Interview de Pascal Lévêque sur Yvelines Première le 20 novembre

Le candidat de la gauche saint-germanoise Pascal Lévêque était l’invité de la chaîne locale Yvelines Première le 20 novembre dernier. L’émission, en partenariat avec l’hebdomadaire Le Courrier des Yvelines, a duré 19 minutes et permit d’aborder de nombreux dossiers locaux et plusieurs propositions de notre liste, que nous aurons l’occasion de détailler durant cette campagne municipale.

Vous pouvez regarder cette émission en cliquant sur l’image ci-dessous. 

 

A lire également sur notre blog :

Tous nos articles sur les Municipales 2014

Les Socialistes saint-germanois dans le quartier du Bel-Air ce matin

Les militants socialistes saint-germanois étaient ce matin dans le quartier du Bel-Air rue de l’Aurore, aux côtés de la tête de liste de la gauche Pascal Lévêque, pour distribuer le tract du Parti socialiste intitulé « mobilisés pour l’emploi!« . Sous un froid glacial, nous avons pu distribuer de nombreux tracts.

Vous pouvez télécharger ce tract au format pdf.

La région Ile-de-France vote 6 M€ pour financer le service de transport collectif « PAM » (Pour Aider à la Mobilité)

« PAM » est un service public de transport collectif à la demande, de porte à porte, destiné aux personnes à mobilité réduite et aux personnes âgées. C’est un service qui permet de se déplacer dans l’ensemble de la région Ile-de-France pour des trajets réguliers (travail, loisirs…) ou occasionnels (sorties culturelles…). Le voyage souhaité doit être réservé au moins 24 heures à l’avance par téléphone, fax, courrier ou courriel.

Les 630 salariés de « PAM » bénéficient d’une formation spécifique et les 400 véhicules sont adaptés au transport de personnes à mobilité réduite.

Chiffres clés

– En 2012, 750 000 courses ont été réalisées sur l‘ensemble de l’Ile-de-France (c’est 7 % de plus qu’en 2011 et 20 % de plus par rapport à 2010).

– Le service PAM comptabilise 27 000 abonnés.

– Les motifs des déplacements ont concerné à 42 % des rendez-vous médicaux, suivi de 37 % pour les loisirs/famille et à 31 % pour l’emploi.

– Doté de 400 véhicules et de plus de 630 salariés, le coût annuel de ce service s’élève à 36 M€, financé à part égale entre la Région Ile-de-France, le STIF et les Départements.

 – En 2013, la Région Ile-de-France a financé le service « PAM » à hauteur de 13 M€ (une première tranche de financement a été votée en avril 2013).

« PAM », comment en bénéficier ?

– « PAM » est réservé aux personnes résidant en Ile-de-France et qui ne peuvent pas utiliser les transports en commun réguliers du fait d’une incapacité physique, sensorielle ou mentale.

– Le service est piloté par le STIF et mis en œuvre par chaque Département. Pour pouvoir en bénéficier, il est nécessaire de s’inscrire auprès du PAM de son département de résidence : http://www.infomobi.com/fr/voyageurs-non-voyants-ou-malvoyants/transport-specialise-pam/annuaire-des-services-pam/

– Le service fonctionne tous les jours de l’année (sauf le 1er mai) de 6h à minuit.

Combien ça coûte ?

Les trajets sont payants et varient en fonction de la distance de la course :

– Zone 1, entre 0 et 15 km : 7 €

– Zone 2, entre 15 et 30 km : 10,50 €

– Zone 3, entre 30 et 50 km : 17,50 € 

– Zone 4, plus de 50 km : 35 €

Sorties scolaires à Saint-Germain-en-Laye : les enfants du Bel-Air défavorisés !

La mise à disposition de bus pour le transport périscolaire incombe aux communes, qui sont chargées du fonctionnement des écoles publiques. Les bus mis à disposition permettent notamment aux enseignants d’organiser des sorties dans le cadre de projets pédagogiques (visites culturelles, classes découverte, ateliers artistiques).

Jusqu’en 2011, la ville de Saint-Germain-en-Laye fournissait aux établissements scolaires (préélémentaires et élémentaires) 1 bus ½ par classe et par an. Ce créneau a été revu à la baisse et réduit à 1 bus par an.

Si cette économie est évidemment préjudiciable à l’ensemble des enfants, elle défavorise davantage ceux scolarisés dans les établissements situés en périphérie de Saint-Germain (dans le quartier du Bel-Air notamment) qui ne peuvent pas accéder à pied aux équipements culturels situés dans le centre historique de Saint-Germain (la Clef, Théâtre Alexandre Dumas, Musée du Prieuré, Musée des Antiquités nationales, parc du Château).

Les demandes d’assouplissement demandées à de nombreuses reprises par les enseignants, pénalisés dans l’exercice de leur acte pédagogique, ont donné lieu à une fin de non recevoir de la part des services municipaux.

De facto, cette mesure a créé une situation d’inégalité remettant en cause le principe d’égalité prévalant dans les écoles de la République. Il n’est pas acceptable que les contraintes territoriales (pour ne pas parler de fracture), si souvent dénoncées, et le sous-équipement des quartiers Sud et Sud-est de Saint-Germain ne soient pas pris en compte dans les politiques publiques d’éducation de notre ville.

Quel que soit leur lieu de résidence, tous les enfants scolarisés à Saint-Germain-en-Laye doivent pouvoir également accéder à la culture et à l’art. C’est un enjeu de cohésion territoriale et de justice sociale.

Nos deux questions diverses au conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye du 14 novembre

L’ordre du jour d’un conseil municipal est fixé par la majorité municipale. Les élus minoritaires ont toutefois la possibilité de poser, en fin de conseil, une « question diverse » par élu. Cette question diverse n’amène hélas pas de débat et le maire répond ce qu’il veut, sans pouvoir ensuite être contredit. Elle nous permet toutefois d’aborder des sujets qui ne sont pas à l’ordre du jour.

Lors du conseil municipal du 14 novembre prochain, les élus de gauche poseront deux questions au maire de Saint-Germain :

Question n°1 posée par  Emmanuel Fruchard

« Monsieur le Maire, Mes Chers Collègues, par un courrier envoyé à des conseillers municipaux, le propriétaire du site inscrit de Valmoré, situé rue Quinault, indique avoir « adressé à la commune de Saint-Germain-en-Laye une requête d’indemnisation amiable qui porte sur trois millions d’euros. »

Par ailleurs, nous avons pris connaissance du rejet de l’appel de la ville par la cour administrative d’appel de Versailles, et donc de la confirmation de l’annulation du permis de construire du 17 juillet 2008 sur ce même site.

Dans cette affaire complexe d’urbanisme nous souhaitons avoir les informations suivantes :

– combien de procédures ont-elles été jugées ou sont-elles pendantes sur l’ensemble du site de Valmoré, dans lesquelles la ville est impliquée ou dans lesquelles sa responsabilité pourrait être engagée ? Par quel tribunal chacune de ces affaires est-elle traitée ? Quel est, de 2008 à ce jour, le coût global de ces procédures prises en charge pour le compte de la ville ? Enfin, à quel montant estimez-vous pour la ville la charge qui pourrait résulter de ces procédures en fonction du risque financier encouru ? »

 

Question n°2 posé par Claude Bihouis

« Monsieur le Maire mes chers collègues,

Notre question porte sur le Journal de Saint-Germain et ses choix éditoriaux. En effet, les dernières Unes du Journal de Saint-Germain nous ont interpellées. A titre d’exemple l’édition du vendredi 4 octobre porte en titre : attractivité du commerce Saint-Germanois, de nouvelles enseignes. La Une de ce numéro nous montre, en couleur, des passants, rue piétonne de la ville. Au centre de cette image, une jeune fille, blonde porte un vêtement noir qui exhibe ostensiblement le nom d’une marque connue. Cette marque est au centre d’une polémique fâcheuse car son patron, révélant une idéologie douteuse a récemment affirmé, je cite, qu’il ne voulait vendre ses vêtements qu’à des gens beaux, en ne désirant cibler personne d’autre. Fâcheux également de découvrir, dans ce même numéro, en dernière page, et pour présenter l’ouverture de la saison au théâtre Alexandre Dumas, un beau portrait en couleur d’Alain Delon, qui s’est illustré récemment, non pas comme le grand acteur qu’il fut, mais comme un soutien de poids au Front National. L’image culturelle de notre ville méritait sans doute meilleure illustration.

Enfin dernier exemple, la Une du vendredi 18 octobre, nous propose cette fois un retour au pensionnat, avec une belle photo sépia, d’élèves modèles, en blouse dans une classe qui semble très peu métissée.

Retour au pensionnat : l’annonce brutale et l’image qui l’accompagnent, sonnent, chacun l’aura compris, comme une nostalgie éducative assez réactionnaire.

Un journal municipal, distribué gratuitement et massivement, dispose toujours d’un impact important, et c’est l’image d’une ville qu’il véhicule avec force.

Son contenu intéresse donc légitimement les citoyens. Pourriez-vous, Monsieur le Maire, accorder au Journal de Saint-Germain l’attention suffisante pour lui permettre d’offrir une image plus positive de notre ville ? »

 

A lire également sur notre blog :

Affaire Valmoré : qui paiera pour les erreurs de la majorité municipale ? (11/2013)

La « Une » rétrograde du dernier Journal de Saint-Germain-en-Laye (10/2013)

Affaire Valmoré : Qui paiera pour les erreurs de la majorité municipale ?

L’affaire Valmoré a connu cette semaine un nouveau rebondissement : selon un courrier envoyé aux élu-e-s du conseil municipal par un particulier, « A la suite de l’expertise réalisée par un expert agréé par le TGI de Versailles, nous avons adressé à la commune une requête d’indemnisation amiable qui porte sur trois millions d’euros. »

Cette demande d’indemnisation de riverains semble faire suite à la « plainte contre X pour faux et usage de faux en écriture publique » dont nous parlions dans un précédent article (lien). Début 2012 il était question d’un « préjudice évalué à plusieurs millions d’euros ».

Ce blog a décrit à plusieurs reprises les erreurs matérielles et avantages inhabituels faites à des particuliers sur ce site inscrit, situé rue Quinault, dans le quartier des anciennes cliniques (voir les liens en fin d’article).

Entre autres irrégularités, le fait principal de cette affaire est le déclassement du fond du parc de cette propriété lors du PLU en 2005, qui a rendu ce terrain constructible. Cette « fleur » a permis à des particuliers de construire une maison de 345 m2 de plancher en bordure de forêt, leur faisant faire une plus-value que nous estimons à environ 1 million d’euros.

Le propriétaire actuel du site inscrit, à qui la cour administrative d’appel de Versailles a donné gain de cause dans un procès contre la ville sur l’annulation d’un permis de construire (lien), révèle donc qu’il demande 3 millions d’euros de dédommagement.

 

Vues de la rue Quinault prises depuis la rue Racine :

 

 

 

 

 

 

 

Avant le déclassement … et après !

Pour notre part, dès 2009, alors que les travaux étaient à peine commencés, nous avions demandé en conseil municipal que toutes les erreurs identifiées dans le PLU, en particulier le déclassement des  Espaces Boisés Classés (EBC), dont la légalité n’est pas confirmée, soient corrigées. Alors que nous lui demandions publiquement comment il comptait défendre les intérêts des Saint-Germanois concernant cette faute de l’administration, le maire avait perdu son sang-froid en prétextant qu’il ne s’agissait que d’une affaire privée ne le concernant pas. Sa décision de laisser les choses en état, confirmant ainsi le déclassement litigieux, est un choix politique délibéré que nous avons toujours contesté, notamment par des questions en conseil municipal en juillet et en novembre 2010.

Nous dénonçons le fait qu’un service accordé sans justification d’intérêt général à un particulier vienne à coûter à la ville. Pour résumer cette affaire sans fard, si le propriétaire qui s’estime lésé a gain de cause et si c’est la ville qui est condamnée à payer l’indemnisation, les Saint-Germanois devraient collectivement payer, hors frais de procédure, 3 millions d’euros (soit 175 € par ménage !) pour une fleur d’1 millions d’euros faite à un autre particulier.

 

Emmanuel Fruchard, conseiller municipal de Saint-Germain-en-Laye

 

Voir sur ce dossier nos articles successifs :

Décembre 2009 : Les plans et la vidéo de notre intervention en conseil municipal

Avril 2011 : Notre recours à la CADA (cité dans le rapport d’Yvelines Environnement) 

Janvier 2012 : Plainte contre X et mention de la demande de déclassement dans la consultation préalable au PLU, dès décembre 2003 

Août 2012 : Spéculation immobilière au domaine de Valmoré à Saint-Germain-en-Laye : rien n’est réglé

 

Les articles de la presse (Le Parisien, L’Express) :

Le Parisien (16 janvier 2010) : http://ps.saintgermain.over-blog.org/article-domaine-de-valmore-un-article-dans-le-parisien-43227356.html

L’Express (3 octobre 2011) : http://ps.saintgermain.over-blog.org/article-l-express-epingle-le-systeme-lamy-a-saint-germain-en-laye-85093568.html

 

L’association Yvelines Environnement : http://www.yvelines-environnement.org/

Rapport moral 2010 (voir p. 30) : http://www.yvelines-environnement.org/Pdf/Rapportmoral2010.pdf

Rapport moral 2011 (voir p. 17) : http://www.yvelines-environnement.org/Pdf/Rapportmoral2011.pdf