Taux d’intérêt de la dette du SIDRU : 10%, chut, c’est top secret !

L’histoire de la dérive spéculative du Sidru est entrée depuis début 2013 dans une nouvelle phase : le taux payé par le syndicat pour 1/3 de sa dette est devenu top-secret … sauf qu’il a été publié par le Courrier des Yvelines (éditions du 14 septembre 2011, 12 octobre 2011 et 23 janvier 2013) ! Ce taux de 10% payé par le Sidru est bien inférieur à celui que la banque aurait pu exiger par application du contrat (35%) mais presque double de celui de l’emprunt à taux fixe initial de 5,10%. Rappelons que la démarche spéculative dans laquelle le Sidru est empêtré depuis 2005 était alors motivée par le fait que le taux de 5,10% était trop élevé…

Nos lecteurs avaient souvent été révoltés par les révélations successives faites dans ce blog à propos de la dette du Sidru. On est maintenant atterrés par la situation kafkaïenne choisie par l’exécutif du Sidru. L’enchaînement logique est imparable : en contradiction avec la loi de 1978 sur l’accès aux documents administratifs, l’exécutif considère la relation contractuelle avec la banque Natixis comme confidentielle, y compris le taux d’intérêt payé par le Sidru. Puisque ce taux est secret, l’exécutif demande le huis-clos lors des réunions publiques dès qu’il en est fait mention.

CQFD : aucun « gêneur » ne pourra plus dénoncer la gestion de la dette.

Ce choix est contraire aux engagements pris par les représentants des collectivités lors de la signature de la Charte de bonne conduite sur les emprunts toxiques, en décembre 2009. Ce texte, critiqué à l’époque pour sa portée limitée insistait tout de même sur la nécessité d’accroitre la transparence de la gestion de la dette, comme l’énonce le titre du cinquième engagement : « Les collectivités locales s’engagent à développer la transparence des décisions concernant leur politique d’emprunts et de gestion de dette ».

Cette gestion opaque n’est pas un hasard, le secret arrange bien l’exécutif qui peut ainsi cacher les dysfonctionnements de l’assemblée délibérante. Plus grave encore, il arrange bien la banque aussi, car le débat public et les jugements à venir sur les emprunts toxiques relèvent de questions de fond : la banque devait-elle ou non proposer ce produit financier au SIDRU ? Avec chaque collectivité, les banques, toutes les banques, essayent de garder les conflits et les éventuelles concessions faites aux collectivités les plus discrets possibles pour éviter un effet d’entrainement d’une collectivité à l’autre. C’est leur intérêt bien compris. L’exécutif du Sidru croit pouvoir, en catimini, trouver un accord avec Natixis. Nous pensons que c’est une erreur. C’est probablement son intérêt politique, mais ce n’est ni celui du syndicat ni celui des contribuables, pour trois raisons.

Tout d’abord, cette attitude oblige l’exécutif à une attitude entre deux eaux : il n’y a pas de conflit ouvert avec Natixis, sinon le SIDRU assignerait la banque devant un tribunal. La posture de négociation est donc forcément conciliante 1 et cadre mal avec l’ampleur du désaccord financier entre les deux parties 2. Pour autant, la relation est difficile, puisque chaque année la banque peut cesser d’accorder au Sidru le paiement du taux dérogatoire de 10% au lieu de la formule qui varie tous les jours mais reste voisine de 35% (cette situation est expliquée ci-dessous). Dès 2014, si elle le souhaite, la banque peut demander le taux indiqué par la formule et cesser ce « cadeau » estimé à 3 M€ par an. C’est pourquoi les avenants annuels ne résolvent rien. La raison de nos craintes sur l’attitude de la banque tient à la méthode comptable qui est la sienne en tant que banque de marché. Dès lors que la banque anticipe un incident sur le déroulement d’un contrat, elle a l’obligation de provisionner la perte qui en résulterait, même si elle n’est ni précisément connue ni certaine. Si Natixis avait l’intention de renouveler la concession qu’elle a faite depuis 3 ans, elle aurait déjà comptabilisé cette perte, et une sécurisation sur toute la durée restante n’aurait pas d’impact sur ses résultats. Puisque cette sécurisation est difficile à négocier, cela signifie soit que Natixis n’a pas l’intention de maintenir cet avantage pour le Sidru, soit que ses comptes ne reflètent pas fidèlement son intention.

Ensuite cette posture crée une différence de traitement qui n’a évidemment pas échappé aux avocats 3 de l’autre banque qui a vendu un « emprunt toxique » au SIDRU : la banque irlando-allemande DEPFA, que le Sidru a assignée devant le TGI de Paris en mai 2011. Pourquoi poursuivre l’une plutôt que l’autre alors que les faits sont très similaires ? Qui plus est, le coût d’annulation est actuellement moindre avec l’opération financière conclue avec Depfa qu’avec celle conclue avec Natixis 4. Certes, Natixis a accepté en 2013, pour la troisième fois, de recevoir un taux de 10% au lieu de 35%. Depfa a visiblement refusé ce type de concession de court terme. Nous avions conseillé de poursuivre les deux banques, quitte à abandonner l’une ou l’autre de ces poursuites dès qu’une sécurisation sur toute la durée restante aurait été obtenue.

Le temps qui passe sans sécurisation est en faveur de Natixis.

Enfin, le Sidru n’est pas concerné par l’astuce qui a permis au conseil Général de Seine-Saint-Denis de gagner en première instance contre Dexia au TGI de Nanterre 5. Nous pensons que le Sidru doit plaider sur le fond : très petite collectivité, sans directeur administratif et financier, dont l’adjoint aux finances de l’époque était un autodidacte en finance, dont le président Emmanuel Lamy, malgré son parcours Sciences-Po + ENA, n’a pas de compétence reconnue en mathématiques financières. Qui plus est, les produits vendus par Natixis et Depfa en 2007 sont encore plus spéculatifs et plus dangereux que ceux commercialisés par Dexia (voir nos panels de dette : lien 1 et lien 2). Dénoncer ces produits, c’est défendre le Sidru. Ce n’est pas un hasard si nous les dénoncions à peine signés : pour un professionnel, la nature spéculative sautait aux yeux et le risque était visible avant la crise. Cette analyse, l’exécutif du Sidru ne savait pas la faire, mais les banquiers, oui. C’est un élément de dissymétrie capital. Le Sidru serait bien inspiré de consulter lui aussi notre blog pour sa défense, puisque visiblement son exécutif se plaint que les banques nous citent…

Dans toute la France, on observe que les exécutifs de tous bords politiques qui n’ont pas changé depuis la signature des contrats préfèrent négocier en toute discrétion. Sauf quand ils s’y trouvent contraints par leur opposition, la plupart d’entre eux ne dénoncent pas publiquement les contrats qui leur ont été vendus et donc n’assignent pas leurs banques en justice. Au gré des sécurisations temporaires ou définitives, c’est le contribuable qui paie et paiera pendant 20 ans les erreurs des banquiers et des décideurs politiques des années 2000 à 2008. Au contraire, les exécutifs qui ont connu une alternance, quelle que soit son sens, ne se sentent pas engagés par le passé. Ils font en général un diagnosti
c plus objectif et moins influencé par leur intérêt politique personnel. Certains ont annulé à l’amiable les positions spéculatives dès leur prise de fonction 6, d’autres ont dénoncé publiquement les dérives et obtenu des jugements ou des compromis favorables, même si en l’absence de jurisprudence le risque d’une déconvenue devant les tribunaux est réel 7.

Malgré le changement de l’adjoint en charge des finances, le Sidru fait partie des collectivités qui n’ont pas connu d’alternance. La gestion de sa dette, en dehors même de son opacité, nous semble peu rationnelle et risquée du point de vue juridique.

Les faits de ces derniers mois

16 janvier 2013 : Débat d’orientation budgétaire 2013 à huis clos (voir notre article). Informés tout de même de l’ordre du jour de cette réunion de l’assemblée délibérante du Sidru, nous avons demandé copie de l’avenant par lequel Natixis consent au Sidru la non-application de la formule du swap, qui aurait fait payer au syndicat de l’ordre de 35%. Nous avions bien spécifié que ces documents nous soient « transmis dans leur intégralité et sans occultation ».

28 janvier 2013 : Réponse de l’adjoint aux finances du Sidru, Mark Venus, selon laquelle l’avenant nous sera transmis avec les taux occultés, au titre du « secret en matière commerciale et industrielle » :

 

4 février 2013 : Nous avons demandé à la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) son avis sur cette occultation, motivée entre autres par le fait que « Reconnaître qu’un simple taux fixe constitue un « secret en matière commerciale » viderait de sens la liberté d’accès aux contrats de gestion de dette ».

14 mars 2013 : Avis favorable de la CADA à notre demande de copie sans occultation (avis n° 20130742) :

(télécharger l’avis complet de la CADA en pdf)

2 avril 2013 : Nous avons demandé à nouveau une copie non occultée de cet avenant.

26 avril 2013 : Nouveau refus de Mark Venus, qui défend l’accord de confidentialité demandé par la banque, contre l’avis de la CADA (télécharger ce courrier en pdf).

29 mai 2013 : Réunion de Comité à huis clos pour les délibérations qui concernent la gestion de dette. Il s’agit du deuxième huis clos en 6 mois, puisque le débat d’orientation budgétaire de décembre 2012 avait lui aussi eu lui à huis clos (lien vers notre article)

3 juin 2013 : Signature d’une Convention avec Natixis au terme de laquelle la banque et le Sidru décident « d’allonger le délai de prescription légalement applicable à toute action judiciaire que pourrait exercer le SIDRU » au 31 janvier 2015. Il s’agit donc de rester sur le statu quo : ni assignation, ni réduction des possibilités de contester ce contrat.

19 juin 2013 : Délai de prescription pour certaines actions en justice visant à annuler les contrats de prêt dits ‘toxiques’. Contrairement à des dizaines de collectivités, le Sidru a choisi de ne pas assigner Natixis, mais de repousser le délai de prescription, voir ci-dessus au 3 juin.

11 juillet 2013 : Rapport du Sidru au conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye, malheureusement à nouveau aucun échange sur le fond du dossier (voir la vidéo).

 

Notes :

1 Le texte de la convention signée le 3 juin 2013 en apporte une illustration en deux citations : « Le SIDRU envisage d’engager une action en justice contre NATIXIS » et « Toutefois, compte tenu de la qualité des relations entre les Parties, des discussions en cours et de la volonté commune des Parties de trouver une solution définitive au désaccord qui les oppose, … ».

2 Le différend se monte à 30 M€ en août 2013. Voir www.emprunttoxique.info/change/

3 Il est apparu lors de l’audience du 7 février du TGI de Paris que Depfa avait demandé au Sidru communication d’un avenant d’un contrat conclu entre le Sidru et la banque Natixis.

4 Actuellement, 30 M€ de coût d’annulation avec Natixis (http://www.emprunttoxique.info/change/) contre 13 M€ pour Depfa (http://www.emprunttoxique.info/change2/) auxquels il faut ajouter 7,3 M€ d’impayés, soit un total de 20 M€.

5 Le TEG, ce taux qui manquait dans les confirmations des emprunts de Dexia, n’est pas requis pour les opérations de gestion de dette contractées par le Sidru. Le Sidru ne peut donc pas utiliser cet argument pour remplacer les formules spéculatives par le taux d’intérêt légal.

6 Rétrospectivement, ceux qui l’ont fait en 2008 après les municipales ont en général fait une bonne opération, car les pertes des formules les plus dangereuses se sont révélées plus tard, surtout depuis 2011.

7 Le conseil général de Seine-Saint-Denis a ainsi eu deux jugements en première instance, l’un qui lui est favorable (contre Dexia) et l’autre défavorable (contre CA CIB).

Etude sur l’emploi à Saint-Germain-en-Laye et l’emploi des Saint-Germanois

Au-delà des caractéristiques des 42 000 habitants de la ville, Saint-Germain-en-Laye est aussi une ville avec des activités et des emplois. Ces activités, dont on trouvera le détail dans le tableau ci-dessous, sont aussi recensées dans les bases de données de l’Insee.

Les chiffres clés de l’emploi

Près de 4 500 « établissements » sont présents à Saint-Germain-en-Laye dont plus de 850 commerces et 120 000 m2 de locaux d’activités construits. L’activité est bien évidemment avant tout tertiaire à l’image des Yvelines et de l’Ile-de-France. Il y a 2 000 places de stationnement en souterrain en centre ville. 88% des commerces sont au centre-ville ce qui a conféré très souvent à Saint-Germain-en-Laye la réputation du plus grand centre commercial à ciel ouvert de France. On trouve également une trentaine de commerces dans le pôle Bel Air ainsi que dans le pôle Bergette/Debussy et une quarantaine de commerces dans les quartiers élargis Grande Ceinture et quartiers forestiers et enfin une vingtaine de commerces sur le pôle Schnapper/Sous-préfecture. Le taux de création d’entreprises se situe à près de 15% légèrement inférieur au taux de création des Yvelines 16,8% ou de l’Ile-de-France 16,3%.

L’emploi salarié dans la ville : 50% dans les services publics

Dans le dernier recensement, l’Insee indique 18 615 salariés travaillant dans la ville. Quasiment 50% de ces emplois sont dans le public avec près de 9 300 personnes. On oublie souvent que l’emploi tant dans les administrations que dans l’enseignement, la santé dans notre ville, offre de nombreux postes. L’hôpital de Saint-Germain, la sous-préfecture, le Tribunal, la Commune de Saint-Germain, les établissements scolaires, l’armée, les services publics constituent donc une part très importante de l’emploi dans la ville.

L’emploi dans les services, dans le commerce et transport représente l’autre dimension économique de la ville avec 45% des emplois soit près de 8.400 salariés. Parmi ces 8.400 salariés, le commerce représente 3.150 salariés (en moyenne 3 ou 4 salariés par commerce). Dans ce secteur privé, on retrouve des grands noms d’entreprises comme Ford, Cargill, Bose, Genzyme.

 

L’emploi des Saint-Germanois

L’analyse est bien sûr différente car il ne faut pas confondre l’emploi à Saint-Germain et l’emploi des Saint-Germanois résidents. En effet, on ne travaille pas tous dans la ville où l’on réside !

*Chiffres actualisés en Juin 2012

 

 

L’emploi des Saint-Germanois a progressé au même rythme que l’évolution de la population ces dix dernières années soit de l’ordre de près de 10%. La ville a vu se renforcer la catégorie socioprofessionnelle la plus importante c’est à dire les « cadres et professions intellectuelles supérieures ». Près de 90% des actifs Saint-Germanois sont salariés et 10% des actifs en professions indépendantes ou libérales. Evolution sensible, la part des Saint-Germanois travaillant dans sa ville est en diminution de 30,3% en 1999 à 27,9% ces dernières années, au profit de l’Ile-de-France essentiellement Paris et les Hauts-de-Seine avec La Défense. Ces 72,1% de Saint-Germanois travaillant hors la ville soulignent aussi l’importance des transports et donc des transports publics de qualité pour se rendre quotidiennement de Saint-Germain-en-Laye à son lieu de travail.

 

Les demandeurs d’emploi Saint-Germanois

Evoquer l’emploi des Saint-Germanois, c’est aussi recenser nos concitoyens qui sont à la recherche d’un emploi. Les dernières statistiques indiquent 1 787 Saint-Germanois à la recherche d’un emploi. Nous avons d’ailleurs dans la ville un niveau de chômage qui se situe entre 1 700 et 1 800 demandeurs d’emploi ces dernières années. Les moins de 25 ans représentent 8,4% des demandeurs d’emploi et les plus de 50 ans 21%. Les deux motifs principaux d’inscriptions des demandeurs d’emploi Saint-Germanois sont pour moitié des licenciements et l’autre moitié la fin de contrat à durée déterminée.

 

A lire également sur notre blog :

Quel niveau de vie à Saint-Germain? 

Quel niveau de vie à Saint-Germain-en-Laye ?

C’est une question naturelle sur laquelle on répond souvent par des a priori. On imagine que le niveau de vie à Saint-Germain-en-Laye est normalement supérieur à la moyenne d’autres villes du département.

Qu’en est-il vraiment ? 

L’Insee, qui affine régulièrement des chiffres et n’attend plus un recensement tous les dix ans pour avoir une vision synthétique, est un atout précieux. En effet, sur www.insee.fr/fr/bases-de-données, on dispose d’une bonne approche des revenus, des niveaux de vie et du patrimoine.

Les chiffres calculés par l’Insee concernent les revenus 2010 pour la France métropolitaine et pour « une unité de consommation », c’est-à-dire l’équivalent d’une personne seule (hors impôts et prestations sociales). Nous avons comparé les chiffres de Saint-Germain-en-Laye à la moyenne Yvelines, Ile-de-France et France.

Quatre grands enseignements :

1) Premier enseignement : des revenus nets déclarés moyens élevés pour les Saint-Germanois

  Saint-Germain-en-Laye Yvelines Ile-de-France France

Revenu net déclaré moyen par foyer fiscal (en €)

42.083

34.171

29.208

23.230 

Pas de surprise, le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal à Saint-Germain-en-Laye est presque deux fois plus élevé que la moyenne France, 40% plus élevé que la moyenne Ile-de-France et encore 23% plus élevé que la moyenne du seul département des Yvelines, confirmant ainsi l’image de revenus plus élevés dans la cité Royale.

 

2) Deuxième enseignement : toutefois un niveau supérieur légèrement atténué si l’on examine la médiane des revenus déclarés par personne.

Le revenu médian est celui qui partage l’effectif en deux : une moitié gagne moins et une moitié gagne plus.

 

Saint-Germain-en-Laye

Yvelines Ile-de-France France
Médiane des revenus mensuels déclarés pour une personne (en €) 2.440 €

2.088

1.816

1.616

% de foyers fiscaux imposables à l’IRPP

72%

69,5%

63,3%

53,6%

 Cet indicateur est plus représentatif. Saint-Germain reste en tête des revenus mensuels médians par personne, 50% plus élevé que la médiane des revenus en France, 34% plus élevé que la médiane Ile-de-France et enfin près de plus 20% que la médiane des revenus mensuels des Yvelines.

A noter que la proportion de foyers fiscaux imposables à l’impôt sur le revenu des personnes physiques est élevée par rapport à la moyenne Ile-de-France. Toutefois, à Saint-Germain-en-Laye a contrario 28% des foyers fiscaux sont non imposables à cet impôt (rappelons que tous sont impoables à la CSG et à la TVA qui rapportent respectivement 1,5 et 2,5 fois plus à l’Etat).

Enfin, le tableau ci-dessous illustre quelques exemples de revenus médians dans des villes des Yvelines.

 

Le Vésinet

Maisons-Laffitte

Versailles

Marly le Roi

Saint-Germain

Conflans Poissy Achères Sartrouville

Revenu médian pour 1 personne (en €)

3.332

2.801

2.477

2.441

2.440

1.968

1.807

1.774

1.737

 

3) Troisième enseignement : des revenus avec une distribution à Saint-Germain-en-Laye plus inégalitaire que dans d’autres villes.

L’Insee analyse la distribution des revenus en 9 classes en nombre identique, la première représentant 10% des revenus déclarés les plus bas, la neuvième 10% des revenus déclarés les plus hauts. L’Insee calcule aussi « un indice de Gini » qui compare la distribution des revenus dans le territoire à une distribution égale. L’indice est de 0 à 1, plus l’indice est proche de 0, plus on est proche d’une égalité dans la ville, plus il est proche de 1, plus les revenus sont inégaux sur le territoire.

A part Le Vésinet, Saint-Germain-en-Laye avec un indice de distribution d’inégalité de 0.40 se trouve parmi les villes les plus inégalitaires. Ceci est particulièrement vrai pour les 40% de ménages Saint-germanois dans les tranches les plus élevées de revenus déclarés où l’écart est plus important avec la zone de comparaison prise par l’Insee, c’est-à-dire le département des Yvelines. Dans ces tranches, la différence de revenus en faveur des Saint-germanois se situe entre +25 et + 40% des revenus examinés dans les Yvelines.

 

4) Quatrième enseignement : il reste le paradoxe à Saint-Germain-en-Laye d’un taux de propriétaires assez bas.

 

Saint-Germain-en-Laye

Yvelines

Ile-de-France

France

% de propriétaires sur les résidences principales

45%

59,6%

47,5%

57,6%

 Comparaison du taux de propriétaires avec
d’autres villes du département :

Comme Versailles, Saint-Germain-en-Laye a un taux de propriétaires relativement bas comparé à la moyenne France et au taux d’un certain nombre de villes voisines. Historiquement, la cherté du foncier tant à Versailles qu’à Saint-Germain expliquerait cette situation ainsi que la présence d’investisseurs institutionnels qui ont acheté pour avoir un rendement et donc mettent leurs biens en location.

Débat sur le SIDRU : quand le maire de Saint-Germain-en-Laye veut faire taire l’opposition de gauche

Une nouvelle fois, le compte-rendu annuel d’activité du SIDRU – le syndicat intercommunal qui gère nos déchets – a fait l’objet de beaucoup de tensions au conseil municipal. Et une nouvelle fois (comme chaque année pourrions-nous dire), le maire de Saint-Germain a tenté d’empêcher l’élu PS Emmanuel Fruchard d’aller jusqu’au bout de son exposé, preuve que ce que nous disons gêne le maire.

Lors du conseil municipal du 11 juillet dernier (marqué par d’autres échanges houleux sur la Tangentielle ouest), Emmanuel Fruchard a insisté sur le caractère très surprenant du huis clos demandé par Emmanuel Lamy, également président du SIDRU, lors des réunions pourtant publiques du syndicat intercommunal. Et sur le fait que celui-ci refuse de lui communiquer le taux d’intérêt négocié avec la banque Natixis pour sécuriser un des deux emprunts toxiques du SIDRU, alors que la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs), saisie par l’élu socialiste, a donné un avis favorable à sa demande de copie ! On peut d’ailleurs noter que la CADA, saisie à de nombreuses reprises par le PS, a systématiquement donné raison à Emmanuel Fruchard.

Notre équipe a filmé ces échanges (durée de la vidéo 10mn) ; faites-vous votre propre opinion pour savoir qui argumente son propos et qui cherche à étouffer une affaire bien dérangeante…

Les Saint-Germanois, et les habitants des 14 autres communes du SIDRU, ont le droit d’avoir toute la transparence sur ce dossier très important pour les finances locales, et nous continuerons à y contribuer, sans nous soucier des coups de menton de M. Lamy et certains de ses adjoints.


Une petite précision : Emmanuel Fruchard est un excellent connaisseur des emprunts toxiques ; il aide de nombreuses collectivités partout en France à sortir de situations souvent très périlleuses pour les finances locales. Il a publié il y a quelques mois le premier livre consacré aux emprunts toxiques intitulé « Après les emprunts toxiques : comprendre les contrats de prêts aux collectivités locales » aux Editions Territorial.

 

A lire également sur notre blog :

Tous nos articles sur les emprunts toxiques du SIDRU

Un résumé de nos actions pour obtenir la transparence sur les emprunts toxiques du SIDRU

4 Français sur 10 ne partent pas en vacances : et à Saint-Germain-en-Laye ?

A l’heure où les Juilletistes ont repris le travail et les Aoûtiens commencent leurs congés, il faut souligner, si l’on en croit les nombreux sondages dans la presse (Le Point, Paris Match, Le Figaro, Notre Temps…), qu’entre 40 et 45% des Français ne prendront pas de vacances cet été.

Ces articles rappellent que les Français ne sont pas égaux face aux vacances. Le Directeur de l’IFOP expliquait « il y a deux France : La France qui dépense en vacances et la France qui dépense peu ou qui ne part pas ».

Dans le détail on observe une forte tendance au départ en vacances chez les jeunes de 18 à 25 ans (presque 70%) et les 65 ans et plus (près de 60%), ainsi qu’un très fort départ provenant des professions à hauts revenus. Ainsi, près de 80% des cadres et professions libérales partent en vacances cet été contre un peu moins d’un ouvrier sur deux (48%). Du point de vue de la région de résidence, près des ¾ des franciliens (71%) quitteront leur domicile contre environ un habitant sur deux dans le Nord ou dans le Sud-ouest (50%).

Près de la moitié des Français qui partent estiment leur budget pour l’été à moins de 1.000 € par personne même si le budget moyen des vacanciers est évalué à 763 € par personne (source : sondage CSA pour Atlantico.fr). On constate de fortes disparités par rapport à cette moyenne, les plus de 65 ans sont près à dépenser 1.034 € par personne et les foyers disposant de plus de 4.500 € de revenus mensuels sont près à dépenser 1.228 € par personne. A l’inverse, les jeunes de 18/24 ans envisagent de dépenser au maximum 588 € par personne et les personnes issues de foyer à revenus de moins de 1.500 € mensuel se limitent à 540 € par personne.

Enfin, la très grande majorité de ceux qui partent plébiscitent notre pays près de 76% des partants y séjourneront contre 27% partant à l’étranger.

Qu’en est-il à Saint-Germain-en-Laye ?

Nous ne disposons pas de statistiques sur les départs en vacances propres aux Saint-Germanois. Toutefois, comme nous l’avons vu pour d’autres chiffres disponibles comme le taux de chômage dans la ville, le nombre de familles monoparentales, les familles aidées par exemple, notre ville dans la conjoncture actuelle a aussi une partie de ses habitants qui ne partiront pas cet été. C’est pour nous l’occasion de nous arrêter quelques instants sur les activités possibles pendant ces mois d’été à Saint-Germain-en-Laye pour souligner à la fois un point positif et un point négatif.

Le point positif : de nombreuses associations encouragées par la Ville ont proposé des activités tant sportives (natation, escrime, multisports, hand-ball, équitation, capoeira, football, golf, tennis) que culturelles (aquarelle, archéologie, dessin, céramique, modelage, mosaïque, musique, théâtre…) et ceux-ci grâce au manège Franklin, au Football Club de Saint-Germain, au Golf de Saint-Germain, au Club de tennis des Loges, au tennis-Club du Bel Air, à la CLEF, auxquelles il faut ajouter La Soucoupe avec son animation du 6 juillet au 4 août dernier de Bel-Air plage. Il faut ainsi remercier tous les services de la Ville et toutes les Associations qui ont conçu ces programmes.

Le point négatif : c’est que toutes ces animations n’étaient possibles uniquement qu’en juillet ! Il est paradoxal de voir éditer par la Ville un guide appelé « Guide des vacances d’été 2013 » et de n’y trouver que des activités pour le mois de juillet. Et août alors ? Disons le clairement : la municipalité n’a rien prévu pour les Saint-Germanois en août ! Outre le fait que statistiquement nous avons à Saint-Germain-en-Laye de nombreuses familles qui ne partent pas et restent dans la ville, il y a aussi les familles qui sont parties en juillet (Les vacances d’été, ce n’est pas uniquement le mois d’août).

Même si cela est plus difficile à organiser sur le mois d’août, c’est un effort qu’il est indispensable de faire pour les années à venir. Il n’est pas acceptable de passer d’un choix de 21 activités en juillet à 0 en août !

Pour nos lecteurs, outre les Centres de Loisirs, nous rappelons toutefois ci-dessous quelques activités ou animations qui peuvent être faites en famille pendant le mois d’août à Saint-Germain-en-Laye :

- La piscine olympique de Saint-Germain ouverte tous les jours de 9h00 à 20h30 avec une nocturne tous les vendredis jusqu’à 22h00

– La Fête des Loges jusqu’au 18 août

La magnifique exposition dans les jardins du Château à Saint-Germain-en-Laye dans le cadre de l’année André Le Nôtre, « Les Nouvelles Folies Françaises »

- Une exposition pas assez connue au Musée Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye sur le thème « Enfance et Jeux » où l’on peut retrouver à la fois des jeux d’autrefois et participer à des ateliers ludiques, non seulement en accès libre avec 4 jeux différents mais aussi en ateliers et stages et ouverts quasiment tout le mois d’Août. (pour plus de précisions : www.museemauricedenis.yvelines.fr)

Il y a toujours aussi les formidables ballades à faire dans la forêt de Saint-Germain en Laye. Bonnes activités et bonne détente.