Saint-Germain-en-Laye : double sens cyclable et propagande municipale

doublesensDans ces derniers numéros, le « Journal » de Saint-Germain (le bulletin de communication du maire et de sa majorité) en font un maximum sur la bicyclette à Saint-Germain :

Une du journal du 18 mars 2016 (n°684) : « Tous en selle ! »
Article dans le n°681 : « Oui au double sens cyclable »
Quoi de plus naturel : les circulations douces, piétons et cyclistes, s’accompagnent de très peu de nuisances. Pas de pollution de l’air, pas de bruit, peu de risque pour soi et encore moins pour autrui. Ces modes de déplacement sont également bons pour la santé et accessibles à toutes les bourses.

Cependant, l’attitude de la majorité municipale a été pendant des années ambivalente sur le vélo : la communication est enthousiaste depuis des années mais les actes sont plus rétifs, bien qu’en évolution positive.

Cet article déchiffre les décisions rocambolesques de l’actuelle majorité et apporte quelques compléments à la gazette du maire Emmanuel Lamy (LR).

Le point de départ de cette réflexion, c’est l’article du journal n°681, qui proclame en page 4 : « Oui au double sens cyclable », alors qu’il annonce un arrêté municipal d’interdiction du double sens cyclable !

JSG-681_p4Cette interdiction concerne 15 rues, notamment les principales rues concernées, à sens unique et limitées à 30 km/h :

JSG-681_p4_interdictionLe double sens cyclable (DSC) : de quoi s’agit-il ?
Le double sens cyclable (et non « contre-sens » comme utilisé dans l’article) consiste en la possibilité donnée aux cyclistes de circuler dans les deux sens de circulation dans une voie qui est à sens unique pour les autres véhicules, y compris les deux roues motorisés. Ce choix d’urbanisme vise à favoriser les déplacements cyclistes, non polluants et silencieux. Il permet souvent aux cyclistes d’éviter les grands axes qui leur sont hostiles à cause de la pollution et des dépassements dangereux (à moins de 1 m du cycliste en agglomération). Une large proportion de véhicules dépassent en effet les cyclistes en leur laissant moins de 1m, ce qui induit un sentiment (fondé) d’insécurité, voire un appel d’air déstabilisant avec la vitesse. C’est le cas par exemple à Saint-Germain pour plus de 50% des dépassements rue de la République et rue d’Alsace, pour ne citer que ces deux exemples parmi de nombreux autres.

Risqué ?
Le DSC semble, surtout à ceux qui se déplacent peu à vélo, risqué. En effet les DSC ne sont pas tenus d’occuper le même espace qu’une piste cyclable, soit 1,50 m de large pour un sens de circulation. Le principe du DSC, c’est que le cycliste et l’automobiliste qui se croisent se voient mutuellement et vont gérer leur croisement par un ralentissement conjoint. Le risque de collision et sa gravité sont très réduits par cette visibilité mutuelle et la maitrise de leur vitesse par les deux conducteurs. Ces deux points sont les conditions d’un DSC réussi : il s’applique d’autant mieux que la voie est rectiligne (bonne visibilité) et plate (faible vitesse du cycliste).

Les villes qui ont mis en œuvre les DSC de manière volontariste (Strasbourg puis de nombreuses villes, comme Colombes, Grenoble, Lille, Nantes, Paris et Rennes) en implantent dans plus de 80% des voies à sens unique.

Adoption progressive du DSC en France
Les DSC ont été implantés de manière pilote avant l’an 2000. Ils se sont généralisés dans les zones 30 à partir du décret de juillet 2008 qui fait du double sens cyclable la règle en zone 30. Dans toutes les villes qui n’ont pas pris d’arrêté qui l’interdit, les voies à sens unique en zone 30 sont ouvertes dans les deux sens aux cyclistes.

Retour en arrière à Saint-Germain : suppression discrète d’une zone 30 !
Que croyez-vous qu’il se soit passé à Saint-Germain ? Le maire allait-il, comme ça a été le cas ailleurs, accompagner ce changement de règle en informant les piétons et les conducteurs de tous véhicules que les rues à sens unique du quartier ancien allaient être empruntées dans les deux sens par les cyclistes ?

Non. Dans la plus grande discrétion la zone 30 qui existait entre le château et la place du marché a été supprimée et remplacée par un entrelacs de rues limitées à 30 km/h !

C’est à peine croyable, car les élu-e-s d’opposition de l’époque auraient protesté, mais ce n’est que plusieurs années plus tard que nous avons découvert la disparition de cette zone 30, dont il faut préciser qu’elle était discrète : pas d’affichage visible d’entrée ou de sortie de zone 30, juste des panneaux de limitation de vitesse.

En consultant les archives des procès-verbaux du conseil municipal on retrouve la preuve de son existence :

séance du 13 novembre 2003 : demande de subvention à la région pour la création de la zone 30

Subvention-RВgion-2003Notez la transformation « définitive » de ce secteur en zone 30…

Cette zone 30 a bien été créée car elle est mentionnée en 2006 (place du marché) puis à nouveau le 10 juillet 2008 (place du château) :

Zone-30-derniКre-mention-2008Puis rien pendant plusieurs années et on retrouve la zone 30 dans le budget prévisionnel de 2013 :

Zone-30-retour-2013On pourrait peut-être demander une autre subvention ? Rassurez-vous rien n’a été fait depuis…

Donc entre mi-2008 et fin 2012, la zone 30 a été supprimée sans mention en conseil municipal. Visiblement, l’équipe municipale ne voulait pas de ces cyclistes qui circulent un peu partout dans le secteur sauvegardé : cela aurait gêné les automobilistes.

Deux visions de la ville : priorité aux voitures ou aux circulations douces
Car c’est là le fond de la question dans un quartier globalement plat où le risque des double-sens cyclables est limité. Il faut choisir entre deux modèles d’urbanisme : celui qui donne la priorité à l’automobile, en vigueur depuis une cinquantaine d’année, ou celui qui redonne une place plus grande aux piétons et aux cyclistes.

Regardez votre rue et demandez-vous comment l’espace est réparti entre circulations douces et motorisées : quelle largeur est occupée par la chaussée et le stationnement automobile d’une part et quelle largeur est occupée par les trottoirs et les pistes cyclables ? La répartition est très variable, mais dans la plupart des voies on trouve un partage à 75% pour la voiture et à 25% pour les moyens de transport silencieux et non polluants. Est-ce la bonne proportion, en particulier dans le secteur sauvegardé ?

Nous pensons que non. A part les rues en pente, peu nombreuses à 30 km/h, nous recommandons que l’arrêté de 2015, qui autorise le double-sens cyclable, s’applique. Et donc que l’arrêté municipal d’interdiction des double-sens cyclables qui est entré en vigueur le 1er février 2016 soit revu à la baisse. Au lieu d’une interdiction du DSC dans 15 rues, nous pensons qu’il pourrait être limité à trois : rue du Val Joyeux, rue du Chemin Vert et rue Wauthier (le DSC est autorisé rue Wauthier, à notre avis à tort).

Communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine : 166 millions pour quoi faire ?

SaintgermainbouclesseineVous avez certainement lu dans les colonnes du Journal de Saint-Germain l’article sur la Communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine qui a voté son budget 2016 avec 166 millions d’euros de dépenses réelles envisagées.

Mais au fait, cette communauté qui regroupe 20 villes et 340 000 habitants, dont Saint-Germain, qu’a-t-elle décidée avec ses 92 conseillers communautaires ?

Quasiment rien ! En effet sur les 166 millions en budget de fonctionnement, 99 millions sont reversés aux 20 communes (soit 59,50% du budget) ; 34 millions sont destinés, compétence communautaire, à l’enlèvement des ordures ménagères sur notre territoire (soit 20,8% du budget). Et voilà en deux décisions 80% des dépenses sont faites. Il faut bien être 92 délégués pour décider cela ! Il y a bien aussi 6 millions pour les transports en bus, mais l’offre reste identique à 2015.

En investissement, à peine 10,9 millions de prévus pour toute la communauté des 20 villes (c’est presque deux fois moins que le seul budget d’investissement de la ville de Saint-Germain !) dont 2,8 millions pour la suite de travaux dans des gares, 800 000 € pour de l’aide à la construction de logements sociaux et un million pour de l’achat éventuel de terrains.

On nous dit, c’est un budget de transition. Exactement les mêmes termes qu’en 2014 et 2015 à la Communauté Saint-Germain Seine et Forêts ! A force d’être en transition, on est surtout dans l’immobilisme. Un point nouveau tout même, 467 000 € d’indemnités ont été votés pour les élus dont 1 378 € chaque mois pour le président, les 15 vice-présidents et les 4 conseillers communautaires délégués (soit en fait nos 20 maires !). Pour un budget si difficile, il fallait bien ça !

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Les élus de gauche : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

A quand une rue Micheline Ostermeyer ou une rue Henri Cochet à Saint-Germain-en-Laye?

100anssportsLa rétrospective « 100 ans de sport à Saint-Germain-en-Laye » vient de s’achever, elle a permis à de nombreux saint-germanois, dont vos élus socialistes Pascal Lévêque et Angéline Silly, de découvrir où redécouvrir un siècle d’histoire sportive.

Comment oublier les clubs du Paris-Saint-Germain, le MLSGP Rugby Yvelines, le Cercle d’Escrime, le Saint-Germain hockey club, le club omnisports TUESG qui, grâce à leur entraineurs et animateurs bénévoles et dévoués, nous ont enseigné leurs pratiques sportives et l’enseignent encore à nos enfants et petits enfants ?
Comment ne pas penser à ces sportifs émérites ou sportifs anonymes qui ont porté et portent haut les couleurs de la ville ? Henri Cochet, Micheline Ostermeyer, René Faye, Roger Gicquel, Amélie Mauresmo pour ne citer que les plus connus.

Ne mériteraient-ils pas, sinon une statue, un nom de rue, place, square, venelle, contre-allée ou terrasse pour les rendre éternels ?

Culture : elle doit être réservée à tous !

Tribune libre des élus socialistes parue dans le Journal de Saint-Germain du 6 mai 2016


 

dscn2180En cuisine, il n’existe pas de recette miracle : c’est le subtil mélange des ingrédients et le talent de celui qui les assemble qui donnent toute sa saveur au plat.

En politique, c’est un peu la même chose. Si l’on veut garder la métaphore culinaire à propos de la culture à Saint-Germain-en-Laye, on dira que le plat est à la fois fade et peu abordable.

Chère donc la culture ? Assurément. Si la part du budget qui y est alloué est stable (10 %) et à peu près conforme à celui des villes de même strate, la participation demandée aux saint-germanois, en particulier les plus modestes, y est pourtant plus importante. Le Théâtre Alexandre Dumas reste une des scènes les plus chères des Yvelines. En 2016 les frais d’inscription au Conservatoire de musique et d’art dramatique ou aux médiathèques vont flamber, sans tarification sociale.

Onéreux et fade. A Saint-Germain-en-Laye, la Culture est une sorte de grosse marmite, où mijotent pêle-mêle des dizaines d’animations, de salons, de manifestations, sans lien véritable, ni projet qui les sous-tend.

Or qu’attend-on de la politique culturelle d’une ville ? Avant tout une stratégie, élaborée en partenariat avec l’ensemble des acteurs sur le terrain, pour permettre l’accès de tous et toutes à l’art, pour encourager la création et l’expression artistique, pour soutenir les pratiques amateurs.

La réduction des inégalités d’accès aux œuvres et aux pratiques artistiques suppose une politique volontariste à Saint-Germain, comme ailleurs, qui passe par davantage de concertation et une tarification adaptée. Saluons quand même quelques initiatives allant dans le bon sens, comme le dispositif « Une classe, une œuvre » ou la première édition du Festival de Street Art.

Les élus de gauche : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

Les élus socialistes saint-germanois visitent le nouveau marché du quartier Bel Air

RotondesEn ce vendredi de début de printemps, les élus socialistes saint-germanois Pascal Lévêque, Angéline Silly et Pierre Camasses ont dégusté l’excellente cuisine traditionnelle de la brasserie L’Européen, place des Rotondes.

Le marché forain de fin d’après-midi a été inauguré le 18 mars et apporte une offre diversifiée aux habitants du quartier des Musiciens, complément indispensable et de qualité aux commerces de la rue de l’Aurore et de la rue Berlioz.
Rappelons que le groupe de gauche du conseil municipal de la ville (Saint-Germain Solidaire puis Saint-Germain Autrement) a clairement soutenu ces dernières années le projet de restructuration du quartier du Bel-Air afin d’y favoriser les rencontres et en conséquence améliorer le bien vivre ensemble.
A proximité de la mairie annexe, des écoles et de la bibliothèque Georges Sand, verrons-nous toutefois la salle de spectacle – d’une capacité d’au moins 250 places – promise dans le programme de l’équipe majoritaire et tant attendue dans le quartier ?