L’hôpital de Chambourcy réunira ceux de Poissy et Saint-Germain

Source : AFP

Un protocole d’accord a été signé vendredi entre l’Etat et différents acteurs locaux pour la réalisation d’un centre hospitalier intercommunal (CHI) sur la commune de Chambourcy (Yvelines) qui réunira les hôpitaux de Poissy et Saint-Germain-en-Laye en 2014.

Les hôpitaux de Poissy et Saint-Germain-en-Laye ont fusionné en 1997 pour constituer une entité administrative, le CHI, avec une activité répartie entre les deux établissements. Le nouveau CHI de Chambourcy devrait ouvrir ses portes en 2014.

« Le coût de construction est estimé à 300 millions, ce à quoi il faut ajouter l’équipement, le prix du terrain, le fonctionnement (…) On devrait arriver à 450 ou 500 millions« , a expliqué à l’AFP Jean-Yves Laffont, directeur adjoint de l’Agence de l’hospitalisation (ARH).

L’investissement de 300 millions d’euros pour la construction est financé dans le cadre d’Hôpital 2012, un plan gouvernemental de « modernisation » des hôpitaux.

Le bâtiment de quatre niveaux sera d’une superficie de 120.000 M2 accueillera les services de médecine, chirurgie, obstétrique, soins de suite et de rééducation et psychiatrie. […]

Autour de ce « projet phare« , le protocole d’accord prévoit aussi la réalisation d’un espace économique de 40.000 m2 et la construction d’une gare routière associée.

Ce type de « reconstruction en un site unique » de plusieurs hôpitaux est critiquée par plusieurs syndicats hospitaliers ainsi que par des usagers, regroupés dans la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux, qui estime qu’il « risque de déboucher sur une concentration hospitalière et une offre de soins publics insuffisante ».

A lire aussi notre dossier Hôpital de Saint-Germain pour suivre l’historique de ce dossier et en particulier :

La radiologie en grève à l’hôpital de Saint-Germain (11/2008)

Le nouvel hôpital sera construit à Chambourcy (07/2008)

En 2009, une clinique privée dans l’hôpital de Saint-Germain (06/2007)

Le conseil municipal de Mareil-Marly vote une motion contre le passage du fret sur la Tangentielle Ouest

Dans le cadre de la concertation sur le projet de Tangentielle ferroviaire Ouest entre Achères et Saint-Cyr (voir le site www.tangentielle.ouest), la commune de Mareil-Marly a adopté lors du conseil municipal du 27 octobre dernier une motion contre le passage du fret « lourd » sur cette ligne.

Voici le texte de cette motion :

« La ville de Mareil-Marly


- se félicite de la relance de ce projet, contribution essentielle à la réalisation d’un réseau de transport « voyageur » s’inscrivant dans le cadre du développement durable de nos territoires et reliant efficacement les principaux pôles d’activités de notre région : Cergy, Achères, Poissy, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Quentin-en-Yvelines et Versailles ;
– s’érige contre toute possibilité de trafic de fret «
par train lourd», de jour comme de nuit.
– demande que soit menée une étude sur la rentabilité socioéconomique d’une telle option par rapport aux seules options « voyageurs » initialement retenues par le STIF. Les possibilités de trafic de fret de type « tram-fret » devront être détaillées et notamment dans leurs caractéristiques techniques et sonores, les volumes journaliers de trafic prévus, de rentabilité.
– requiert de pallier aux lacunes esthétiques de la gare actuelle dans le cadre de la création de la ligne TGO, et donc de dégager les ressources de financement nécessaires. La commune préconise l’ouverture d’une concertation pour définir le plan d’intégration de la gare, du sous-terrain et de l’emprise de la ligne.
– demande la création de 50 places de stationnement pour accueillir les véhicules.
 »

L’ensemble du compte-rendu du conseil municipal est téléchargeable en format pdf.

Plus de détails sur ce projet dans notre dossier Tangentielle Ouest.

A lire également nos articles sur Mareil-Marly et Fourqueux.

Curieuses analyses du Journal de Saint-Germain

Tribune du Journal de Saint-Germain du 21 novembre 2008
Le dernier numéro du Journal de Saint-Germain (n°536, du 7 novembre) affiche des informations très partielles et incomplètes. Juste deux exemples :
Ligne Grande Ceinture : la concertation montrerait une large adhésion au choix du maire de Saint-Germain. Il n’en est rien : les médias se sont fait l’écho de nombreux habitants qui se demandent pourquoi la ligne ne va plus jusqu’à Versailles, et qui doutent de l’intérêt d’une connexion entre les deux gares de Saint-Germain. Ainsi, après nos interrogations sur cet usage de l’argent public, le Parisien écrit le 6 octobre : « Décidément, le projet de tram-train déchaîne les passions à Saint-Germain-en-Laye. […] Après l’association les Amis de la forêt, ce sont maintenant les membres du collectif Pour un réseau routier ouest-francilien intégré dans l’environnement (Profile) qui ont des doutes sur la pertinence de la variante vers le RER du château. Selon eux, la liaison locale entre la gare de Grande Ceinture, située en bordure de la N 184, et le centre-ville n’est pas « prioritaire ». » Vous pouvez consulter toutes les remarques sur le site www.tangentielleouest.fr.
Revue de presse : Au cours du mois d’octobre l’actualité locale a tourné autour des produits financiers « toxiques » traités par le Sidru, un syndicat intercommunal présidé par le maire de Saint-Germain sur le traitement de nos ordures. Ce thème a fait l’objet d’un article du Monde (9/10), d’un article du journal 20 minutes, d’une chronique de France Info et de France Bleue. Cherchez bien : aucune mention dans le Journal de Saint-Germain !
L’Union Pour Saint-Germain en mars 2008, avec 52% des voix, contrôle 98,3% du Journal. Malgré un aspect « neutre », le journal reste contrôlé et dirigé par l’équipe majoritaire.
Les élus de Saint-Germain Solidaire : Pascal Lévêque, Nicole Frydman, Emmanuel Fruchard, Blandine Rhoné.
Plus de détails sur notre blog : Notre dossier Tangentielle Ouest Notre dossier Sidru

Hôpital de Poissy Saint-Germain : la radiologie en grève depuis lundi

La situation de crise à l’hôpital intercommunal de Poissy – Saint-Germain perdure. Les finances de l’hôpital sont dans le rouge depuis plusieurs années et le déficit est très important.
Le nouveau directeur de l’hôpital, Gilles Chodorge, a été nommé pour redresser les comptes. Son plan de redressement financier prévoit la suppression d’une indemnité compensatrice pour certains membres du personnel, équivalent selon le Courrier des Yvelines à une réduction de 10% des salaires.
En conséquence, les salariés des services radiologie, médecine nucléaire et radiothérapie ont entamé une grève reconductible depuis lundi. Cette grève très suivie pourrait faire tâche d’huile et toucher d’autres services, à Saint-Germain et à Poissy.
Espérons qu’une solution puisse être rapidement trouvée.

A lire aussi :
Nos précédents articles sur l’hôpital de Poissy/Saint-Germain dans notre dossier Hôpital

Européennes 2009 : inscription sur les listes avant le 31 décembre

Les prochaines élections européennes auront lieu le 7 juin 2009. Ce scrutin est ouvert aux ressortissants des 27 états membres de l’Union européenne inscrits sur les listes électorales.

Pour pouvoir voter le 7 juin prochain, il faut être inscrit avant le 31 décembre 2008 sur les listes électorales. Afin d’éviter l’affluence des derniers jours, il est recommandé aux personnes non inscrites sur les listes de se rendre dans la mairie de leur lieu d’habitatition dès que possible.
Vous avez déménagé cette année, vous aurez 18 ans avant le scrutin ou vous êtes ressortissant membre de l’Union européenne…? Inscrivez-vous sur les listes électorales avant le 31 décembre pour choisir la composition du futur Parlement européen.

La piscine de Saint-Germain a besoin de gros travaux

La piscine de Saint-Germain a été ouverte  le 4 janvier 1970. Elle est gérée par le SICGP, le Syndicat Intercommunal pour la Construction et la Gestion d’une Piscine, qui regroupe 7 communes (Saint-Germain-en-Laye, Aigremont, Chambourcy, Marly le Roi, Mareil Marly, Le Vésinet, le Pecq).
Les résultats pour l’année 2007 ont été qualifiés de « décevants » par le maire de Saint-Germain lors du conseil municipal du 16 octobre dernier où la gestion de la piscine était examinée. Le bilan déficitaire de 75.000 euros intervient après une mauvaise saison en 2006 et celle de 2008 ne sera pas meilleure. La piscine est entrée dans « une zone de turbulences » selon le maire.
Une importante remise à niveau de la piscine s’impose et celle-ci devra se faire sur plusieurs années. Le directeur technique de la piscine souligne dans le Courrier des Yvelines du 29 octobre que « la piscine a besoin d’une grosse révision » et qu’ « il faut tout remanier« .
Un vif débat s’est engagé au conseil entre les deux groupes de droite. Arnaud Péricard  (dissident UMP) a parlé de « désolation dans la gestion de ce syndicat » et a laissé entendre que le nageur Sébastien Rouault avait quitté Saint-Germain en raison du « manque de soutien du syndicat et de la ville« . Sur son blog, Sébastien Rouault parle d’ailleurs de « la faible motivation des autorités locale[s] ». Le maire a fermement répliqué et s’est étonné des propos du nageur.
Le maire de Saint-Germain a reconnu que les tarifs à l’unité « sont élevés«  (ce que nous avions dénoncé sur notre blog en février 2008 dans cet article grâce à un comparatif de toutes les piscines environnantes) mais a souligné que la piscine est parfaitement entretenue. Il a précisé que deux communes membres du SICGP ayant une piscine (Le Pecq et Marly) refusent d’investir dans la piscine de Saint-Germain. Il a indiqué vouloir « taper du poing sur la table » et que « Le Pecq ne donne pas un rond » (sic).

Pascal Lévêque, conseiller municipal PS, est intervenu pour plaider pour « une réflexion de fond pour l’avenir » de cette piscine. « Comment positionnons-nous notre piscine intercommunale pour les dix ans à venir à l’horizon 2020? Comment s’insère l’analyse des besoins et attentes des usagers? Comment s’insère notre équipement sur la cartographie des piscines publiques ou privées de notre zone géographique? Quels types de services complémentaires pour quel public? » s’est interrogé Pascal Lévêque.
Emmanuel Lamy a déclaré « partage[r] totalement [cette] analyse« .
Des investissements importants sont donc à prévoir dans les prochaines années et ils seront essentiellement supportés par la ville de Saint-Germain.

A lire aussi sur notre blog :
Tarifs municipaux : Saint-Germain, une ville chère : l’exemple de la piscine
Tous nos comptes- rendus de conseil municipal

Saint-Germain à vélo (2) : Stationnement : Peut mieux faire, surtout au RER !

Après un premier article dédié aux pistes et bandes cyclables de la ville, voici le deuxième volet de cette série, qui concerne les aires de stationnement de bicyclette. Comme précédemment nous définissons nos critères d’évaluation et présentons nos relevés sur le terrain, avant de conclure avec la comparaison avec d’autres villes.


Critères
Le premier critère de choix, c’est la disponibilité d’un emplacement, qui dépend du nombre de places disponibles et de la proportion d’invasion – le plus souvent en dépit d’une interdiction – par les deux roues motorisés.
D’autre part les besoins de stationnement diffèrent selon que l’on souhaite s’arrêter quelques minutes pour faire une course, ou laisser son vélo plusieurs heures près d’une gare. Dans ce second cas seulement, nous considérons qu’un stationnement abrité présente un réel intérêt.

Nos critères sont donc :
– Capacité de stationnement (en nombre sachant qu’un arceau = 2 emplacements)
– Besoin estimé (en nombre, basé sur les stationnements sauvages et notre estimation subjective)
– Invasion de deux roues motorisés (en %)
– Abri de la pluie

Dans cette liste on note que deux critères sont objectifs (capacité et existence d’un abri), tandis que les deux autres sont subjectifs et susceptibles d’observations différentes au cours du temps. Nous avons fait notre possible pour effectuer plusieurs relevés et refléter au mieux une réalité changeante.

Relevés sur le terrain
Voici la liste des stationnements vélos de Saint-Germain :
En moyenne, environ la moitié des emplacements sont correctement dimensionnés, les autres étant un peu sous-dimensionnés, sauf évidemment le cas de la station de RER, qui présente une carence aigüe depuis des années (voir notre vidéo) mais devrait trouver une solution avec le projet de pôle.

La séparation entre bicyclettes et deux roues motorisés ne fonctionne pas. Cet échec a au moins deux origines :
- Tout d’abord la signalisation est souvent défectueuse, soit parce qu’elle a été faite avec des autocollants qui se sont vite dégradés, soit parce que les indications sont trop vagues, comme ces panneaux « réservé aux cycles » qui sont bien sibyllins, les cyclomotoristes pouvant avec raison se sentir les bienvenus ; et si tous les deux roues sont admis, pourquoi mettre un panneau ? Certains emplacements n’ont aucune indication (rue Voltaire ou rue des Joueries par exemple) – voir notre photo). Sont-ils ouverts à tous les cycles ?
– D’autre part les usagers de deux roues motorisés n’adhèrent pas à la séparation entre deux roues, ou simplement ne veulent pas faire à pied les 100 m qui les séparent de l’emplacement qui leur est réservé.
Face à cette situation deux réactions sont possibles :
– Ne pas chercher à séparer les deux roues, en tout cas les scooters des vélos. Les avis divergent sur cette question. Certains cyclistes sont opposés à cette solution, car ils considèrent que les avantages accordés aux cyclistes (pistes et gratuité du stationnement) ne se justifient que pour les moyens de transport non polluants et très peu dangereux.
– L’autre solution consiste à écarter un peu le stationnement de la rue. En effet les vélos peuvent plus facilement monter une petite marche (comme dans la cour de la Maison des Associations 3), passer une porte (Hôtel de ville) ou faire simplement quelques mètres sur le trottoir (CRD, centre administratif). Ces emplacements sont moins envahis.


Comparaison avec d’autres villes
Le nombre total d’emplacements à Saint-Germain est de 244 places, soit 0,61 pour 100 habitants. Les villes les plus en pointe en comptent 3 à 4 pour 100 habitants (6 fois plus). Paris en a 1,17 (source Vélocité, février 2008), soit presque le double de Saint-Germain.
Le nombre d’emplacements près des gares est de 30 pour la ligne Grande Ceinture et 40 pour le RER A, soit 0,11 pour 100 voyageurs du RER A. Strasbourg en compte 3 pour 100 voyageurs, Versailles 0,42 (source Vélocité, février 2008), c’est-à-dire presque 4 fois plus que Saint-Germain ! Cette dernière statistique confirme notre analyse qu’une capacité d’accueil au moins égale à 200 emplacements est nécessaire.
Clairement, et même si des progrès ont été accomplis pendant le mandat précédent, Saint-Germain est bien loin d’être une ville accueillante pour les cyclistes. Dans le domaine des stationnements comme dans celui des bandes cyclables, il reste beaucoup de progrès à accomplir pour vraiment inciter nos concitoyens à utiliser plus ce mode de déplacement au quotidien.


Cyclistes, écrivez-nous !
Merci à ceux qui nous ont contacté ou ont commenté en ligne l’article précédent. Vos informations et opinions nous intéressent. Merci aussi à l’association de cyclistes Réseau Vélo 78, qui nous a aidé par ses conseils méthodologiques et les statistiques utilisées dans cet article.

Au sommaire des articles suivants : les liaisons avec les communes limitrophes et itinéraires entre quartiers qui sont difficiles à vélos, puis des questions diverses, comme les axes partagés, sur lesquels les avis sont également… partagés. Sur tous les sujets touchant à l’usage du vélo à Saint-Germain, n’hésitez pas à alimenter notre réflexion en envoyant vos messages à : ps.saintgermain@gmail.com

1- Il y a 2 x 18 = 36 places « réservées aux cycles ». Cette dénomination vague n’exclut pas les deux-roues motorisés. On a donc divisé par deux le nombre de places disponibles, sur la base d’un partage à parts égales entre vélos et deux-roues motorisés.

2- Idem 2 x 12 places « réservées au cycles » 

3- Où il n’y a pas d’emplacement « officiel » pour bicyclettes, mais une pratique informelle

A lire aussi :
La première partie de notre bilan sur le vélo à Saint-Germain
Une vidéo sur le stationnement anarchique des deux-roues au RER
Nos précédents articles sur ce thème dans notre dossier Vélo

Sidru : Le syndicat a contracté des emprunts à hauts risques (Le Parisien 7/11/08)

Article du Parisien aujourd’hui.

L’article ne le mentionne pas mais c’est bien la section PS de Saint-Germain qui a révélé l’affaire à l’été 2007 et qui alerte les élus du Sidru depuis cette date. Le président du Sidru, également maire de Saint-Germain, s’est refusé jusqu’au 17 octobre dernier (cf notre article) à confirmer nos estimations, mettant même en cause la veille nos élus lors d’un conseil municipal houleux. Mais personne ne peut nier désormais que ce syndicat intercommunal a contracté des prêts à très haut risques pour réduire sa dette et que les conséquences sont potentiellement très graves pour les finances des communes concernées.

Retrouvez l’ensemble de nos articles et nos estimations trimestrielles dans notre dossier Sidru.


La crise mondiale frappe l’incinérateur
La dette du Sidru, qui gère l’incinérateur Azalys, pourrait s’aggraver. Le syndicat a contracté des emprunts à hauts risques
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REUNION de crise ce matin à la mairie de Saint-Germain-en-Laye. Les élus des quinze communes * du syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (Sidru) voient rouge. Ils vont très certainement devoir revoir leur fiscalité locale et augmenter la taxe consacrée au traitement des déchets. La crise mondiale risque bien d’aggraver la situation financière de leur usine d’incinération de Carrières-sous-Poissy, déjà en difficulté. Les emprunts, appelés swaps, contractés pour rembourser la dette et combler le déficit, suivent la pente fatale du marché monétaire mondial.

Aujourd’hui, Emmanuel Lamy, le maire (UMP) de Saint-Germain-en-Laye et président du Sidru, rassemble en urgence ses homologues. L’objectif de la réunion est d’évoquer les engagements financiers du syndicat, qui gère l’incinérateur Azalys de Carrières-sous-Poissy.

115 000 t de déchets traités par an

Depuis le début de la crise, de nombreux élus tirent le signal d’alarme et parmi eux plusieurs dénoncent la gestion « hasardeuse » du président. L’effondrement des banques leur fait craindre le pire, d’autant que le syndicat s’était endetté sur vingt et trente ans, pour un montant global de 55 M€, pour réaliser Azalys, mis en service en 1998.

Selon ses détracteurs, Emmanuel Lamy s’est lancé dans des opérations spéculatives à « hauts risques ». « Ces contrats sont légaux, mais ils peuvent avoir des répercussions néfastes pour l’équilibre du Sidru, redoute un opposant. Ces instruments misent sur les cours des monnaies et les intérêts fluctuent en fonction de l’économie mondiale. »

« Depuis trois ans, la taxe d’enlèvement des déchets ménagers a augmenté de 18 % pour ma ville », déplore pour sa part Eddie Aït, le maire (PRG) de Carrières-sous-Poissy. L’édile, inquiet, évoque le montant de la dette du Sidru. « Elle est actuellement de 228,54 € par habitant, contre 104 € au syndicat de l’agglomération parisienne et seulement 15 € à celui de Plaisir », insiste-t-il.

Azalys traite 115 000 t de déchets par an, produites par les 200 000 habitants des 15 communes. Mais l’établissement surdimensionné ne fonctionne qu’à 60 % de ses capacités. Pour beaucoup, la solution serait d’importer des déchets de l’extérieur, en provenance de l’industrie ou de communes extérieures au syndicat afin d’augmenter les recettes. « Toutefois, avec une dette importante et des coûts de fonctionnement élevés, les tarifs ne sont pas attractifs », soulignent les écologistes de Poissy, regroupés au sein de l’association Vivre sa ville.

Yves Fossey Le Parisien

* Communes adhérentes : Achères, Aigremont, Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Chambourcy, Conflans-Sainte-Honorine, Fourqueux, Le Mesnil-le-Roi, Médan, Morainvilliers, Orgeval, Poissy, Saint-Germain-en-Laye, Verneuil-sur-Seine, Vernouillet.

Pierre Bédier nommé en mission parlementaire : petits arrangements entre amis de l’UMP?

Lu sur le blog du PS de Mantes la Jolie.

Pierre Bédier nommé « parlementaire en mission » : l’U.M.P. récompense les soupçons de corruption et tente de contourner l’expression démocratique.

En mai dernier, Pierre Bédier a été condamné en appel pour «corruption passive» et «recel d’abus de biens sociaux» à 18 mois d’emprisonnement avec sursis et trois ans de privation des droits civiques. Il a aussitôt déposé un pourvoi en cassation rendant automatiquement suspensif le jugement en appel.
La justice suivant son cours, l’échéance se rapproche inexorablement pour le président du Conseil Général des Yvelines avec une inéligibilité à la clé. Alors que les ultimes recours s’épuisent et que l’horizon s’assombrit, le gouvernement Fillon offre une reconnaissance à Pierre Bédier en le gratifiant d’une mission sur le développement solidaire et l’immigration auprès du ministre Brice Hortefeux. En ne tenant pas compte des jugements en appel, le gouvernement récompense de très forts soupçons de corruption.

Mais l’objectif inavoué de l’U.M.P. serait d’éviter une élection législative partielle dans une circonscription péniblement gagnée en 2007 (470 voix d’écart). En effet, si cette mission est prolongée au delà de 6 mois, Pierre Bédier cédera automatiquement sa place à sa suppléante et évitera une élection législative partielle très périlleuse pour l’U.M.P.

Le Parti Socialiste dénonce ce déni de justice et ce qui pourrait apparaître comme un hold-up démocratique. Cette manœuvre est indigne d’un Etat de Droit et ne peut que ternir l’image de notre République. L’expression de la Justice et la Démocratie ne doivent pas être entravées par de telles manipulations qui jettent l’opprobre sur l’ensemble de la classe politique. Mais ces valeurs sont elles encore partagées au sein de l’U.M.P. ?

Nicole Bock, secrétaire de la section PS de Limay
Guillaume Quévarec, secrétaire de la section PS de Mantes la Jolie
Marc Savina, secrétaire de la section PS de Mantes la Ville
Jack Bouëtel, secrétaire de la section PS de Magnanville/Rosny


Question écrite de Madame Catherine Tasca (Sénatrice PS – Yvelines)
Ministère interrogé :

Immigration, intégration, identité nationale et développement solidaire

Texte de la question :

Madame Catherine Tasca attire l’attention de M. le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire sur les éventuelles conséquences cumulées des articles LO-144 et LO – 176-1 du Code électoral, au sujet de la mission que le Premier ministre a confié le 15 octobre 2008 à M. Pierre Bédier auprès de lui. Ce parlementaire est dans l’attente d’une décision de la Cour de Cassation qui risque de rendre définitif un jugement de la Cour d’appel de Paris du 16 mai dernier, le condamnant notamment à des peines de privation des droits civiques, civils et d’inéligibilité.

Cette mission qui vise à étudier le rôle des collectivités territoriales et des acteurs locaux en faveur du développement solidaire, suppose des missions à l’étranger.

Si la décision de la haute juridiction venait à intervenir avant la fin de cette mission, les conséquences sur le statut de M. Pierre Bédier, parlementaire en mission démissionnaire d’office, pourraient être préjudiciables à l’image de la France à l’égard des pays partenaires, notamment du continent africain.

Si la mission de M. Pierre Bédier venait à être prolongée au-delà de cette période de six mois, avant que n’intervienne le jugement de la Cour, cela aurait pour effet que la personne élue suppléante de M. Pierre Bédier deviendrait députée jusqu’au renouvellement de l’Assemblée nationale, sans avoir à organiser de nouvelle élection. Cela aurait pour conséquence de faire siéger la suppléante d’un candidat qui n’aurait légitimement pas pu se présenter à l’élection législative de 2007 s’il n’avait pas utilisé toutes les voies de recours et à priver les électeurs d’un choix entre candidats remplissant les conditions légales pour se présenter à leurs suffrages.

Aussi, Madame Catherine Tasca souhaite savoir si le Gouvernement envisage de prolonger au-delà de six mois la mission confiée à M. Pierre Bédier.

A lire également :

Tous nos articles sur le Procès Bédier

Le PSG régularise (enfin) sa situation avec la ville de Saint-Germain

Lors du conseil municipal du 16 octobre dernier, 3 conventions entre le PSG et la ville de Saint-Germain étaient soumises au vote des élus afin de réglementer -enfin!- la mise à disposition des terrains et locaux du stade Georges Lefèvre et du Camp des Loges.
A cette occasion, le maire de Saint-Germain a souligné que les relations entre la ville et le PSG étaient depuis trop longtemps marquées « par des pratiques de non-dits » et que « c’est la première fois que l’on fait le point clairement« . Il a aussi indiqué que « pendant des années le PSG n’a pas payé de loyer » pour l’occupation des terrains et des locaux. Désormais, « le PSG va payer pour les bâtiments et les terrains qu’il occupe« . Pour Emmanuel Lamy, il s’agit là d’ « un effort sans précédent de clarté dans les relations avec le club« .

Depuis de nombreuses années, la gauche saint-germanoise critique l’opacité qui entoure les relations entre le club professionnel et la ville, et les terrains régulièrement cédés par la commune pour garder le club à Saint-Germain, celui-ci menaçant de quitter la ville. Le maire de Saint-Germain reconnait enfin cette situation tout à fait anormale.
Lors du conseil, Pascal Lévêque, conseiller municipal PS, est intervenu pour souligner que « nous sommes dans le cadre du business, car le football professionnel est avant tout affaire d’argent : le Paris Saint-Germain Football est une société anonyme sportive professionnelle au capital de 36 millions d’euros avec actionnaires privés, avec marché des recettes publicitaires, marché des transferts de joueurs« . « Pour revenir à la ville, cette activité nécessite-t-elle d’aménager, sur une nouvelle emprise de 2,3 hectares, deux nouveaux terrains en herbe et la construction de vestiaires et locaux divers destinés aux joueurs professionnels ? C’est clairement votre choix, ce n’est pas le nôtre.« 
En revanche, Pascal Lévêque a défendu les valeurs du sport amateur « qui sont celles du vivre ensemble, de l’apprentissage des règles, du respect des autres, de l’échange et de la générosité« . Il a regretté une certaine forme d’ « élitisme » dans les sections amateurs du PSG qui décourage de nombreux jeunes saint-germanois. La réponse fournie en commission – « il faut reconnaître que c’est moins pire qu’avant« – n’est évidemment pas du tout satisfaisante.
Lors du débat, il a été indiqué que les bâtiments – objet de la délibération – étaient déjà construits, ce qui est tout à fait anormal. La délibération précise que l’avenir du PSG au Camp des Loges n’est pas garanti malgré cette convention.
Pour toutes ces raisons, les 4 élus de gauche ont voté contre cette délibération.