La section PS de Saint-Germain-en-Laye en deuil, Michel Giroux nous a quittés

Michel GirouxNotre camarade et ami Michel Giroux est décédé le 28 juin à l’âge de 86 ans.

Né à Saint-Germain-en-Laye, il a été de très nombreuses années le président du Trait d’Union d’Etoile Saint-germanoise (TUESG) Basketball. Homme engagé d’abord au PSU puis au PS, militant très actif jusqu’à ces dernières années, apprécié de tous pour sa tolérance et sa gentillesse, nous garderons le souvenir d’un être bon, sage et généreux.

Les militants socialistes de Saint-Germain-en-Laye, Fourqueux et Mareil-Marly et les élus du groupe Saint Germain Autrement présentent leurs condoléances à sa famille et ses proches.

La Fête des Loges a ouvert le 26 juin mais avec quelle sécurité et quel avenir ?

fetedeslogesDu 26 juin au 16 août 2015 se déroule la prochaine Fête des Loges ; celle-ci s’ouvre toutefois dans un climat de tension. En effet lors du conseil municipal du 25 mai dernier, à l’occasion du vote du règlement de la fête, le maire a solennellement fait part de la nouvelle position du préfet.

Désengagement de l’Etat ?

D’après la préfecture, l’affectation de policiers nationaux et de forces de l’ordre sur l’esplanade de la maison de la Légion d’honneur pendant la fête doit s’accompagner dorénavant d’une prise en charge des frais de l’Etat pour cette mise à disposition. Le préfet souhaite donc que la ville de Saint-Germain prenne en charge les frais de présence des forces de l’ordre qui sécurisent la fête des Loges estimant que le caractère d’intérêt public de la fête n’est pas établi.

Le mairie et les forains protestent

Le maire rejette cette nouvelle obligation venant encore fortement grever  les finances de la ville et le coût de la fête. Concernant le bilan économique de cette fête pour la ville, nous avons régulièrement interpellé le maire pour qu’il indique les chiffres et les flux constatés. Nous n’avons eu aucune communication année par année, si ce n’est une vague estimation de déficit de l’ordre de 100 à 150 000 € annuels.

Le comité des forains a attaqué la décision du préfet en saisissant le juge des référés, notamment sur le caractère d’intérêt général de la fête évitant ainsi le paiement par la ville des forces de l’ordre. Le juge vient de considérer qu’il n’y avait pas caractère d’urgence, que la fête pouvait ouvrir et que par conséquent le tribunal devra se prononcer plus tard sur le fond et en formation collégiale. Enfin pour sa part le maire annonce un rendez-vous avec le ministère de l’Intérieur et a fait inscrire au budget supplémentaire une somme de 60 000 € pour le renforcement de la sécurité avec une équipe de maitre-chien et la présence de trois caméras de surveillance pendant la fête.

Un soutien unanime de la fête ?

On sent un certain flottement dans l’équipe majoritaire d’Emmanuel Lamy. Si certains conseillers municipaux sont au côté du maire et des forains pour défendre la fête, on entend d’autres conseillers distiller des remarques désabusées : la fête des Loges est-elle la fête des Saint-germanois ? Le coût pour la ville n’est-il pas trop important ? La fête ne génère-t-elle pas des nuisances ? L’image véhiculée par la fête est-elle vraiment compatible avec l’image développée autour de Saint-Germain ?

Le stationnement des véhicules aux abords des Loges pose problème depuis des années. Les victimes d’accidents corporels, parfois graves, sont nombreuses. Comment réduire le risque de déplacement depuis un lieu de consommation importante d’alcool ? Bref, cette nouvelle contrainte imposée à la fête des Loges n’est-elle pas l’occasion de s’interroger sur son devenir ?

Notre position

La fête des Loges est une des plus anciennes fêtes foraines de France qui se tient chaque été depuis 1652 sur l’esplanade des Loges, une surface de huit hectares dans notre forêt, devant la maison d’éducation des Loges. Selon les estimations, la fête attire de l’ordre de deux millions de visiteurs et entre 160 et 200 attractions foraines.

Ce n’est pas une fête de la ville de Saint-Germain, mais une fête à Saint-Germain, ce n’est pas un parc d’attraction fermé avec un droit d’entrée payant, mais un accès libre comme des rues d’une ville, le caractère d’ordre public doit pouvoir être discuté et démontré. Cette fête, pour tous ceux qui s’y promènent, a su préserver le caractère familial et convivial d’une fête populaire. Certes, au plus tard de la nuit, parfois des incidents, rixes ou excès d’alcool, peuvent dénaturer l’état d’esprit général, d’où l’importance de la présence de forces de l’ordre efficaces.

Enfin le coût net pour la ville, actuellement indiqué à 150 000€, n’est pas exorbitant eu égard à la taille de l’évènement ; la ville participe par exemple bien plus pour le fonctionnement du théâtre Alexandre Dumas.

La fête des Loges fait partie de notre patrimoine

Cette fête est dans les gènes de notre ville depuis 363 ans.

C’est aussi la force de la ville de Saint-Germain d’avoir cette richesse de culture et de fêtes diverses, notre ville sait proposer à la fois des évènements populaires sportifs ou culturels (Foulée royale ou Estival) ou une programmation variée où chacun puise selon ses envies (La Clef ou Théâtre Alexandre Dumas).

Les événements culturels ou festifs, pour les petits comme pour les grands, sont importants dans la vie d’une ville : ce sont autant d’occasions d’épanouissement individuel, de bons moments partagés et de rencontres.Pascal-copie-1

Pascal Lévêque

Conseiller municipal

Office européen des Brevets : l’affrontement social tourne au drame

OEB_Manif_0Bien que cette question ne soit pas locale, nous nous étions fait l’écho en avril et novembre 2014 des tensions sociales qui sont allées crescendo à l’Office Européen des Brevets (OEB) sous la présidence de Benoît Battistelli, conseiller municipal de la liste de droite majoritaire au conseil municipal de Saint-Germain.
En effet Benoît Battistelli est arrivé à la tête de l’OEB en 2010 avec la volonté affichée de bouleverser son mode de fonctionnement, sans concertation avec les représentants du personnel. Le droit du travail spécifique dépourvu de recours de cet organisme international lui a permis de supprimer les droits syndicaux un à un : expression des représentants syndicaux, droit de grève, locaux syndicaux et mode d’élection des délégués.

La pression exercée sur l’encadrement et les agents provoque des souffrances parmi le personnel, des ingénieurs et juristes pourtant très qualifiés et bien rémunérés. La tension entre les salariés et la direction s’est accrue de mois en mois et Le Monde rapporte qu’entre mai 2012 et mars 2015, 4 salariés se sont suicidés. Dans ces quatre cas les conditions de travail auraient joué un rôle. L’un avait exprimé sa détresse de ne pas pouvoir atteindre ses objectifs, un autre s’est défenestré sur son lieu de travail, un troisième avait demandé une mutation pour harcèlement et enfin le dernier avait critiqué la direction et avait été expulsé des locaux.

Par ailleurs, dans un arrêt exceptionnel, la Cour d’appel de La Haye, saisie par des représentants du personnel, a condamné, en février 2015, la politique sociale de l’OEB, la jugeant contraires aux droits fondamentaux. M. Battistelli a pourtant ignoré cet arrêt.

Enfin, signalons une toute récente tribune de cinq élus français, députés, sénateurs et députée européenne qui dénoncent la politique sociale menée à l’OEB et demandent : « Nous estimons impératif le réengagement d’un dialogue transparent et constructif entre la direction de l’OEB et les représentants du personnel afin de rétablir un climat social serein et restaurer la confiance auprès de l’ensemble des salariés. Nous appelons les gouvernements des Etats membres à exercer des contrôles plus vigilants des politiques de l’OEB et à réunir à cette fin la conférence interministérielle qui n’a pas été convoquée depuis 15 ans. »

Liens vers nos articles précédents :

Avril 2014 : Escalade d’un conflit social à l’office européen des brevets (OEB)
Novembre 2014 : Un conseiller municipal majoritaire de Saint-Germain, président d’une administration internationale, poursuit l’érosion de la liberté syndicale

Lien vers l’article du Monde et une tribune publiée par cinq élu-e-s :

« Un si bon office », Le Monde, 7 avril 2015
« L’Organisation européenne des brevets, une zone de non-droit en Europe ? », Tribune de 5 élu-e-s PS, 11 juin 2015

Saint-Germain-en-Laye : Quand la sécurité divise la majorité !

police_municipaleA l’occasion d’une délibération lors du Conseil de fin mai, la sécurité publique à Saint-Germain a été évoquée par le maire.

Ce dossier, voté à l’unanimité, concernait l’achat de trois gilets pare-balles pour la police municipale. Le maire a alors violemment protesté contre un article de presse indiquant la volonté de la ville d’armer la police municipale. Il a indiqué qu’aucune décision n’était prise, contredisant son propre adjoint à la Sécurité, Philippe Pivert, qui déclarait dans le journal « au vu des missions élargies de la police municipale, qui intervient très régulièrement en renfort de la police nationale, nous avons considéré qu’il était utile qu’elle soit armée… ». Bonne entente dans l’équipe majoritaire !

Une étude rendue publique indique pourtant que seulement un peu moins d’un tiers des villes (31%) de la taille de Saint-Germain ont des agents des polices municipales équipés d’armes de catégorie B soumises à autorisation préfectorale (révolvers en calibre 38 spécial ou armes 7,65). 25 % des polices municipales sont équipées d’armes de calibres C (flash-ball ou taser) et enfin 90% sont équipées d‘armes de catégories D c’est-à-dire de bâton de défense et de bombes aérosols.

Les villes ayant armé leurs policiers municipaux en catégorie B sont en très grande majorité situées dans le quart sud-est de la France et justifient ce choix par les missions de nuit.

Le rôle d’une police municipale à Saint-Germain reste d’assurer une police de proximité, c’est-à-dire une police de terrain qui va au contact de la population et qui reste présente dans les quartiers. Elle n’a pas besoin d’être armée de type B. Nous sommes tout à fait opposés à l’idée que la police municipale devienne une force supplétive de la police nationale.

A lire également sur notre blog :

Le maire de Saint-Germain-en-Laye va armer les policiers municipaux de la ville 

Le maire de Saint-Germain ne veut pas du Taser pour la police municipale
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Le maire de Saint-Germain refuse d’évoquer les flash-balls en conseil municipal

Promesse tenue : le Pass Navigo à tarif unique, merci la Région Ile-de-France !

navigo78En septembre 2012, la mise en place du dézonage le week-end et les jours fériés pour les porteurs d’abonnement Navigo mensuels et annuels ainsi que pour les bénéficiaires de la carte « Solidarité transport » a été la première mesure d’harmonisation des tarifs des transports en commun en Ile-de-France.
En 2013, dans le même esprit, la mise en œuvre du complément de parcours a permis aux détenteurs de Pass Navigo, Imagine’R ou de cartes Améthyste, se déplaçant hors de leur zone en semaine, de ne payer que le coût du trajet situé hors zone. La Région continue, en outre, de financer des mesures de gratuité en faveur des jeunes en insertion (tarification sociale aux 825 000 abonnés de la carte Imagine R).
La dernière mesure prise par la majorité PS-EELV du conseil régional d’Ile-de-France est le passage au tarif unique de 70€ du Pass Navigo. Etape supplémentaire vers le futur réseau de transport du Nouveau Grand Paris, tous les Franciliens en bénéficieront dès le 1er septembre 2015. Abolissant le principe des zones, il permet de se déplacer de banlieue-banlieue, sans passer par Paris et de voyager n’importe où en Île-de-France. C’est une solution gagnant-gagnant qui profite aux 2 millions d’abonnés Navigo d’Ile de France !
Pour les socialistes, la logique est simple : pour une Région et un réseau de transports en commun (bus, RER, métro, tramway, Transilien, etc..) doit correspondre un tarif unique. C’est à la fois un choix politique et une nouvelle manière de penser les transports.

Une excellente nouvelle pour les usagers saint-germanois, détenteurs d’un Pass Navigo 4 zones, qui économiseront dès l’année prochaine plus de 400 € par an.