Pétition pour soutenir le Planning familial

En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.
Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.

Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.

Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.

L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.

L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.

L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.

L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.

Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir, luttons ensemble pour les défendre !

Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition (Au 28 février, déjà 118800 signatures).

Le Parti socialiste appelle chaque citoyen à signer cette pétition.

Plus de détail sur le site du Planning Familial.

Européennes 2009 : le manifeste du Parti Socialiste Européen en français

Les élections européennes auront lieu le 7 juin prochain. Les leaders des partis socialistes et sociaux-démocrates européens ont adopté le 1er décembre dernier le manifeste du Parti Socialiste Européen (PSE), dont le Parti socialiste est membre, pour les élections européennes de 2009. Vous pouvez désormais le télécharger en français en cliquant sur ce lien (pdf, 834 ko).

Voici un résumé des principales propositions des socialistes européens.

Lors des élections européennes de 2009, le vote de chaque citoyen sera décisif.
Face à des défis sans précédent, les citoyens européens devront choisir entre une Union européenne progressiste, dans laquelle les Etats membres travaillent ensemble et dans l’intérêt des Européens, et une Europe conservatrice qui abandonne l’avenir de nos pays et de leurs citoyens aux mains du marché.
Le Parti socialiste européen, lui, s’engage à créer une société plus juste et plus protectrice, en disant : « les citoyens d’abord ». Une coopération plus intense et plus efficace en Europe permettra de relever les défis et d’améliorer la vie des citoyens. Nous nous engageons à :
1. Relancer l’économie et éviter le retour des crises financières
2. Faire progresser la justice dans la nouvelle Europe sociale
3. Mettre l’Europe en tête de la lutte contre le changement climatique
4. Parvenir à l’égalité des sexes en Europe
5. Donner à l’Europe une politique d’immigration pour le progrès
6. Faire de l’Europe un partenaire fort pour la paix, la sécurité et le développement
Nous proposons 71 actions concrètes, parmi lesquelles :
‐ Une croissance écologique et innovante qui créera 10 millions d’emplois nouveaux
‐ Une nouvelle régulation des marchés financiers s’appliquant à tous les acteurs financiers
‐ La réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les industries telles que le transport et la construction
‐ Un Accord européen sur les salaires garantissant un salaire minimum décent dans tous les Etats membres
‐ L’intensification de la lutte contre le trafic de femmes et d’enfants à des fins d’exploitation sexuelle.
Notre plan de réformes progressistes apportera le changement que les citoyens attendent d’urgence.
Dire « les citoyens d’abord », c’est aussi créer des emplois.
Pour mener ces réformes, nous avons besoin d’une forte majorité de gauche au Parlement européen.
Avec les partis socialistes, sociaux‐démocrates, travaillistes et démocrates progressistes d’Europe, nous proposons de créer cette majorité, afin de défendre vos intérêts et soutenir vos causes.
Avec nos valeurs communes et une même vision politique, nous travaillerons ensemble à une Europe plus juste, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement. Rassemblés, nous sommes une force pour le changement.
Nous pouvons construire une société plus juste en disant : « les citoyens d’abord ».
En juin 2009, donnons un nouveau sens à l’Europe.

A visiter :
Le site du PSE

Produits toxiques : Rapport très critique de la Cour des Comptes

Voici notre point trimestriel sur la gestion de dette du Sidru (le syndicat intercommunal qui incinère nos ordures ménagères).
Comme chaque trimestre, notre bulletin (pdf, 65ko) décrit les opérations structurées, maintenant couramment appelées « produits toxiques », estime leur valeur de marché et résume les nouvelles récentes en lien avec la gestion de cette dette.

L’événement principal ce trimestre est la publication par la Cour des Comptes d’un rapport sur les produits structurés. Ce document sans concession et bien documenté décrit parfaitement les dysfonctionnements observés au Sidru.

Tout d’abord la Cour condamne sans ambiguïté le principe de ces opérations. « On ne sait pas quels fondements économiques et financiers peuvent conduire des collectivités […] à décider d’indexer les taux d’intérêt de leur dette sur l’évolution d’une parité monétaire, […] ou sur la pente de la courbe des taux du marché interbancaire. De tels choix révèlent la réalisation d’opérations consistant à parier avec un banquier sur l’évolution d’indices […] sans lien avec l’activité ou le financement de l’emprunteur. Ils s’apparentent à une démarche spéculative et de ce fait, sont critiquables. » C’est exactement ce que nous exprimons sur ce blog avec constance depuis juillet 2007.

Ensuite notons que les swaps conclus par le Sidru sont très similaires mais plus dangereux encore que ceux cités dans le rapport. Notamment le swap qui parie sur un dollar fort par rapport au franc suisse est plus de 5 fois plus risqué au Sidru que celui retenu comme exemple par la Cour.

D’autre part la Cour précise bien que les gains comptables enregistrés par les collectivités ne reflètent pas « fidèlement » leur situation financière. Ainsi « le cadre comptable applicable aux collectivités territoriales […] ne permet pas de rendre compte fidèlement de la réalité économique des contrats ». La Cour critique également les périodes de bonification : « plus la bonification de taux initiale est élevée, plus le risque de hausse future du taux est élevé ».

Ensuite la Cour recommande d’ « améliorer l’information comptable :

- en adaptant le référentiel comptable, afin de prendre en compte la nécessité de provisionner les risques financiers inhérents aux produits structurés ;

- en retraçant notamment la valeur de marché […] des produits dérivés […] en annexe des comptes ».

Nous avons demandé la communication de la valeur de marché des swaps au président du Sidru à plusieurs reprises depuis octobre 2007. Elle nous a été refusée clairement, E. Lamy disant même « la valeur de marché ne veut rien dire ». Ce n’est qu’un an plus tard, en octobre 2008, et sous la pression répétée de membres du syndicat que le président du Sidru a reconnu que la valeur de marché était de -20 millions d’euros à fin août. Cette information confirmait exactement nos calculs, publiés sur ce blog le 8 septembre. Le manque de transparence que nous critiquons au Sidru a été également relevé par la Cour.

Enfin, la Cour critique le rôle des banques : « le succès des produits structurés semble dû à une stratégie commerciale efficace des établissements financiers, centrée sur des produits permettant d’opacifier la concurrence et de reconstituer des marges ».

L’enjeu est maintenant dans l’appréciation des défauts de conseil de la part des banques. Pour différentes raisons, il est anormal que les banques (Natixis et Depfa) aient vendu de tels produits à une petite collectivité, n’ayant pas de directeur financier et dans laquelle aucun membre du bureau n’a de compétence en finance. Pour l’instant le bureau du Sidru, toujours présidé par E. Lamy, n’a pas essayé de clore les positions spéculatives en pointant les fautes commises par les banques lors de la vente des swaps.

Il est clair que l’opportunité de négocier la sortie de ces opérations pour défaut de conseil ne durera pas. On peut aujourd’hui dire « je ne savais pas et j’ai été induit en erreur ». Ce ne sera plus possible en 2010 et après.

 

Pour consulter le texte complet du rapport de la Cour des Comptes :

http://www.ccomptes.fr/fr/content/download/44724/773919/version/1/file/IFR201227.pdf

 

A lire notre dossier SIDRU

Réactions du Parti socialiste à l’intervention de Nicolas Sarkozy le 18 février 2009

Pour les responsables socialistes, l’effort consenti mercredi 18 février par l’Elysée en faveur des ménages n’est pas à la hauteur de la crise et est sans commune mesure avec les aides débloquées pour les entreprises.

Martine Aubry, première secrétaire du PS : « Les annonces qui ont été faites ne sont pas à la hauteur des difficultés auxquelles la France et les Français sont confrontés : 2,5 milliards d’euros sont injectés dans le pouvoir d’achat alors qu’il en faudrait dix fois plus pour éviter le plongeon de l’économie française ». « Nous sommes dans l’accompagnement là [où] il faudrait un changement de cap« , ajoute-t-elle. « La France n’a  malheureusement toujours pas de plan de relance digne de ce nom. Le Parti socialiste continue de demander un vrai plan de relance massif – 50 milliards d’euros -, et qui s’appuie de manière équilibrée sur la consommation et sur des investissements à effet rapide comme la relance du logement social« .
Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste : « Annoncer 2,6 milliards d’aides sociales, c’est presque cent fois moins qu’aux Etats-Unis. Le chef de l’Etat a distribué les restes du banquet des banquiers, il s’est contenté de faire l’aumône aux plus fragiles. » « C’est un baume, cela va soulager un peu les difficultés mais ce qu’on attendait c’était de la justice sociale« .

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS de l’Assemblée : « Les 2,6 milliards débloqués en faveur des ménages représentent à peine 10 % de l’effort accordé aux entreprises (…). ‘L’esprit de justice’ présidentiel demeure pingre. II reste à des années lumière du plan massif, global et à effet immédiat que proposent les socialistes. » « Les mesures présidentielles relèvent bien davantage du coup de pouce pour temps calme que d’un contrat social pour temps de crise ‘sans précédent‘ ».

A lire aussi :

Le plan de relance des Socialistes

Le site spécial du PS : Agir vraiment contre la crise

La municipalité de Saint-Germain crée une Taxe de séjour : 10,40 € pour les pauvres, 1,50 € pour les riches

La majorité municipale UMP de Saint-Germain a décidé de créer une nouvelle taxe, perçue sur les nuitées d’hôtel. Cette taxe de séjour varie d’un montant de 0,40 € la nuit pour un hôtel sans étoile à 1,50 € pour un hôtel 4 ou 5 étoiles. Le revenu correspondant servira à faire la promotion de la ville de Saint-Germain auprès des professionnels du tourisme.

Elu(e)s de Gauche, nous sommes généralement favorables l’impôt, à condition qu’il soit bien utilisé et perçu de manière équitable. Pourtant cette taxe nouvelle nous laisse très sceptiques et nous avons voté contre cette délibération au conseil municipal du 5 février.

Tout d’abord cette taxe est très peu progressive. Examinons les deux exemples extrêmes. La chambre (en fait une suite) la plus chère de Saint-Germain est sans surprise au Pavillon Henri IV (390 € la nuit). Mais savez-vous que la chambre d’hôtel la moins chère de Saint-Germain est à 14,76 € ? Plus exactement le forfait mensuel de l’hôtel le moins cher de Saint-Germain est de 443 € le mois. Cet hébergement est principalement utilisé par des personnes en grande précarité.

Quelle taxe paieront respectivement les clients de ces deux établissements ?
Pour une nuit dans une suite à 390 €, la taxe est de 1,50 €, soit 0,38 %
Pour 26 nuits à 14,76 €, soit 384 €, la taxe est de 10,40 €, soit 2,71 % !
Pour deux services de la même valeur, le client aisé paiera 7 fois moins de taxe que le client très modeste ! Aucun impôt n’est aussi inéquitable.

D’autre part, pourquoi faire porter aux seuls hôteliers le coût de la promotion de Saint-Germain, qui profitera également aux restaurateurs et aux autres commerces ? Et surtout, pourquoi ajouter une taxe nouvelle, avec son lot de règles, de niches (5 pour commencer), de bordereau de déclaration et de vérification, alors qu’il aurait été si simple d’augmenter la Taxe Professionnelle (ou ce qui la remplacera si M. Sarkozy concrétise son intention déclarée de la supprimer) d’une fraction de pourcent ? D’autant plus que la base de la taxe professionnelle, malgré tous ses défauts, est socialement plus équitable que cette nouvelle taxe.

Dernière précision : Nous avons contacté tous les hôtels de Saint-Germain pour préparer le conseil. C’est assez facile, il n’y en a que 7 dans les Pages Jaunes. Sur ces 7, seuls 5 avaient été prévenus de cette taxe par la mairie. Comme par hasard les 5 plus chics. A part un établissement qui a refusé de s’exprimer, tous les hôteliers sont opposés à cette mesure. Il sont tous favorables à ce que la Taxe Professionnelle soit légèrement augmentée. Pourtant la note de synthèse présentée en conseil municipal précisait : « La taxe de séjour est perçue au profit de l’Office municipal de tourisme (OMT) directement auprès des touristes par le logeur. Soucieux de faire progresser leur taux de fréquentation, les logeurs professionnels de Saint-Germain-en-Laye sont désormais convaincus de l’intérêt de développer les actions de promotion de la destination Saint-Germain-en-Laye. »

En conclusion, cette taxe va coûter cher à gérer et favorise les classes sociales les plus aisées. Normal, puisque la majorité municipale souhaite « renforcer l’image «haut de gamme » de la ville ». De plus elle a été adoptée à l’issue d’une ‘concertation’ bâclée et présentée aux élus de manière biaisée.

Emmanuel Fruchard, conseiller municipal PS

A lire aussi nos autres articles sur le conseil municipal du 5 février :

La navette pré-électorale du maire de Saint-Germain fait un bide

Passeport biométrique : hausse de prix et Etat sécuritaire

Pourquoi dynamiter l’école publique ?

Voici la tribune libre des élus de la liste Saint-Germain Solidaire paru dans le Journal de Saint-Germain du 13 février 2009.


Pourquoi dynamiter l’école publique ?
On appauvrit les programmes, on réduit le temps scolaire, on remet en cause l’existence de l’école maternelle, on veut supprimer la carte scolaire, on réduit massivement les effectifs, on retire des moyens pour aider les enfants en difficulté… Voilà en quoi consiste la politique actuelle du gouvernement qui menace partout en France, et aussi à Saint-Germain, la qualité du service public d’éducation.

Comment, avec toujours moins de moyens, l’école pourrait-elle gagner en qualité ? C’est pourtant cette équation absurde qui est avancée par le gouvernement. Cette brutalité politique soulève beaucoup de réactions. Professeurs, lycéens, parents d’élèves, la colère monte. Nous la comprenons, et nous soutenons les mouvements de protestation qui viennent défendre l’école. Dans la société du progrès et de la connaissance que nous soutenons, le service public d’éducation reste une priorité. Il est le socle sur lequel se construit chaque jour la République.

N’oublions pas : l’école reste le premier lieu de la promotion sociale et de la lutte contre les inégalités. De la maternelle à l’université, elle doit être le creuset de notre vivre ensemble et le lieu de notre émancipation individuelle. C’est pour cela qu’il faut lui attribuer des objectifs ambitieux : 100% d’une génération sortant avec une qualification de l’école, 50% accédant à un diplôme de l’enseignement supérieur, 3% du PIB consacrés à la recherche. Il faut faire évoluer le système éducatif pour qu’il soit plus juste et plus efficace pour la réussite de tous.

Certes, un véritable débat doit être mené sur ce que doit être l’école, sur les réformes à entreprendre pour mieux l’adapter au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Mais cette réflexion ne peut accepter, comme préalable et comme priorité, une économie de moyens et d’effectifs qui vient mutiler l’école avant de la réformer.

Passeport biométrique : hausse de prix et État sécuritaire

Contre l’avis des élu(e)s de gauche, la ville de Saint-Germain a décidé lors du conseil municipal du 5 février d’adhérer au nouveau passeport biométrique, déployé actuellement par l’État dans 2000 communes de France.

Le maire de Saint-Germain avait pourtant déclaré dans la presse en début d’année « militer ardemment contre cette décision«  qu’il jugeait alors « choquante et inadmissible», précisant même «nous, les Maires, nous en avons marre que l’Etat nous impose ces transferts de charges sur les communes sans compensation financière« .
Il est vrai que l’association des Maires de France a calculé que cela revenait de l’ordre de 10 000 € par an/par machine, alors que l’Etat fixe l’indemnité de compensation à seulement 5 000 €.

De quoi s’agit-il ? On cherche à identifier la population sur la base des empreintes digitales de 8 doigts, et non plus seulement une photo ou l’empreinte plus ou moins artisanale de l’index que nous avons connue. Des instruments sophistiqués seront utilisés pour prendre les empreintes digitales et alimenter un fichier centralisé.

Cette « adhésion » ne nous convainc pas, autant sur le fond que sur la forme.
Il y a bien sûr un report de charge supplémentaire sur les communes. La compensation de 5 000 € est insuffisante et rien ne dit qu’elle durera.
C’est aussi pour le citoyen une inflation des prix du passeport : +50% entre 2008 et 2009 ! Cette sophistication technique nous semble inutilement coûteuse ; surtout pour un projet sécuritaire de plus.

Dans le même temps les bavures se multiplient. Rien qu’en 2008, on a assisté à des gardes à vue injustifiées, la traque assumée d’un nombre sans précédent de sans-papiers même au prix de leur vie, la fouille au corps d’un journaliste, ainsi, à nos portes que l’intimidation d’un blogueur du Vésinet. Faut-il vraiment donner aux forces de l’ordre les moyens de nous identifier encore plus sûrement ?

Certes le principe du passeport biométrique a été décidé au niveau européen.
Cependant puisque, pour des raisons diverses, nous ne sommes, ni à droite ni à gauche, convaincus par sa mise en oeuvre, pourquoi « adhérer » à ce service ? Une « adhésion' », c’est un acte volontaire, que l’État nous « propose ». La ville de Saint-Germain aurait pu, au moins en traînant des pieds, marquer sa désapprobation.
Mais le conformisme l’a emporté…

A lire aussi :

La navette pré-électorale du maire de Saint-Germain fait un bide

La navette pré-électorale du maire de Saint-Germain fait un bide

Vous souvenez-vous de la couverture du Journal de Saint-Germain du 18 janvier 2008 ? [pdf, 1.75Mo] Elle proclamait à quelques semaines des élections municipales : « Centre hospitalier intercommunal :  un bus direct entre Saint-Germain et Poissy« .

Hélas, les élections passées, cette déclaration a été vite oubliée !
La fréquentation est tellement faible que la majorité municipale a décidé de supprimer la navette du matin, lors du conseil municipal du 5 février 2009, pour ne conserver que l’unique rotation de l’après-midi.

C’était attendu : des usagers nous ont fait remarqué qu’il était difficile de faire coïncider les horaires de bus avec un rendez-vous médical, et encore plus difficile de revenir avec la navette. Cette liaison point à point peu fréquente, mal connue et manifestement mal conçue n’a pas trouvé son public.

Vos élu(e)s de gauche ont décidé de voter en faveur de cette délibération car on ne peut prolonger indéfiniment un service de transport sans fréquentation.
Cependant, supprimer la navette du matin ne suffit pas. Il convient d’intégrer l’hôpital dans un schéma de déplacement plus large, soit avec Chambourcy, soit avec Poissy. Car si la solution était mauvaise, le besoin demeure.

Tous articles sur les dossiers municipaux sont à lire dans la catégorie Conseil municipal.

La face obscure du SIDRU

Voici la tribune libre du groupe Saint-Germain Solidaire paru dans le dernier numéro du Journal de Saint-Germain (pdf, 7.79Mo) le 30 janvier 2009.


Le numéro précédent du Journal de Saint-Germain [pdf, 6.35Mo] titrait sur le thème du traitement des déchets. Certes le choix technique fait dans les années 1990 par le prédécesseur d’E. Lamy tablait sur une augmentation des volumes d’ordures et l’usine d’incinération est surdimensionnée.
Cependant le problème principal n’est pas là. Le syndicat intercommunal (le SIDRU), qui gère la dette de l’incinérateur, a conclu divers produits financiers dits « toxiques ». La lourde dette est ainsi soumise, à 100% et pour 20 ans, aux fluctuations des taux d’intérêt euro ainsi que des taux de change contre franc suisse et dollar.
Ces décisions ont toutes été prises et les contrats signés entre 2005 et 2007 par E. Lamy, président du SIDRU et maire de Saint-Germain. Pourtant, l’article ne donne la parole qu’au vice-président du SIDRU et pas à son président.
Est-ce une coïncidence si depuis que les produits financiers toxiques sont sur la sellette, E. Lamy prend ses distances avec ces opérations ? Il ne répond pas aux questions des journalistes sur ce sujet.
Sur ce dossier le silence de M. Solignac, adjoint aux finances de Saint-Germain, est également assourdissant alors que 20% de cette dette sera assumée par notre ville.
Clairement on veut préparer l’opinion à des augmentations de taxe, joliment baptisées d’« inévitable redéploiement financier ». Elles seront présentées comme inéluctables alors qu’elles sont en bonne partie le résultat d’une fuite en avant spéculative de la gestion de dette.
D’autres collectivités, comme le département de Seine-Saint-Denis, ont le courage de faire une analyse lucide de ces opérations et de tout faire pour les sécuriser au meilleur coût, en pointant les défauts de conseil des banques.
A Saint-Germain, faute de mea culpa, ce ne sont pas les banques qui paieront mais chacun de nous.
Emmanuel Fruchard, conseiller municipal PS

Pour plus d’informations :

Tous nos articles sur le SIDRU

Lutte contre les infections nosocomiales : le classement des établissements saint-germanois

Le journal L’Express a publié le 22 janvier 2009 un classement de la lutte des cliniques et des hôpitaux contre les infections nosocomiales, ces maladies que l’on attrape lors d’un séjour dans un établissement médical.
Les établissements obtiennent une note située entre A (la meilleure) et E (la plus mauvaise) à partir du score décerné par le ministère de la Santé selon plusieurs critères. Ce palmarès s’appuie sur les données 2007. Plus de détails sur la méthodologie en cliquant ici.

En ce qui concerne les trois établissements saint-germanois, voici les résultats :

L’hôpital de Poissy – Saint-Germain :
Désormais considéré comme un seul établissement malgré deux sites, notre hôpital obtient un excellent score de 93.13 sur 100 et la note A. L’hôpital est classé à la 9e place sur 223 établissements hospitaliers de plus de 300 lits.
Il s’agit d’un réel progrès depuis le classement de janvier 2008 (données 2006) où l’hôpital obtenait le score, déjà correct, de 85.74 sur 100 et la note B (pour voir les résultats de 2008, cliquez sur ce lien).
L’hôpital de Poissy – Saint-Germain fait de très importants efforts depuis plusieurs années dans la lutte contre les infections nosocomiales. Il a reçu à l’automne 2008 le « prix du design et de la santé pour les poignées de porte anticontamination du Service des maladies infectieuses et tropicales » (voir le communiqué de presse de l’hôpital).

La clinique Marie-Thérèse :
Cette clinique de moins de 100 lits obtient un score médiocre de 65.33 sur 100, soit la note C. Elle n’est classée que 157e sur 269 établissement du même type.

La clinique Louis XIV :

La situation est plus grave encore pour cet établissement qui a carrément été « exclu pour absence de surveillance des infections du site opératoire« , comme 68 autres cliniques de moins de 100 lits en France.

Rappelons que ces deux cliniques vont s’implanter prochainement sur les terrains de l’hôpital de Saint-Germain. Rappelons également la juteuse opération immobilière réalisée par le propriétaire de ces deux cliniques ; nous y avons consacré le premier article de notre blog, il y a déjà presque 3 ans (à lire ici).

Sur le même thème :
La vérité sur les cliniques à Saint-Germain (03/2006)
En 2009, une clinique privée dans l’hôpital de Saint-Germain (06/2007)
Le dossier de l’Express