Le maire de Saint-Germain augmente les tarifs du stationnement de surface pour remplir son parking souterrain

La majorité municipale de Saint-Germain ne s’en est pas vantée mais les tarifs du stationnement en surface en centre ville viennent de considérablement augmenter de 20% ! Cette augmentation concerne, comme c’est bizarre, toutes les rues entourant le nouveau parking souterrain place du Marché neuf, dont le maire de Saint-Germain est si fier, qui sera mis en service très prochainement.
Il faudra donc payer désormais 60 centimes la demie-heure (au lieu de 50 centimes), 1.20 euro pour une heure (contre 1 euro avant) etc… pour pouvoir stationner en surface dans les rues aux alentours de cette place.
Les conseillers municipaux de gauche ont bien vu la manoeuvre et Jean Laurent, conseiller PS, a demandé au maire lors du conseil municipal de décembre : "Est-ce là un moyen d’assurer la rentabilité de votre parking souterrain place du Marché?". Emmanuel Lamy a clairement répondu : "Les tarifs sont restés inchangés depuis 4 ans. Nous profitons de l’ouverture du parking du marché pour les augmenter à nouveau." Les Saint-Germanois apprécieront… D’autant que le parking souterrain du marché sera particulièrement cher : 1.90 euros l’heure, 3.90 euros les deux heures, 13.50 euros la journée. Rappelons que la gestion du parking a été déléguée à une société privée, la société néerlandaise Q-Park.
La disparition d’un certain nombre de places de parking de surface pour construire le parking souterrain, et donc des ressources qui vont avec pour la Ville, a conduit la municipalité à augmenter fortement les tarifs de celles qui restent. Pas sûr que les Saint-Germanois apprécient la manoeuvre…

Le maire de Saint-Germain refuse la question écrite de l’opposition PS

Le prochain conseil municipal de Saint-Germain aura lieu le jeudi 14 décembre à 21 heures. Il est ouvert à tous les habitants.
Comme nous en avons le droit, nous avons décidé de poser une question écrite au maire de Saint-Germain, question qui n’amène pas de débat malheureusement, mais qui permet d’aborder un sujet non inscrit à l’ordre du jour. Cette question doit être déposée auprès du maire dans un délai qui était jusque-là de 48 heures avant le conseil municipal.
Le conseiller municipal PS Jean LAURENT a déposé cette question lundi 11 décembre à 20 heures. Elle vient d’être refusée par le maire UMP de Saint-Germain au motif qu’il faut déposer les questions écrites 3 jours avant le conseil. Jean Laurent était donc en retard de… 2 heures ! (pour peu que le règlement prévoit bien 3 jours, ce que nous vérifierons car ce n’était pas le cas au début de la mandature).

A l’évidence, le maire de Saint-Germain ne veut pas répondre à la question posée par les Socialistes et que le public et la presse présents au conseil municipal entendent cette question. Celle-ci est pourtant très importante.
La police municipale de Saint-Germain va en effet très prochainement être équipée de flash-balls alors que le conseil municipal n’a jamais eu à se prononcer sur cette décision très grave. Nous l’avons appris par la presse et M. Lamy l’a confirmé en conseil de quartier. Pourtant, lors du conseil municipal du 5 octobre 2006, une brigade de nuit de la police municipale a été créée (nous en avions parlé ici) mais jamais il n’a été question dans la délibération d’équiper les policiers municipaux de cette arme dangereuse. Au contraire, ils ont pour consigne de ne pas « aller au contact », selon la délibération. Faut-il comprendre que le flash-ball leur évitera le « contact »? C’est en tout cas une décision irresponsable qui ne peut générer que tensions et bavures si elle était confirmée. Car cette arme est tout sauf anodine ; dans le Val d’Oise, le Préfet interdit que les polices municipales puissent être équipées de flash-balls, ce n’est sans doute pas sans raison.

Voici la question qu’aurait dû poser Jean LAURENT en conseil municipal si le maire de Saint-Germain avait à coeur le respect de la démocratie locale :

Monsieur le Maire,

Les réunions de Conseil de quartiers vous donnent l’occasion de présenter les projets qui intéressent ces quartiers. C’est aussi pour vous la possibilité de commenter la politique de la municipalité, d’où l’intérêt d’y inviter l’ensemble des conseillers, car vous y développez parfois des sujets ou des commentaires qui n’ont pas été abordés lors des conseils municipaux.

Lors d’un récent conseil de quartier vous nous avez dit tout le bien que vous pensiez de la toute récente création de la brigade de nuit dont le projet avait été présenté au conseil municipal le 5 octobre dernier.

Nous avons été étonnés d’apprendre par la presse que ces policiers municipaux seraient armés de flash-ball, alors que, pour justifier de l’utilité de la création de la brigade de nuit, l’exposé complet de monsieur Tassel le 5 octobre n’en avait pas parlé.

Pouvez-vous nous donner les raisons de cette décision (pour laquelle le conseil n’a pas eu à se prononcer) d’armer ces policiers qui ont sans doute besoin de se protéger dans certaines villes, mais qui ne nous paraît pas nécessaire, même s’ils ne sont que deux à assurer une mission de surveillance, d?intervention et de dissuasion, à Saint-Germain?

Ce n’est pas la première fois que nous dénonçons la curieuse conception de la démocratie locale de M. Lamy ; ce n’est hélas sans doute pas la dernière…

La police municipale de Saint-Germain patrouillera jusqu’à 4 heures du matin

Lors du conseil municipal du 5 octobre 2006, le maire de Saint-Germain a fait voter une délibération élargissant les horaires de la police municipale et créant une brigade de nuit. Les vacations de celle-ci s’étaleront de 21 heures à 4 heures du matin.

 

Les élus de gauche au conseil municipal se sont étonnés de cette mesure qui semble n’être prise que pour pallier les insuffisances de la police nationale. Le maire a d’ailleurs « reconn[u] que la brigade de nuit est créée pour compenser un peu, mais pas exclusivement, l’insuffisance des effectifs de la Police Nationale. »

 

Si une présence humaine est peut-être utile la nuit, par exemple jusqu’au dernier RER (vers une heure du matin), on peut s’interroger sur l’intérêt de patrouiller jusqu’à 4 heures du matin à Saint-Germain… Les policiers municipaux n’assureront en effet des rondes qu’avec une seule voiture et deux agents ; il leur sera donc très difficile d’assurer leur mission de « dissuasion et d’intervention » comme le formule la délibération. D’autant que les policiers municipaux auront pour consigne stricte de ne « pas aller rechercher des contacts qui pourraient mettre la sécurité du personnel en jeu » et de faire appel à la Police Nationale en cas de moindre problème.

 

La Gauche, très sceptique, s’est abstenue sur cette délibération, refusant de « cautionner la compensation de l’absence de financement de la Police Nationale par la création d’une Police Municipale ».

Deux exemples de mauvaise gestion municipale à Saint-Germain

Le maire de Saint-Germain se vante régulièrement dans les colonnes du Journal de Saint-Germain de bien gérer les finances de la commune. Deux exemples récents viennent toutefois contredire cette affirmation.

Premier exemple :
L’édification d’une fontaine sur la place du Marché pour la somme incroyable de 615.000 euros fait beaucoup parler à Saint-Germain. Nous l’avons déjà évoqué sur ce blog. Cette fontaine, ajoutée à la dernière minute par un maire inquiet de l’aspect bien trop « minéral » de la Place du Marché, est l’exemple type d’une dépense inutile et hors de prix. Nous avions déjà une fontaine « royale » à Saint-Germain, en fallait-il une autre? Cette somme aurait été beaucoup plus utile ailleurs…

Deuxième exemple :
Lors du conseil municipal du 5 octobre 2006, le maire a soumis au vote un protocle d’accord pour l’achat par la ville d’un terrain d’une surface totale de 3.600m² environ. Il s’agit des terrains situés au carrefour entre la rue Saint-Léger et la rue des Lavandières, où se trouve la grande cheminée et l’ancienne blanchisserie (cf photo).
L’histoire mérite qu’on s’y attarde (tous les chiffres suivants sont extraits de la délibération municipale et du protocole d’accord).
L’ancien maire RPR Michel Péricard avait prévu, dès 1992, sur ces terrains et à la place de l’Ecole des Sources un important projet de construction de 450 logements, dont un tiers de logements sociaux. L’élargissement de la rue Saint-Léger était aussi prévue.
Le projet a beaucoup tardé en raison des difficultés pour aquérir les différents terrains. Les frères Babut, propriétaires du grand terrain à l’angle de la rue Saint-Léger et de la rue des Lavandières se sont opposés au projet de la Ville et l’expropriation s’est avérée nécessaire.
En 1998, la Ville propose 1.315.000 euros pour les terrains, à condition que les propriétaires fournissent un « certificat de dépollution ». Refus des propriétaires.
En 2002, le juge de l’expropriation, saisi par les propriétaires, fixe la valeur des terrains à 2.430.000 euros. La Ville conteste ce chiffre, fait appel et la Cour d’Appel de Versailles fixe en 2004 l’indemnisation à 2.230.000 euros si les terrains sont dépollués et à 1.780.000 euros dans le cas contraire.
Finalement, « conscients de la durée excessive des instances pendantes devant les juridictions judiciaires », un accord vient d’être trouvé : la Ville paiera la somme totale de 2.550.000 euros, « étant entendu que la ville de Saint-Germain-en-Laye prend les terrains en l’état et fait son affaire personnelle de la dépollution du site ».
Concrètement, alors qu’en 2002 la somme était fixée à 2,43 millions, qu’en 2004 elle était de 2,23 millions si les terrains étaient dépollués et de 1,78 millions s’ils ne l’étaient pas, la Ville va finalement payer 2,55 millions d’euros auxquels il faudra ajouter le coût de dépollution des terrains que personne ne connaît pour le moment ! Voilà assurément une bien mauvaise affaire pour les finances communales…

Le maire s’est déclaré en conseil municipal « satisfait » de cet accord. Ce n’est pas notre cas. Jean Laurent, conseiller municipal socialiste, a parlé en conseil municipal de « joli gâchis » et a pointé du doigt l’obstination de la mairie : « nous avons perdu 4 ans depuis 2002 pour payer… plus cher. Pourquoi la ville n’a-t-elle pas accepté la précédente estimation? » Pas de réponse du maire…
Conscient de l’intérêt du projet, le groupe Saint-Germain Gauche plurielle n’a pas voté contre la délibération mais s’est abstenu pour montrer son mécontentement sur la mauvaise opération financière pour les finances de la ville.
De plus, le projet du maire est désormais beaucoup moins ambitieux que celui de son prédecesseur : 150 logements, contre 450, dont environ 20% de logements sociaux (contre 33%).

Il ne suffit pas de s’autoproclamer le champion de la bonne gestion, il faut aussi le prouver… Bien sûr, les lecteurs du Journal de Saint-Germain ne sauront rien de cette histoire…

Conseil municipal de Saint-Germain du 5 octobre : une fontaine à prix d’or !

Le 5 octobre dernier avait lieu le conseil municipal de Saint-Germain.

Parmi les 22 dossiers proposés aux conseillers municipaux, un en particulier a soulevé de nombreuses questions et l’opposition des socialistes.

Dans le cadre de la construction du parking souterrain sous la place du Marché neuf, la majorité municipale présentait un avenant au contrat signé avec la société privée Q Park pour la construction d’une fontaine sur cette place.

Cette fontaine n’était pas prévue dans le projet initial et un retard est sans doute à prévoir dans la livraison du parking.

Plus grave, cette décision imprévue entraîne un surcoût très important dans la réalisation de ce parking. Le coût de cette fontaine apparaît en effet démesuré : dans un premier temps, le surcoût sera de l’ordre de 250 000 € (180 000 € pour les travaux supplémentaires dans le parking et 69 000 € pour la supression de trois places de stationnement), auxquels s’ajoutera le coût de la fontaine en elle-même – 325.000€ !- et quelques travaux annexes à hauteur de 42.000€. Soit un montant total de 615.000€ pour la seule fontaine.

Compte tenu de la complexité de la réalisation de cette fontaine et donc du surcoût engendré, pourquoi n’a-t-elle pas été prévue à l’origine et comment expliquer ce gaspillage des finances publiques auxquelles M. Lamy se prétend si attaché? Peut-être la majorité municipale s’est-elle rendue compte entre temps que la place du Marché risquait d’apparaitre bien minérale quand le parking serait terminé, comme nous le disons depuis 2 ans…

Un autre dossier a suscité notre opposition. Une délibération, votée par la majorité municipale, a autorisé le recrutement de trois postes hors du cadre de la fonction publique en postes dits « contractuels ». Il s’agit d’un responsable des achats, d’un directeur des affaires juridiques et d’un responsable de la commande publique.

Les socialistes ont voté contre cette demande. Il est aberrant de ne pas pouvoir trouver, au sein de la fonction publique territoriale, de tels postes. Dire systématiquement que les recherches effectuées dans le cadre statutaire ont été infructueuses, interroge sur la qualité des recherches effectuées par la municipalité, en particulier pour des postes d’une si haute importance dans la fonction poublique territoriale.

Enfin, un dossier moins polémique mérite quelques informations utiles à tous. Comme chaque année a été examiné le rapport annuel sur la situation de l’assainissement (c’est à dire les égouts) à Saint-Germain.

Il est à noter – et ce n’est pas nouveau – que le réseau d’assainissement à Saint-Germain est « ancien dans l’ensemble ». Des investissements importants et constants sont nécessaires ce que reconnaît le maire mais il ne considère pas que nous soyons en retard, estimant que les travaux doivent être amortis sur une très longue durée. Sans avoir de désaccord de fond, nous estimons toutefois que le rythme des travaux devrait être accéléré, car le réseau n’est pas en bon état, et que le budget investissement devrait être supérieur à ce qu’il est. Il faut en effet savoir que certaines rues de Saint-Germain n’ont été raccordées que très récemment au tout-à-l’égout.

Conseil municipal de Saint-Germain : la gauche dénonce les manipulations du maire

Le conseil municipal du 1er juin examinait, entre autre, le compte administratif 2005. L’occasion pour une opposition de juger de la sincérité des comptes du budget de la ville et des orientations politiques de la majorité municipale.

Dans son édition du 7 juin, Le Parisien fait un bref compte-rendu de cette réunion, que nous reproduisons dans son intégralité ci-dessous.

Saint-Germain-en-Laye
La gauche dénonce les manipulations du maire
« Vous sous-estimez les recettes de la ville! » C’est le message lancé à Emmanuel Lamy, le maire UMP de Saint-Germain-en-Laye, par les socialistes de la commune, lors du dernier conseil municipal.
En clair, la gauche, par la voix du conseiller municipal Jean Laurent, accuse le maire de sous-estimer lors des prévisions de budget, les recettes de l’année à venir.
Du coup, en fin d’année, les excédents sont plus importants que prévus et le maire peut se vanter d’une gestion rigoureuse. Pour les socialistes, ce n’est donc plus « un budget sincère ».
« En décembre, les bases (NDLR : des coefficients fiscaux) et d’autres taux comme les droits de mutation ne sont pas encore connus avec précision, réplique un proche du maire. Elles peuvent créer des recettes non prévues qui sont consacréees au désendettement de la ville. C’est la preuve d’une gestion réaliste. »

Jean Laurent, conseiller municipal socialiste, a également dénoncé le raccourci du maire qui affirme que les impôts de la commune n’augmentent pas. En fait, les taux n’augmentent pas mais les Saint-Germanois le savent, les bases augmentent, ce qui entraîne une hausse du montant à payer pour les habitants.

Par ailleurs, si les taux restent stables, les tarifs municipaux (cantine, crèche, bibliothèque, etc…) augmentent eux chaque année et souvent plus vite que l’inflation. La majorité municipale prend d’une main ce qu’elle ne ne prend pas de l’autre…

Les 4 conseillers municipaux de gauche ont voté contre le compte administratif 2005.

Conseil municipal à Saint-Germain le 1er juin

Le prochain conseil municipal de Saint-Germain aura lieu le jeudi 1er juin à 21h à l’Hôtel de ville, 16 rue de Pontoise, salle Multimédia.

L’entrée est libre.

A l’ordre du jour principalement :

- le compte administratif 2005, qui est l’occasion pour chaque groupe politique de défendre sa politique et pour l’opposition de contrôler les comptes de la majorité.

- la cession de la résidence pour personnes âgées Berlioz dans le quartier du Bel-Air.

- l’aménagement de la place du Marché Neuf.

 

 

Curieuse conception de la démocratie pour E. Lamy…

Selon les propos de M. Lamy lors du Conseil municipal du 9 mars dernier, les élus de l’opposition ne sont pas les bienvenus aux Conseils de quartiers de la Ville ! Curieuse conception de la démocratie…

Le maire a expliqué que Jean Laurent, conseiller municipal socialiste, n’avait pas été invité au conseil de quartier du Bel-Air et n’avait donc pas à y être présent…!

Face à cette déclaration, un échange verbal vigoureux s’en est suivi et les élus de Gauche (PS, Verts et PC) ont quitté la séance.

Il est loin le temps où M. Lamy déclarait :  « Venez dialoguer dans les conseils de quartiers » ( Journal de Saint Germain n°386 du 20 avril 2001 !).

Prétendre que l’élu ne doit être invité que dans le quartier où il réside est une stupidité. Un élu se doit d’être à l’écoute de tous ses concitoyens et pour cela il doit pouvoir se rendre dans tous les conseils de quartiers. Or, M. le Maire les interdit aux conseillers d’opposition !

Cette volonté du maire de ne pas nous autoriser à assister à ces conseils de quartier est une nouvelle atteinte à la démocratie dont il est coutumier depuis le début de son mandat :

-         Refus pendant plusieurs mois d’appliquer la loi de février 2002 sur l’ouverture de son journal à l’opposition,

-          Règlement intérieur du Conseil municipal lui permettant de limiter à 5 minutes la prise de parole de l’opposition,

-          Déclaration du Maire demandant à l’opposition de ne pas lire l’intervention préparée à la suite d’un rapport présenté au Conseil municipal,

-         Interdiction de distribuer des tracts sur le marché en dehors des périodes électorales,

-          Interdiction de nous réunir dans les salles des centres socio-culturels,

-          Distribution à la population, par le biais du Journal de Saint-Germain, d’une brochure sur le bilan du maire sans que l’opposition ait été autorisée à y avoir ses libres propos,

-         Réponse systématique du maire à nos articles dans les  libres propos du même journal (le fameux "Vous avez droit à une information exacte…").

Notre conception de la démocratie locale est de faire en sorte que chaque Saint-Germanois se sente un citoyen respecté et respectueux, un citoyen responsable et solidaire et, pour cela il faut que ces conseils de quartiers soient ouverts à tous, comme c’est le cas pour les Conseils municipaux. 

Nous proposons des conseils de quartiers composés de membres représentant réellement les forces vives de ces quartiers, et dotés d’enveloppes financières.

Nous proposons la création d’ateliers qui permettent aux Saint-Germanois de faire connaître très en amont leurs idées :   sur la création d’une crèche,  l’aménagement d’une place, un plan de transports urbains, etc…

Chacun doit pouvoir se faire entendre là où il vit :

- Les parents dans les conseils de crèches,

- Les locataires auprès des bailleurs,

- Les usagers des services publics (exemple : les malades à l’hôpital, les usagers dans les transports en commun…), etc…

 Dans tous les cas, il faut faire en sorte d’aider aussi ceux qui ne parlent jamais, les plus exclus, les plus en difficulté, à s’exprimer en partenariat avec les associations.

  La démocratie à Saint-Germain a encore des progrès à faire pendant le mandat de M. Lamy…

« Les voix qui comptent le plus sont celles que l’on n’entend pas. »  

Pour un service public de la petite enfance

Le  Conseil Municipal  a examiné la possibilité de création d’une nouvelle crèche, rue Gramont. Notre ville dispose actuellement de dix établissements municipaux d’accueil d’enfants de moins de 4 ans (318 places en accueil collectif, dont 250 berceaux en crèche et 68 places en halte-garderie). Toutefois, la liste d’attente pour l’accueil en crèche demeure importante, surtout en centre ville.

La municipalité a recensé au 1er Juin 2005, 234 demandes insatisfaites. C’est pourquoi, nous soutenons la création d’une nouvelle crèche rue Gramont pouvant accueillir de l’ordre de 50 places nouvelles.

Par contre, nous ne comprenons pas le choix retenu dans le mode de gestion. En effet, au lieu de créer cet onzième établissement sur le mode actuel de la régie municipale, le Conseil a décidé d’en confier l’aménagement et la gestion à un prestataire privé.

Au-delà de ce choix contestable, nous pensons qu’un plan ambitieux de création de crèches doit être impulsé dans notre ville. Il faut également adapter les horaires des structures aux parents pour mieux répondre à l’évolution des modes de vie et des emplois tout en respectant l’épanouissement des enfants, c’est à dire en améliorant  les conditions d’accueil.

 Seule l’affirmation d’un véritable service public de la petite enfance permet une égalité de traitement entre toutes les familles, quels que soient les revenus.