Réorganisation des lignes de bus à Saint-Germain-en-Laye : insuffisant et décevant

La municipalité de Saint-Germain est en train de renégocier le contrat de réseau de bus avec Veolia Transport qui s’achève en août, et de réorganiser les lignes de bus. Ce qui est attendu depuis des années par les Saint-Germanois utilisateurs des bus.

Un certain nombre de changement dans les dessertes sont prévus, avec une simplification des tracés, la création de boucles dans la ville et une liaison directe entre le quartier du Bel-Air et le RER. Quelques nouveaux bus (huit  seulement selon nos informations) vont par ailleurs progressivement être introduits.

Voici la carte des nouveaux tracés (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Mais rien de révolutionnaire hélas dans ce projet.

Pascal Lévêque, conseiller municipal PS de Saint-Germain, a réagi dans le Courrier des Yvelines du 21 avril en soulignant le caractère « insuffisant et décevant«  de cette réorganisation et sur l’absence d’ambition de la municipalité.

Pour l’élu saint-germanois, « les propositions d’aménagements sont cosmétiques. Comme d’habitude, cette municipalité s’enferme dans son cadre budgétaire et refuse d’étudier une mise en place d’une politique volontariste et écologique de transport par bus dans la ville« .

Principal reproche sur le projet de la municipalité, le refus d’augmenter la fréquence des lignes, particulièremnt « celles touchant les quartiers sud de la ville, Saint-Léger et Bel-Air. Alors que les résidences du Ru de Buzot dans quelques mois vont être habitées, on n’en tient aucun compte dans les futurs flux. Pas d’efforts, pourtant réclamés par les habitants, non plus concernant les dessertes du samedi et dimanche en direction du centre ville. Enfin, alors que ce renouvellement contractuel portera sur 5, 7 ou 10 ans, aucun engagement sur le remplacement des bus actuels aux GPL qui d’un point de vue normes écologiques sont les plus mauvais, ni d’étude éventuelle en site propre, ni d’un système électronique d’information sur le trafic pour les voyageurs. »

Pour Pascal Lévêque et la gauche saint-germanoise, « le défi dans notre ville est d’augmenter les 40% de Saint-Germanois utilisant les transports en commun et de faire diminuer ainsi la proportion de ceux n’utilisant que leurs voitures. »

A lire également sur notre blog :

Favoriser les transports collectifs à Saint-Germain-en-Laye (08/2007)

Le 1er mai, je marche avec les Socialistes

C’est maintenant qu’il faut agir pour :
Une réforme juste de notre système de retraites :
– le maintien de l’âge légal de départ à soixante ans,
– la prise en compte de la pénibilité et des carrières longues,
– la mise à contribution des revenus financiers.
L’emploi et le soutien aux chômeurs :
– lutte contre les licenciements, 

– soutien aux PME créatrices d’emplois,
– création d’un pôle public d’investissement industriel pour réindustrialiser et développer les emplois de demain.
Le pouvoir d’achat et la lutte contre la précarité :
– 200 euros de remboursement de la TVA pour les ménages modestes,
– le blocage des loyers dans les secteurs sous pression,

– l’accès garanti à la santé sur tout le territoire. 

Il faut dire stop à Nicolas Sarkozy :
Stop aux suppressions de postes dans la fonction publique.
Stop à l’asphyxie des collectivités locales.
Stop au bouclier fiscal qui ne profite qu’aux riches.
Stop aux privilèges pour quelques-uns et la crise pour les autres.

 

Le 1er mai, je marche avec les socialistes. A Paris, le rendez-vous est fixé à 14h, place de la République, à l’angle de la rue du Temple.

Téléchargez le tract du PS (pdf, 1.4Mo)

A Saint-Germain-en-Laye, un plan climat à la petite vitesse !

Retrouvez ci-dessous la tribune libre du groupe Saint-Germain Solidaire parue dans le Journal de Saint-Germain du 23 avril 2010.


Un bilan carbone est toujours en cours sur les services de la ville de Saint-Germain comprenant tous les bâtiments municipaux, administratifs, écoles, crèches et équipements sportifs. L’équipe majoritaire est en place maintenant depuis deux ans, nous attendons toujours de passer à la phase propositions au sein d’un plan climat territorial ! Nous devons construire des programmes d’actions concrètes et stimuler les prises de conscience en modifiant les choix et les comportements individuels.

Non consultés sur les propositions (des fois que les élus de gauche aient des bonnes idées !) voici quelques pistes étudiées par notre groupe de travail :

Réduction d’au moins 15% de la production de déchets à Saint-Germain. Cet objectif implique la poursuite du développement du tri des déchets, le développement de la culture du réemploi et des changements de comportements de consommation. La ville pourrait inciter les habitants à composter leurs déchets organiques, au lieu de les incinérer avec un rendement énergétique calamiteux : trois fois plus de CO2 par kWh qu’une centrale électrique au charbon !

Rénovation thermique des bâtiments communaux. Un maximum de 60 kWh/m2/an en énergie primaire : consommation de chauffage, d’eau chaude, d’éclairage pour les opérations neuves. Un maximum de 90 kWh/m2/an en énergie primaire pour les rénovations.

– Amplifier une démarche d’achats responsables sur les produits, équipements ou services les plus « éco-responsables ». Améliorer dans la ville la performance énergétique des bâtiments par des Opérations programmées d’amélioration de l’habitat. Elaborer le plan de déplacement vers les établissements scolaires et les entreprises de la ville.

Nous avons encore beaucoup d’autres suggestions ! Au-delà de la méthode, c’est maintenant l’engagement politique de la majorité qui se fait attendre. 

Préparez l’avenir, adhérez au Parti socialiste !

Avec plus de 200 000 adhérents le PS est le premier parti de gauche. Engagé pour la justice, la solidarité, les libertés, le PS agit au service du progrès social. Démocratique et décentralisé il permet à chacun d’agir et de s’exprimer en son sein.

Cotisation, comment ça marche ?

Le coût de la première année de cotisation est de 20€. Un barême de cotisation proportionnel aux revenus s’applique les années suivantes. C’est ça aussi la justice sociale.

Pour adhérer, cliquez sur ce lien ou sur les images.

En adhérant au Parti socialiste, vous aurez l’opportunité de débattre sur les sujets d’actualité mais aussi d’échanger sur les propositions et le projet socialiste pour la France. Vous aurez la possibilité de vous exprimer et de faire entendre vos idées.

Vous pourrez agir concrètement pour préparer l’avenir et défendre les valeurs de gauche. Les prochaines échéances électorales sont majeures et nous avons besoin de toutes les motivations pour construire puis défendre un projet solidaire, économique et environnemental.

Rejoindre un parti politique ce n’est pas s’enfermer et devoir se plier à un moule idéologique rigide, mais bien au contraire, c’est l’occasion de faire profiter les autres de vos compétences, de votre expérience et de votre motivation. C’est l’occasion de faire partie de grands combats communs où chacun est accepté avec ses différences.

Renforcez le parti socialiste, rejoignez nous !

Conseil général : les finances des Yvelines toujours en question

Début janvier, nous nous étions fait l’écho d’un article du Canard Enchaîné qui dénonçait des anomalies de gestion des actions humanitaires du Conseil général des Yvelines. Des fonds attribués ont été dépensés mais n’ont pas été utilisés pour les actions humanitaires auxquels ils étaient destinés. Le Canard pointait aussi l’absence d’inspection des comptes de notre département depuis 2004, cas unique en Ile-de-France.

Nous avons donc interrogé l’élu du canton de Saint-Germain nord, Maurice Solignac. M. Solignac est vice-président chargé des affaires financières et président de la commission Finances du conseil général depuis 2004. Il est donc le mieux placé parmi les élus pour répondre de manière précise aux propos du Canard Enchaîné.

Dans notre courrier (téléchargez la lettre d’Emmanuel Fruchard, conseiller municipal PS de Saint-Germain, pdf 412ko), nous avons posé quatre questions à M. Solignac :

 – Pourriez-vous nous apporter des précisions sur ces actions humanitaires, et particulièrement leur gestion financière ?

 – Des mesures correctives ont–elles été mises en oeuvre ?

 – Par ailleurs le conseil général ne dispose pas de service d’inspection. Que pensez-vous de cette absence et va-t-elle être bientôt comblée ?

 – Concernant le projet avorté de circuit de Formule 1, pourriez-vous nous indiquer quel coût restera à la charge du département pour 2008 et, de manière prévisionnelle, pour 2009 ?

 

Maurice Solignac a répondu à nos questions par courrier fin janvier (téléchargez la lettre de Maurice Solignac, pdf 974ko)

La synthèse de sa réponse est la suivante :

 – M. Solignac justifie le principe des actions humanitaires, que ni le Canard ni les élus PS n’ont contesté. Il justifie aussi le fait que les actions soient menées par l’intermédiaire des communautés étrangères des Yvelines. Enfin il conclut (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Sans le dire vraiment, l’élu reconnaît que la gestion des aides n’a pas été assez rigoureuse et que la concentration des moyens sur quelques localités africaines est excessive. C’est exactement ce que dénonçait le Canard Enchainé.

– Ensuite le courrier passe au projet de circuit de Formule1 à Flins. Il a oublié de répondre à notre troisième question, celle qui concerne l’inspection ! Pourtant notre département n’est pas une petite structure. Il a un budget de 1,3 milliards d’euros, soit environ 16 fois celui de la ville de Saint-Germain !

– Revenons au circuit de F1. Une liste de cinq postes de dépenses pour 2009 est décrite, dont la somme est 7,2 millions d’euros, avec le commentaire « Ces montants sont conformes à ce qui était prévu au budget 2009« . Pourtant la décision modificative n°2 comporte des lignes budgétaires bien plus importantes, notamment deux lignes dont l’objet est « GP F1 » pour un montant de 10,7 millions d’euros. Nous avons demandé à M. Solignac comment expliquer ces informations qui semblent contradictoires. Plus d’un mois après cet échange nos questions restent sans réponse.

En conclusion, nous regrettons que plusieurs de nos interrogations n’aient pas trouvé de réponse. Il ressort en tout cas de cet échange que les faits relatés par le Canard Enchaîné sont, en creux, confirmés par l’élu en charge des finances des Yvelines.

Il nous paraît indispensable que le département soit doté d’une inspection et que les cas de gestion laxiste soient analysés. A fortiori lorsque l’on sait que les finances du département sont dans le rouge et que la droite yvelinoise a dû, en urgence, augmenter les taux d’imposition de près de 15% en mars !

Au-delà de cet exemple, il a régné pendant la présidence de Pierre Bédier un climat de cour qui a certainement nui à notre département. D’abord cette lubie de vouloir faire un circuit de F1, qui plus est sur un terrain manifestement inadapté. Mais également une politique de communication sexiste, dénoncée également sur notre blog.

La personnalité très contestable de l’ancien président (voir notre dossier sur son procès et sa condamnation pour corruption) a dicté une série de décisions de portées très variables mais qui sont toutes le reflet d’un manque de débat et de contre pouvoir au sein de la droite yvelinoise. L’absence d’inspection a contribué à cette situation. Les élus de droite, majoritaires dans les Yvelines depuis 42 ans, ont été incapables de faire valoir des arguments de bon sens et de bonne gestion qui auraient permis d’éviter cette série d’erreurs.

Emmanuel Fruchard, conseiller municipal PS de Saint-Germain

 

A lire également sur notre blog :

Le conseil général des Yvelines augmente le taux des impôts locaux de près de 15% (04/2010)

Révélations du Canard Enchainé sur les comptes du conseil général des Yvelines (01/2010)

Le conseil général des Yvelines abandonne le projet de circuit de F1 à Flins  (12/2009) 

Les finances du conseil général des Yvelines sont dans le rouge (11/2009)

Nouvelle campagne de publicité sexiste du conseil général des Yvelines (07/2008)

La publicité sexiste du conseil général des Yvelines (06/2007)

Tous nos articles sur le procès Bédier

Tous nos articles sur le conseil général des Yvelines

«Réussir notre révolution de l’âge» par Martine Aubry, tribune publiée dans Le Monde

Retrouvez ci-dessous la tribune de Martine Aubry parue dans Le Monde du 14 avril 2010.


« Réussir notre révolution de l’âge »

 

En ce début de XXIe siècle, la France a franchi le seuil des 80 ans en matière d’espérance de vie totale. Ce sont des années gagnées, des années utiles pour soi-même et pour autrui, une conquête à laquelle notre modèle social, si décrié par la droite, n’est pas étranger.

En même temps, l’allongement de la durée de la vie ne s’accompagne pas toujours d’une valorisation des individus qui vieillissent. Sur d’autres continents, vieillir est positif, symbole de sagesse et d’expérience. Mais dans la société du live et du in, les cheveux blancs, les rides, les années sont souvent ignorées, voire stigmatisées. Notre modernité, consciemment ou non, organise une véritable exclusion de l’âge et du grand âge.

Telle est l’ambivalence du vieillissement, à la fois cadeau et discrimination. C’est aussi l’un des plus grands défis à relever par la puissance publique, celui du changement des conditions d’accès des seniors à l’autonomie, au logement, à la mobilité et aux soins, aux loisirs, ainsi que de leur indispensable financement. Ces enjeux seront au cœur du débat sur l’avenir des retraites. Les socialistes seront au rendez-vous des contre-propositions.

Nous serons fermes sur nos valeurs et inventifs pour trouver des solutions qui garantissent la pérennité et l’équité du système par répartition. Nous n’acceptons pas l’appauvrissement de nos aînés, qui enferme tant d’entre eux – et d’abord d’entre elles – dans des « minimum vieillesse » de quelques centaines d’euros par mois.

Nous le ferons sans céder aux ultimatums. Le gouvernement cherche à dramatiser pour imposer ses décisions à sens unique dans l’urgence quand il faudrait, comme le demandent les organisations syndicales, prendre le temps d’une véritable négociation pour trouver les voies d’une réforme juste et viable dans la durée. A cet égard, la statistique ne saurait remplacer la politique : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) est un élément parmi d’autres de l’évaluation financière et ne doit pas être instrumentalisé pour imposer des choix de société.

Les salariés et les retraités ne peuvent pas être les seuls sur lesquels reposent tous les efforts. Réformer les retraites suppose d’introduire sans tarder de nouvelles ressources dans le système. Ce qui ne signifie pas de peser sans fin sur les salariés ni de diminuer les pensions.

Là se trouve le point aveugle des décisions libérales de 1993 de Balladur ou de 2003 de Fillon : jamais la droite n’a pris la peine de soumettre les très hauts revenus, les produits du capital financier ou de la rente à l’impératif de solidarité alors même qu’un million de retraités vivent sous le seuil de pauvreté.

Les pistes ne manquent pas : élargissement de l’assiette des cotisations à la valeur ajoutée, cotisations sur les stock-options et d’autres rémunérations non assujetties, abolition des privilèges fiscaux qui minent la cohésion nationale, surtaxe de 10 % de l’impôt sur les sociétés acquitté par les banques, affectée au fonds de réserve des retraites, etc. Les choix opérés devront être réévalués à étapes régulières, tant ils dépendront de l’évolution de la démographie, de la croissance, de l’emploi et de la masse salariale, sans pour autant remettre en cause la stabilité des droits indispensable à la confiance dans le système pour les jeunes générations.

Sans renoncer à donner plus de souplesse aux choix individuels et en tenant compte de l’hétérogénéité des parcours professionnels et de leur pénibilité, nous défendrons le maintien de l’âge légal du départ à la retraite à 60 ans – c’est-à-dire la possibilité de faire valoir ses droits à pension –, avec la possibilité de partir plus tôt pour ceux qui ont exercé des activités particulièrement pénibles.

Les Français savent que l’accroissement de l’espérance de vie et une arrivée plus tardive sur le marché du travail nécessitent pour beaucoup un départ réel après 60 ans : l’âge moyen de départ réel est déjà de 61ans et demi. Mais si l’âge légal était repoussé à 62, 63, 65 ans, comme le préconisent l’UMP et le Medef, des centaines de milliers de personnes qui ont commencé à travailler très jeunes seraient contraintes de faire 44, 45, 48 années de travail. Dans un marché du travail qui ne fait pas sa place aux seniors, combiné à l’allongement des durées de cotisation, cela se traduirait pour eux, avant tout, par une baisse des pensions que nous ne pouvons accepter. L’efficacité n’est pas, à nos yeux, le contraire de la justice.

Au-delà, chacun le sait : le bien-être des Français qui vieillissent ne sera pas assuré en comblant les seuls déficits comptables. L’allongement de la vie a fait naître d’autres déficits : d’utilité sociale pour les seniors, d’emplois qualifiés pour accompagner les mutations de l’âge, de liberté pour ceux, sans cesse plus nombreux, qui souhaitent rester à domicile, de logements et d’équipements adaptés aux personnes dépendantes, de soutien pour les familles confrontées à la maladie d’Alzheimer ou aux pathologies dégénératives, de valorisation accrue des filières gériatriques à l’hôpital ou encore de la reconnaissance du droit de mourir dans la dignité… Le progrès en âge fait émerger des aspirations mais aussi de nouvelles inégalités. Celles qui se révèlent quand la société se défait et se détache de ses plus anciens.

Mieux vieillir ensemble exige d’abord la possibilité de se « réengager ». Après le temps du travail, le temps des projets ! Forts de cette « vieillesse indépendante », les retraités demeurent des acteurs, même s’ils ne sont plus des actifs au sens où l’Insee les définit. Ils sont souvent des bénévoles sur lesquels beaucoup sinon tout repose, dans des associations, des municipalités ou des mutuelles, dans l’aide aux devoirs pour les élèves et le lien social pour les plus démunis, pour soutenir ici un jeune qui crée sa PME et conseiller là-bas une organisation non gouvernementale humanitaire.

Nos représentations sont à revoir, car les seniors soutiennent la société et ne se bornent pas à lui demander secours. En meilleure santé, de plus en plus longtemps, ils consomment, voyagent, épargnent, aident financièrement leurs enfants et petits-enfants. L’expérience est un atout, voilà la grande révolution ! Une société créative ne saurait se passer de ce capital. Encore faut-il que la société et que le politique considèrent l’âge pour ce qu’il est : une chance, non un fardeau. Reste qu’il n’est pas donné à tout le monde d’être délivré des enjeux du quotidien.

Mieux vivre le grand âge dans une société solidaire, c’est non seulement assurer des retraites décentes – nous en sommes encore loin pour des millions de nos concitoyens –, mais également offrir la possibilité à chacun de vivre et non de survivre, de se loger dignement, d’être soigné sans retard dans un pays qui n’accepte pas de devenir un « désert médical ».

Mieux vieillir exige aussi que les territoires, villes ou campagnes, s’organisent pour apporter des réponses personnalisées, humaines et de proximité, capables de satisfaire des besoins qui varient selon l’état de santé, la situation familiale. L’action publique doit apprendre à mieux conjuguer un habitat mêlant les générations, des soins à domicile (que l’Etat rationne encore), des accueils de jour (trop rares), des hébergements médicalisés plus ouverts sur le quartier ou le village. Oui, il est grand temps que la ville du XXIe siècle s’adapte aux âges et repense accès, déplacements et espaces collectifs pour apporter plus de douceur… et même de lenteur.

Mais il faut aller plus loin, vers une société du soin : une aide de qualité aux personnes fragilisées, le traitement des grandes dépendances, les soins corporels et vitaux quotidiens. C’est aussi mieux reconnaître, mieux former et mieux rémunérer ceux qui apportent ces soins et en exercent la lourde responsabilité. L’allongement de la vie a des effets économiques positifs grâce aux nouveaux emplois de proximité liés à l’aide à la personne.

J’invite, et ce sera un choix politique majeur de la gauche, à relancer des politiques publiques qui ne compressent pas ces emplois mais, au contraire, les sécurisent. Comment accepter, par exemple, le manque cruel de places dans les services de soins infirmiers à domicile ? L’allocation personnalisée pour l’autonomie, l’APA, en rendant solvable le besoin d’aide, a permis une formidable avancée. Encore faut-il que les conseils généraux qui la dispensent ne soient pas étranglés financièrement par les décisions aveugles de l’Etat!

Le moment est venu pour la France de dire quelle part des ressources nationales elle entend consacrer au vieillissement. Aux retraites et à la révolution de la qualité des âges que nous voulons réussir. Soyons à la hauteur du futur. Exerçons notre sollicitude pour construire « une société qui n’expulse pas ses aînés du monde des vivants », selon le mot terrible de l’anthropologue Maurice Godelier.

N’oublions jamais, non plus, qu’aucune allocation ne remplace les chaînes de soins, les solidarités familiales et amicales, l’attention du voisinage, l’engagement de la société tout entière. A ce prix, la réhumanisation de notre société prendra tout son sens. C’est ainsi que nous ajouterons de la vie aux années, et pas seulement des années à la vie.

Martine Aubry

Enfin des travaux pour compléter le mur anti-bruit sur la N13 à Saint-Germain

Au cours du conseil municipal du 8 avril dernier, au cours duquel le maire de Saint-Germain a évoqué la situation de Philippe Lucas, plusieurs autres dossiers importants ont été évoqués.

Parmi ceux-ci, l’annonce par le maire que des travaux sur le mur anti-bruit de la déviation de la N13 vont enfin avoir lieu.

C’est une excellente nouvelle que nous attendions depuis des années, tant les nuisances de cet axe routier sont importantes. Rappelons qu’il manque à ce mur anti-bruit plusieurs tronçons dans sa traversée de Saint-Germain

Le maire a donc annoncé que l’Etat et l’Ademe vont débloquer 2 millions d’euros pour compléter le mur. La ville prendra à sa charge 35% de ces travaux, soit une somme de 700.000 euros.

Les quartiers concernés sont les rues Schnapper, Robereau et Pontel. De même, l’Etat prendra à sa charge l’isolation complète de la Villa Campan et de la Maison Verte.

Voici dans une vidéo (2mn11) filmée par les militants PS, l’intervention du maire :


Conseil municipal : nuisances sonores (1/2)
envoyé par efr78. – L’info video en direct.

Sur cette délibération qui concernait la cartographie du bruit à Saint-Germain, un échange intéressant a eu lieu entre Emmanuel Fruchard, conseiller municipal PS, et le maire qui a approuvé son intervention.

Retrouvez cet échange en vidéo (5mn55).


Conseil municipal : nuisances sonores (2/2)
envoyé par efr78. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

A lire également sur notre blog :

Philippe Lucas va-t-il quitter Saint-Germain?

La vitesse sur la déviation de la N13 réduite à 70 km/h

Philippe Lucas va-t-il quitter Saint-Germain-en-Laye ?

Lors du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye du 8 avril, une délibération concernait le Cercle des Nageurs de l’Ouest, le club de natation de Saint-Germain, le premier des Yvelines. A cette occasion, Nicole Frydman (liste Saint-Germain Solidaire) a interrogé le maire sur les rumeurs de départ de Philippe Lucas de Saint-Germain.

Rappelons que le charismatique entraineur est arrivé en fanfare à Saint-Germain-en-Laye en 2009 avec un groupe de sportifs de très haut niveau. Un joli coup pour la piscine de Saint-Germain.

Le maire a apporté des précisions sur la situation de Philippe Lucas à Saint-Germain.

Un accord avait été trouvé avec l’entraineur, moyennant contribution de sa part, pour qu’il bénéficie d’un accès à la piscine de Saint-Germain pour ses nageurs, sans que cela pénalise trop les autres usagers de la piscine.

Selon les propos du maire, la première partie du paiement a été obtenue « mais la dette est repartie » depuis et il n’arrive pas à signer une convention définitive avec l’entraineur. Par ailleurs, Philippe Lucas aurait « moins de nageurs qu’il ne l’escomptait« . Celui-ci étant actuellement en stage en Grèce, le maire a indiqué que « nous verrons bien à son retour si M. Lucas souhaite ou non rester à Saint-Germain, semblant ainsi confirmer les interrogations sur le devenir de l’entraineur à Saint-Germain.

Interrogée par une autre élue sur le montant de la dette dûe par Philippe Lucas, le maire a indiqué que « cela fait partie de la discussion« , avant de donner le chiffre de « 20.000 euros« .

Retrouvez ci-dessous dans une vidéo (3mn30) filmée par notre groupe les échanges sur ce thème lors du conseil municipal du 8 avril :


Conseil municipal : Lucas ou pas Lucas ?
envoyé par efr78. – L’info video en direct.  

A lire aussi sur notre blog nos précédents articles sur la piscine :

La piscine de Saint-Germain a besoin de gros travaux (11/2008)

Tarifs municipaux : Saint-Germain, une ville chère : l’exemple de la piscine (02/2008)

De nombreuses rues de Saint-Germain-en-Laye victimes de l’hiver

La saison hivernale s’éloigne avec sa cohorte de pluies, de neige, de gel. Elle laisse derrière elle à Saint-Germain et ailleurs des désordres préjudiciables à une circulation sécurisée.

Hormis les quartiers situés entre la RN 184, la déviation de la nationale 13 et les limites du Pecq –  cette partie de Saint-Germain défendant les couleurs de la ville touristique et donc pourvue en grande partie de revêtements neufs – le revêtement des rues des autres quartiers a beaucoup souffert de l’hiver et est parfois très abîmé.

Cela va du simple « nid de poule » à de grandes plaques de macadam arrachées sur 3 à 5 cm de profondeur.

Pour exemples non limitatifs, ces détériorations concernent les alentours du Lycée international (rue de la Croix de Fer, rue du Fer à Cheval…), la rue Saint Léger, les montées vers l’Hôtel des impôts, (boulevard  Berlioz…), le boulevard Gounod, etc….

Il est à craindre que les motocyclistes et les cyclistes, en particulier les élèves des lycées et collèges, ne soient déséquilibrés en roulant dans les plaques de macadam détruites (non signalées) ou que, pour les éviter au dernier moment, ils ne se déportent brutalement, surprenant ainsi les automobilistes qui les suivent ou les croisent.

Soucieux de la sécurité des personnes, nous demandons que tous les endroits détériorés soient identifiés au plus vite et que la municipalité procède rapidement à leurs réfections, ce qui évitera peut-être aussi une plus grande détérioration des revêtements.

Nous constatons aussi le quasi effacement du marquage au sol et en particulier sur les passages piétons : faut-il insister aussi sur ce point vital pour la sécurité?

N’hésitez pas à nous signaler par mel ps.saintgermain@gmail.com ou en commentaire de cet article les cas les plus flagrants, et à nous envoyer le cas échéant des photos.

 

Photo : angle de la rue de la Croix de Fer et de la rue de la Vieille Butte

Le conseil général des Yvelines augmente le taux des impôts locaux de près de 15%

Nous avions consacré fin novembre 2009 un article intitulé « Les finances du conseil général des Yvelines sont dans le rouge« , qui reproduisait un texte du président des conseillers généraux PS sur le blog des élus PS.

Visiblement, les Socialistes avait bien anticipé la situation de notre département…

Vendredi 26 mars, le conseil général des Yvelines, dirigé par l’UMP, a en effet voté une augmentation des taux d’impôts locaux de près de 15% et un recours à l’emprunt (150 à 200 millions d’ici la fin de l’année) pour boucler le budget 2010.

Les 3 taxes locales évoluent ainsi de 14,8% chacune.

– Taxe d’Habitation : 5,51% (4,80% en 2009)

– Taxe sur le foncier Bâti : 5,28% (4,60% en 2009)

– Taxe sur le foncier non Bâti : 18,99% (16,54% en 2009).

Le vice-président chargé des finances, Maurice Solignac, conseiller général de Saint-Germain nord, a indiqué que le budget 2009 avait été bouclé « grâce à nos réserves » et que celles-ci « sont quasiment épuisées« . Le président Alain Schmitz a reconnu que « face à l’effondrement [des droits de mutation] il a fallu réagir dans l’urgence », une façon d’avouer que cela n’avait pas du tout été anticipé.

Lors du débat d’orientation budgétaire en février, les conseillers généraux PS avaient rappelé que  « l’assemblée départementale s’est obstinée à ne pas augmenter les impôts ou à recourir à l’emprunt » les années précédentes et regretté que la hausse n’ait pas été étalée sur plusieurs années (les impôts n’avaient pas augmenté depuis 7 ans). Ils ont voté contre ce budget.

Rappelons également que la droite yvelinoise a dépensé l’année dernière plusieurs millions d’euros pour soutenir la construction d’un circuit de Formule 1 à Flins, projet finalement (et heureusement!) abandonné fin 2009.

 

A lire également :

Les finances du conseil général des Yvelines sont dans le rouge

Le conseil général des Yvelines abandonne le projet de circuit de F1 à Flins

La position des conseillers généraux PS yvelinois lors du débat d’orientation budgétaire 2010

Le blog des conseillers généraux PS des Yvelines

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