Budget 2010 de la Région Ile-de-France : plus de 4,67 milliards d’euros au service des Franciliens

Le budget adopté par les élus le 18 décembre augmente de 2,9 % par rapport à celui de 2009, sans hausse de la fiscalité pour les Franciliens.

Vendredi 18 décembre, le conseil régional a adopté son projet de budget 2010 par 127 voix contre 61. Il augmente de 2,9 % par rapport à 2009 et atteint la somme de 4,67 milliards d’euros. Malgré un contexte d’incertitudes sociales et économiques, marqué par d’importantes réformes fiscales et territoriales, ce budget s’inscrit dans la continuité des actions menées les années précédentes, tant en faveur des investissements d’avenir que de l’affermissement du tissu social, économique, culturel et démocratique de la Région.

Les recettes

L’année 2010 est marquée par la diminution de 2,5 % des recettes permanentes régionales par rapport au budget 2009 : elles s’établissent à 3,683 milliards d’euros. Les conséquences de la crise économique ainsi que les réformes touchant la fiscalité locale érodent en effet les ressources fiscales. Néanmoins, pour la quatrième année consécutive, la fiscalité régionale n’augmentera pas en 2010 grâce à un recours adapté à l’emprunt d’environ 987 millions d’euros.

Trois priorités

– L’investissement comme moteur de la relance : 2010 sera une nouvelle fois pour la Région l’occasion de renforcer sa politique d’investissement et d’aménagement des territoires ;

– Le soutien aux réseaux d’acteurs locaux : en premier lieu en matière de développement économique et de politique de l’emploi, et en second lieu en matière de formation des jeunes et des adultes.

– La confiance en l’action régionale : la Région assumera en 2010 l’intégralité de ses engagements au titre du Contrat de projets 2007-2013, et mettra notamment en œuvre les huit contrats particuliers signés avec les départements d’Île-de-France.

Quatre domaines clés

Les transports, premier secteur d’intervention de la Région

La Région y consacre un quart du budget prévisionnel avec 1,143 milliard d’euros en crédits de paiement, en augmentation de 5,6 % par rapport à 2009. 2010 sera la première année de mise en œuvre du Plan de mobilisation et une étape importante dans l’exécution des opérations inscrites au Contrat de Projets 2007-2013. Parmi lesquelles le prolongement de trois lignes de métro (8, 4 et 12) et de deux lignes de tramway (T1 et T2), les créations de quatre lignes de tramway (T5, T6 et T7 et T8). Deux opérations seront aussi lancées en phase de travaux : le schéma directeur du RER D et la tangentielle Nord. Hors contrat de projets, la Région poursuivra notamment ses opérations de rénovation des gares et d’aménagement de la voierie pour autobus. D’autre part, la contribution régionale au Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) est en augmentation et s’élève à près de 578 millions d’euros.

L’enseignement secondaire

Permettre aux lycéens d’étudier dans un cadre adapté est un axe majeur de l’action régionale. La Région consacrera 782,7 millions d’euros en faveur des 471 lycées publics et 210 lycées privés, et de leurs 500.000 élèves : poursuite des nombreux chantiers en cours, financement des études des projets de construction (deux lycées « zéro énergie » et deux internats) et déploiement des Espaces numériques de travail (ENT).

Développement économique et emploi

Pour continuer d’apporter des réponses concrètes à la crise actuelle, le budget 2010 reconduit les moyens exceptionnels mis en œuvre en 2009. Une enveloppe de près de 110 millions d’euros est affectée en faveur de l’emploi et du développement économique. D’une part, pour le soutien des filières à fort potentiel et aux services créateurs d’emploi ; d’autre part, pour l’amélioration du retour à l’emploi des publics en difficulté et le développement des territoires les plus fragilisés.

L’Éco-Région

Pour devenir la première éco-Région d’Europe, la Région a fait le choix d’un développement économique responsable et solidaire, d’une densification urbaine de qualité, de la préservation des ressources et des espaces naturels. Cette volonté ne se traduit donc pas seulement dans le financement d’actions purement liées à l’environnement mais bien par la prise en compte de la question environnementale dans toutes les politiques régionales (logement, innovation, transports…).

 

Source :

Conseil régional d’Ile-de-France

 

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Une AMAP bio en 2010 à Mareil-Marly

Lu sur le site de la ville de Mareil-Marly cette excellente initiative.

Une Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne Biologique est en cours de création à Mareil-Marly.

Se fournir régulièrement en légumes très frais et autres produits de qualité dans un esprit de solidarité et de convivialité entre producteurs et « consom-acteurs » : tel est le but de la création de cette AMAP BIO.

Le maraîcher s’engage à produire 10 mois et demi par an pour les adhérents de l’AMAP : il livre chaque semaine, en un lieu unique, sa production à répartir en un certain nombre de « paniers » (de mi-mai à fin mars). D’autres produits (oeufs, viande, huile, miel, etc.) peuvent être proposés de temps en temps.

C’est un véritable « contrat de confiance et de solidarité » entre producteurs et consommateurs : le volume du panier dépend des résultats de la production.

Les consommateurs bénéficient de produits de saison, de première fraîcheur, à haute valeur nutritionnelle, sans traitement chimique et ceci à des prix comparables à ceux des marchés.

Le coût est inférieur à celui du commerce car il s’agit d’un « circuit court » impliquant des contraintes pour les consommateurs, telles que régularité, horaires, participation à la distribution quelques semaines par an.

Cette formule apporte aux producteurs une simplification de l’écoulement de leur production, des garanties financières et une meilleure rémunération.

L’engagement de chaque consommateur est annuel : il remet d’avance 6 chèques de 120 € (un encaissement tous les 2 mois) soit 15 € le panier.

L’AMAP BIO de Mareil-Marly pourra commencer à fonctionner à partir de mi-mai 2010.

Plus de détails sur le site de la ville de Mareil-Marly


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Identité nationale : Pourquoi je n’ai pas débattu à Saint-Germain-en-Laye

Le Journal de Saint-Germain rend compte succinctement du débat sur l’identité nationale organisée à Saint-Germain-en-Laye le lundi 14 décembre à 17 heures à la salle Jacques Tati.

Il oublie de préciser que la salle Jacques Tati avec ses 400 places a accueilli seulement 40 personnes dans la salle y compris les personnalités politiques locales !

L’identité nationale ne peut pas être définie une fois pour toutes : elle prend sens dans l’usage politique et civique des citoyens. On ne peut débattre qu’avec prudence sur une question aussi complexe que celle de l’identité. D’ailleurs il n’est identité que dans la relation avec les autres : c’est face aux autres que je suis reconnu ou au contraire nié par eux. C’est d’ailleurs à ce moment que j’éprouve mon identité. En faisant mine de s’inquiéter d’une identité nationale qui n’est ni contestée, ni menacée en France, notre gouvernement a pris un risque considérable : celui de conforter les peurs, d’attiser les inquiétudes, de figer l’identité nationale autour de comportements ou d’attitudes majoritaires. Il met en péril cette cohésion même qu’il prétend conforter. Le débat nous montre un repli nationaliste, car il faut des boucs émissaires, ce sont les autres, les étrangers et cela devient l’immigration. Débattre dans ces termes de l’identité nationale, c’est exalter une conception ethno-communautaire de la nation. Je le dis avec force et conviction :  à chacun de nous de ne pas exalter cette identité, mais de tout faire pour la rendre plus fraternelle.

 

Pascal Lévêque

Conseiller municipal de Saint-Germain-en-Laye

 

Je partage entièrement l’appel de Médiapart, reproduit ci-dessous:

« Nous ne débattrons pas.

Par principe, nous sommes favorables au débat. À sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C’est pourquoi nous refusons le débat sur l’identité nationale organisée par le pouvoir : parce qu’il n’est ni libre, ni pluraliste, ni utile.

Il n’est pas libre car c’est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n’est pas pluraliste car sa formulation réduit d’emblée nôtre diversité nationale à une identité unique. Il n’est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.

Affaire publique, la nation ne relève pas de l’identité, affaire privée. Accepter que l’Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nouveaux itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c’est ouvrir la porte à l’arbitraire, à l’autoritarisme et à la soumission.

La République n’a pas d’identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C’est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège quand nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l’égalité des droits et de la fraternité des peuples. »

Découvrez « Saint-Germain Socialiste » n° 3, le journal des socialistes saint-germanois

Le 3e numéro de Saint-Germain Socialiste, le journal des Socialistes saint-germanois, est paru.
Vous pouvez le télécharger au format pdf (1.6Mo).

Au sommaire de ce numéro :
– Quand le Maire veut faire taire le PS de Saint-Germain
– L’hôpital de Saint-Germain de nouveau menacé
– Naissance d’un nouveau quartier
– SIDRU, une bombe à retardement pour les finances locales
– Coup de projecteur sur les enseignements du recensement à Saint-Germain

Ce journal de 8 pages en couleurs, édité à 12.000 exemplaires, est actuellement distribué par les militants socialistes dans la plupart des boites aux lettres de Saint-Germain, du moins celles qui sont accessibles. Il est intégralement financé par les cotisations des adhérents du PS de Saint-Germain-en-Laye, Fourqueux et Mareil-Marly.

Si vous souhaitez recevoir ce journal, n’hésitez pas à nous le demander par mel ps.saintgermain@gmail.com, nous vous l’adresserons par courrier.

Vous pouvez aussi télécharger le premier numéro de Saint-Germain Socialiste (pdf, 2.17Mo), paru en décembre 2008, ainsi que le second numéro (pdf, 2.8Mo) paru en mai 2009, et retrouver nos précédents journaux dans la colonne de gauche du blog, module Notre journal.

Pour suivre l’actualité de notre section et nos prises de position, vous pouvez également nous retrouver sur notre compte Twitter, quotidiennement mis à jour http://twitter.com/PsSaintGermain

1ères Rencontres Economiques de Saint-Germain : peut mieux faire

La municipalité de Saint-Germain a organisé le 8 décembre dernier les premières rencontres économiques de Saint-Germain sur le thème : « Retour de l’Etat dans le secteur privé, pourquoi faire ? »

Une centaine d’acteurs économiques ont assisté à ce débat dans la salle multimédia de la mairie.

Le premier intervenant, Nicolas Bouzou, économiste, a dressé un rapide aperçu de l’État de l’économie française. Il a rappelé le fort recul de l’industrie (-35 %), le peu d’investissement, la spirale des prix désinflationniste et les destructions d’emplois. Il a accordé un satisfecit au gouvernement sur son plan de relance d’investissement et a écarté d’un revers toute relance par la consommation. Il a reproché à l’État de tout décider d’en haut et de ne pas s’appuyer sur des politiques de développement local. Il a qualifié « d’idiotie monumentale » la baisse de TVA accordée aux restaurateurs.

Gilles Michel, directeur général du Fonds Stratégique d’investissement a présenté les missions de son fonds doté de 20 milliards €. Ce fonds (51 % Caisse des Dépôts et de Consignations et 49 % l’Etat) a pour objectif d’apporter des fonds propres aux entreprises françaises qui en manquent cruellement. Le fonds a vocation d’être un actionnaire minoritaire de moyen et long terme. Il peut intervenir sur trois cibles. De façon minoritaire sur des grands groupes, par exemple Valéo. Son cœur de cible est les entreprises de taille moyenne de 150 millions € à 1,5 milliards €, comme Carbone Lorraine par exemple. Puis des PME en partenariat avec les Caisses de Dépôts et Consignations au niveau local.

Philippe Camus, président d’Alcatel-Lucent, avec bonhomie et pédagogie a apporté sa vision de grand patron d’un groupe, présent dans 140 pays. Il a rappelé la faiblesse des fonds propres des sociétés et s’est interrogé sur le rôle de l’Etat dans l’économie. Quand on est une multinationale, l’Etat, c’est qui ? Que peut peser un gouvernement quand on est présent dans 140 pays ? Fondamentalement il attend qu’un gouvernement crée un environnement favorable aux entreprises et maintienne les conditions de compétitivité.

Joseph Konvitz, chef économiste à l’OCDE, a insisté sur l’importance de renforcer les bonnes pratiques, de développer l’innovation. Il a insisté sur la notion de gouvernance mondiale et le rôle du G20 demain. Il a enfin souligné l’investissement nécessaire en matière de formation et de recherche.

Deux chefs d’entreprises Saint-Germanois ont témoigné sur leurs activités tournées à l’exportation. Enfin Nicolas Bouzou a qualifié Saint-Germain-en-Laye à la fois d’économie résidentielle et d’économie productive notamment en raison d’un tiers de Saint-Germanois ayant un emploi dans la ville même.

Les quelques questions posées à la fin du débat des Premières Rencontres Economiques de Saint-Germain-en-Laye ont illustré la relative ambiguïté du positionnement de ces rencontres. A-t-on vraiment parlé du sujet de la conférence c’est-à-dire du retour de l’État dans le secteur privé ? S’agit-il pour ces Rencontres de développer un cycle de conférences pour mieux comprendre l’économie ? Ou bien s’agissait-il de présenter concrètement les dispositifs financiers d’aides aux entreprises pour rechercher ou consolider des fonds propres? Sur ce point, une certaine déception régnait parmi les auditeurs dans la salle. Les chefs d’entreprise d’au moins 150 millions €, cible prioritaire du fonds stratégique d’investissement et évoquée par son directeur général Gilles Michel, ne devait pas être très nombreux dans l’assistance !

À l’avenir, ces Rencontres Economiques gagneraient en efficacité en ayant un objectif clair et précis. L’animation très professionnelle de Vincent Perrault, Conseiller Municipal et par ailleurs journaliste professionnel, a donné un ton très télévisuel au débat mais en retirant toutefois une certaine spontanéité aux intervenants sur des questions manifestement préparées à l’avance !

Enfin sur l’intervention de l’économiste Nicolas Bouzou, celui-ci a peu argumenté son rejet total de plan de relance par la consommation. Or la consommation des ménages est en train de lâcher et depuis six mois c’est notre point faible. Sans achats des particuliers ni investissements des entreprises on ne pourra parler de reprise ou encore moins de rebond. Or sans consommation des ménages, il n’y a pas de développement possible ou très peu en France. Une chose est sûre : si la consommation seule n’est pas la garantie absolue d’un développement, son affaiblissement, en revanche, conduit irrémédiablement à une léthargie du pays.

En conclusion sur ces Rencontres Economiques, une initiative à poursuivre mais à améliorer en définissant clairement les attentes des participants, principalement nos acteurs économiques locaux.

Pascal Lévêque, Conseiller municipal

Inscriptions sur les listes électorales : après le 31 décembre, il sera trop tard

Si vous avez déménagé (y compris dans la même commune), si vous êtes un jeune électeur ou si vous venez d’obtenir la nationalité française, il vous reste quelques jours pour vous inscrire sur les listes électorales et pouvoir ainsi participer aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010.

Les inscriptions seront définitivement closes le 31 décembre mais il est recommandé de ne pas attendre les dernières heures. Pour vous inscrire, présentez vous en mairie avec une pièce d’identité et un justificatif de domicile.

Pour être électeur, il faut être majeur, de nationalité française et jouir de ses droits civils et politiques et justifier d’une attache avec la commune où l’on souhaite s’inscrire c’est à dire soit y être domicilié, soit y résider depuis six mois au moins de façon continue et effective, soit y payer depuis cinq ans au moins la taxe foncière, la taxe d’habitation ou la taxe professionnelle.

L’inscription sur les listes électorales est obligatoire ; il n’y a toutefois pas de sanction prévue, le vote n’étant pas obligatoire en France.

Le scrutin des Régionales est un scrutin à la proportionnelle. Chaque voix compte et à la même valeur, partout dans la Région.

Hôpital de Saint-Germain : les ratés de la radiothérapie (Le Parisien)

Un article du Parisien du 10 décembre nous alerte sur la situation décidément très difficile de l’hôpital de Saint-Germain, déjà visé par plusieurs enquêtes administratives pour « des dysfonctionnements sérieux et extrêmement critiquables« . C’est maintenant la toute récente unité de radiothérapie, située à Saint-Germain-en-Laye et inaugurée en décembre 2007, qui est actuellement fermée. L’Autorité de Sureté Nucléaire a en effet relevé des « insuffisances » en particulier concernant des machines qui s’avèrent obsolètes.


logo-le-parisien.gifHôpital : les ratés de la radiothérapie

Dix-huit mois après son ouverture, la radiothérapie de l’hôpital est à l’arrêt. Pour la relancer, l’établissement, déjà déficitaire, devra remettre la main au porte-monnaie.

Inaugurée en décembre 2007, l’unité de radiothérapie du centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (CHI) devait traiter jusqu’à 140 patients par jour. Dix-huit mois plus tard, ce service basé à Saint-Germain a fermé ses portes. Le 22 octobre dernier, l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a relevé des « insuffisances » suffisamment sérieuses manque de personnel qualifié et obsolescence des machines pour en suspendre le fonctionnement.

Depuis cette date, les patients sont dirigés vers l’hôpital public d’Argenteuil (Val-d’Oise) ou des cliniques privées de La Garenne-Colombes et Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

La mise à jour des appareils nécessite 2 M€

L’hôpital a déjà investi 9,5 M€ dans cet équipement. Six sont allés à la construction des locaux de Saint-Germain-en-Laye, le reste concernant l’acquisition des machines. Le service est géré par une convention réunissant à parité le CHI et une société civile médicale privée dont les deux actionnaires majoritaires sont les docteurs Alain Pasturaud et Yvan Coscas, par ailleurs praticien hospitalier affecté à la radiothérapie de l’hôpital. Ces deux médecins ont également des intérêts dans d’autres centres privés de radiothérapie de la région.

Le contrôle de l’ASN a aussi mis en lumière que, pour redémarrer, les appareils devaient être « upgradés », c’est-à-dire remis à jour. Problème : qui va payer ce coût supplémentaire estimé à 2 M€ alors que le CHI comptabilise déjà un déficit cumulé de 140 M€ depuis 2000 ? Ce dossier complexe mobilise depuis plusieurs semaines l’Agence régionale d’hospitalisation (ARH), les responsables du CHI, les médecins et les administrateurs. « J’ai réuni les parties pour rapprocher les points de vue et envisager un redémarrage rapide », admet Emmanuel Lamy, maire UMP de Saint-Germain et président du conseil d’administration de l’hôpital. « Il faut changer une machine et en moderniser une autre. Or, celles qui sont en place depuis deux ans et déjà dépassées ne sont pas encore amorties », avance Gilbert Chodorge, directeur du CHI, qui doit par ailleurs compter avec un déficit, de l’ordre de 400 000 € annuels, de cette activité. Selon nos informations, ces pertes pourraient être prises en charge par l’ARH.

Gilbert Chodorge, qui a rencontré à plusieurs reprises les représentants du privé, plaide pour la création d’un groupement de création sanitaire (GCS), synonyme d’investissement à 50/50 pour les deux parties. Une option également défendue par Emmanuel Lamy. « L’hôpital peut y trouver son compte en percevant des loyers », indique-t-il. Alain Pasturaud se montre plus circonspect. « Le redémarrage dépend de l’hôpital mais je ne suis plus d’accord pour gérer les choses en commun. Impossible de pactiser avec eux après deux années où ils ont été absents. J’exige des garanties et je ne reprendrai aucun passif », répond ce cancérologue-oncologue. Selon ce dernier, la radiothérapie ne pourra de toute façon pas redémarrer avant mars 2010.

Le Parisien


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PLU de Saint-Germain : Etranges erreurs en série au «Domaine de Valmoré»

Lors du conseil municipal du 12 novembre 2009, la délibération concernant la mise à jour du PLU (plan local d’urbanisme) a donné lieu à un échange vif entre la liste Saint-Germain Solidaire et le maire de Saint-Germain.

Dans le texte de la délibération, toute l’attention est centrée sur le projet d’aire des gens du voyage.

En revanche, une mention toute simple décrit la modification du domaine dans la notice du conseil (pour afficher les images en grand, cliquez dessus):

Est-ce une simple formalité sans conséquence ?

Pas vraiment, comme les premiers éléments de nos investigations le montrent.

Site inscrit et Espace Boisé Classé

Avant d’en tirer des conclusions politiques, examinons de manière factuelle comment ce « domaine » a figuré au POS (plan d’occupation des sols) puis, à partir de 2005, au PLU.

Dans le POS ce domaine figure à deux titres :

– Au titre de site inscrit, par un arrêté ministériel du 28 juin 1971

– Au titre d’Espace Boisé Classé, pour le parc (moitié nord-est du site)

Voici comment le POS montre ce quartier avant 2005 :

La partie boisée du site est clairement reconnaissable : elle a le même statut que la forêt (terrain inconstructible et arbres protégés) et occupe toute la partie nord du site.

La vue aérienne disponible sur internet confirme la nature boisée de tout le nord-est du site :

Or, au conseil municipal du 12 novembre 2009 le plan qui était soumis au vote est le suivant :

PLU 2009

Surprise ! Une partie de l’Espace Boisé Classé s’est transformée en terrain constructible (partie en jaune), et une parcelle semble avoir été créée, bien que son numéro n’apparaisse pas sur le PLU.

En consultant le cadastre on constate qu’une parcelle correspond bien à la partie déclassée du site :

Cadastre 2009

La surface de la parcelle n°291 est d’environ 1400 m2. Contrairement aux autres parcelles, elle ne figure pas sur le PLU.

Un petit tour rue Quinault

En se rendant sur les lieux on découvre que deux permis de construire sont affichés :

– L’un, sur la parcelle 243. Il est stoppé depuis plusieurs mois. En parlant avec les riverains nous avons appris qu’un conflit oppose deux riverains à propos de ce chantier. En référé la ville et le riverain qui a déposé le permis ont été condamnés. Un des motifs de cette décision est que l’architecte des bâtiments de France n’a pas été consulté avant le dépôt du permis de construire, alors que c’est obligatoire sur un site inscrit. L’erreur de la mairie sur le PLU n’est pas si « mineure » que cela !

– L’autre est situé sur la parcelle 291, il précise la surface de la parcelle : 1454 m2. Des arbres ont visiblement été abattus et le premier niveau est commencé.

Beaucoup de questions

Cette affaire soulève beaucoup de questions :

 – Comment se fait-il que le site ait été oublié quand le PLU a été initié en 2005 ? Saint-Germain ne compte que six sites inscrits, et le domaine de Valmoré figure dans la liste indiquée en annexe.

– Le déclassement partiel du bois était-il délibéré en 2005 ? Visiblement le fait que le déclassement n’ait pas été corrigé, ainsi que la réponse de M. le maire en conseil municipal, suggèrent que c’était un acte délibéré. Comment ce déclassement a-t-il été motivé ?

– Ce déclassement n’est-il pas contradictoire avec l’un des objectifs du PLU, qui est de protéger l’environnement ?

– L’architecte des bâtiments de France, qui a été saisi lors du deuxième dépôt de permis de construire (parcelle 291), était-il au courant de l’historique de cette parcelle, à savoir de son déclassement récent ?

Position du maire de Saint-Germain

En conseil municipal le maire n’a pas répondu aux questions que nous posions. Il s’est contenté d’une attaque personnelle (cf la 2e vidéo ci-dessous), alors que notre présentation s’appuyait sur des données factuelles.

Bien entendu nous tenterons de répondre aux questions ci-dessus.

Vidéos du conseil

Voici les trois interventions successives sur cette question. Tout d’abord celle d’Emmanuel Fruchard, pour la liste Saint-Germain Solidaire dans la première vidéo, puis celles du maire de Saint-Germain et d’Arnaud Péricard (opposition de droite) dans la seconde.

Fait relativement rare, les deux listes d’opposition ont voté contre cette délibération.

Conseil municipal: PLU, permis de construire en question (1)
envoyé par efr78. – L’info video en direct.
Conseil municipal: PLU, permis de construire en question (2)
envoyé par efr78. – L’actualité du moment en vidéo
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La sécurité de l’aire d’accueil des gens du voyage à Saint-Germain en question

Retour sur la visite de Jean-Paul Huchon à Saint-Germain-en-Laye le 8 décembre

Jean-Paul Huchon, président de la Région Ile-de-France et candidat à sa propre succession, était en visite dans les Yvelines les 7 et 8 décembre. A cette occasion, il est venu en fin de matinée mardi à Saint-Germain-en-Laye à l’invitation du PS local.
Un rendez-vous de dernière minute l’a empêché de visiter les locaux rénovés de la Clef (rénovation à laquelle la Région a participé financièrement) comme cela était prévu mais il a pu rencontrer plusieurs représentants d’associations saint-germanoises et faire le tour du marché central.
Stéphane Olivier, conseiller régional PS, a visité la Clef avec Pascal Lévêque, élu de Saint-Germain.
Par courtoisie républicaine, nous avions prévenu le maire de Saint-Germain de la venue du président de la Région dans notre ville.
Les lecteurs de ce blog doivent savoir que le maire Emmanuel Lamy a fait remarquer aux associations que nous avions prévues de rencontrer, qu’elles allaient « se faire instrumentaliser par le PS » !
Certaines associations ont été troublées et ne sont pas venues, d’autres n’en ont pas tenu compte. La mairie a aussi fait pression sur les responsables de la Clef, mais sans succès là.
Comme nous ne sommes pas totalement nés de la dernière pluie et que nous commençons à connaître ces méthodes, nous avons pu compléter la table ronde et le dialogue avec Jean-Paul Huchon a été très fructueux.
Mais nous condamnons fermement cette déplorable attitude qui fait peu de cas des usages républicains et de l’indépendance des associations. Ce genre de pressions est totalement inadmissible.

 

 Voici quelques photos de cette visite à Saint-Germain :

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Jean-Paul Huchon en visite à Saint-Germain-en-Laye le 8 décembre

Jean-Paul Huchon en visite à Saint-Germain le mardi 8 décembre

Jean-Paul Huchon, président de la Région Ile-de-France et tête de liste PS pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010, est en visite pendant deux jours dans les Yvelines le 7 et le 8 décembre.
Après s’être rendu aujourd’hui à Mantes-la-Jolie, les Mureaux, Trappes et dans la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, Jean-Paul Huchon sera mardi matin à Poissy et Sartrouville puis en fin de matinée à Saint-Germain-en-Laye. Il visitera en particulier les nouveaux locaux de la Clef, dont une partie de la rénovation a été financée par la région Ile-de-France.
Il sera accompagné de Pascal Lévêque, conseiller municipal PS de Saint-Germain-en-Laye, qui figure en 19e position  sur la liste PS-MRC-PRG de Jean-Paul Huchon.

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