Saint-Germain-en-Laye : Un février 2017 affligeant pour nos concitoyens !

Février 2017 restera marqué par un budget précaire pour la ville et un mois qui a vu des centaines d’arbres brutalement abattus.

Sur le budget 2017, nous avons une forte baisse de l’excédent courant de fonctionnement avec une épargne nette faible, de l’ordre seulement de 2 millions € pour une ville de notre importance. Cela nous interroge sur notre possibilité d’investir et sur notre capacité à financer nos investissements.

La preuve : les ventes de biens communaux vont représenter la plus grosse part du financement, 38 % des recettes, avec par exemple la vente de la crèche Pologne 800.000 € ou encore la vente de baux 4 millions €. Combien de temps pourrons-nous fonctionner ainsi ? D’autant plus que la liste des cessions pour les prochaines années a provoqué déjà d’importants remous dans la ville, comme la vente éventuelle du bâtiment du Conservatoire de musique ou de la salle Jacques Tati.

Aucun budget d’investissement, décidé avec une participation citoyenne comme nous le suggérions, n’est proposé.

photo 2Consternation de voir ce mois-ci la disparition de centaines d’arbres qui faisaient la fierté de la perspective de l’Avenue des Loges dans le prolongement du Château de Saint-Germain. Colère sur une procédure, celle d’enquête publique du Tram 13 Express, trop longue pour être maintenant pertinente. L’interconnexion avec le RER pouvait se faire à Poissy ou Achères avec le prolongement de la phase 2. Colère sur le coût astronomique de ce prolongement de 3 kms qui aurait pu aisément être exploité en bus électriques.

Pour les arbres, malheureusement le mal est fait. Comme l’a écrit le journaliste et animateur Stéphane Bern « Les élus qui ont permis cela devront rendre des comptes à la nation ».

Ou sur les réseaux sociaux : https://twitter.com/PsSaintGermain ou https://www.facebook.com/pssaintgermain 

Les élus de gauche : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

Saint-Germanois, à vos portefeuilles : plus 1 362 000 € à payer !

plan-virguleC’est avec effarement que nous avons découvert dans le budget 2017 deux importantes dépenses qui nous interpellent. En effet il est prévu 708 000 € de dépenses pour le déplacement des réseaux d’eau potable de l’avenue Kennedy dans le cadre des travaux d’aménagement de la ligne de tramway T13 Express, encore appelée familièrement la virgule de Saint-Germain. Et d’autre part 654 000 € dans le budget assainissement, là aussi pour déplacer le réseau d’assainissement de la rue Kennedy, soit au total 1 362 000 € de dépenses !

Déjà pour tous nos concitoyens, il n’est pas compris pourquoi ces travaux ne sont pas financés par le chantier du Tram-Train : pourquoi ces 1 362 000 € sont-ils payés par tous les Saint-Germanois et sur le budget de la ville ? Car c’est le Tram-Train futur qui impose l’absence de réseaux de canalisation sous les voies ferrées !

Certes, nul n’est censé ignorer la loi. En effet, lors d’une déclaration d’utilité publique, la loi indique que les travaux de « dévoiement de réseaux » restent à la charge des concessionnaires de l’eau et de l’assainissement, c’est-à-dire de nous tous par le budget de la ville !

photo 4Or, on s’est bien gardé de nous le dire pendant la discussion du projet. C’est encore une raison supplémentaire de s’interroger sur l’intérêt de cette virgule Tram-Train qui non contente de défigurer notre forêt et les abords du château, va coûter aux contribuables saint-germanois 1,3 millions de dépenses supplémentaires. Ce sont d’ailleurs des arguments que nous avons développés auprès des ministères de l’Ecologie et de la Culture lors de deux rendez-vous accompagnés d’autres élus et de représentants d’associations de défense de l’environnement.

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Les élus de gauche : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

Massacre à la tronçonneuse sur l’avenue des Loges à Saint-Germain-en-Laye

photo 4Consternation et colère

Consternation car comme par hasard, ce sont pendant les premiers jours de vacances d’hiver que les tronçonneuses se sont mises activement en action à Saint-Germain pour déboiser et défricher à tour de bras.

photo 5« Tronçonneuse » n’est sans doute pas le bon terme, ce sont de véritables « monstres de puissance» qui sont entrés en action pour débiter et réduire en copeaux les centaines d’arbres de l’avenue des Loges et de l’avenue Kennedy.

Tout ceci dans le cadre du projet de Tram train et de sa virgule pour relier la gare de la grande ceinture jusqu’au RER A. Consternation de voir la disparition de centaines d’arbres (plus de 800 à ce jour) – pour certains centenaires – et qui faisaient la fierté de cette perspective de l’Avenue des Loges dans le prolongement du Château de Saint-Germain-en-Laye. Consternation de les voir débités tous sur place pour dit-on alimenter la chaufferie biomasse de la ville. Consternation de voir en quelques jours détruit notre paysage que nos ancêtres avaient su conserver et entretenir depuis Louis XIV.

photo8Colère sur une procédure, celle d’enquête publique, trop longue pour être maintenant pertinente. Nous n’avons jamais remis en cause le prolongement de la tangentielle Ouest vers Poissy d’une part et Saint-Cyr d’autre part, ligne désormais appelée Tram 13 Express. Nous contestons les 3 kms reliant la gare de la grande ceinture vers le RER A de centre-ville. Un coût exorbitant supplémentaire (estimé à 75 millions € en 2013!) et les traversées de la N184 et de l’Avenue des Loges pour revenir vers la plan-virgulepiscine dans l’axe du Château de Saint-Germain.

Colère car l’interconnexion avec le RER pourrait se faire à Poissy ou Achères avec le prolongement de la phase 2. Colère sur une technologie le tram train présenté en début de projet 2011 et qui sera effectif en 2019, technologie dépassée pour ce prolongement de 3 kms et qui aujourd’hui aurait pu être aisément remplacée par des navettes électriques.

photo 2Colère contre ces élus passifs qui ne voient que leur intérêt partisan, du président du Sénat, Gérard Larcher, qui se satisfait que la replantation rendue nécessaire par l’abattage se fera sur Rambouillet, en passant par le maire de Saint-Germain, Emmanuel Lamy qui en fait un sujet électoraliste et fait payer ses transports locaux par l’Etat et la Région.

Colère contre le journal municipal, de plus en plus appelé « la Pravda local » qui ne donne la parole qu’à certains responsables d’association de défense de l’environnement en taisant et oubliant les autres qui comme par hasard combattent le projet. Colère aussi contre la passivité du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

photo 6Pour les arbres, malheureusement le mal est fait. Comme l’a écrit le journaliste et animateur Stéphane Bern, cette semaine : « Les élus qui ont permis cela devront rendre des comptes à la Nation ».

Par contre, il est encore temps d’acter son opposition au projet de la virgule pour alerter nos politiques sur la recherche d’une alternative responsable et cohérente avec notre futur et notre environnement.

Pascal Lévêque

Président du groupe des Elus de gauche

Conseiller municipal PS de Saint-Germain-en Laye

Tram 13 Express : lettre des élus PS saint-germanois à la Ministre de l’Environnement

Objet : Lancement des travaux sur le territoire de Saint-Germain (78100) de la tangentielle Ouest

Madame La Ministre,

Nous souhaitions porter à votre connaissance la réaction de la population de Saint-Germain-en-Laye dans le cadre du lancement prévu des premiers travaux du prolongement de la tangentielle Ouest.

En effet, le 26 Septembre 2016, les habitants sont venus très nombreux à la mairie pour assister à la présentation des débuts de travaux de la tangentielle ouest, désormais appelé ligne « Tram 13 express », entrant dans le cadre de la phase 1 de son déploiement (il s’agit du trajet : Saint Cyr/Saint-Germain-en-Laye), en présence du chef de projet du STIF ainsi que des ingénieurs SNCF et RATP en charge de superviser les travaux.plan-virguleLa quasi-totalité des interventions dans une salle multimédia bondée ne remettait pas en cause le projet de prolongement vers Poissy et Achères d’un côté ou Saint-Cyr de l’autre, mais sur la partie complémentaire sur le territoire de Saint-Germain, reliant la gare de la grande ceinture au RER A de Saint-Germain-en-Laye. Par simplicité, les Saint Germanois appellent « la virgule » ce segment gare Grande ceinture/RER A qui fait l’objet de leur plus grande attention. Le dispositif suivant a été présenté:

Début des travaux : automne 2016. Fin des travaux : 2019. Mise en service en 2020 après période de test du fonctionnement du tram-train.
Le terminus de côté RER A fera l’objet de travaux conséquents pour la construction d’un tunnel souterrain doté d’un trottoir roulant pour la correspondance avec la gare RATP ; comprenant notamment la coupe d’arbres sur une partie d’une allée du parc, qui seront replantés par la suite.
Comme l’exige la loi, les arbres coupés seront replantés en partie seulement dans le périmètre de la forêt de Saint- Germain.
La voie ferrée équipée de caténaires électriques qui traversera la forêt sera entourée d’un grillage de sécurité
L’avenue Kennedy (partie Camp des Loges) sera à sens unique
Le matériel ferroviaire sera un tram-train de type Citadis Dualis (Alstom) identique à ceux qui sont déjà en service à Mulhouse et à Nantes
Lors de cette réunion publique, les intervenants institutionnels par leurs réponses souvent imprécises ont conforté les inquiétudes de nombreux habitants qui les ont interrogés, notamment sur les aspects suivants :

Le coût réel. Il est évoqué seulement un budget total de la phase 1 de 350 M€, basé sur une estimation datant de 2011, correspondant à un « budget d’objectif » avant appel d’offres et finalisation des diverses études d’ingénierie. Lors de la phase de consultation publique le surcoût de « la virgule » était apparue à 75 millions €, curieusement lors de la réunion publique du 26 septembre, il a été indiqué par le chef de projet STIF qu’il n’y avait qu’un coût global. Ce recul d’informations est navrant, dans une époque de maîtrise de l’argent public ne pourrions-nous pas faire l’économie de cette virgule ?
La sécurité routière. La traversée de la RN 184 et de trois routes départementales nous semble constituer des obstacles supplémentaires générateurs de risques et de délai pour les usagers de ces voies. Nous considérons que ces croisements de voie hors agglomération ne peuvent être traités comme le sont les trams en centre-ville. L’ingénieur de la SNCF a précisé que sur le segment « virgule », les conducteurs du Tram-Train changent de procédure pour passer en « conduite à vue » à faible vitesse, et que les feux à l’intersection de la N184 et de l’avenue des Loges seront paramétrés pour garantir toute la sécurité voulue. Nous précisons qu’il s’agit de routes notoirement accidentogènes.

tgo-st-germain
La description des protections grillagées sur le parcours forestier de la voie ferrée a suscité un tollé de la part de ceux qui ont compris que cela créait une barrière certes infranchissable pour les animaux mais aussi pour les habitants. Malheureusement, sur cette question que visiblement les responsables n’avaient pas anticipé, les réponses évasives se voulant rassurantes n’ont convaincu personne. Nous nous interrogeons également sur les conséquences de ce projet pour l’environnement. La surface de forêt qui sera supprimée ainsi que l’impact esthétique sur la perspective du château de Saint-Germain renforcent nos réserves quant à l’utilité de cette « virgule ». Enfin, la correspondance à Saint-Germain se présentera comme un long couloir qui renforcera le handicap de la rupture de charge et aura un impact négatif sur le trafic attendu.
Madame la Ministre, s’agissant de l’impact pour notre ville, pour rappel, nous avons exprimé à de nombreuses reprises notre scepticisme sur la raison d’être de la création du segment dit de la virgule de Saint-Germain, ligne ferroviaire complémentaire traversant la forêt pour relier la gare SNCF de la grande ceinture à la gare RATP du RER A de Saint-Germain en Laye.

Sans revenir sur les alternatives de prise du RER à Poissy ou Achères demain ainsi qu’Eole la ligne Paris Rouen Le Havre et sur une décision qui est désormais entérinée, nous constatons malgré tout que l’énorme surcoût engendré et l’altération définitive de l’environnement forestier que cela entraîne ne sont pas en rapport avec les hypothèses de fréquentations et avec la demande des habitants de notre ville. Cette polémique sur la virgule contraste avec le soutien unanime exprimé pour le reste du prolongement de la ligne TGO, de Saint-Cyr à Achères. Nous aimerions connaître votre point de vue sur cette problématique spécifique à notre ville.

Nous vous prions de recevoir, Madame, la Ministre, l’expression de notre considération distinguée.

Pascal Lévêque Angéline Silly Pierre Camasses

Conseillers municipaux de Saint-Germain-en-Laye

Travaux du Tram 13 à Saint-Germain-en-Laye, des perspectives peu rassurantes

Le 26 septembre 2016, les habitants sont venus très nombreux à la mairie de Germain-en-Laye pour assister à la présentation du projet de la tangentielle ouest, désormais appelé ligne « Tram 13 express », entrant dans le cadre de la phase 1 de son déploiement (trajet : Saint Cyr/Saint Germain), en présence du chef de projet du STIF ainsi que des ingénieurs SNCF et RATP en charge de superviser les travaux.

Pour plus de commodité, les Saint-Germanois appellent « la virgule » le segment gare Grande ceinture/RER A, qui fait l’objet de leur plus grande attention. On nous a donc présenté le dispositif le suivant :

plan-virgule- Début des travaux : automne 2016. Fin des travaux : 2019. Mise en service en 2020 après période de test du fonctionnement du tram-train.
– Le terminus côté RER A fera l’objet de travaux conséquents pour la construction d’un tunnel souterrain doté d’un trottoir roulant de 700m pour la correspondance avec la gare RATP, comprenant notamment la coupe d’arbres sur une partie d’une allée du parc.
– Comme l’exige la loi, les arbres coupés seront replantés dans le périmètre de la forêt de St Germain.
La voie ferrée équipée de caténaires qui traversera la forêt sera entourée d’un grillage de sécurité
– L’avenue Kennedy (partie Camp des Loges) sera à sens unique
– Le matériel ferroviaire sera un tram-train de type Citadis Dualis (Alstom) identique à ceux qui sont déjà en service à Mulhouse et à Nantes

tgo-st-germain
Lors de cette réunion publique, les intervenants par leurs réponses souvent imprécises ont conforté les inquiétudes de nombreux habitants qui les ont interrogés, notamment sur les aspects suivants :

1) Le coût réel. On ne nous parle que d’un budget total de la phase 1 de 350 M€, basé sur une estimation datant de 2011, ce que le maire de Saint-Germain a acté sur un ton navré en parlant d’un « budget d’objectif » avant appel d’offres et finalisation des diverses études d’ingénierie. Cet aveu de défaut de maîtrise budgétaire à la veille du démarrage des travaux est un signe inquiétant qui montre que nous devons nous attendre à d’inévitables surcoûts
2) La sécurité routière. L’ingénieur de la SNCF indique que sur le segment « virgule », les conducteurs du Tram-Train changent de procédure pour passer en « conduite à vue » à faible vitesse, et que les feux à l’intersection de la N184 et de l’avenue des Loges seront paramétrés pour garantir toute la sécurité voulue. Nous précisons qu’il s’agit de routes notoirement accidentogènes. Vos élus PS seront donc particulièrement vigilants sur ce point
3) La description des protections grillagées sur le parcours forestier de la voie ferrée a suscité un tollé de la part de ceux qui ont compris que cela créait une barrière certes infranchissable pour les animaux, mais aussi pour les promeneurs. Malheureusement, sur cette question que visiblement les responsables n’avaient pas anticipée, les réponses évasives se voulant rassurantes n’ont convaincu personne.
S’agissant de l’impact pour notre ville, pour rappel, nous avons exprimé à de nombreuses reprises notre scepticisme sur la raison d’être de la création du segment de ligne ferroviaire traversant la forêt pour relier la gare SNCF de la grande ceinture à la gare RATP du RER A. Sans revenir sur les alternatives que nous avons proposées et sur une décision qui est désormais entérinée, nous constatons malgré tout que l’énorme surcoût et l’altération définitive de l’environnement forestier que cela entraîne ne sont pas en rapport avec les hypothèses de fréquentations et avec la demande des habitants de notre ville.

Cette polémique sur la virgule contraste avec le soutien unanime exprimé pour le reste du prolongement de la ligne TGO, de Saint-Cyr à Achères.

A lire également :

Le compte-rendu de la réunion par le Courrier des Yvelines

Tous nos articles sur la Tangentielle Ouest

Inquiétudes à Saint-Germain-en-Laye sur les compteurs « communicants » de type Gazpar et Linky

compteurMalgré l’opposition du groupe socialiste au Conseil Municipal de Saint-Germain-en-Laye, la majorité (LR) a accepté l’installation des premiers compteurs « communicants » dans notre ville. Ces compteurs (gaz, eau ou électricité) ont pour objectif de transférer automatiquement le détail des consommations des usagers aux opérateurs. Par cette décision, la majorité donne une autorisation implicite aux opérateurs et cautionne la poursuite de leurs démarches d’installation.

La première convention signée fin 2015 concerne les compteurs communicants et concentrateurs pour le réseau du gaz des bâtiments publics. Ne manqueront pas de suivre rapidement de similaires compteurs pour l’électricité, déjà en cours d’installation dans de nombreux départements, puis les compteurs d’eau. Pour ces derniers, les installeurs font déjà un fort lobbying auprès des copropriétés qui résistent encore du fait du coût à supporter par chaque propriétaire avec une facture annuelle exorbitante en raison des frais d’équipement, à laquelle seront ajoutés des frais de gestion récurrents (20€ annuels par compteur, chaque foyer pouvant en disposer d’un, deux ou plus : quantité liée au nombre d’arrivées des distributions eau chaude / eau froide), et par voie de conséquence une augmentation importante du prix du m³ déjà trop élevé. A partir de 2017 seront également concernés les compteurs dédiés au chauffage collectif. Saint-Germain-en-Laye ne sera pas épargnée.

Nous nous sommes opposés à cette décision car, outre ces frais élevés pour les habitants, ces différents compteurs « communicants » génèrent des ondes électromagnétiques classées « cancérogènes possibles » par l’Organisation mondiale de la Santé.

Dans la convention « gaz » signée par la ville, nous découvrons que l’opérateur prévoit au niveau national la mise en place de 11 millions de compteurs communicants auxquels sera associée une charge de 50€ par compteur puis 10€ annuel pour son fonctionnement et son entretien ; ces factures seront à la charge de chaque foyer. Pour l’électricité, il s’agit de 35 millions de compteurs à installer en 6 ans.

Par ailleurs, dans les conventions, il est précisé que les émissions électromagnétiques – par compteur ou concentrateur – sont inférieures aux normes techniques admises. SAUF QUE … il s’agit d’une accumulation avec celles qui nous entourent déjà, avec, par exemple les réseaux d’opérateurs de téléphonie et les réseaux associés (wifi, bluetooth, l’ensemble des appareils à télécommandes que nous utilisons tous les jours, les fours à micro-ondes, la liste peut être longue…).

Nous avons connaissance parmi nos proches de cas d’hypersensibilité aux ondes. De plus en plus de collectifs et d’associations démontrent la nocivité des ondes électromagnétiques engendrées par les équipements communicants – classées cancérogènes possibles par l’OMS et confirmée par l’étude Lerchl sur les effets des radiofréquences sur la promotion des tumeurs – alors que des solutions techniques innovantes et neutres du point de vue sanitaire existent ; c’est ce que le groupe socialiste a développé en conseil municipal du 12 novembre, en proposant de raccorder d’éventuels compteurs intelligents par fibre optique dont tous nos immeubles sont maintenant équipés ou par l’intermédiaire de câbles blindés encore à poser.

Dans certains pays la vigilance est de mise : il est ainsi appliqué un principe de précaution aux Etats-Unis où ces compteurs commencent à être démontés dans certains états, ou bien encore en Allemagne où des installations sont maintenant suspendues. En France, certaines municipalités se préoccupent de la qualité de vie et de la santé de leurs concitoyens et organisent un front du refus. Rejoignons-les !

Pour le groupe socialiste du Conseil Municipal, Pierre Camasses

Plus d’informations :

Saint-Macaire refuse en bloc les compteurs communicants (Le Courrier des Maires, 3/03/2016)

L’étude Lerchl sur les effets des radiofréquences sur la promotion des tumeurs (pdf, 281ko)

Déchetterie intercommunale : pourquoi au Bel Air ?

L’actuelle déchetterie intercommunale, située rue Frédéric-Bastiat, fermera le 31 décembre prochain, plusieurs mois avant la date initialement prévue (1er semestre 2016).

Une fermeture précipitée liée à la fois à l’affectation du terrain actuellement utilisé au projet immobilier de la Lisière Pereire et au transfert de la collecte des déchets ménagers à la communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine à partir du 1er janvier 2016.

Comme les élus socialistes l’avaient demandé lors du conseil municipal du 12 novembre, un service de déchetterie mobile sera mis en place pour ne pas menacer les efforts engagés en matière de prévention des déchets et pour lutter contre les dépôts sauvages.

Une mesure de bon sens qui aurait dû faire consensus.

parkingBerliozRaté : l’emplacement choisi, au cœur du quartier du Bel-Air, à proximité immédiate du centre socio-culturel de La Soucoupe, de la crèche municipale Berlioz et du gymnase de La Colline, a d’emblée suscité l’opposition des riverains et l’indignation de nombreux Saint-Germanois.

Ce choix de la majorité en place, maladroitement justifié par l’absence d’autres terrains disponibles (c’est faux) et par le refus d’utiliser le parking de la piscine intercommunale « pour préserver la forêt » traduit en réalité la persistance de représentations dégradées de ce territoire suffisamment populaire pour y installer les équipements non nobles et préserver les beaux-quartiers du centre historique, gentrifiés et attractifs, des nuisances induites.

C’est une faute politique majeure. C’est méconnaître les réalités de ce territoire, des dynamiques à l’œuvre, de ceux qui y vivent et de ce qui s’y vit.

Et c’est surtout le résultat du refus de toute concertation, le fruit d’une gouvernance technocratique où les décisions se prennent en huis-clos dans le cabinet feutré du maire, où les habitants, les associations, les usagers des territoires sont écartés de toute participation à la prise des décisions. La démocratie locale ne s’improvise pas, elle se construit. Avec difficultés à Saint-Germain-en-Laye.

Devant la colère des riverains, le maire de Saint-Germain-en-Laye a finalement décidé ces jours derniers en urgence que la déchetterie mobile serait installée sur un parking sous le viaduc Saint-Léger. Toujours au Bel Air donc, mais un peu plus loin des riverains…

Economie circulaire et gestion durable des déchets à Saint-Germain-en-Laye : il est temps d’agir !

recyclageA la faveur de la présentation du rapport annuel consacré à la gestion des déchets lors du conseil municipal du 9 juillet dernier, le groupe socialiste s’est penché sur la question de l’économie circulaire à Saint-Germain-en-Laye.

A quelques mois de la COP 21 qui se tiendra en décembre 2015 à Paris, un nombre croissant de collectivités, soucieuses de préservation environnementale (le traitement des déchets est un des principaux postes d’émission de gaz à effet de serre), s’emparent en effet du modèle. Paris a même lancé ses propres états généraux consacrés à la question au printemps dernier.

L’économie circulaire (par opposition à l’économie linéaire qui referme le cycle de vie des produits), illustrée par la maxime : «rien ne se perd, tout se transforme», propose de réemployer les déchets ou de les transformer en matière première industrielle, afin de limiter la consommation de ressources non renouvelables (eau et matières premières fossiles). Continuer la lecture de Economie circulaire et gestion durable des déchets à Saint-Germain-en-Laye : il est temps d’agir !

Cet air que nous respirons : la pollution de l’air à Saint-Germain-en-Laye

Quel air respirons-nous à Saint-Germain ? Qu’en est-il concrètement pour un habitant qui circule au quotidien dans nos rues, pour se déplacer vers son travail ou faire ses achats ?

L’expérience suivante illustre notre exposition quotidienne aux pollutions atmosphériques.

Un Saint-Germanois du quartier Alsace-Péreire qui se déplace souvent à vélo en ville a utilisé un masque avec, courant mars, un filtre neuf :

1_Masque-propre-mars-2014_vignette.jpg

Quatre mois plus tard, voici la comparaison entre le filtre usagé et un nouveau filtre propre :

2_Comparaison-cote-interieur_vignette.jpg

Le côté extérieur du masque porte également des traces de l’absorption de particules :

3_Comparaison-cote-exterieur_vignette.jpg

Voilà en quelques mois ce que donnent une circulation très modérée en ville (1,2 km matin et soir) plus quelques déplacements, surtout le week-end.

Au-delà de cet exemple, que savons-nous de la pollution de l’air ?

4 Airparif station StG carteContrairement à la propreté de l’eau et aux nuisances sonores, nous avons peu d’informations sur l’air que nous respirons. Cette question n’a pas été à l’ordre du jour du conseil municipal depuis février 2005.

Même si une station de relevé est présente à Saint-Germain (rue Albert Priolet), elle n’est pas utilisée en permanence. Les stations permanentes de relevés sont assez lointaines : Garches pour l’ozone (O3), Versailles pour le dioxine d’azote (NO2) et Nanterre pour les particules PM10.

 

Les relevés d’Airparif pour la station de Saint-Germain montre une donnée par an : la moyenne annuelle NO2, qui est de 72 µg/m3, alors que la directive européenne 2008/50/CE fixe une valeur limite pour la moyenne annuelle à 40 µg/m3 (source : http://www.airparif.asso.fr/reglementation/normes-europeennes).

Ce niveau d’exposition est loin d’être en baisse, les variations depuis 2007 sont les suivantes, comparées à la station de Versailles, qui se trouve dans une rue à proximité de la mairie, qui n’a qu’une voie de circulation automobile :

5_Comparaison_Versailles-StG_NO2_2007-2013.png

(sources : Airparif, www.airparif.asso.fr)

Cette différence entre Saint-Germain et Versailles s’explique principalement par le trafic routier, élevé rue Albert Priolet. En effet le trafic routier est à l’origine de 55% de ce polluant :

6_Airparif_Sources_NOx.png

(sources : Airparif, www.airparif.asso.fr)

Plus globalement, le site d’Airparif estime la pollution par commune et on voit le tableau suivant pour Saint-Germain sur l’année 2013 :

7_AirParif_StG_2013.png

(source : Airparif, www.airparif.asso.fr)

Nous avons donc eu 85 jours de pollution moyenne et 19 jours de pollution élevée en 2013.

Chacun peut se faire une idée approximative de la pollution due au trafic routier dans sa rue en consultant la carte des nuisances sonores, présentée en conseil municipal le 8 avril 2010 :

8_Carte_StG_Bruit_Nuisance-sonores_vignette.png

Devons-nous continuer à subir la pollution atmosphérique sans réagir ?

Ne devrait-on pas s’interroger plus sur l’air que nous respirons ?

Nous suggérons deux actions :

Diagnostic : Interroger nos élu-e-s sur le niveau de pollution de l’air. Combien de Saint-Germanois vivent dans des rues qui sont au-dessus de la norme européenne (pas seulement pour les NO2) ?

Plan d’action : A partir de ce diagnostic, comment réduire la pollution dans les rues les plus au-dessus de la norme ? Le trafic routier est principalement concerné, mais ce n’est pas le seul facteur.

Les problèmes de pollution de l’air ne sont probablement pas limités à la rue Albert Priolet et – pour des raisons différentes – aux abords de la blanchisserie (voir notre dernier article sur ce thème). Il est temps de cesser d’ignorer ce problème, alors que l’on sait à l’échelle de la France qu’il touche un grand nombre de personnes : 1400 décès prématurés dans Paris et la petite couronne, soit un abaissement moyen de l’espérance de vie de 6 mois rien que pour les particules fines, auxquels il faut ajouter des maladies chroniques, telles que bronchites, rhinites et asthme.

Le port d’Achères, un projet majeur méconnu des Saint-Germanois

Le projet de nouveau port à conteneurs d’Achères est un projet majeur pour notre territoire dont les conséquences en matière de déplacements, d’emplois mais également d’environnement seront considérables pour les villes environnantes.

D’une surface de 420 hectares répartie sur les communes d’Achères, Conflans-Ste-Honorine, Andrésy et Saint-Germain-en-Laye de part et d’autres de la N184, sur les terrains appartenant actuellement au SIAAP et à la ville de Paris, ce projet majeur n’a pourtant fait l’objet jusqu’à présent d’aucune information réelle auprès des Saint-Germanois.

Lié à l’ouverture du canal Seine nord qui devrait tripler le trafic fluvial dans cette zone, le port d’Achères doit devenir le premier port de logistique fluviale et faire passer la capacité de conteneurs en Ile de France de moins de 200.000 actuellement à 600.000 en 2020.

Pour découvrir ce projet en détail il faut visiter le site du Port de Paris dont est extrait la carte ci-dessous.

perimetre_reflexion_projet_port-dacheres.jpg

Un vaste débat public est prévu en 2013 mais il est important que ce dossier majeur de l’intercommunalité soit mieux connu des Saint-Germanois car il est aujourd’hui un des arguments majeurs des partisans du prolongement de l’A104 et il va profondément changer la configuration de cette zone géographique et des déplacements dans notre région.