Le port d’Achères, un projet majeur méconnu des Saint-Germanois

Le projet de nouveau port à conteneurs d’Achères est un projet majeur pour notre territoire dont les conséquences en matière de déplacements, d’emplois mais également d’environnement seront considérables pour les villes environnantes.

D’une surface de 420 hectares répartie sur les communes d’Achères, Conflans-Ste-Honorine, Andrésy et Saint-Germain-en-Laye de part et d’autres de la N184, sur les terrains appartenant actuellement au SIAAP et à la ville de Paris, ce projet majeur n’a pourtant fait l’objet jusqu’à présent d’aucune information réelle auprès des Saint-Germanois.

Lié à l’ouverture du canal Seine nord qui devrait tripler le trafic fluvial dans cette zone, le port d’Achères doit devenir le premier port de logistique fluviale et faire passer la capacité de conteneurs en Ile de France de moins de 200.000 actuellement à 600.000 en 2020.

Pour découvrir ce projet en détail il faut visiter le site du Port de Paris dont est extrait la carte ci-dessous.

perimetre_reflexion_projet_port-dacheres.jpg

Un vaste débat public est prévu en 2013 mais il est important que ce dossier majeur de l’intercommunalité soit mieux connu des Saint-Germanois car il est aujourd’hui un des arguments majeurs des partisans du prolongement de l’A104 et il va profondément changer la configuration de cette zone géographique et des déplacements dans notre région.

Energie renouvelable : à Saint-Germain-en-Laye aussi !

Les énergies renouvelables, qu’en est-il en pratique près de chez nous ?

Photo_Toit_zoom.JPGUn Saint-Germanois a installé des panneaux photovoltaïques sur le toit de son pavillon. Voici son retour d’expérience après un an de production d’électricité.

Il faut noter que l’orientation de son toit n’est pas idéale : son pavillon est orienté sud-est / nord-ouest (environ 40 degrés depuis le sud, pente 35°, 20,65 m² de surface utile). Cependant il n’y a pas de vis-à-vis ou d’arbre de grande hauteur. La production d’électricité n’a pas posé de problème : les panneaux sont reliés à un compteur électrique additionnel, qui transforme le courant continu en courant alternatif et l’envoie vers le réseau. Le système a été opérationnel sans incident pendant toute cette première année d’utilisation.

Très intéressé par cette expérience, ce monsieur a relevé la production de courant tous les jours, en dehors de quelques périodes de vacances. Ses données sont donc très détaillées. Ce relevé quotidien montre des fluctuations de production importantes : de 0 pour les jours de neige (panneau peu incliné et donc recouvert) à 18 kWh/jour. Sans surprise le minimum de production est observé en décembre et le maximum en juin.

Graphique_1_Production_Quotidienne.jpg

En effet les panneaux produisent de l’énergie en fonction de la luminosité, et indépendament de la température.

En moyenne mensuelle, ces résultats peuvent être comparés aux estimations communiquées par le vendeur lors de la phase d’avant-vente. La production réelle (en bleu) est supérieure 11 mois sur 12 à la production estimée (en gris) :

Graphique_2_Production_Mensuelle.jpgCe graphique permet d’estimer quantitativement la différence de production entre le minimum, 75 kWh/mois, et le maximum, 380 kWh/mois. Cette forte amplitude (x5) montre les limites de cette source d’énergie pour notre société, bien qu’elle puisse être réduite en disposant les panneaux avec un angle plus incliné pour mieux capter le soleil d’hiver. Mais le tarif incitatif (60 centimes par kWh) est indépendant de la saison.

Du point de vue financier, cet investissement a été rentable puisqu’il était aidé par des subventions de la région et de l’Etat (sous forme de crédit d’impôt), ainsi que par le tarif de rachat des kWh produits. Comme la production a été supérieure aux estimations, le rendement est supérieur aux attentes. La consommation moyenne d’électricité d’un ménage français est de 4700kWh par an. Ce monsieur a produit 2950 kWh en un an ce qui lui rapporte environ 1750 € par an.

Cette belle réalisation est malheureusement une exception à Saint-Germain. On voit encore très peu de panneaux solaires à Saint-Germain, alors qu’ils se multiplient dans les pays voisins, sur le pourtour méditerranéen comme en Europe du nord. Cet exemple local montre que l’investissement peut être rapidement amorti.

Gaz de schistes : le Parti socialiste demande l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation

Communiqué du Parti socialiste

gaz_de_schiste.jpgA partir de 2010, en Rhône-Alpes, en Languedoc Roussillon, en Picardie et en Ile de France des permis exclusifs de recherches de forages des gaz et huiles de schistes ont été attribués, et des gisements ont été vendus sans aucune concertation publique, ni débat. Le gouvernement a décidé, en contradiction avec ses propres engagements, d’offrir le sous-sol français aux exploitants privés d’hydrocarbures non conventionnels !

Les techniques de forage utilisées dans l’exploration et l’exploitation de ces hydrocarbures sont destructrices pour l’environnement et dangereuses pour la santé. Devant la large mobilisation sur le terrain (élus, citoyens, associations), à laquelle le PS participe, le gouvernement a reculé en déclarant un moratoire et en ouvrant une enquête.

Mais la mobilisation doit continuer. Nous n’oublions pas que pour s’assurer la plus grande opacité, le gouvernement avait même modifié par ordonnance le code minier, afin de faciliter les opérations des opérateurs privés ayant investi dans la prospection.

Nous souhaitons que la législation évolue afin de garantir la transparence des activités d’exploration et d’exploitation en général. Les permis d’exploration doivent être soumis à débat public et à enquête publique. Et nous demandons la suppression de la niche fiscale de « provision pour reconstitution de gisements » qui bénéficie à ces opérateurs privés aux dépens du contribuable.

Dans l’immédiat, le Parti socialiste demande l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels et l’annulation des arrêtés ministériels accordant des permis exclusifs de recherches. Nos groupes parlementaires ont déposé des propositions de loi en ce sens.

A lire également :

Le communiqué de presse de la fédération du Parti socialiste des Yvelines

L’article du PS de Mantes-la-Jolie

L’article de Michèle Vitrac-Pouzoulet, conseillère régionale PS d’Ile de France

Gaz de schiste : le voeu de la majorité de gauche du conseil régional d’Ile de France

La proposition de loi des députés socialistes

Une action concrète pour l’environnement à Saint-Germain : fermer les portes des magasins…

Voici un texte qu’un électeur saint-germanois nous a adressé. Nous le relayons bien volontiers, ses observations nous semblant très pertinentes. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer par mel vos remarques ou propositions.


A l’heure de la prise de conscience du réchauffement climatique et de la course aux mesures de protection de l’environnement et d’économies d’énergies, je trouve assez choquant d’observer à Saint-Germain et ailleurs que nombre de magasins pratiquent « la porte ouverte en toutes saisons » : porte ouverte en hiver, et on est saisi en entrant par un flux d’air brûlant, et porte ouverte en été où l’on peut être accueilli par un petit 19° à l’entrée.

Or il semble évident que l‘énergie dépensée à cause de ces portes ouvertes (c’est à dire  dans la climatisation qui lutte contre l’air chaud ou froid qu’elles laissent passer) est absolument gigantesque. A l’heure où on parle de lancer des grands travaux pour l’isolation des maisons individuelles, de primes d’impôts associées, où les constructions à « haute performances environnementales » (HPE) ou « haute qualité énergétique » (HQE) sont devenues un point de passage obligé des acteurs publics, est-il cohérent de laisser ainsi en évidence des déperditions d’énergie visibles et facilement évitables ?

Viendrait-il à l’idée d’un particulier de laisser la porte de son logement ouverte avec le chauffage à fond ? Bien sûr, la réponse est non.
Sans surprise d’ailleurs, cette recommandation de bon sens vient en premier dans la liste des préconisations de l’ADEME pour les économies d’énergie dans l’habitation liées au chauffage (cf. le site http://ecocitoyens.ademe.fr). Le site d’ailleurs enfonce le clou avec la recommandation suivante : « évitez le recours à la climatisation ».
Suite à ces observations, j’ai récemment essayé une « mise en pratique » dans un magasin de vêtements pour enfants de Saint-Germain, en pleine période de promotions hivernales.
Je me suis dirigé vers la porte ouverte pour la fermer, et j’ai d’abord sonné car j’avais mes achats dans les bras. Ceci a eu le bon goût d’attirer l’attention de la gérante, mais aussi des autres clients. J’ai alors essayé de tirer la porte mais elle était bloquée par le frein de porte à la base. J’ai dit à la gérante que l’on pourrait fermer la porte pour éviter de chauffer la rue. Elle m’a regardé sans comprendre. Les autres clients avaient l’air d’accord avec ma proposition, un court débat s’est engagé sur les économies, la crise, le réchauffement. Une cliente a alors elle-même essayé de fermer ladite porte, mais avec ses achats et la porte bloquée, sa fille à surveiller, elle a aussi renoncé.
Nous avons donc pris le parti de la résignation, et fait la queue sagement jusqu’à la caisse, pour acheter un pyjama à -30% en gaspillant collectivement plus d’énergie que le montant des promotions !

Or il n’est ici pas question d’opposer les consommateurs « éco-concernés » avec les « méchants » magasins gaspilleurs : en fait, la majorité du bénéfice financier permis par des économies de climatisation irait directement dans la poche des magasins concernés, à eux ensuite de déterminer s’ils en font profiter leurs consommateurs.

On peut donc se poser la question suivante : fermer la porte des magasins serait-il une mine d’or ?

Il faudrait pour le savoir :
1) évaluer le coût d’une modification des portes de magasins concernés et les gains (financier, énergétique, environnemental…)
2) valider les possibilités de valoriser ces gains (en économies pour les commerces, redistribuées aux acheteurs, en réduction sur la consommation d’énergie, en amélioration de notre indépendance énergétique etc…)
3) définir les moyens d’action (par exemple le niveau de ce type de mesure peut-il être local ? où doit-il passer par une décision nationale, etc…)
4) lancer un programme pour transformer ceci en actes concrets, avec une surveillance, des objectifs, un système de sanction via bonus/malus etc…

David S.


Nous sommes également très sensibilisés à ces questions.
Les élus de gauche ont proposé fin 2008 en conseil municipal que soit réalisée une étude de thermographie aérienne sur Saint-Germain permettant de visualiser les bâtiments ayant une mauvaise isolation thermique. Cette proposition a été balayée d’un revers de main par le maire de Saint-Germain, comme c’est souvent le cas lorsque l’idée vient de l’opposition (voir notre lettre ouverte au maire de Saint-Germain).

 

Photo d’illustration du centre ville de Saint-Germain sans lien avec le thème de l’article

 

A lire également sur notre blog :

Notre dossier Environnement

Thermographie aérienne : une action concrète pour l’environnement refusée par le maire de Saint-Germain

Thermographie aérienne : Une action concrète pour l’environnement refusée par le maire de Saint-Germain

De nombreuses villes de France passent à l’action pour aider leurs concitoyens à améliorer les performances énergétiques de leur habitat, de leur commerce ou de leur entreprise. La Thermographie aérienne est une de ces initiatives qui permettent, pour un coût très réduit (1 à 2 € / hab), de donner à l’ensemble de la population des informations sur la qualité de l’isolation des bâtiments.

Dernièrement la ville de Nogent-sur-Marne a lancé cette action (http://www.ville-nogentsurmarne.fr/index.php?id=420).

Concrètement, de quoi s’agit-il ?

Une société spécialisée survole en hélicoptère l’ensemble du territoire de la commune pour en prendre des photographies à infrarouge. L’opération se déroule le matin, en période de chauffage, entre 6 heures et 9 heures, moment de la journée où les consommations d’énergies sont au maximum. Ces photos sont ensuite développées puis présentées à la population dans un lieu public. Les habitants peuvent ainsi directement identifier grâce à un système de couleurs les sources de pertes de chaleur et de surconsommations de leur habitation ou entreprise.

L’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) met à disposition de la mairie les fiches techniques qui serviront ensuite aux habitants concernés pour solliciter auprès des banques les prêts à taux préférentiels pour effectuer chez eux les travaux permettant de supprimer ces consommations d’énergies superflues.

Non seulement ces investissements donnent lieu à d’importantes incitations fiscales pour les ménages, mais ils fournissement des commandes aux PME locales et créent de l’activité et des emplois sur place car là il ne peut y avoir de délocalisation pour ce type de travail.

Quelques chiffres : En France, 140 villes ont à ce jour décidé de procéder à une thermographie en 2009. En région parisienne, les villes du Bourget et de Drancy ont déjà effectué une opération commune de thermographie. Dans une Communauté de communes de Picardie qui rassemble 42 villages, sur 2 200 foyers fiscaux, 780 ont ouvert un dossier de financement pour des travaux d’isolation.

Combien une telle opération coûterait à la commune de Saint-Germain ? Pour un territoire de sa taille, il faudrait compter aux alentours de 1 à 2 euros par habitant, avant les aides que l’on peut estimer sur la base des opérations de ce genre déjà menées à environ 60 à 65 % du montant initial.

D’une manière générale, la thermographie aérienne est particulièrement adaptée aux communes où l’habitat est dense et ancien. C’est pourquoi les élus de gauche l’ont proposé en conseil municipal le trimestre dernier. Cette proposition a été balayée du revers de la main sans discussion par le maire de Saint-Germain en disant qu’un exemple comme celui de Nogent n’était pas un argument.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Image : exemple d’une thermographie aérienne

Les avions passeront plus haut la nuit au-dessus de Saint-Germain et sa région

Article du Parisien du 12 septembre 2008

Les habitants de Conflans-Saint-Honorine, Poissy, du Pecq et de Saint-Germain-en-Laye devraient subir moins de nuisances aériennes la nuit.
Dans le courant de l’année prochaine, les avions qui atterrissent à Roissy entre 23 heures et 7 heures du matin ne descendront plus par paliers mais progressivement au-dessus des zones urbanisées.
C’est l’avancée obtenue [le 11 septembre] par Philippe Esnol (PS), le conseiller général et maire de Conflans, et Alain Gournac (UMP), le sénateur-maire du Pecq, mais surtout président de l’Association des communes pour la réduction  des nuisances aériennes pour l’Ouest parisien (Acrena), lors d’une réunion à la Direction générale de l’aviation civile (Dgac).
Au nom de milliers de victimes des nuisances, les deux élus ont fait le déplacement pour réclamer une modification des trajectoires et un relèvement des altitudes des appareils à l’approche de la plate-forme de Roissy. « Concernant un éventuel rehaussement, une étude est en cours, confiait Philippe Esnol à l’issue de l’entretien. Notre interlocuteur, compréhensif des nuisances supportées par les victimes, a évoqué la complexité de cette mesure qui pourrait cependant être appliquée à l’horizon 200-2011. »

Prix du pétrole : également un enjeu local

Une version courte de cet article a été publiée dans la rubrique Libres Opinions du Journal de Saint-Germain du vendredi 6 juin 2008.

Essence, gaz, fioul : chacun a vu le prix des énergies fossiles augmenter très vite depuis quelques années. Cette hausse reflète une demande mondiale désormais supérieure à l’offre. A tous les niveaux, il nous appartient de nous adapter à cette situation par plus de sobriété et d’efficacité énergétique.

A l’échelle des Yvelines tout d’abord. Lors du débat public sur le prolongement de l’autoroute A104, nous avions exprimé notre opposition à un projet routier coûteux et inutile dans un monde d’énergie chère. Nous avions défendu le développement des transports en commun, en particulier la réouverture de la ligne Grande Ceinture de Cergy à Versailles.
Pour plus de détails, voir le document en ligne sur le site de la commission du débat public :
http://www.debatpublic-francilienne.org/docs/pdf/documents/tractps.stgermain.pdf

Mais toute l’UMP locale a défendu ce projet autoroutier, notamment notre maire Emmanuel Lamy et notre député Pierre Morange. Jusqu’à quel prix du pétrole resteront-ils campés sur cette position ?
Nous pensons qu’il est grand temps de reconsidérer cet investissement. Lorsque cette autoroute sera inaugurée, le prix de l’essence aura atteint un niveau exorbitant et beaucoup d’Yvelinois ne pourront plus utiliser une voiture autant qu’aujourd’hui.

Lors du débat public à Saint-Germain, le 3 mai 2006, M. Lamy a déclaré à propos du prix du pétrole : « on observe une baisse après la hausse, et après la consommation remonte ». Depuis cette date le prix du pétrole a monté régulièrement, passant de 70 à 135 dollars par baril… Au contraire le PS affirmait alors : « En effet l’augmentation du prix du pétrole n’est pas un « choc » de plus : c’est le début de la pénurie. Le déclin de la production sera progressif mais inéluctable. »

Ensuite à l’échelle de notre commune : il faut là aussi développer les transports collectifs et les circulations douces, pour offrir au plus grand nombre une alternative à la voiture, avec une priorité pour le trajet domicile – travail. Aujourd’hui, trop de Saint-Germanois utilisent leur voiture tous les jours.

Il faut également réduire la consommation d’énergie pour le chauffage, par des habitations ‘basse énergie’, voire passives. Pour mémoire, un bâtiment passif, qu’il s’agisse d’un logement ou d’un lieu de travail, est un bâtiment qui produit autant d’énergie qu’il n’en consomme. Il y a des milliers de bâtiments passifs en Allemagne, dont le climat n’est pas plus favorable que celui de notre pays. Pour plus d’information, voir l’article que nous avions publié sur notre blog à ce sujet.
Certaines communes subventionnent ce type d’investissement, dans le neuf comme l’ancien. Pourquoi pas Saint-Germain ?

Le prix élevé de l’énergie est un phénomène de long terme, qui débute à peine. C’est un enjeu majeur qui nous affectera tous. Il faut se préparer à cette mutation inéluctable par des décisions lucides, plutôt que par le déni.

Emmanuel Fruchard, conseiller municipal PS de Saint-Germain-en-Laye 

A lire également :
Notre dossier A104
Notre article sur la création de l’association La maison Passive

Station d’épuration d’Achères : réunion publique le 27 septembre à Saint-Germain

Le grand débat public sur la refonte de la station d’épuration d’Achères débute véritablement le jeudi 27 septembre à Saint-Germain-en-Laye. Pour prendre connaissance du projet et participer au débat, une réunion publique aura lieu ce jeudi à partir de 20h30 à la salle Jacques Tati (12 bis rue Danès de Montardat).

Ce débat se déroulera jusqu’au 21 décembre. Notre précédent article sur ce sujet précise les grands enjeux du débat.
Le site du débat sera régulièrement enrichi des contributions des participants. Un blog a été ouvert à cette adresse http://blog.debatpublic-seineaval.org/.
En tout, quinze réunions publiques seront organisées à Saint-Germain, Conflans, Cergy, Herblay, Nanterre, Rouen, Paris, La Frette sur Seine, Achères, Roissy, et Maisons-Laffitte. La clôture du débat aura lieu le mercredi 19 décembre à 20h à Saint-Germain-en-Laye.

Plus de détails :
Le site du débat
Le calendrier des réunions publiques

Débat public sur l’avenir de la station d’épuration d’Achères

À partir du 10 septembre, un grand débat public donnera l’occasion de s’exprimer sur le projet de refonte de la station d’épuration située à Achères. Rappelons qu’il s’agit de la deuxième plus grande station d’épuration au monde, derrière celle de Chicago, et la plus ancienne de la région parisienne (elle a été créée en 1940).

Le Parti socialiste de Saint-Germain aura l’occasion de s’exprimer lors de ce débat organisé sur le modèle de celui de l’A104 ; nous y reviendrons sur ce blog. Nous espérons que ce débat sera plus juste que celui de l’A104 et qu’il tiendra réellement compte des avis des participants.

La participation à ce débat public sera donc très importante pour tous ceux et toutes celles que leur environnement préoccupe.

Sur quoi va porter le débat?


  Le projet de refonte de la station d’épuration Seine aval, située à Achères, proposé par le Syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) vise à mettre la station en conformité avec la Directive européenne cadre sur l’eau en reconstruisant ou en fiabilisant les unités existantes.

Les 10 principales questions du débat

Conformément au cadre fixé par la Commission nationale du débat public (CNDP), il portera à la fois sur l’opportunité du projet, sur ses objectifs et caractéristiques.

La CPDP vous propose aujourd’hui de débattre sur ces 10 principales questions : 

L’opportunité du projet

  • Faut-il traiter 1,5 million de m3 par jour à la station d’épuration Seine aval à l’horizon 2015 et au-delà ? Ou faut-il répartir de façon plus équilibrée le traitement des eaux usées en Ile de France ? Faut-il construire de nouvelles stations d’épuration ?
    Faut-il concentrer sur Seine aval une part significative des investissements franciliens ?
  • Au regard des contraintes réglementaires et des résultats actuels de Seine aval, faut-il refondre cette station d’épuration ou procéder à une rénovation progressive ?
  • Existe-t-il des actions alternatives ou complémentaires à entreprendre au niveau des usagers, particuliers ou professionnels, du réseau d’assainissement ou de la station d’épuration Seine aval pour une dépollution des eaux plus efficace. Qu’est-il prévu dans le schéma d’assainissement francilien notamment pour le traitement des eaux pluviales ?
    Comment sont prises les décisions en matière d’assainissement en Ile de France ? Comment informer les Franciliens et les associer aux choix?

    Les objectifs et les caractéristiques
  • Les objectifs du projet de refonte de la station Seine aval répondent-ils aux attentes et besoins de la population ? Comment se situent-t-ils par rapport aux résultats des autres stations d’épuration notamment franciliennes ?
  • Sont-ils réalisables et cohérents en termes de qualité des rejets en Seine, de limitation des nuisances et des risques et d’intégration des principes du développement durable ? Anticipent-ils l’avenir : les polluants émergeants, le changement climatique ou encore l’évolution de la population d’Ile de France ?
  • Une réflexion sur un réaménagement global de la plaine d’Achères est-elle nécessaire ? Quel réemploi des terrains libérés ? Quelle intégration paysagère de l’usine après refonte ?
  • Quelle(s) filière(s) de valorisation pour les boues produites par Seine-aval ?
  • Quel est le coût du projet ? Quel va être son phasage ? Comment va-t-il être financé ? Plus généralement, quel va être l’impact de la construction ou de la rénovation de l’ensemble des ouvrages prévus au schéma d’assainissement sur le prix de l’eau en Ile de France ?
  • Quelles modalités de concertation et de communication avec les riverains et leurs élus ? Quel suivi du chantier puis des résultats de l’usine ? Quel suivi de l’impact sanitaire potentiel de l’usine ?

Le déroulement du débat


Après une réunion de lancement le 27 septembre à Saint Germain-en-Laye à la salle Jacques Tati à 20h30, le débat sera organisé autour de trois phases de réunions publiques :
  • cinq auditions publiques au mois d’octobre, pour connaître les attentes des différents acteurs : riverains, usagers et acteurs de l’assainissement francilien, acteurs de l’épandage agricole des boues, usagers et acteurs de l’estuaire de la Seine, jusqu’à son estuaire.
  • cinq réunions thématiques au mois de novembre, pour comprendre et explorer les possibles,
  • trois réunions de synthèse au mois de décembre pour évaluer les projets proposés.

La réunion de clôture aura lieu le 19 décembre 2007 à Saint-Germain-en-Laye.

Source : www.debatpublic-seineaval.org/debat/debat-de-la-CPDP.html

Plus d’informations :
Le site du débat (qui s’enrichira au fur et à mesure de l’avancée du débat)
Le calendrier des réunions publiques
Le blog du PS d’Achères

Création de l’association La maison Passive

Une initiative novatrice pour l’environnement : Voici la "Maison Passive" !

Une maison qui produit autant d’énergie qu’elle en consomme, c’est la "Maison Passive" et ce n’est plus un rêve, semble-t-il : il en existe des milliers en Allemagne, et de plus en plus en Belgique, Suède et Pologne, entre autre.

Des solutions originales sont apparues ces dernières années et elles se sont adaptées à toutes les régions : isolation renforcée, chauffage solaire, panneaux photovoltaïques, géothermie, pompe à chaleur, gestion de l’air et de l’eau.

Au-delà de la motivation écologique, c’est aussi un choix économique rationnel pour un investissement de plusieurs dizaines d’années. Enfin c’est un cadre de vie agréable, où les économies de l’hiver s’accompagnent de l’agrément d’une fraîcheur estivale.

Pourquoi pas aussi en France ?

La toute nouvelle association « La Maison Passive – France » fait la promotion de cette conception nouvelle de l’habitat. Pour en savoir plus : www.lamaisonpassive.fr