Tribune libre du Journal de Saint-Germain-en-Laye :  » Le scolaire et le périscolaire à reculons ! »

Découvrez la tribune libre du groupe Saint-Germain Autrement parue dans le Journal de Saint-Germain du 20 juin 2014.


JSGLa réforme des rythmes scolaires permettra la mise en place d’une organisation des journées d’école plus respectueuse des temps d’apprentissage et de repos des enfants. Ainsi, dès septembre, les enseignements seront répartis sur 9 demi-journées, dont 5 matinées, pour favoriser les apprentissages au moment où les enfants sont le plus réceptif. Pour compenser ces heures de classe supplémentaires le mercredi matin, trois heures d’enseignement seront remplacées par des ateliers péri-éducatifs l’après-midi.

Comme celle des activités périscolaires, l’organisation des ateliers péri-éducatifs a été confiée aux mairies, qui bénéficient, à ce titre, d’aides financières de l’Etat. Une grande majorité de municipalités ont ainsi mis en place un vrai projet éducatif à l’échelle de leur territoire et noué des partenariats avec les associations sportives ou culturelles locales pour proposer une large variété d’activités aux enfants. A Saint-Germain-en-Laye, c’est un choix nettement moins ambitieux qui a été fait : les intervenants associatifs, pourtant nombreux mais jugés trop chers, ont été exclus du dispositif mis en place à la rentrée prochaine. Les ateliers seront pris en charge par les animateurs habituels des soirs et des centres aérés.

Nous considérons ce choix d’autant plus regrettable que la majorité municipale a voté une augmentation de 5% du tarif des activités périscolaires (accueil du matin et du soir, études surveillées) et de 2% de ceux des cantines (soit en moyenne 442 € par mois pour une famille de deux enfants en élémentaire). De bien curieux arbitrages.

Fortes nuisances olfactives de la Blanchisserie inter-hospitalière de Saint-Germain-en-Laye

BIH2.jpgLa Blanchisserie inter-hospitalière (BIH), une des plus importantes de France, située au cœur du quartier du Bel-Air, traite le linge des principaux centres hospitaliers d’Ile-de-France dont le CHIPS. Plus de 20 tonnes de linge y sont lavées chaque jour

Compte-tenu de la toxicité des produits utilisés dans le processus de désinfection (le Registre des émissions polluantes indique, qu’en 2012, 1 tonne et ½ de déchets dangereux y ont été produits), cet établissement est soumis à autorisation préfectorale d’exploiter.

Il s’agit d’un établissement industriel présentant des risques sanitaires et environnementaux avérés, l’un des principaux risques étant le rejet d’eaux résiduelles de lavage polluées et toxiques dans le réseau d’assainissement communal.

Des défaillances d’exploitation ont été à plusieurs reprises constatées, lors d’inspections effectuées à la suite de plaintes de riverains alertés par l’émanation et la propagation d’odeurs pestilentielles : température de rejet des eaux résiduaires largement supérieure à la limite imposée par la règlementation préfectorale (2004), déversement de boues fermentées du à un entretien des fosses de décantation défectueux et non conforme (2008), déversement d’eaux usées non traitées à la suite de pannes (2013).

Les dysfonctionnements à répétition de cet établissement industriel, au cœur d’un des quartiers les plus densément peuplés de Saint-Germain-en-Laye, et les risques encourus par les riverains et le personnel communal chargé de l’entretien du réseau, n’ont pourtant donné lieu à aucune surveillance régulière de l’exploitant de la part des services de la mairie.

Ce défaut de contrôle n’est pas acceptable et contraire au principe élémentaire de précaution qui prévaut lorsque des risques de santé publique sont avérés.

Nous exigeons que des rapports d’analyse soient fournis par la BIH et rendus publics régulièrement, conformément à la législation en vigueur.

 

Relire nos précédents articles sur ce thème :

Odeurs pestilentielles aux abords de la blanchisserie interhospitalière de Saint-Germain  1ere partie (04/2008)

Odeurs pestilentielles aux abords de la blanchisserie interhospitalière de Saint-Germain  2e partie (04/2008)