Tarifs municipaux à Saint-Germain-en-Laye : nette hausse depuis 5 ans

Ce blog a abordé à plusieurs reprises la question des tarifs municipaux, plus élevés à Saint-Germain qu’ailleurs. Nous avions ainsi comparé le prix de la piscine intercommunale et celui de la bibliothèque municipale à ceux pratiqués dans les autres villes de plus de 20 000 habitants des Yvelines.

Nous analysons dans cet article l’évolution des tarifs depuis le début de ce mandant municipal, donc sur une période de 5 ans de 2008 à 2013. Sur cette période, les évolutions ne relèvent pas d’aléas, comme les arrondis de certains tarifs, mais bien d’une politique tarifaire de la majorité municipale.

Nous les comparerons aussi aux rémunérations des prestations effectuées pour la mairie par une kyrielle de salariés à temps partiel comme l’encadrement des activités extra-scolaires, les médecins scolaires, les animateurs de rue, les ouvreurs du théâtre, etc.

Les données utilisées sont les tarifs votés chaque année en conseil municipal. Nous les avons mis en ligne en fin d’article pour que chacun puisse les consulter et juger par soi-même. Il nous est arrivé ponctuellement d’observer que la pratique différait des votes en conseil (comme par exemple au Conservatoire où une réduction a été appliquée alors qu’elle ne figurait pas dans la délibération votée), et nous appelons nos lecteurs à nous signaler d’autres anomalies, mais globalement nous n’avons pas observé d’écarts systématiques entre les votes et la pratique.

Parmi la trentaine de pages des multiples tarifs, lesquels sélectionner ? On pourrait évidemment nous faire le procès d’avoir retenu les prix qui ont le plus augmenté pour orienter notre sélection. Il n’en est rien : nous avons sélectionné les prix des services les plus courants dans des domaines très divers de l’activité de la ville. D’ailleurs, qu’il s’agisse de la cantine, de la bibliothèque ou des concessions du cimetière, le même pourcentage d’augmentation est généralement appliqué à toutes les modalités de service.

Nous avons retenu les services suivants :

Eau : part de la ville en € par m3

Stationnement de surface : tarif normal pour une durée de 2h

Bibliothèque : tarif pour une famille saint-germanoise

Conservatoire : cycle de musique, tarif pour les saint-germanois

Repas senior : pour un adhérent, hors boisson

Cimetière : concession de 2 m2 pour 30 ans dans le nouveau cimetière

Echafaudage sur trottoir : 15 premiers jours, par mètre linéaire

Et pour les services aux commerçants et entreprises :

Terrasse de restaurant : en centre-ville, par m2

Fête des Loges : manège adulte, par m2

Publicité dans le magazine : 1 page intérieure

Ces 10 services seront complétés dans un prochain article par une analyse des tarifs de cantine, qui ont évolué de manière très hétérogène selon le niveau de quotient familial et requièrent une analyse spécifique.

Tarifs : des hausses très supérieures à l’inflation

Sur les 10 services sélectionnés, on observe sur 5 ans une hausse qui varie de +5,7% pour la publicité à +30% pour l’eau. Par comparaison l’inflation de fin 2007 (vote des prix pour 2008) à fin 2012 (vote des prix pour 2013) a été de +7,7%.

Le graphique suivant montre les services classés par augmentation décroissante :

On observe qu’un seul tarif a évolué plus faiblement que l’inflation : tous les autres ont progressé plus vite, et pour quatre d’entre eux, de plus de 10% au-dessus de l’inflation.

Un seul cas d’augmentation peut être attribué à un arrondi : celui du stationnement de surface de 2,20 à 2,40 €. Toutes les autres augmentations ont été faites en plusieurs fois et sans arrondi particulier.

Cet aspect apparaît nettement sur le graphique suivant, qui montre tous les prix en base 100 en 2008 :

On voit qu’une forte augmentation a été opérée en deux années (2010 et 2011) sur la part de la ville dans le prix de l’eau. Les terrasses de restaurant sont en forte hausse sur deux années également, 2012 et 2013. La pose des tarifs de publicité serait due à une désaffection des entreprises locales pour ce média. Les revenus stagnent en effet et sont même un peu inférieurs en 2012 (348 000 €) à ce qu’ils étaient en 2008 (354 000 €). Nos réserves répétées sur ce support de communication du maire abusivement appelé « Journal » de Saint-Germain seraient-elles partagées par de nombreux habitants qui ne le parcourent que distraitement (voir nos articles de 2008 et 2010 et la vidéo de novembre 2010) ?

Rémunération : des hausses très inférieures à l’inflation

Comment les personnels de la ville sont-ils rémunérés en retour ? Les hausses de tarifs sont-elles utilisées pour améliorer le niveau de vie des salariés ? Comparée à d’autres villes de taille similaire, le budget alloué aux salaires est plutôt faible à Saint-Germain. Cependant cette comparaison est malaisée car elle dépend de la politique de la ville : les villes qui gèrent une activité par elles-mêmes (en régie) dépensent plus en salaire que celles qui délèguent à une entreprise privée, comme c’est le cas plus qu’ailleurs à Saint-Germain. Quant à l’évolution des rémunérations de telle ou telle personne salariée de la ville, il est impossible de les suivre dans le temps, cette information n’étant évidemment pas publique.

Par contre, le taux horaire de rémunération des vacataires est une information publique, et elle concerne un grand nombre de personnes dans des domaines très divers du fonctionnement de la commune :

- Médical : Psychologue, médecins de crèche, aide-soignant(e) SSIAD (Services de Soins Infirmiers A Domicile)

- Animation & activités périscolaires : Animateur de rue, espace jeunes, animateur de stages de découvertes culturelles, restauration, garderie, études surveillées, remplacements ponctuel d’ATSEM (Agent Spécialisé des écoles Maternelles), heure supplémentaires des Journées Cadre de Vie

- Activités artistiques : Ateliers seniors, artiste plasticien, intervention pédagogique au conservatoire, jury au conservatoire, modèles d’art

- Conférences : club séniors, bibliothèque, conservatoire

- Technique : Assistanat logistique, agent technique polyvalent

- Sécurité : Contrôle accès < /p>

Ces fonctions sont des temps partiels subis, souvent en soirée ou le week-end. Leur statut est précaire.

Comment ces rémunérations ont-elles évolué pendant le mandat municipal qui s’achève ?

Le graphique suivant montre les niveaux de rémunérations de ces diverses activités :

Remarques :

– Les courbes ne couvrent pas toutes les mêmes années car ces taux de rémunérations ne sont pas revus chaque année, mais en fonction de délibérations spécifiques. Lorsqu’ils ont été actualisés, certains tarifs étaient restés inchangés depuis 2006, d’autres depuis 2007, etc.

– Les postes rémunérés au SMIC figurent bien entendu en bas du graphique. Ils sont trop nombreux pour être tous indiqués. La liste suivante n’est pas limitative (extrait de document présenté au conseil municipal du 5 avril 2012) :

On remarque la forte hausse de la rémunération des psychologues en 2012. Il ne s’agit pas d’un choix de la ville mais d’un tarif imposé par l’ARS (Agence régionale de santé). Les médecins de crèche n’ont pas été concernés par cette hausse et gagnent deux fois moins que les psychologues.

Comme les augmentations portent sur des périodes différentes, il est plus intéressant de les exprimer en augmentation annuelle pour les comparer, comme dans la colonne de droite de ce tableau :

On constate que la plupart des tarifs ont augmenté de moins de 1% par an, donc moins que l’inflation, qui a été en moyenne de 1,49% par an sur cette période. Les animations de rue (et une longue liste de fonctions) ont été rémunérées au SMIC, et donc ont monté de 1,87% par an en moyenne, comme le SMIC.

Ces tarifs peuvent être mis en base 100 de manière à faire ressortir le niveau des augmentations et de les comparer visuellement avec l’inflation et le SMIC :

Les augmentations décidées ces dernières années ont presque toutes été inférieures à l’inflation. Seules les rémunérations qui ne sont pas du ressort de la municipalité ont été supérieures à l’inflation : celles qui sont au SMIC et les psychologues.

Cette politique tend à rapprocher du SMIC les rémunérations un peu supérieures. C’est ainsi que les animateurs d’activités périscolaires, qui étaient mieux payés ont rejoint en 2011 la liste des smicards de la ville :

Ces informations ont été présentées en conseil municipal le 5 avril 2012, et l’équipe majoritaire a réitéré son choix politique dont nous avions déjà fait l’analyse critique en conseil :

 

Tarifs, rémunérations et taxes locales : des choix qui définissent une politique

Pour nous, les tarifs municipaux, les rémunérations et les taux de taxes locales sont trois variables indissociables de la gestion financière de la commune. L’actuelle majorité municipale a clairement fixé des priorités :

– La taxe foncière est à Saint-Germain inférieure de moitié à la norme ; la taxe d’habitation est à peine inférieure à la norme. La répartition entre ces deux taxes est indifférente aux foyers qui sont propriétaires de leur logement et de lui seul. Mais elle ne l’est pas pour les locataires ou les propriétaires de logements en location : les gros propriétaires sont nettement avantagés au détriment des locataires.

Les tarifs municipaux sont élevés ; pour beaucoup de tarifs une réduction de 10% est accordée aux familles de 3 enfants et plus sans condition de revenus, de préférence à un tarif fonction de la tranche de quotient familial, qui serait aussi facile à utiliser puisque la carte famille comporte une lettre qui qualifie le quotient familial.

Les rémunérations sont basses, surtout en comparaison avec le coût de la vie à Saint-Germain. Pour de nombreux services de la ville, la rémunération du personnel est le premier poste de dépense. Il y a donc un lien direct entre le niveau des taxes et les taux horaires de rémunération.

Sur ces trois choix le maire actuel avantage les plus aisés au détriment des plus modestes. Au lieu d’introduire une dose de solidarité par des tarifs différenciés, la politique actuelle est exclusivement nataliste. Quant aux taxes basses pour les propriétaires de biens en location, elle est obtenue au prix du déclassement des salariés précaires et à temps partiels subis. Cette situation a accompagné le mouvement de hausse des inégalités observé depuis 2002, autant sur les revenus que sur le capital, ainsi que la baisse des revenus du travail comparés aux revenus du patrimoine.

Il serait tout à fait possible de procéder différemment :

– En rééquilibrant les taux de taxe foncière et de taxe d’habitation

– En remplaçant la réduction de 10% pour familles de 3 enfants et plus par une réduction basée sur le quotient familial de la carte famille

– En stoppant l’érosion de la rémunération des vacataires, notamment les étudiants et les jeunes actifs pour qui ce ‘job’ est souvent la source principale de revenu

La situation actuelle n’est pas inéluctable, elle relève de choix politiques parfaitement réfléchis de la majorité actuelle. Il est tout à fait possible de gérer la ville avec rigueur mais avec des valeurs différentes : plus solidaires et plus attentive aux difficultés des jeunes actifs.

Oui, on peut gérer Saint-Germain autrement.

 

Pour en savoir plus :

2008 : Tarifs municipaux : l’exemple de la bibliothèque

2008 : Tarifs municipaux : l’exemple de la piscine

2009 : Le vrai prix des impôts locaux réduits

2011 : Jeunes : travaillez plus pour gagner moins !

2013 : La politique du Boa

Références, tarifs municipaux utilisés dans cette analyse :

Tarifs municipaux 2008 et 2009

Tarifs municipaux 2010 et 2011

Tarifs municipaux 2012 et 2013

Camp des Loges : Saint-Germain encore un peu plus écartée de la photo par le PSG

Le PSG est le prestigieux club de football de notre ville (8 coupes de France, 3 titres de champion de France, 1 coupe d’Europe). Créé en 1970 lors de la montée en Division 2 du Stade Saint-Germanois, il associe les communes de Paris et de Saint-Germain-en-Laye. Ce club est une société privée, laquelle bénéficie toutefois d’avantages consentis par ces deux communes pour l’utilisation de son stade (le Parc des Princes) et des installations de son centre d’entrainement : le célèbre Camp des Loges dans la forêt de Saint-Germain, pour lequel Saint-Germain-en-Laye octroit notamment une subvention de 46 000 € par an pour contribuer au fonctionnement des équipes amateurs (et non des joueurs professionnels).

Mais avec l’arrivée il y a maintenant deux ans d’un nouveau propriétaire, le club semble peu à peu s’éloigner de notre ville. L’équipe féminine, qui dispute le championnat de première division et la Ligue des Champions féminine, s’entraine désormais à Bougival. Plus symbolique encore, dans une volonté assumée de réduire la place occupée par notre ville dans « la marque Paris SG», la nouvelle direction a modifié le logo du club, reléguant Saint-Germain à une place secondaire et abandonnant le blason de Saint-Germain-en-Laye.

Le récent contrat de sponsoring signé par la direction du PSG avec l’opérateur de télécommunications du Qatar « Ooredoo » vient un peu plus briser ce lien historique entre le club et notre ville. Dans le communiqué publié sur son site web jeudi 12 septembre 2013, le club précise : « Au Camp des Loges le centre d’entraînement du club sera appelé « Centre d’Entrainement Ooredoo »« . En dehors des interrogations que peut susciter la présence d’un sponsor n’ayant aucune part de marchés en France, ici, rien n’engage la commune de Saint-Germain, encore moins les observateurs (supporters, journalistes, habitants).

Contexte :

La règle du Fair Play Financier. Les autorités européennes de football ont décidé de mettre fin aux déséquilibres d’équité sportive, qui fait que des grands clubs s’endettent lourdement pour acheter les meilleurs joueurs afin de se maintenir au plus haut niveau, là où d’autres plus modestes se retrouvent pénalisés en raison de leurs faibles moyens, ou pire encore pour la gestion vertueuse de leur budget (cas de nombreux clubs français). L’UEFA (Union Européenne de Football Association), sous l’impulsion de Michel Platini, a donc mis en place le « Fair Play Financier » en imposant dès la saison 2013/2014 une règle de seuil de rentabilité, qui stipule que les clubs ne doivent pas dépenser plus d’argent qu’ils n’en génèrent. Cette règle vise à instaurer un modèle financier plus sain et pérenne, à réfréner le surendettement et la course aux salaires exorbitants et enfin à garantir une juste compétition entre les clubs.

L’enjeu :

Plutôt que d’évoluer vers le modèle imposé par l’UEFA en ajustant son budget, le PSG a signé avec Qatar Tourism Authority un accord de valorisation de l’image du Qatar pour un montant de 200 millions d’euros par an pour faire du PSG une marque au rayonnement international.

Les Faits :

Le « naming » est le nom de cette pratique qui n’est pas nouvelle mais touche habituellement les stades (l’Allianz Riviera à Nice, le MMA Arena au Mans ou l’Emirates Stadium à Arsenal). Pour les centres d’entraînement, c’est beaucoup plus rare, mais un précédent a été créé par Manchester United qui a cédé, cette saison et pour huit ans, à l’assureur Aon le nom de son site de Carrington. Le PSG fait de même en débaptisant le Camp des Loges, pour utiliser le nom d’un nouveau sponsor du Qatar.

Dans la mesure où la compagnie Ooredoo ne tirera pas d’avantage commercial à une plus grande notoriété en France et que d’autre part elle est très liée aux actionnaires du club, il s’agit manifestement par cette opération de contourner une règle de l’UEFA.

Un exécutif municipal d’une étrange passivité

Alors que les Saint-Germanois sont très attachés à l’histoire de leur club, et que le Camp des Loges est un centre d’entrainement qui rayonne dans toute la région parisienne pour former les futurs talents du football français, le maire Emmanuel Lamy – qui manifestement n’a rien vu venir – se contente d’un avis laconique sur un réseau social, comme si c’était un évènement anodin. Le maire de Saint-Germain préfère ne rien voir et semble accepter cette décision controversée du club sans protester.

 

Le Parti Socialiste de Saint-Germain déplore l’effacement du maire dans cette affaire le concernant au premier chef et s’adresse aux amateurs de football et aux Saint-Germanois pour leur dire qu’en continuant d’employer le nom de Camp des Loges pour désigner le centre d’entrainement de leur ville, ils contribuent à valoriser l’image de Saint-Germain et du Paris Saint-Germain FC. Nous recommandons aux commentateurs qui seraient tentés de considérer le « naming » du sponsor comme un fait accompli de bien relire le communiqué du club. Les dirigeants du PSG n’ont pas à utiliser un nom qui ne leur appartient pas et qui est aussi le centre d’entrainement des équipes amateurs. Pour nous la pratique sportive est inséparable de valeurs humaines. 

 

Le lien vers le communiqué du PSG sur le « renommage » du Camp des Loges

http://www.psg.fr/fr/Actus/003001/Article/63359/Ooredoo-nouveau-partenaire-du-Paris-Saint-Germain

Article du Monde du 16 septembre 2013 : Le  PSG dribble le « fair-play financier »

 

Nos articles sur le PSG :

novembre 2008 : le PSG régularise (enfin) sa situation avec la ville de Saint-Germain
mars 2008 : Coupe de la Ligue : les odieux du stade

juin 2006 : PSG la coupe est amère…

Un mariage de raison en vue au sein de la droite saint-germanoise

Dans un article intitulé « Ils vont se dire oui », le Courrier des Yvelines du mercredi 11 septembre nous informe d’une « love story » à Saint-Germain-en-Laye.

Publication des bans

L’article nous annonce les fiançailles (pas encore officielles !) du Maire UMP de Saint-Germain-en-Laye Emmanuel Lamy et de son opposant de Droite Arnaud Péricard… pour les élections municipales des 23 et 30 mars 2014.

Cette idylle naissante a un parfum de déjà vu

Souvenez-vous : en 2007, Xavier Lebray, dissident UDF et conseiller d’opposition jusqu’alors virulent, votait subitement le budget. Quelques mois plus tard, il figurait parmi les principaux colistiers d’Emmanuel Lamy

On s’achemine désormais vers le même scénario : une union de circonstance alors même qu’Arnaud Péricard et ses 4 colistiers n’ont jamais voté un budget au cours de la mandature (c’est pourtant l’axe majeur de la politique) et accolaient encore il y a peu l’expression « Belle endormie » à Saint-Germain pour caractériser la politique du maire. Mais dernièrement, le ton s’est bien assagi. Ou comment mettre ses convictions dans sa poche et un mouchoir par-dessus par opportunisme politique

Une famille partagée

Comme parfois dans les fiançailles, la famille est partagée !

Il y a le principal intéressé, Emmanuel Lamy, qui savoure la situation en déclarant finement « …vous pouvez noter que je ne démens pas ». Le prétendant au rapprochement Arnaud Péricard, qui a encore des pudeurs de jeune fille effarouchée, déclare pour sa part que « … la probabilité que l’on fasse route ensemble est assez importante… ». Il y a aussi l’oncle de la famille, le 1er adjoint Maurice Solignac, qui accueille à bras ouverts le gendre turbulent, Philippe Pivert qui boude et ne voit pas d’un très bon œil ce rapprochement (« … mieux vaudrait qu’il fasse sa propre liste, il faut de la clarté pour les gens… »). Enfin, les frères et sœurs prudents comme Pascale Gendron, Gilbert Audurier, ou Marta de Cidra qui s’abstiennent de tout commentaire..

A l’opposé un Parti Socialiste toujours actif, cohérent et transparent

En ce qui nous concerne, notre position est claire et nous pouvons annoncer qu’en mars 2014 nous conduirons un large rassemblement proposant aux Saint-Germanois une autre politique – ambitieuse et réaliste – dans notre ville.

Enfin, contrairement au titre du Courrier des Yvelines qui indiquait que le « PS comme le FN se cherchent un chef », nous rappelons qu’à la différence de l’UMP qui désigne ses têtes de liste sans vote, au Parti Socialiste ce sont les adhérents qui s’expriment et procèdent à un vote pour désigner celui ou celle qui conduira la liste.

A Saint-Germain-en-Laye, comme dans toute la France, ce vote aura lieu le 10 octobre prochain. Respectant cette procédure, Pascal Lévêque, conseiller municipal sortant et Président du Groupe de Gauche Saint-Germain Solidaire, a fait acte de candidature.

Et oui, la démocratie, comme le mariage, nécessite aussi des règles de transparence et de confiance mutuelle.

De nouvelles salles de prière pour les Musulmans de Saint-Germain-en-Laye

La blogosphère s’est de nouveau fortement agitée en juillet et en août concernant les projets de l’association musulmane Mosaïque de Saint-Germain-en-Laye. Les articles du Net étaient le plus souvent orientés, fortement hostiles et appelant au rejet. Certains en profitant bien entendu pour exploiter politiquement ce sujet et colporter toutes sortes de rumeurs.

Une communauté musulmane présente depuis fort longtemps dans notre ville

La communauté musulmane est présente depuis des années dans notre ville. Comme les autres cultes présents à Saint-Germain, le culte catholique, le culte israélite, le culte orthodoxe ou le culte protestant, elle souhaite proposer aux fidèles pratiquants un lieu de prière et de recueillement. Pendant quelques années, les Musulmans saint-germanois ont disposé d’un local assez étroit rue des Lavandières, puis d’un local exigu équivalent à une grande cave boulevard Charles Gounod. Les fidèles saint-germanois sont pour la plupart contraints de se rendre aux mosquées de Plaisir ou de Poissy. Le local actuel ne permet pas une salle de prière pour les hommes et une salle de prière pour les femmes et, lors des grandes dates religieuses, ne peut en aucun cas accueillir un flux supplémentaire occasionnel. A ces occasions, la communauté a souvent dû louer des salles dans un hôtel ou sur un parking. Des solutions ont dès lors été recherchées.

Un premier projet de fin 2011 en échec

Dans un premier temps, en 2010 et 2011, l’association Mosaïque a défini un projet de construction d’un centre culturel pour la promotion de la connaissance de la civilisation islamique avec présence de salles de prière. Ce projet est présenté discrètement à la majorité municipale car il sous entend aussi la vente d’un terrain de 1 168 m2 au Bel Air. Sur la fin de l’année 2011, le projet devient public et provoque un emballement médiatique qui amène le maire de Saint-Germain-en-Laye, à la grande surprise de la communauté et sans consultation par le conseil municipal, à reculer et à s’opposer à ce projet. Sous couvert du respect du principe de laïcité, la municipalité indique alors qu’elle ne pouvait pas donner suite.

A cette époque, nous avions indiqué notre position. La loi de 1905 énonce les deux composantes du régime de séparation des églises et de l’Etat : la liberté religieuse et la non-immixtion de l’Etat. La première composante est la réaffirmation des principes de la liberté de conscience et du libre exercice des cultes. La deuxième est l’interdiction de subventionner les cultes et l’interdiction faite à l’Etat de préférer un culte à un autre.

Vis-à-vis du terrain communal envisagé fin 2011, il aurait pu être vendu à sa valeur réelle estimée par les domaines. Ce terrain était situé en contrebas du viaduc, derrière l’hôtel des impôts et le centre ex-Sonacotra, à un emplacement relativement peu attractif pour un usage de logement ou d’activité.

Une deuxième option était possible sous forme de location par un bail emphytéotique administratif. Là aussi, pour éviter toutes contestations, le montant n’aurait pas dû être symbolique pour éviter d’être regardé comme accordant une subvention à l’association. Aucune de ces solutions n’a été retenue par la mairie et le projet a été abandonné.

Le projet actuel d’août 2013

Le besoin de salles étant toujours présent, l’association Mosaïque a cherché la mise en place d’autres solutions. C’est ainsi que courant août 2013, l’association a acheté un pavillon au 90, rue Saint-Léger pour un montant de 410 000 € réuni grâce à des dons. L’association souhaite maintenant, avec l’aide d’architectes, procéder aux aménagements nécessaires. Le porte-parole de l’association, Monsieur Salick Sall, indique qu’ un dossier sera présenté aux services d’urbanismes pour que tout soit parfaitement conforme au PLU (Plan Local d’Urbanisme). Dans le journal Le Parisien, il précise « seule certitude, le bâtiment comprendra une salle de prière pour les hommes et une autre pour les femmes qui en sont aujourd’hui privées ». L’association estime à 18 mois la finalisation du projet et un coût des travaux de l’ordre de 600 à 700 000 €.

Notre position

Dans le total respect du principe de laïcité, nous nous réjouissons que la communauté musulmane de Saint-Germain-en-Laye dispose dans le futur, comme toutes les autres communautés religieuses de la ville, d’un lieu plus grand, plus approprié et plus digne pour la pratique de sa religion. Nous rappelons que la ville de Saint-Germain-en-Laye accueille plus de 12 lieux de culte sur son territoire et comme la ville l’indique dans un communiqué « l’activité cultuelle est traditionnellement forte et diversifiée à Saint-Germain-en-Laye ». Il y a par exemple deux lieux de culte protestants, plusieurs lieux de cultes juifs, une chapelle orthodoxe et des messes catholiques dans tous les quartiers et même en plusieurs langues. C’est un fait que les musulmans sont les seuls à ne pas disposer de lieu de culte adapté à la taille de leur communauté, et ce depuis des années.

Il reste à réaliser les adaptations et les aménagements du pavillon notamment eu égard à la sécurité, nécessaire à tout bâtiment dit « ERP » (Etablissement Recevant du Public), c’est-à-dire norme d’évacuation, nombre de personnes par pièce etc…, et solliciter les autorisations administratives. Nous souhaitons que la municipalité instruise ce dossier en toute indépendance, sans parti pris et dans le seul respect des règles administratives et de sécurité.

Il est grand temps que la « crispation » laisse la place à la sérénité, à la liberté de conscience et la concrétisation pratique de la liberté de culte de chacun dans le respect de la loi de 1905.

 

PS : Dimanche 8 septembre au matin, des membres du Front national au marché de Saint-Germain-en-Laye tenaient des propos violents en distribuant un tract accusant la mairie de construire une mosquée ! Mensonges et intolérance étaient au rendez vous.

 

Plus d’informations sur ce dossier :

un article du Courrier des Yvelines du 4/09/2013 (pdf 1,6Mo)

– un reportage vidéo à cette adresse sur Yvelines première : http://www.yvelines1.com/le-journal/journal-jeudi-5-septembre/

 

A lire également sur notre blog :

La position du PS sur l’abandon du projet de lieu de culte musulman à Saint-Germain-en-Laye (01/2012)

Lieu de culte musulman à Saint-Germain : le maire aurait renoncé au projet
(01/2012)

Projet de centre culturel musulman à Saint-Germain : les élus socialistes écrivent au maire (01/2012)

80 premiers étudiants attendus dans le nouvel Institut d’Etudes Politiques de Saint-Germain-en-Laye pour la rentrée 2014

Le 30 août dernier, l’Université de Cergy Pontoise et de Versailles Saint-Quentin en Yvelines ont officiellement annoncé l’ouverture à la rentrée 2014 d’un nouvel institut d’études politiques (IEP) basé à Saint-Germain-en-Laye.

Une première création depuis 20 ans 

Cet IEP est le premier créé depuis plus de 20 ans et sera le seul institut de région implanté en Ile-de-France. Ce sera le 10ème IEP (après Lille, Rennes, Strasbourg, Aix, Lyon, Toulouse etc…). Cet Institut s’intègrera au concours commun du réseau pour sélectionner chaque année une centaine de nouveaux étudiants en première année et une quarantaine en deuxième année. Il organisera son propre concours d’entrée en quatrième année. 800 étudiants sont attendus dans 5 ans dont environ 80 en septembre 2014.

Une formation complète sur 5 ans

L’IEP de Saint-Germain-en-Laye, dont le nom sera prochainement dévoilé, proposera une offre de formation généraliste en Sciences Sociales lors des deux premières années, une troisième année entièrement à l’international et une formation professionnalisante pendant les deux dernières années du cursus. A la fin des 5 ans, chaque étudiant bénéficiera d’un double diplôme : un diplôme d’établissement délivré avec l’IEP et un diplôme de Master 2 délivré par l’une des 2 universités au sein de laquelle l’étudiant aura réalisé sa dernière année.

Une sélection permettant des recrutements variés et plus démocratiques

« Afin de démocratiser le recrutement à l’entrée de l’IEP de Saint-Germain-en-Laye, le dispositif de préparation au concours déjà en place à l’Université de Cergy Pontoise sera étendu à davantage de lycées publics dans les territoires les plus fragiles » indiquent les deux établissements. Une préparation au concours d’entrée en 2ème et 4ème année sera également proposée dans les deux universités sous forme d’un module dont pourront bénéficier les étudiants de Licence.

Une ouverture sur l’International

L’IEP de Saint-Germain-en-Laye sera régi par une pratique des langues très soutenue et devrait accueillir une centaine d’étudiants étrangers parmi les 800 à terme. D’autre part, des accords sont en négociation pour l’année internationale avec l’IEP de Lisbonne (Portugal), l’université de Cracovie (Pologne) ou encore l’université de Banska (Slovaquie). Les étudiants en Sciences Sociales participeront aussi dès leur deux premières années à des travaux collectifs de sensibilisation à la recherche et des approches du monde social par le terrain. L’IEP de Saint-Germain-en-Laye a vocation à devenir un lieu d’analyse et d’échanges sur le politique entre chercheurs et acteurs des territoires constitutifs de la métropole parisienne.

Pourquoi Saint-Germain-en-Laye ?

Outre le fait que Saint-Germain-en-Laye se trouve à mi distance de l’Université de Cergy Pontoise et de l’Université de Versailles Saint-Quentin ainsi que l’aspect international de la ville, les universités précisent « les locaux de Saint-Germain-en-Laye disposent d’un amphithéâtre, de plus de 20 salles de cours et d’un espace et convivialité. Une collaboration active avec la mairie permettra d’accueillir les étudiants dans les meilleures conditions, grâce à des transports facilités par le RER et les bus et à la construction d’une résidence universitaire de 200 lits ». L’IEP sera installé dans les locaux de l’IUFM rue Pasteur à Saint-Germain-en-Laye. A noter toutefois, premièrement que des efforts d’amélioration devront être faits dans le réseau de bus de notre ville. Deuxièmement concernant la capacité d’une résidence universitaire, la ville a présenté un premier projet de 100 logements étudiants dans le quartier Pereire. Pour arriver à la capacité de 200, il faut des projets complémentaires notamment un projet non encore officiel de logements étudiants sans doute dans l’ancienne maison de retraite Bon Repos actuellement inoccupée. Nous réclamons la réalisation de logements étudiants depuis de nombreuses années.

A terme, cette venue d’un établissement supérieur d’une capacité relativement importante complètera le paysage des jeunes scolarisés dans notre ville avec 22 à 23.000 jeunes. La présence de cette importante population « jeunes » façonne et structure notre ville pour les 20 prochaines années.

La municipalité devra toutefois assurer une transparence totale sur le financement de cet IEP. En effet, le budget prévu est d’environ un million d’euros, dont la moitié doit être apportée par les collectivités locales (conseils généraux des Yvelines et du Val d’Oise et mairie de Saint-Germain-en-Laye). Jusqu’à présent, les Saint-Germanois n’ont eu aucune information sur le coût pour la ville…

La rentrée pour tous ou 21.000 élèves et jeunes dans les établissements de Saint-Germain-en-Laye

Comme toutes les villes de France, Saint-Germain-en-Laye vit cette semaine sa rentrée scolaire. Avec près de 21.000 élèves dont 7.300 jeunes Saint-Germanois, notre ville est particulièrement scolarisée. 3.550 enfants dans les 10 écoles maternelles et les 9 écoles élémentaires publiques auxquels s’ajoutent 520 élèves en maternelles et élémentaires du Lycée International et 1.026 élèves d’établissements privés.

Pour le Primaire : « La réforme c’est pour l’année prochaine ! » 

Sur le primaire, Saint-Germain-en-Laye ne sera pas aux côtés de Paris, Rouen, Tours, Angers, Limoges, Grenoble, Rodez, Brest ou encore Pau. Toutes ces villes qui adoptent en cette rentrée la semaine de 4,5 jours. En effet, environ 4.000 communes en France représentant 22% des écoliers, ont décidé de sauter le pas et de mettre en place la réforme des rythmes scolaires dès cette année. Aux 8 demi-journées de cours s’ajoutent une 9ème le mercredi ou le samedi matin. A noter d’ailleurs qu’une grande majorité des villes concernées ont opté pour la première option. Les heures d’enseignement hebdomadaires restent inchangées et sont étalées sur un temps plus long afin d’alléger la journée des écoliers. Le but est de proposer des journées de 5h15 en moyenne contre 6 heures actuellement. Les enseignements finissant plus tôt, les activités périscolaires non obligatoires sont mises en place par les communes. Saint-Germain-en-Laye a considéré (comme beaucoup de villes gérées par la droite) qu’il lui fallait plus de temps pour mettre en place cette nouvelle organisation et a donc choisi de la reporter à la rentrée de septembre 2014. Espérons que le temps de préparation permettra une offre complète et de qualité.

 

Pour le Secondaire : La Région Ile-de-France en soutien actif

Saint-Germain-en-Laye ce sont aussi 17 collèges et lycées publics ou privés ainsi qu’un certain nombre d’écoles spécialisées et de centre de formation des apprentis. Cette semaine est aussi leur rentrée avec une nouvelle année de formation et d’apprentissage. C’est pour ces jeunes une étape décisive de leur parcours de vie, avec leur famille, leurs enseignants et professionnels qui les forment. Ils disposent au fur et à mesure de leur scolarité des outils pour être les auteurs de leur propre vie.

La Région Ile-de-France est très présente pour accompagner les jeunes franciliens. Rappelons qu’un lycéen sur cinq (450.000 lycéens) et un étudiant sur quatre (620.000 étudiants) sont franciliens. Notre Région gère 471 lycées publics et 2,4 milliards d’euros seront consacrés à la construction et à la rénovation des lycées au cours des 10 prochaines années. Ce programme pose les principes de la maîtrise énergétique des bâtiments, de l’accessibilité des personnes en situation de handicap et de faciliter l’accès de toutes et tous à la réussite.

Trois opérations de la Région Ile-de-France concerne Saint-Germain.

– La reconstruction du lycée Léonard de Vinci sur son site avec un démarrage prévisionnel de chantier à l’automne 2013 et un coût évalué à près de 49 millions d’euros.

– L’extension et la restructuration d’ensemble du lycée agricole de Saint-Germain-en-Laye avec une date prévisionnelle de fin de chantier à décembre 2015 et un coût évalué à 44 millions d’euros.

– Enfin troisième dossier qui à ce jour n’est pas encore chiffré, le cahier des charges est en cours de rédaction, il s’agit des aménagements et restructurations au lycée international de Saint-Germain-en-Laye. Avec ces 3 exemples, on voit que la Région Ile-de-France est très attentive et très présente pour l’investissement scolaire dans notre ville.

Enfin, la Région Ile-de-France développe une politique active sur l’apprentissage et l’alternance. L’apprentissage est un atout indéniable pour favoriser l’emploi, rappelons que plus de 70% des jeunes apprentis trouvent un poste dans les 7 mois après leur formation. Plus de 100.000 jeunes sont présents dans les Centres de Formation des Apprentis de l’Ile-de-France. A Saint-Germain-en-Laye nous avons le CFA des métiers de l’horticulture et du cheval, le CFA Omnisports, ITEVEC centre de formation par alternance ou encore l’ESUP de Saint-Germain-en-Laye en formation par Alternance.

Bonne Rentrée à toutes et à tous et bonne réussite scolaire.

 

Le calendrier pratique pour notre Zone :

 Vacances de Toussaint : samedi 19 octobre au dimanche 3 novembre 2013

Vacances de Noël : samedi 21 décembre au dimanche 5 janvier 2014

Vacances d’Hiver : samedi 15 février au dimanche 2 mars 2014

Vacances de Printemps : samedi 12 avril au dimanche 27 avril 2014

Vacances d’Eté : à partir du samedi 5 juillet 2014