Municipale partielle à Gargenville : les résultats du 1er tour

En raison de la démission de plusieurs adjoints et conseillers municipaux, une élection municipale partielle était organisée le dimanche 30 mai à Gargenville dans les Yvelines.

Trois listes étaient en concurrence pour succéder au maire Pierre-Marie Darnaut.

Voici les résultats complets du 1er tour :

Inscrits : 5028

Votants : 2642 soit 52.55%

Exprimés : 2574

Pierre-Marie Darnaut (DVG) : 607 soit 23,58% des voix

Nicole Delpeuch (DVD) : 1259 soit 48,91% des voix

Jean Lemaire (DVD) : 708 soit 27,51% des voix.

 

Il y aura donc un second tour dimanche prochain. Le maire sortant est nettement devancé. L’ancienne maire Nicole Delpech (2004-2008) pourrait retrouver son siège.

 

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Pierre Cardo cède son mandat de député à son suppléant

Dans un courrier du 25 mai, François Fillon a indiqué à Pierre Cardo, député UMP de la 7e circonscription des Yvelines, qu’il prolongeait la mission sur le démantèlement des navires en fin de vie qu’il lui avait confiée le 4 décembre 2009. En vertu des textes en vigueur, un parlementaire doit renoncer à son mandat si la mission qu’il exerce pour l’exécutif excède un délai de six mois.

Par conséquent, est-il précisé, « il sera mis un terme au mandat de député de Pierre Cardo qu’il occupait depuis 1993« , et son suppléant Arnaud Richard lui succédera comme député de la 7e circonscription des Yvelines. Dans le cas d’une prolongation d’une mission, il n’y a en effet pas d’élection partielle, c’est d’ailleurs le but recherché…

La première secrétaire fédérale du PS des Yvelines, Estelle Rodes, a dénoncé « un déni de démocratie« .

« Il ne peut s’agir là que d’un calcul cynique afin de lui permettre de quitter ses fonctions en s’assurant de sa succession et en déniant ainsi aux électeurs la possibilité de choisir la personne qu’ils souhaiteraient lui voir succéder« , écrit-elle dans un communiqué.

Conseiller général des Yvelines entre 1985 et 2001, Pierre Cardo a quitté son poste de maire de Chanteloup-les-Vignes en janvier 2009 après 26 ans de mandat. Il est actuellement président de la communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine.

(Source AFP) 

Rappelons également que la Droite a déjà opéré cette petite manoeuvre pour Pierre Bédier dans la 8e circonscription des Yvelines en avril 2009 et  évité ainsi une élection législative partielle périlleuse.

Pierre Cardo devrait prendre en juillet la présidence de la nouvelle Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires (ARAF), chargée de surveiller le bon déroulement de l’ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire en France.

 

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Le communiqué de presse du PS des Yvelines

Nouveau rebondissement dans l’affaire Bédier : Pierre Bédier démissionne de son mandat de député ! (04/2009)

Une élection municipale partielle à Gargenville le 30 mai

En raison de la démission début avril de 6 adjoints et de 5 conseillers municipaux, une élection municipale partielle aura lieu à Gargenville le 30 mai et le cas échéant le 6 juillet prochain. 

Commune de 6600 habitants environ, Gargenville est située dans le nord-ouest des Yvelines dans le canton de Limay. Petite ville industrielle, elle abrite notamment la plus grande cimenterie de France. (source wikipedia)

De 1971 jusqu’à son décès en septembre 2004, André Samitier, également conseiller général UMP de 1979 à 2002, fut le maire de Gargenville. Il a également été député de 2002 à 2004. C’est son assistante parlementaire Nicole Delpeuch qui lui avait succédé à la mairie jusqu’à sa défaite en mars 2008.
En mars 2008, Pierre-Marie Darnaut (DVG) est élu maire de Gargenville à l’issue d’une fusion avec une liste divers droite. En 2007, Nicolas Sarkozy avait obtenu 57,32% des voix au second tour de la présidentielle.

Trois listes se présentent à ce scrutin.

 

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Notre dossier Elections partielles

La SNCF inaugure sa première gare écolo à Achères-ville

Le Parisien consacre aujourd’hui un article à l’inauguration de la première gare répondant au label haute qualité environnementale, la gare d’Achères-ville sur la ligne A du RER. La rénovation de cette gare est financée à 57% par la Région Ile-de-France. Pour une présentation complète en vidéo de ce projet, cliquez sur ce lien puis sur « voir le film ».


La SNCF inaugure sa première gare écolo

La nouvelle gare d’Achères-Ville est la première en France à répondre au label de haute qualité environnementale. Elle doit servir de modèle à la construction des futures gares franciliennes. 

La gare de nouvelle génération, réalisée à Achères, est inaugurée ce matin à 9 heures en présence de l’ensemble des partenaires du projet. C’est la première de ce type en France. Cet équipement du futur, entièrement écolo, est doté de procédés innovants afin de réduire la consommation d’énergie.

Ce projet pilote a été construit selon des normes draconiennes qui répondent au label de haute qualité environnementale.

La rénovation de la gare d’Achères-Ville doit servir de référence pour la construction des nouvelles gares du réseau francilien, mais aussi des prochaines lignes de TGV, notamment la liaison Rhin-Rhône.

Des moyens technologiques ont été utilisés pour la première fois. « Le bâtiment consomme moins d’électricité, moins d’eau et les émissions de gaz à effet de serre sont fortement diminuées », indique Antoine Debiève, du réseau Transilien de la SNCF. Un toit photovoltaïque permet de produire de l’électricité, des panneaux solaires de chauffer l’eau des sanitaires, l’eau de pluie est récupérée dans une citerne afin d’alimenter le réservoir des toilettes.

Selon des prévisions, cette nouvelle gare consommera 64% d’énergie en moins que l’ancien bâtiment, la consommation d’eau sera réduite de 59% et les émissions de gaz à effet de serre de 76%. Soit l’équivalent de 90000 km en voiture, plus de deux fois le tour de la Terre. Ces chiffres sont inscrits en grands caractères sur des panneaux accrochés sur les murs.

Le chantier s’est achevé en février dernier. […]

 Le coût de la modernisation s’élève à 3,2 M€ financés à 57% par le conseil régional d’Ile-de-France, à 40% par la SNCF et à 3% par Réseau ferré de France (RFF). Et la première gare écolo va faire des émules. Trois autres stations du réseau Transilien seront bientôt aménagées en Ile-de-France dans les départements de Seine-et-Marne et du Val-d’Oise.

 


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Notre dossier Transports

Annulation des résultats de la législative partielle dans la 10e circonscription des Yvelines

Le Conseil constitutionnel vient d’annuler les résultats de la législative partielle dans la 10e circonscription des Yvelines, qui avait vu en septembre dernier la victoire d’extrême justesse de l’UMP Jean-Frédéric Poisson (5 voix !) sur la candidate Anny Poursynoff (Europe Ecologie).

Cette élection législative partielle avait été rendu nécessaire par la décision de Christine Boutin de ne pas reprendre son siège de député après son départ du gouvernement.

Les recomptages n’ont donné finalement qu’une voix d’avance au député UMP. Surtout, un tract distribué la veille du scrutin et signé de Gérard Larcher, maire de Rambouillet et président du Sénat, affirmait que les Verts avaient voté le Grenelle de l’Environnement alors qu’ils n’avaient pas pris part au vote. Une affirmation jugée de nature à fausser le scrutin.

Une nouvelle élection législative sera donc organisée dans un délai de 3 mois. Une élection à risque pour l’UMP qui avait déjà été surprise par l’avance de 5 voix seulement du scrutin de septembre dernier. Nous suivrons bien entendu cette élection et vous donnerons les résultats complets sur notre blog dès qu’ils seront en notre possession, comme pour tous les scrutins dans les Yvelines (voir notre dossier Elections partielles).

 

Mise à jour 22 mai : Le Journal officiel a publié ce matin les dates du scrutin : ce sera les 4 et 11 juillet.

 

A lire également sur notre blog :

Quasi égalité pour le 2e tour de la législative partielle dans la 10e circonscription des Yvelines ! (09/2009) 

Résultat du 1er tour de la législative partielle dans la 10e circonscription (09/2009)

La législative partielle de la 10e circonscription aura lieu les 20 et 27 septembre (09/2009)

Christine Boutin renonce à son siège de député des Yvelines, une élection partielle à l’automne (07/2009)

Tous les résultats des élections partielles dans les Yvelines

Retraites : une autre réforme est possible

Tout le discours de la Droite ces dernières semaines est fondée sur le même postulat : si rien n’est fait, le système français des retraites va s’écrouler et il faudrait donc en conséquence abandonner tous nos fondamentaux (âge légal, durée des cotisations, etc) pour adopter la réforme du gouvernement, la seule possible.

Or d’autres propositions sont possibles. Elles sont plus efficaces et surtout plus justes, ce sont les propositions du Parti socialiste qui propose de mettre à contribution les revenus du capital et les hauts revenus, les profits des banque, de prendre en compte la pénibilité du travail, etc…

Pour une réforme juste, efficace et durable des retraites : un système universel et personnalisé. Faites vous votre propre opinion, découvrez les propositions du Parti socialiste :

http://www.parti-socialiste.fr/retraites

et débattez-en avec nous dans les commentaires.

Téléchargez la note complète (8 pages, pdf, 427 Ko)

Téléchargez le résumé (2 pages, pdf, 328 Ko)

Téléchargez le tract sur les retraites (pdf, 92 ko)

Affaire Pasqua : des politiciens UMP blanchissent un politicien UMP

L’ancien ministre de l’intérieur Charles Pasqua a été condamné vendredi 30 avril à un an de prison avec sursis par la Cour de justice de la République (CJR) dans une seule des trois affaires de malversations présumées intervenues lorsqu’il occupait la Place Beauvau, entre 1993 et 1995. Il a été relaxé dans les deux autres.

La CJR a jugé le sénateur UMP de 83 ans coupable de complicité et recel d’abus de biens sociaux dans l’affaire des contrats de la Sofremi, société de matériel de police liée à l’Intérieur, mais la condamnation est beaucoup moins lourde que la réquisition de l’avocat général, qui réclamait quatre ans de prison dont deux femes et une peine d’inégibilité.

La Cour de justice de la République est une institution souvent critiquée. Composée de douze parlementaires (élus par leurs pairs à la proportionnelle des groupes parlementaires) et de trois juges professionnels, cette juridiction d’exception peut seule juger un ministre pour une affaire intervenue dans l’exercice de ses fonctions. Sans possibilité d’appel.

Quelle légitimité peut avoir une cour de justice ou siègent douze parlementaires pour juger leurs pairs ? Rappelons que dans ces douze parlementaires, huit étaient de droite, quatre de gauche, voila un jury bien partial ! Des politiciens UMP blanchissent un politicien UMP. Le résultat des législatives doit-il déterminer le « jury parlementaire » de la Cour de justice de la république ?

Attachons nous au verdict de la cour, un an de sursis pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux ». Une juridiction de droit commun comme le tribunal correctionnel n’aurait jamais statué ainsi… en effet la condamnation de Charles Pasqua devant le tribunal correctionnel de Paris du 24 novembre 2009 est bien plus lourde que celle de la CJR. Notons que la CJR à été clémente en raison de l’âge de Charles Pasqua et pour ses nombreux services rendus à la France. Serait-ce des circonstances atténuantes ?

Le sénateur des Hauts-de-Seine et le ministère public se sont pourvus en Cassation.

Nous sommes déconcertés de voir de nouveau une parodie de justice se dérouler sous les yeux des Français. La séparation des pouvoirs n’est plus effective et l’indépendance de la justice remise en question. Le mélange des genres entre juges et parlementaires est ambigu. Encore une fois un homme politique est traité différemment des simples citoyens, cela montre les carences en matière de justice de notre pays.

Lycée Jeanne d’Albret : conséquences locales de la politique gouvernementale

Le Journal de Saint-Germain consacrait début avril (n°565, page 4) une page au lycée Jeanne d’Albret. Un seul thème était abordé : la création d’un « internat d’excellence » à Marly-le-Roi, et donc d’une nouvelle classe de seconde au lycée.

Encore une fois, le Journal de Saint-Germain n’est vraiment pas curieux, ou plus exactement très sélectif : aucune information sur le mouvement de protestation sans précédent qui agite le corps enseignant depuis plusieurs semaines.

Début avril 2010, les professeurs ont distribué une lettre aux parents d’élèves pour expliquer leur opposition à cette réforme (téléchargez cette lettre, pdf, 16ko). Afin de protester contre la réforme, une partie des professeurs a envoyé les notes du Bac blanc au ministère au lieu de les saisir dans le système informatique et a assisté aux conseils de classe de Première en restant silencieux.

Quant au Conseil d’Administration du lycée, il est en situation de blocage depuis plusieurs semaines. 

L’exemple de ce lycée n’est pas isolé : un peu partout en France les enseignants sont nombreux à dénoncer des réformes mal pensées qui dégradent le niveau d’enseignement dispensés aux jeunes. Et à réagir pour la défense d’un enseignement public de qualité.

Dernier exemple en date ces dernières heures. On apprend que les élèves de seconde pourraient être privés de manuels d’histoire-géographie à la rentrée car les nouveaux programmes ont seulement été validés la semaine dernière par le Ministère et les nouveaux manuels ne seraient pas prêts à la rentrée ! (Source RTL via Le Parisien).

Tout se passe comme si la Droite ne cherchait en fait qu’à réduire le budget de l’éducation et s’accommodait d’un enseignement à deux vitesses : au privé les élèves aisés sélectionnés selon des critères opaques, au public la contrainte de recevoir ceux qui restent, avec des moyens réduits.

Qui a dit que tout allait bien à Jeanne d’Albret ?

   

Références :

JSG n° 565

Nos précédents articles concernant le lycée Jeanne d’Albret :

La desserte en vélo des lycées saint-germanois (août 2009)

Manifestation des lycéens (janvier 2009) 

Tribune libre en mai 2008 : l’inquiétude justifiée des lycéens

Mobilisation contre les suppressions de poste (avril 2008)

Plan de rigueur à l’Education nationale : les conséquences au Lycée Jeanne d’Albret (avril 2008) 

Une interpellation mouvementé (septembre 2007)

«Europe, réveille-toi!», par Martine Aubry, Poul Rasmussen et Elio di Rupo

Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste Français, Poul Rassmussen, président du Parti Socialiste Européen, Elio di Rupo, président du Parti Socialiste Belge, ont publié une importante tribune sur l’Europe dans le quotidien Libération le 7 mai 2010.


Mais où va l’Europe ? Notre continent est pris dans la tourmente. La crédibilité de l’Union européenne est en chute libre tant auprès des citoyens européens que partout dans le monde. Ne nous y trompons-pas : la gestion calamiteuse de la crise grecque est un manquement grave. L’Europe doit se ressaisir si elle ne veut pas sortir des radars de l’histoire voire se disloquer.

La réaction face à la crise grecque a été trop tardive, mal ficelée et incomplète. Depuis janvier, la zone euro est en attente d’une solution à la crise grecque. Pendant tout ce temps, nous avons beaucoup entendu « mon pays d’abord », « les mauvais élèves de la zone euro, dehors ! » et d’autres refrains punitifs du même style. Au courage politique exemplaire de George Papandreou pour rétablir les finances de son pays, la droite européenne, pour des raisons de politique intérieure, n’a fait que prôner encore et toujours plus d’austérité, sans jamais démontrer une quelconque solidarité. Les atermoiements électoralistes des uns n’ont eu d’égal que le silence assourdissant d’autres pourtant d’habitude prompts à se mettre bruyamment en avant. C’est comme si, tout d’un coup, les principes de solidarité et de coopération – fondateurs de l’Union européenne – avaient disparu. Mais les mois perdus coûtent très cher, à la Grèce tout particulièrement, et aussi à l’Europe tout entière qui est aujourd’hui menacée par l’incendie faute de l’avoir circonscrit à temps. La paralysie de la décision européenne a encouragé la spéculation.

Trop tardif, ce plan est aussi mal ficelé. Le dispositif de bric et de broc qui a été retenu, nécessitant une intervention individuelle de chaque Etat européen et du FMI, ne protège pas de la contagion car il est difficilement reproductible à d’autres Etats. L’Espagne, attaquée au lendemain de l’annonce du plan sur le seul fondement de rumeurs, en a fait ces derniers jours la douloureuse expérience. La zone euro a besoin d’un dispositif de sauvetage des Etats en difficulté qui puisse être activé rapidement et désarme par anticipation la spéculation. L’Europe en tant que telle aurait très bien pu intervenir sur la base des articles 122 et 143 du traité, comme l’a proposé le Parti socialiste européen, au travers d’un mécanisme européen de stabilité financière, préfigurant un Fonds monétaire européen. C’était une question de volonté politique face aux diktats des marchés financiers ; elle n’a pas été au rendez-vous.

Le plan de sauvetage est incomplet, car s’il règle temporairement la crise de liquidité à laquelle la Grèce est confrontée, il ne résout pas le problème de solvabilité. Sans rebond de son économie, dont on ne voit pas aujourd’hui les ressorts compte tenu des effets mêmes du plan imposé, la Grèce aura beaucoup de difficultés à rebondir et risque de se retrouver dans la même situation dans 18 mois. C’est pourquoi nous demandons que ce plan soit accompagné par un plan de relance de l’économie grecque mobilisant la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et les fonds structurels, mais aussi par une grande vigilance dans la définition et la mise en œuvre des mesures de redressement des comptes.

Plus largement, la crise grecque a révélé les déséquilibres structurels d’une union monétaire sans gouvernement économique. Les socialistes et sociaux-démocrates européens réclament la mise en place sur le long terme d’une véritable gouvernance économique européenne, fondée sur la responsabilité, la solidarité et la coordination. Pour cela, nous insistons sur une coordination efficace des politiques macro-économiques, pas seulement pour consolider les budgets mais aussi pour relancer l’économie, avec des délais raisonnables pour réduire les déficits tout en investissant dans la croissance et l’emploi.

L’Europe paie aussi une inaction face à la crise financière. Dix-huit mois après, rien n’a été fait. De vitupérations en G20, il y a eu beaucoup d’agitation mais jamais de décision. Tout recommence comme avant : les bonus, les stock-options, les attaques spéculatives, les paradis fiscaux et un robinet du crédit toujours fermé pour les PME et les particuliers…Il faut réguler les fonds spéculatifs, créer une taxe sur les transactions financières, limiter les bonus et la rémunération des dirigeants, supprimer les paradis fiscaux, protéger les consommateurs contre les produits financiers toxiques et démocratiser le contrôle des marchés financiers.

Voilà ce que nous devons faire pour que jamais plus les citoyens européens n’aient à payer le prix d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Loin d’aller dans ce sens, les droites au pouvoir en Europe ne régulent pas la finance, ne développent pas la gouvernance économique et réduit les moyens d’action publique en prônant le désengagement des Etats, laissant les citoyens sans recours, menaçant un peu plus leurs emplois.

La solution à la crise actuelle n’est pas de chercher des boucs émissaires, mais de retrouver le volontarisme qui a fait l’Europe et de remettre en avant le principe inaltérable la solidarité, sans lequel chacun de nos pays s’enfoncera encore un peu plus dans la crise, sans pays voisins pour venir à son secours. Europe, réveille-toi !

 

Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste Français, Poul Rassmussen, président du Parti Socialiste Européen, Elio di Rupo, président du Parti Socialiste Belge

Sidru : la crise grecque favorise – à court terme – le syndicat intercommunal

Notre analyse trimestrielle sur les finances du Sidru (téléchargez le rapport, pdf, 181ko) – le syndicat intercommunal qui gère nos déchets – révèle une stabilité de la perte latente, avec deux effets de large ampleur qui ont des conséquences opposées :

 – La hausse du dollar contre euro qui résulte de la crise grecque apporte un répit au syndicat. En effet, le risque n°1 qui menace le Sidru – que le taux de la dette n’explose en cas de dollar trop faible contre franc suisse – devrait être reporté à plus tard tant que l’euro est faible.

  – Cependant cette faiblesse de l’euro a fait évoluer la parité euro contre franc suisse très près de la zone dangereuse. Si cette tendance se prolongeait, on risquerait de voir, dès 2011, le taux de la dette augmenter.

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Lors de la présentation du budget en janvier 2010, le président du syndicat (Emmanuel Lamy, maire de Saint-Germain-en-Laye) a prédit une année 2010 « calme sur le front des changes« . C’est mal parti !

Pour notre part, nous avons à plusieurs reprises averti qu’il est bien dangereux de parier sur un euro qui reste dans un étroit tunnel, ni trop fort contre dollar, ni trop faible contre franc suisse. Il y a quelques mois on risquait de toucher le haut du tunnel, et c’est maintenant le bas qui menace de coûter cher aux 213 000 habitants concernés par le Sidru.

 

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