier les deux gares de Saint Germain (Grande ceinture et RER A) ! A quoi sert la concertation si le maire a déjà décidé dans le détail du projet qu’il soutiendra ?

Une réunion de commission un brin surréaliste

Mardi 9 septembre a eu lieu une réunion de commission, qui réunissait l’ensemble du conseil municipal de Saint-Germain et un représentant du Stif (Syndicat des Transports d’Ile de France).

En introduction de cette réunion une série de transparents a été présentée aux élus, qui montrait les grandes lignes du projet, avec description des deux variantes de connexion à Saint-Germain entre les gares de grande ceinture et du RER A. L’essentiel de la présentation concernait le détail de ces deux tracés, avec de multiples variantes.

Nous avons posé quelques questions simples :

· Quel trafic voyageur est estimé, notamment sur le tronçon Saint-Germain Grande Ceinture / Saint-Germain RER ?

o Réponse du Stif : Le Stif ne sait pas.

o Notre commentaire : Cette réponse est très étonnante car c’est un point crucial, surtout après l’énorme erreur de prévision de trafic faite sur le premier tronçon de la ligne Grande Ceinture (GC) ! A-t-on peur de découvrir que la connexion avec Saint-Germain RER est inutile, car la ligne Grande Ceinture ouest aura déjà 4 correspondances avec des lignes radiales ?

En effet, très peu de voyageurs de la ligne GCO souhaiteront rejoindre la gare de RER A de Saint-Germain, car ils disposent déjà de liaisons directes vers Paris et La Défense. C’est le cas des habitants d’Achères, de Poissy et de toute la ligne au sud à partir de Saint-Nom-la-Bretêche. Il est tout à fait inhabituel qu’un projet de cette ampleur ne comporte aucune indication de trafic prévisionnel. Dans ces conditions, nous nous interrogeons sur l’utilité du tronçon Saint-Germain Grande Ceinture – Saint-Germain RER A dont le coût est estimé actuellement, hors matériel roulant, à 52 millions d’euros ! Ce coût nous semble exorbitant au regard d’un trafic voyageur inconnu et probablement faible.

· Pourquoi la ligne ne va-t-elle pas jusqu’à Versailles Chantiers ?

o Réponse du Stif : Le coût est excessif, 200 millions d’euros de Saint-Cyr à Versailles – Chantiers, et 333 millions d’euros d’Achères à Versailles.

o Notre commentaire : Cette estimation nous paraît devoir être approfondie. En effet l’atelier de Versailles Matelots est un des sites possible pour l’entretien du matériel roulant. Or ce site se trouve le long du RER C, donc accessible depuis Versailles – Chantiers. D’ailleurs une visite sur Google Earth montre que la ligne ferrée existe toujours entre Saint-Cyr et Versailles – Chantiers, et ne compte aucun riverain. Sans rentrer ici dans des aspects techniques, nous comprenons qu’il puisse y avoir des difficultés d’insertion au trafic sur la ligne C existante (cisaillement), mais nous pensons qu’il faut creuser cette solution plus en détail. D’autant plus qu’il faut se souvenir qu’avant la réouverture de la ligne GC, les maires des communes traversées ne voulaient pas de trafic de fret. Ne voudrait-on pas limiter la réouverture à Saint-Cyr pour empêcher tout trafic fret sur cette ligne ?

· Si la ligne GCO a trois terminus (Saint-Cyr, Saint-Germain RER et Achères-Ville), quels services seraient assurés et avec quelles fréquences?

o Réponse du Stif : Saint-Cyr / Achères et Saint-Cyr / Saint-Germain RER. La fréquence prévue est d’un train toutes les 10 minutes sur chaque ligne, de 6 h à 22 h.

o Notre commentaire : Ainsi la liaison Achères / Saint-Germain RER ne serait pas assurée et les voyageurs qui viendraient du nord pour aller à Saint-Germain RER A devraient changer à Saint-Germain GC ! La fréquence entre Achères et Saint-Germain Grande Ceinture serait donc deux fois moindre que celle de Saint-Cyr à Saint-Germain Grande Ceinture. Que dirions-nous à Saint-Germain si une autre ville du parcours déviait vers son centre ville la moitié des trains ?

Une pseudo concertation manipulatrice

Ce projet nous semble mené en dépit du bon sens. On a décidé d’un matériel – le tram train – avant de savoir quel parcours est le plus pertinent. En effet, pourquoi faudrait-il changer le matériel roulant mis en service en 2004 et donc pratiquement pas amorti ? Nous n’avons rien contre les tram-trains, mais ce n’est pas parce qu’ils sont actuellement à la mode qu’il faut automatiquement s’orienter vers cette solution. Dans le cadre de la concertation qui commence, il nous paraît important de décrire les deux options (train ou tram-train), avec leurs avantages et inconvénients respectifs. D’autant plus que le tracé de GCO n’est pas entièrement urbain, loin de là.

Revenons au parcours. Les deux variantes de tracé vers Saint-Germain RER A présentées constituent un détail à l’échelle de ce projet régional. Au contraire les vraies questions concernent le prolongement jusqu’à Versailles ou jusqu’à Cergy (sans correspondance). Ces questions sont escamotées dans les informations qui seront présentées lors de la concertation.

Enfin, seulement la moitié sud du projet nous sera présentée pour l’instant. La moitié nord sera l’objet d’une concertation début 2009. Or le budget est global, et la population devrait, à nos yeux, être consultée sur l’ensemble du projet. Comment nous exprimer sur la partie sud si on ne sait pas quel projet nous sera proposé pour la partie nord ?

Pour nous, la concertation initiale en début de projet doit être ouverte et est l’occasion d’une réflexion collective, où toutes les alternatives doivent être examinées afin qu’émerge la meilleure solution.

Conclusion

La priorité nous semble d’offrir enfin une alternative viable aux axes routiers saturés en semaine (RN 184, RN 186 et A 12). Dans cette optique, la facilité des jonctions avec Cergy, Versailles et Saint-Quentin est plus importante que les besoins de déplacements à l’intérieur de Saint-Germain, qui sont bien réels mais qui peuvent trouver d’autres solutions beaucoup moins coûteuses.

Nous pensons que les choix proposés dans le cadre de la concertation sont trop restreints.

Vous aussi, n’hésitez pas à exprimer toutes vos interrogations dans le cadre de la concertation qui commence le 15 septembre au centre administratif. A cet égard la réunion publique qui aura lieu le 17 septembre à la salle Jacques Tati paraît importante.

Vos suggestions sont également les bienvenues par mel à ps.saintgermain@gmail.com ou dans les commentaires ci-dessous.

Nous consacrerons prochainement d’autres articles à ce sujet primordial pour les déplacements des Yvelinois.

Conseil municipal du 10 juillet (3) : un règlement intérieur particulièrement restrictif

Ce texte constitue également la tribune libre des élus de la liste Saint-Germain Solidaire dans le Journal de Saint-Germain du 5 septembre dernier.


Lors du conseil municipal de Saint-Germain du 10 juillet, le dernier dossier examinait le nouveau règlement intérieur du conseil municipal.

Dans les communes de 3500 habitants et plus, le Conseil Municipal établit un règlement intérieur dans les six mois qui suivent son installation. Le règlement définit les façons d’intervenir en Conseil Municipal et dans les commissions diverses.

Dans le cadre de la commission qui s’est penchée sur ce règlement, notre Groupe a effectué un travail sérieux à partir des travaux de l’AMF, l’Association des Maires de France. Nous avons élaboré une quinzaine d’amendements et la quasi totalité de ces suggestions a été refusée.

Les élus de gauche ont du mal à comprendre la notion « d’attitude constructive » que la majorité prétend attendre des élus minoritaires.

A été rejetée par exemple une proposition qui consistait, lors du débat d’orientation budgétaire, à ce que la prise de parole d’un groupe puisse être assortie d’une illustration audiovisuelle. La majorité veut se réserver l’usage exclusif de ce moyen de communication.

A été refusée également la proposition augmentant à 3.000 signes la rubrique « Libre Opinion » du Journal de Saint-Germain. Il est vrai qu’elle était révolutionnaire car ainsi, la partie du journal, gérée par la majorité, passait de 19,5 à 19,30 pages sur les 20.

Les élus de notre groupe ont rappelé que « l’intelligence d’une proposition dépend d’abord de celui qui l’écoute« .

La majorité a voté ce projet de règlement, les oppositions, soit 9 voix, ont voté contre.

Nous souhaitons à chacun beaucoup de courage pour la reprise de ses activités où dans un contexte économique difficile de rentrée, la question du pouvoir d’achat pèse désormais sur le choix des familles dans le domaine éducatif.

PS : contrairement aux propos du dernier journal, les élus de notre groupe ont participé comme d’habitude à la tenue de la buvette républicaine du 14 juillet dernier, dont la recette a été versée au profit du CCAS de la commune.

A lire également les 3 autres articles consacrés au conseil municipal du 10 juillet :
Nouvelle attitude méprisante du maire de Saint-Germain envers ses oppositions
- De nouveaux tarifs pour les cantines scolaires
- Deux rapports sur l’élimination des déchets et la distribution d’eau potable

SIDRU : La récente hausse du dollar réduit les pertes latentes de 8 millions d’euros !

Bonne nouvelle pour le Sidru et chacun des 200 000 habitants des quinze communes concernées : la récente hausse du dollar contre euro et franc suisse réduit de presque un tiers les pertes latentes des swaps traités dans le cadre de la gestion de dette controversée de ce syndicat intercommunal qui gère nos ordures.
Rappelons qu’au 30 juin dernier les produits dérivés traités par le Sidru avaient une valeur que nous estimons à -28,2 millions d’euros, c’est-à-dire 140 euros par habitant. (voir notre article du 16 juillet dernier). Depuis cette date, le dollar s’est réévalué contre euro et franc suisse, ce qui réduit la perte latente sur ces opérations d’environ 8 millions d’euros (soit 40 euros par habitant), laissant toutefois encore une valeur de marché de -20 millions d’euros à la fin du mois d’août.
Cette forte variation illustre bien l’effet de levier de ces produits dérivés que nous étudions et dénonçons depuis 2 ans. En effet, le « gain » enregistré depuis la fin juin peut à tout moment se retourner, et les pertes atteindre de nouveaux sommets. Rappelons que si rien n’est fait pour réduire cette position, nous resterons exposés à une baisse du dollar jusqu’en 2018 et une hausse du franc suisse jusqu’en 2029! Actuellement, la situation est moins mauvaise qu’il y a quelques mois, tout en restant nettement perdante, mais le système mis en place montre bien l’ampleur des risques pris sous la direction du président du SIDRU, Emmanuel Lamy.

Pour plus de détails, lire notre dossier SIDRU
2 vidéos pour comprendre le dossier