La Droite et les OGM : mensonges en permanence

Une fois encore la France est ridiculisée sur la scène européenne par le retard pris en matière de transposition des directives environnementales, cette fois dans le dossier des organismes génétiquement modifiés.

Le Parti socialiste déplore l’opacité avec laquelle le gouvernement gère le dossier des OGM. Il s’étonne, sur ce sujet comme sur d’autres en matière environnementale, de la contradiction flagrante entre les discours et les actes.

L’UMP et Sarkozy ont beau jeu de clamer que "le service rendu par les OGM n’est toujours pas probant au regard des risques et des inquiétudes qu’ils soulèvent" alors qu’ils conduisent depuis cinq ans une politique strictement opposée.

Le Parti socialiste regrette que la nécessaire transposition de la directive européenne sur les disséminations d’OGM soit encore la victime de cette mascarade organisée, exposant inutilement  le pays à une très lourde amende pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros.
Maintenant, on nous explique que ce sujet essentiel ne sera purement et simplement pas discuté devant la représentation nationale, jugée trop réticente, mais laissé à l’arbitraire du gouvernement décidant par décrets, ce qui laisse craindre le pire.

En effet, après le moratoire longtemps appliqué en Europe à l’initiative du gouvernement Jospin, les reculades successives du gouvernement et le retard pris en la matière depuis trois ans ont favorisé la dissémination dans de nombreux endroits en France.

Il y a ainsi actuellement jusqu’à 5000 hectares de maïs transgéniques cultivés sans cadre réglementaire, surfaces qui d’ailleurs augmentent régulièrement dans la plus totale illégalité, ce qui a conduit 19 régions de France à voter contre ces essais OGM en plein champ.

Le Parti Socialiste réitère son opposition à la diffusion commerciale de plantes génétiquement modifiées par des multinationales.

Il réitère donc son opposition aux essais OGM en plein champ, tout en renouvelant son soutien à la recherche fondamentale conduite dans la transparence, et sur un nombre de sites réduits, par des organismes publics.

Communiqué du Parti socialiste

Derniers jours pour participer à l’enquête d’utilité publique du Plan d’Exposition au Bruit de Roissy

L’enquête d’utilité publique sur la révision du Plan d’Exposition au Bruit de l’aéroport de Roissy se termine le 8 décembre.
Il est encore temps de s’exprimer sur l’augmentation très importante du trafic annuel prévu dans les prochaines années sur la plateforme de Roissy et les nuisances que cela entraine.
Rappelons que pour la première fois, deux communes des Yvelines (Saint-Germain-en-Laye et Achères) ont été classées dans le périmètre de la zone de bruit, comme 125 autres communes de 5 départements.
Le Commissaire enquêteur recevra le public à l’Hôtel de Ville de Saint-Germain le mercredi 6 décembre de 14h30 à 17h30.
De cette enquête doit ressortir la nécessité de l’interdiction des vols de nuits et des avions les plus bruyants. La population est invitée à consigner ses remarques sur les registres mis à disposition.
Plus de détails dans notre précédent article sur ce sujet.

Développement durable : 50 actions pilotes de collectivités à direction socialiste

Le secrétariat national du PS à l’environnement et au développement durable a rédigé une brochure de 25 pages recensant 50 actions concrètes de collectivités à direction socialiste en faveur du développement durable.
Transports, eau, déchet, habitat, énergies, bruit, agriculture, territoires, aménagement de la ville, tous les sujets sont abordés dans cette brochure très concrète.
Cette brochure est à télécharger en fichier PDF.

Le secrétariat national au développement durable a son propre blog, fort utile pour connaître les positions des socialistes dans ce domaine.

Une enquête d’utilité publique sur le Plan d’Exposition au Bruit de Roissy jusqu’au 8 décembre

Le Plan d’exposition au bruit (PEB) de l’aéroport Roissy/Charles-de-Gaulle est soumis à enquête d’utilité publique du 30 octobre au 8 décembre 2006 inclus. Le dernier PEB datait de 1989 ; la croissance continue du trafic aérien depuis cette date nécessitait sa révision.
Le PEB a pour rôle de limiter la construction et l’urbanisation dans 127 communes situées à proximité de l’aéroport et répartie sur 5 départements. Il permet la délimitation des zones de bruit et selon celles-ci des restrictions de construction ou l’attribution d’aides à l’insonorisation pour les populations déjà en place. Pour la première fois, deux communes des Yvelines intègrent ce PEB : les villes d’Achères et de Saint-Germain-en-Laye. Ces deux communes sont classées en zone D, zone à nuisances modérées, où il n’y a pas de restrictions de constructions mais où les constructions neuves doivent avoir une protection phonique adéquate.
Le nouveau PEB a été rejeté par la quasi-totalité des collectivités territoriales concernées, alarmées par le chiffre de 680.000 mouvements d’avions (atterrisages et décollages) prévus à l’horizon 2025 (à titre de comparaison, il y a environ 525.000 mouvements par an actuellement).

 

Le siège de l’enquête sera la préfecture de la région Ile-de-France, où un dossier pourra être consulté du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h. Le public pourra y consigner ses observations sur un registre d’enquête. Aux mêmes horaires, le public pourra consulter un dossier à la préfecture du Val d’Oise et à celle de Seine-Saint-Denis ainsi qu’aux sous-préfectures de Pontoise, Sarcelles, Argenteuil (Val d’Oise), de Saint-Denis et du Raincy (Seine-Saint-Denis), de Meaux (Seine-et-Marne), de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) et de Senlis (Oise).
Un membre de la commission d’enquête recevra le public en mairie de Saint-Germain-en Laye les vendredi 24 novembre de 14h30 à 17h30 et le mercredi 6 décembre de 14h30 à 17h30.

 
Cette enquête d’utilité publique est une occasion unique de s’exprimer sur les nuisances aériennes engendrées par un trafic aérien sans cesse en augmentation. La suppression des vols de nuit et des avions les plus bruyants sont deux mesures qui pourraient être appliquées très rapidement.

Les engrais et pesticides naturels interdits de promotion !

Dans la grande série des aberrations législatives, l’article 70 de la loi d’orientation agricole, dont le décret d’application a été publié le 1er juillet 2006, scandalise bien des jardiniers et des défenseurs de l’agriculture biologique.
Ce décret prévoit que « toute publicité commerciale et toute recommandation […] ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché » ; il empêche donc la diffusion de recettes et de savoirs, naturels et ancestraux, destinés à protéger les plantes par les plantes. Concrètement, faire la promotion des engrais et pesticides naturels, comme le purin d’ortie (l’« engrais de mémé »), est désormais illégal ! Et certains agriculteurs biologiques ont déjà reçu la visite des fonctionnaires de l’Etat qui leur ont interdit de promouvoir leur savoir.

Une situation totalement absurde qui interdit de facto l’alternative aux insecticides et fongicides chimiques…! Or les agriculteurs bio n’utilisent quasiment que des produits non homologués puisque naturels.

Le paradoxe est donc de vouloir contrôler et évaluer des produits naturels utilisés depuis des siècles alors que la toxicité de la plupart des produits chimiques utilisés dans l’agriculture et le jardinage n’a jamais été quantifiée !

Le Ministère de l’Agriculture tente depuis de faire marche arrière et de rassurer les jardiniers et agriculteurs biologiques en garantissant que « les produits naturels traditionnels, élaborés à la ferme ou au jardin, peuvent continuer à l’être sans obligation d’autorisation préalable » mais confirme aussi que «les agriculteurs et les jardiniers ne sont pas autorisés à commercialiser, ou à distribuer même gratuitement ces produits ». Pour cela, il faudra une autorisation de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)…

L’utilisation du purin d’ortie comme engrais, de l’eau de cuisson des patates comme désherbant ou de la fougère contre les chenilles permettent aux utilisateurs de s’affranchir de l’industrie phytosanitaire. Et le problème est bien là : car c’est à l’évidence du côté du puissant lobby agrochimique qu’il faut chercher les raisons de cette mesure aberrante.

Crues : une carte Internet de prévision des risques

                               Vu sur http://inondation1910.free.fr
                                (le viaduc du Pecq le 1er février 1910)

 

Sur le modèle des cartes de vigilance météorologiques, un nouveau dispositif national de prévision des crues est entré en service le 11 juillet.

Par un jeu de couleurs (vert, jaune, orange ou rouge), un niveau de vigilance est indiqué pour les 24 heures suivantes en fonction des données disponibles en temps réel et des prévisions, incluant les précipitations prévues, mais aussi l’état d’humidité des sols.

  • Vert : situation normale.
  • Jaune : débordements localisés, coupures ponctuelles de routes, inondation de maisons isolées.
  • Orange : débordements généralisés, circulation fortement perturbée, évacuations.
  • Rouge : crue rare et catastrophique. 

En cas de mise en vigilance jaune, orange ou rouge, un bulletin de suivi sera diffusé par la suite avec des prévisions sur la crue – données de cotes et débits, tendance – et des conseils de comportement. Hors situation de crise, les constatations et prévisions seront actualisées deux fois par jour, à 10 h et à 16 h, par chacun des 22 services régionaux de prévision des crues.

Chacun peut donc désormais vérifier le risque encouru à proximité des fleuves et rivières en se connectant sur le site http://www.vigicrues.ecologie.gouv.fr/

 

La question des crues concerne particulièrement les Yvelines. Chaque commune mitoyenne de la Seine ou de l’Oise est soumise à un Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) qui réglemente, et parfois interdit, la contruction de bâtiments en zone inondable.

La révision du PPRI est actuellement soumise à enquête d’utilité publique ; celle-ci se termine le 13 juillet 2006.

EPR : transparence plutôt qu’intimidation

Le porte-parole national du réseau Sortir du nucléaire Stéphane Lhomme a été mis en garde à vue pendant 14 heures dans le cadre d’une enquête préliminaire de la section anti-terroriste du parquet de Paris. La justice lui reproche d’avoir divulgué en 2003 un document d’EDF classé « confidentiel défense » indiquant que le nouveau réacteur nucléaire EPR ne résisterait pas au crash d’un avion lors d’un attentat suicide. Le réseau Sortir du nucléaire a publié en février dernier ce document sur son site internetIl a aussi publié d’autres documents montrant, selon lui, que certaines pièces des circuits de refroidissement de secours de 34 centrales nucléaires EDF ne sont pas en conformité.

Le Parti socialiste constate que le document, dont la publication semble avoir motivé cette procédure, est connu de longue date et s’étonne donc de la coïncidence entre cette démonstration de force et les interrogations croissantes que suscite la décision de construire l’EPR.
C’est d’autant plus troublant au lendemain de l’annonce par le Premier ministre du lancement de l’enquête publique avant l’été et au moment même où l’on prétend discuter d’un projet de loi sur la transparence nucléaire.
Ces procédés confirment malheureusement la volonté d’opacité du gouvernement en matière nucléaire, dénoncé par le PS à maintes reprises, notamment lors de la publication de l’arrêté du 24 juillet 2003 classant "secret-défense" toute information relative aux matières nucléaires.

Le Parti socialiste condamne fermement cette régression de près de dix ans dans la marche vers plus de transparence en matière de nucléaire, indigne d’une grande démocratie comme la France.
Il s’inquiète de la tendance générale à une criminalisation de l’action syndicale et associative, ultime artifice d’un gouvernement définitivement fâché avec la démocratie et le dialogue social.