Big data, Big brother ou Big progrès?

PL---AM.jpgProfessionnellement Pascal Lévêque, par ailleurs Conseiller municipal PS de Saint-Germain-en-Laye et Président du Groupe des Elus de gauche, a participé le 26 mars dernier à un colloque sur la problématique du traitement « Big data » en présence d’Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif.

Big data, littéralement les Grandes données, est une expression anglophone utilisée pour désigner des ensembles de données qui deviennent tellement volumineux qu’ils en deviennent difficiles à travailler avec des outils classiques de gestion de base de données.

Dans ces nouveaux ordres de grandeur, la capture, le stockage, la recherche, le partage, l’analyse et la visualisation des données doivent être redéfinis. Les perspectives du traitement des big data sont énormes, notamment pour l’analyse de tendances industrielles, la génomique, l’épidémiologie ou la lutte contre la criminalité ou la sécurité. Le phénomène Big data est considéré comme l’un des grands défis informatiques de la décennie 2010-2020.

De nombreux intervenants se sont exprimés dont Gérald Karsenti, Président directeur général de Hewlett-Packard ou encore Jean-Michel Billaut, Président fondateur de l’atelier BNP Paribas, Hervé Lebras, Directeur d’études à l’école des Hautes Etudes en Sciences Sociales ou Isabelle Falque-Pierrotin, Présidente de la Cnil.

Le Ministre Arnaud Montebourg a rappelé la position du Gouvernement. Tout d’abord, la volonté que ces données soient perçues comme des matières premières économiques et que l’exploitation soit faite sur le sol ou est produite l’information pour éviter le pillage ou la capture de ces informations. Il a rappelé que le Gouvernement doit définir la réglementation afin que ces données et leur exploitation respecte la liberté publique et le respect de la vie privée. Enfin, il a indiqué soutenir sur l’année 2013 sept appels à projet concernant l’économie numérique et le Big data.

Pascal Lévêque a rappelé l’importance de la formation et l’intégration de la problématique Big data dans le cursus des diplômés de demain.

7e anniversaire du blog du PS de Saint-Germain-en-Laye

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Le blog de notre section fête ce mois-ci son 7e anniversaire. Depuis mars 2006, ce blog vous apporte des informations que vous ne lirez pas dans le Journal de Saint-Germain.

Au cours de ces 7 années, 894 articles ont été publiés, sur tous les sujets (locaux ou nationaux). A ce jour, 617.979 pages ont été vues et 286.184 visiteurs uniques recensés. Chaque jour, plus d’une centaine de personnes se connectent au blog. Merci à tous nos lecteurs!

Pour nous aider, vous pouvez prendre contact avec nous par mel ps.saintgermain@gmail.com pour nous communiquer des informations locales ou vos réactions sur nos articles. Vous pouvez aussi communiquer l’adresse de ce blog à vos connaissances, réagir dans les commentaires sous chaque article, ou signaler sur les différents réseaux sociaux les articles qui vous ont intéressés.

Vous pouvez d’ailleurs nous retrouver sur Twitter sur le compte http://twitter.com/PsSaintGermain/. Le compte est ouvert depuis octobre 2009 et compte déjà plus de 850 abonnés.

Ni le 8 mars, ni toute l’année : à Saint-Germain-en-Laye, l’égalité entre les hommes et les femmes, c’est jamais !

Journee-internationale-des-droits-des-femmes_news.jpgEn matière de luttes contre les inégalités, les collectivités doivent faire preuve d’exemplarité.

Elles sont ainsi de plus en plus nombreuses à mettre les questions d’égalité entre les femmes et les hommes au cœur de leurs politiques publiques, admettant par là qu’en dépit d’une reconnaissance formelle, ce droit fondamental n’est toujours pas une réalité au quotidien.

Cet engagement en faveur des droits des femmes s’est traduit, notamment grâce à l’action du Conseil des communes et régions d’Europe et de la Commission européenne (se reporter à la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale) par la mise en place de plans d’action municipaux ou intercommunaux.

Il a permis de mener un nombre important d’actions en faveur de l’égalité des droits : lutte contre les stéréotypes sexistes et de genre influençant les politiques locales, inscription de l’égalité dans les dispositifs contractuels (CLS-CUCS-PLH-PLE) et dans les clauses de marchés publics, impératifs de parité dans l’attribution des aides municipales (en particulier celles destinées aux jeunes – BAFA, BPC) ou au sein des instances de démocratie de proximité (conseils de quartier). La liste est longue et non exhaustive.

Bien entendu toutes les municipalités n’ont pas mis en œuvre de tels dispositifs et c’est là un des chantiers prioritaires de Najat Vallaud-Belkacem, nouvelle ministre des Droits des femmes du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

En revanche, la plupart des communes programment désormais à l’occasion de la Journée internationale des Droits des femmes, le 8 mars, une ou plusieurs manifestations de sensibilisation : forum des femmes, cycles de conférences abordant le thème des inégalités salariales, professionnelles ou des violences physiques, promotion d’œuvres ou de parcours de femmes remarquables.

Pratiquement toutes. Mais pas Saint-Germain-en-Laye, où l’heure est exclusivement au… cyclisme (départ du Paris-Nice).

Hasard de calendrier malheureux pour les uns, désintérêt réel pour les autres ou mesure de rétorsion alors que l’année dernière, à la même époque et sur ce même blog, nous déplorions le thème choisi pour la manifestation du 8 mars (« les secrets de famille »), les Saint-Germanois trancheront.

Reste que ce silence assourdissant, à l’heure où bon nombre de ville adoptent une politique volontariste en matière de lutte contre les inégalités, constitue un indicateur supplémentaire du peu d’intérêt porté par l’actuelle majorité municipale aux inégalités d’un territoire qui hélas n’en manque pas : socio-spatiales, économiques ou culturelles et qui nuisent chaque jour davantage à la cohésion sociale.

A lire également :

Journée internationale des droits des femmes : à Saint-Germain-en-Laye, on parlera « Secrets de famille »! (03/2012)

L’élection de Pierre Morange comme député finalement confirmée

pierremorangeL’élection de Pierre Morange comme député de la 6e circonscription des Yvelines a finalement été validée hier par le Conseil constitutionnel. Celui-ci a décidé qu’ « il n’y a pas lieu […] de déclarer M. Pierre MORANGE inéligible en application de l’article L.O. 136-1 du code électoral« .

Rappelons que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait saisi le Conseil constitutionnel après avoir rejeté les comptes de campagne de Pierre Morange et que celui-ci risquait l’inéligibilité et donc l’invalidation de son élection. En effet « lorsque le Conseil constitutionnel a déclaré inéligible un candidat proclamé élu, il annule son élection ou, si l’élection n’a pas été contestée, le déclare démissionnaire d’office. »

logoCC.gifLe Conseil constitutionnel en a décidé autrement. Mais l’examen de la décision du Conseil constitutionnel prouve que Pierre Morange l’a échappée belle.

On sait désormais pourquoi le compte de campagne de Pierre Morange a été rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Le rejet était motivé parce qu’ « a été portée en recettes dans son compte de campagne au titre de son apport personnel la somme de 22 857 euros, laquelle avait été prélevée sur le compte bancaire destiné à percevoir l’indemnité représentative de frais de mandat. »Le Conseil constitutionnel considère que « cette indemnité ne saurait, sans méconnaître les dispositions précitées de l’article L. 52-8 du code électoral, être affectée au financement d’une campagne électorale à laquelle le député est candidat. » Mais dans le cas de Pierre Morange, le Conseil a jugé que cette irrégularité n’était pas entièrement établie et que ses comptes de campagne n’aurait pas dû être annulés.

Nul doute que cette décision fera jurisprudence et que tous les députés sortants en campagne électorale devront désormais faire bien attention à ne pas utiliser leur indemnité représentative de frais de mandat, qui est « destinée à couvrir des dépenses liées à l’exercice du mandat de député » rappelle le Conseil constitutionnel, et non à mener une campagne électorale…

Pour aller plus loin :

La décision du Conseil constitutionnel