Elections municipales partielles de Mareil-Marly : nette victoire de la liste hostile à la commune nouvelle

Dimanche 23 septembre avait lieu le premier tour de l’élection municipale partielle de Mareil-Marly. Cette élection était organisée suite de la mise en minorité de la maire sortante DVD Brigitte Morvan par sa propre majorité.

projetcommunenouvelleLa question de la création d’une commune nouvelle entre Saint-Germain-en-Laye, Fourqueux, L’Etang la Ville et Mareil-Marly a été au coeur de la campagne municipale.

Trois listes se présentaient aux suffrages des Mareillois :

– celle de la maire sortante Brigitte Morvan

– celle de Thierry Bettini, ex-colistier de la maire sortante

– celle de Dominique Lafon, ancien maire adjoint

Les deux premières listes étaient favorables à la fusion entre les quatre communes. Celle de Dominique Lafon y était opposée.

A la grande surprise des observateurs, la liste de Dominique Lafon l’emporte nettement dès le premier tour.

Inscrits : 2 757
Votants : 1 343 / 48,71 %
Exprimés : 1 327
Liste « ADN Mareil » (D. Lafon) : 785 voix soit 59,16 % des voix (22 élus)
Liste « Union pour Mareil-Marly » (T. Bettini) : 363 voix soit 27,35 % (4 élus)
Liste « Mareil au Cœur » (B. Morvan) : 179 voix soit 13,49 % (1 élu)

Cette victoire remet totalement en cause le projet de commune nouvelle à quatre. La ville de l’Etang la Ville ayant rejeté dernièrement la fusion, seules les villes de Fourqueux et Saint-Germain-en-Laye poursuivent le projet.

Emprunts toxiques du Sidru : l’addition s’il vous plait!

Le 1er juin 2018 le Sidru a conclu un protocole transactionnel au terme duquel le syndicat intercommunal cesse de poursuivre la banque Natixis au tribunal de grande instance (TGI) de Paris et paye à la banque 26 M€ pour solde de tous comptes.

Nous avons demandé copie de ce document afin de juger sur pièce avant d’informer le public. Ce document nous a été communiqué, mais il est partiellement caviardé, soi-disant pour « protéger le secret en matière commerciale et industrielle« . Les parties caviardées couvrent cependant plusieurs pages. Certaines sont croquignolettes et pas gênantes, comme les avenants successifs qui ont mené le Sidru à payer 10% d’intérêt, un secret de Polichinelle dont ce blog s’est fait l’écho.

Sidru-exemple-de-page-caviardée
Sidru : exemple de page caviardée

Un autre des paragraphes cachés concerne les impayés, mais ils ont été mentionnés à la CASGBS et coïncident avec nos calculs. Donc à priori rien de grave même si le caviardage n’est pas justifié, puisque l’algorithme de calculs d’intérêts n’est pas un secret pour une banque !

Le nouvel engagement du Sidru n’est pas caviardé et le tableau d’amortissement avec tous les montants à payer y figure. Il ne révèle rien de suspect : un taux fixe de 1,20% et un amortissement constant. Le paragraphe qui semble dédié à la perte que Natixis consent à assumer est partiellement caviardé. On ne peut exclure une modalité qui présente un risque pour le Sidru mais c’est peu probable. La confirmation de résiliation stipule clairement que le swap est annulé et montre les mêmes montants à payer par le Sidru pour un total de 26 M€ (hors intérêts).

Passons sur le côté à la fois ridicule et choquant de ce caviardage – à l’image de la communication institutionnelle de la ville de Saint-Germain, qui s’est comportée sur ce dossier comme une petite « Pravda » et a constamment désinformé la population – et revenons sur le fond de cette affaire.

Cette sécurisation, qui venait après la condamnation du Sidru à payer 20 M€ à la banque allemande Depfa, clôt une période de spéculation sur les cours de change qui avait débuté en 2007. Depuis le 1er juin, la dette des 215 000 habitants des 15 communes qui ont adhéré au Sidru (elles sont maintenant adhérentes via leurs deux intercommunalités) n’est plus exposée aux variations des cours de change de l’euro contre une autre devise.

Pour ceux qui n’ont pas suivi ce dossier, le Sidru avait signé en 2007 deux contrats qui liaient le taux d’intérêt de la dette de l’incinérateur (50 M€) aux cours du franc suisse et du dollar étasunien contre euro. Pendant une dizaine d’années, les taux d’intérêt ont été d’abord inférieurs d’environ 3% aux taux fixes antérieurs (deux tranches de 5,10% et 5,92%), puis ont varié jusqu’à dépasser par moment 50%. C’est-à-dire que le syndicat aurait dû rembourser chaque année la moitié du capital restant dû de la dette. Chaque fois qu’il s’est trouvé très perdant, le syndicat a poursuivi la banque devant le TGI. Le premier procès, contre la banque allemande Depfa, s’est achevé par un double échec au TGI et en appel et le Sidru doit payer 20 M€ (voir nos articles 1 et 2 sur ce jugement).

Le deuxième procès contre la banque Natixis n’a pas donné lieu à un jugement car les parties se sont entendues pour partager la perte. Pour solde de tous comptes le Sidru paiera 26 M€, dont 23 M€ répartis sur presque 11 ans, le dernier paiement intervenant en avril 2029.

L’historique du taux d’intérêt que le Sidru s’était engagé à payer en 2007 est le suivant :

Taux-Natixis
Taux de la formule de l’emprunt Natixis

La relation avec Natixis a compté trois périodes :

  • Les bonifications et un taux bas de 2007 à 2010

  • Une hausse brutale du taux à payer, pour la plupart assumée par la banque, de 2011 à 2014

  • Un procès début 2015 et de manière simultanée l’arrêt par le Sidru des paiements à la banque.

L’accord avec la banque Natixis ne met pas seulement fin à une incertitude juridique : elle signe aussi la fin de tout aléa lié aux cours de change. Les montants à payer dans le futur sont élevés mais ils sont indépendants des marchés financiers.

C’est donc le moment de faire le bilan de cette dérive spéculative que, rappelons-le, les élus PS de Saint-Germain ont dénoncée dès qu’ils ont eu connaissance des contrats, quelques mois seulement après leur signature. D’abord Jean Laurent en 2007 et 2008, puis Emmanuel Fruchard et Pascal Levêque de 2008 à 2014, enfin les conseillers municipaux du mandat en cours Pascal Levêque, Angéline Silly et Pierre Camasses ont alerté et informé les élus et le public au fil des événements des 11 dernières années.

Maintenant que le dernier contrat est sécurisé, nous pouvons évaluer avec certitude les flux financiers reçus et payés (ou à payer) de l’ensemble de ces contrats. Ils sont en effet clairement séparés des intérêts de la dette historique (au taux de 5,10% et 5,92%) ainsi que des montants payés pour l’activité « industrielle » du syndicat. Pour chacun des contrats nous faisons ci-dessous la somme de tous les montants payés et reçus. Ce qui ne peut ressortir de cette analyse, ce sont les autres frais. Le syndicat a en effet payé un conseil en finance, puis des avocats pour suivre les assignations au TGI. Nous n’avons pas le détail de ces frais, donc notre analyse sous-estime la perte, de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Les montants reçus et payés sont les suivants, par années et par opération financière (« swap ») :

Flux-annuels-après-sécurisation
Montant reçus et payés par le Sidru

Remarques sur deux points de détails :

  • Nous ne sommes pas certains que le Sidru rembourse à Depfa la perte en trois annuités égales de 4 M€ chacune. Le paiement pourrait être réparti différemment, sans modification du montant total.

  • Nous ne sommes pas certains non plus que Natixis ait continué ses paiements au titre du swap n°2, qui était de 2015 à 2018 favorable au Sidru. Il est possible que la banque ait interrompu ces paiements lorsque le Sidru a cessé de payer les intérêts dus au titre du swap n°1 + 3 (le swap présenté ici comme n°3 est en fait un avenant au swap n°1).

Ces deux remarques ne remettent pas en cause l’économie générale de ces opérations : aux bonifications ont succédé des pertes qui n’ont pas été payées par le syndicat, d’où deux procès. La phase qui s’ouvre maintenant est celle du paiement des pertes accumulées en impayés depuis 2011.

Globalement ces trois périodes ont eu les flux nets suivants :

  • Phase 1 de 2003 à 2010, bonifications : recette de 7 M€, principalement constitués de ce que les partisans de la « gestion active » de la dette appelaient « bonifications ». En fait il s’agissait des primes d’options de taux puis de change vendues par les banques et dont une partie était versée au Sidru, qui assumait par la suite l’intégralité du risque des options.

  • Phase 2 de 2011 à 2017, perte puis procès : paiement de 1 M€. Les formules ont été graduellement perdantes, puis fortement en 2011. La crise financière n’était pas seule en cause dans cette perte, mais elle l’a accélérée et accentuée. Nous avions dans ce blog alerté en octobre 2007 en ces termes : « Il y a donc plus d’une chance sur deux pour que le taux à payer en fin d’emprunt soit de l’ordre de 36% ». Ce taux a été atteint en 2011 au lieu de 2029. Les paiements par le Sidru ont été limités pendant cette phase pour deux raisons. D’une part Natixis a accepté de 2011 à 2014 de payer la partie du taux supérieur à 10% et surtout, dès que le taux est monté le syndicat a assigné la banque et a cessé de payer.

  • Phase 3 de 2018 à 2029, paiement des pertes : paiement de 47 M€.

Cet article peut avec raison sembler technique et éloigné de la vie quotidienne. Ce dossier n’en est pas moins important pour les Saint-Germanois et les habitants des autres communes du Syndicat. Cette dette a accaparé toute l’attention des élus depuis 10 ans avec plusieurs conséquences négatives :

  • Tout d’abord, bien évidemment, la somme à payer par les contribuables locaux : 47 M€ divisés par 215 000 habitants, cela représente 218 € par personne, bébés inclus ! La perte est voisine du coût de fabrication de l’incinérateur : les contribuables l’auront, en 2029, presque payé deux fois.

  • Le Sidru a prêté peu d’attention à son efficacité énergétique. Son incinérateur ne valorise pas la chaleur qui sort de l’alternateur (qui produit, plutôt bien, de l’électricité). Cette chaleur est intégralement rejetée dans l’atmosphère, contrairement à ce que font les deux autres incinérateurs des Yvelines, qui utilisent cette chaleur pour chauffer des bâtiments publics et d’habitation. Pour plus d’informations, voir notre comparatif des trois incinérateurs.

  • Enfin, ce dossier a contribué aux relations tendues et suspicieuses entre communes de l’intercommunalité CASGBS, dans laquelle les villes qui n’avaient pas rejoint le Sidru se sont appliquées à surtout ne rien payer pour Saint-Germain et les communes voisines.

Espérons que cette longue et lamentable parenthèse enfin close, la qualité et le prix du service de traitement des ordures ménagères va enfin pouvoir s’améliorer dans nos villes, au moins après 2019 lorsque nous aurons fini de payer !

A lire également sur notre blog :

Tous nos articles depuis 2007 sur les emprunts toxiques du Sidru

Des élections municipales partielles à Mareil-Marly les 23 et 30 septembre

mareil-marly_mairieEn raison d’une grave crise au sein du conseil municipal de Mareil-Marly, des élections municipales se tiendront le 23 septembre prochain, et si besoin le 30 septembre.

La maire DVD Brigitte Morvan a été mise en minorité par sa propre majorité à deux reprises au printemps sur le vote du budget. Face au blocage de la vie municipale et le refus de démissionner de Brigitte Morvan, une grande partie de la majorité municipale a démissionné fin juin, provoquant des élections partielles fin septembre.

projetcommunenouvelleCette grave crise municipale risque d’avoir des conséquences importantes sur le projet de commune nouvelle entre Saint-Germain-en-Laye, Fourqueux, Mareil-Marly et L’Etang la ville et est suivie de près par les élus des autres communes. L’élection d’une majorité hostile au projet de commune nouvelle entraînerait bien sûr le retrait de Mareil-Marly mais également celui de l’Etang la ville en raison de l’absence de continuité territoriale.

La commune est coutumière des crises municipales, comme en 2012. En 2014, le maire sortant Jean-Bernard Bisson (DVD) avait été sèchement battu par la liste DVD de Mme Morvan.

Commune nouvelle de Saint-Germain-en-Laye, Mareil-Marly, Fourqueux et l’Etang la Ville : la nécessité de la concertation

Tribune libre des élus de gauche de Saint-Germain-en-Laye parue dans le Journal de Saint-Germain du 23 mars

projetcommunenouvelleSelon l’Ipsos, 54 % des Français estiment qu’il n’y a pas assez de dispositifs de concertation dans leur commune et 72 % des citoyens souhaitent participer davantage aux décisions politiques. Comment répondre alors à cette demande et à ce manque de communication et de médiation ? Comment aller au-delà du seul journal de la ville, des conseils de quartiers ou du conseil des sages ? (A Saint-Germain les anciens élus).

Justement, les élus s’interrogent actuellement sur la constitution d’une commune nouvelle avec les villes de Saint-Germain-en-Laye, Mareil-Marly, Fourqueux et l’Etang la Ville. Comment ne pas en faire seulement un sujet d’élus et d’experts ? Comment associer les habitants à la prise de décision? Par référendum ? Oui, c’est une solution, mais répondre par oui ou non est-ce une véritable participation, qui de toute façon ne se positionne qu’à la fin du projet pour valider une approbation? Comment faire mieux ?

Trop souvent, la démocratie participative s’est longtemps réduite à demander aux habitants d’apporter des solutions d’experts à des problématiques de leur quotidien. Pour qu’un sentiment d’appropriation du territoire renaisse, il faut que les habitants participent à nouveau au processus de décision des projets. Alors pourquoi ne pas développer une application permettant de rétablir le dialogue entre citoyens et élus? Chacun d’entre eux s’exprimerait par exemple sur le projet de fusion : leur compréhension de la problématique, les attentes, les points sensibles. En deux mots : une co-construction et une co-validation.

Plus qu’un journal municipal ou des tirages à part de communication, plus participatif que de simples réunions d’informations, un outil numérique particulièrement développé serait médiateur entre des élus et des citoyens trop longtemps déconnectés. La décision maintenant est dans les mains du maire.

Les élus de gauche de Saint-Germain-en-Laye : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

Une étude pour analyser une éventuelle fusion de Saint-Germain-en-Laye, Fourqueux, Mareil Marly et L’Etang la Ville

Dans cette même colonne, nous évoquions récemment le navrant manque d’ambition du projet de territoire élaboré par la Communauté d’Agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, sans consultation des administrés de ses 20 communes membres.

communenouvelleDans la foulée de cette adoption de projet intercommunal, les maires de Saint Germain-en-Laye, Fourqueux, Mareil Marly et L’Etang la Ville, ont annoncé réfléchir à une fusion de leurs communes et leur intention d’engager une étude de faisabilité de cette fusion (principe adopté en décembre par les 4 conseils municipaux).

Cette étude prendra la forme d’une consultation associant à la fois les 124 élus municipaux et d’autre part l’ensemble des 50.000 habitants du territoire.

Tout l’enjeu des travaux sera de déterminer, si oui ou non, ce regroupement permettrait de créer un ensemble urbain cohérent, de renforcer l’offre d’équipements collectifs (scolaires, culturels, sportifs, administratifs) et de services à la population, de dynamiser le territoire ou d’en accroître l’attractivité. Il devra également évaluer les conséquences sur la fiscalité locale, sur la construction de logements, sur la représentation démocratique, sur la place des politiques de préservation environnementale à y mener (protection des forêts et de la biodiversité).

Autant de questions essentielles nécessitant des réponses claires et partagées. Nous serons, à cet égard, extrêmement vigilants, tant sur la transparence que sur l’implication des populations concernées. Au-delà de cette étude de préfiguration, seule une concertation de qualité et l’organisation d’un vrai débat public garantiront la soutenabilité de ce projet. Nous y veillerons.

Les élus de gauche, Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

Retrouvez nos articles sur le blog http://pssaintgermain.fr.

Ou sur les réseaux sociaux : https://twitter.com/PsSaintGermain

Quel projet de territoire pour notre agglomération ?

SaintgermainbouclesseineLa Communauté d’agglomération, 20 villes dont Saint-Germain, vient de voter son projet de territoire. Ce document a pour objectif de répondre aux principaux enjeux économiques, démographiques et environnementaux.

A la base de ce projet de territoire : un diagnostic réalisé par un cercle restreint, composé d’élus et de services des villes, sans consultation des habitants.

Ce diagnostic est très décevant. On a très peu mobilisé l’Insee qui est pourtant une référence, très accessible, en matière de captation de données. Aucune prospective, ne serait-ce qu’à 5 ans, n’a été proposée. Sur le plan démographique par exemple, quels sont les enjeux de notre territoire ?

Priorité numéro 1 de ce projet de territoire, « l’attractivité économique », est un descriptif d’actions très généralistes au profit des entreprises qui pourraient s’appliquer à tout territoire métropolitain, sans aucune vision en matière d’emploi.

L’axe « mobilité » se situe dans le respect des compétences de la communauté. Cet axe est déclinable en actions autour de nos pôles gares, nos dessertes bus, l’accessibilité, le développement des usages des modes doux et alternatifs. Enfin les deux axes suivants, aménagement et tourisme, ne ciblent pas prioritairement les habitants de nos communes.

Ce projet reflète l’état d’esprit qui anime la communauté d’agglomération. Une construction à la « Thatcher », « I want my money back », destinée avant tout à récupérer des fonds pour sa propre commune (les fameuses attributions de compensation), le financement des biens communautaires passant après. Difficile dans ces conditions et dans un tel état d’esprit de construire un projet de territoire commun et ambitieux. Il est, à ce stade, forcément fondé sur le plus petit dénominateur commun.

Nous vous souhaitons, ainsi qu’à vos proches, de très belles fêtes de fin d’année.

Les élus de gauche : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

Pascal Lévêque (PS) élu conseiller de la Communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine

SaintgermainbouclesseineJeudi dernier le conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye a procédé à l’élection d’un conseiller communautaire en raison d’un siège vacant. Suite au décès d’Emmanuel Lamy au printemps, le nouveau maire de Saint Germain Arnaud Péricard a succédé à Emmanuel Lamy au sein de l’assemblée de l’intercommunalité Seine et Forêts. Arnaud Péricard étant déjà élu de l’intercommunalité, il y avait donc un siège vacant sur les 10 délégués pour notre ville.
A la demande d’Arnaud Péricard, le groupe majoritaire n’a pas proposé de candidat face à la candidature de Pascal Lévêque (conseiller municipal PS de Saint-Germain-en-Laye), ce que nous saluons. Depuis son élection, Arnaud Péricard considère que les oppositions doivent aussi être représentées dans les différentes instances. 8 délégués sur 10 étant de la majorité et un siège pour la liste divers droite, la gauche était tout aussi légitime pour être représentée.
photocasf3Pascal Lévêque, 59 ans, est élu depuis 2008 au conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye et était la tête de liste de la gauche aux élections municipales de 2008 et 2014. Il a également été conseiller communautaire de 2014 à début 2016 lors de la constitution de première fusion avec 10 communes, un regroupement alors appelé Saint Germain Seine et Forêts.  En décembre 2015, les élus de droite saint-germanois s’étaient alliés pour empêcher son élection dans la nouvelle intercommunalité.
Lors de son intervention durant le conseil municipal, Pascal Lévêque a déclaré « j’apporterai ma contribution, ma vision, ma sensibilité à la construction délicate de ce rassemblement de nos 20 communes. Nous pourrons avoir les mêmes analyses mais aussi des points de vue complémentaires. Toutefois comme le dit Antoine de Saint Exupery, nos différences loin de nous léser doivent nous enrichir« .
A lire également sur notre blog :

Intercommunalité Saint-Germain Boucle de Seine : Rendez-nous notre argent !

carteintercoRendez-nous notre argent !

Telle est la déclaration en substance des maires de notre communauté d’agglomération Saint-Germain Boucle de Seine lors du vote de son budget 2017. C’est dans une totale indifférence que les conseillers communautaires ont voté, avec toutefois une ville contre et des absentions, le budget pourtant important de 165 millions en fonctionnement et de 12 millions en investissement.

Ce budget, ce sont pour 76% des recettes fiscales provenant des ménages et des entreprises et 22% des dotations de l’Etat. A quoi sert cet argent ? La Communauté n’ayant toujours pas dessiné son projet de territoire, elle reverse près de 60% de ses recettes aux communes soit 98 millions € dont 15,5 millions € pour notre ville. Elle se garde 33 millions pour financer la seule compétence obligatoire qu’elle a mis en œuvre : la collecte et le traitement des déchets. Le reste est la marge, une contribution de crédits au titre des transports urbains, le tourisme et quelques dépenses pour les 2 piscines en intercommunalité et les 7 bibliothèques (celles de notre ville sont hors périmètre). Il ne reste presque rien après redistribution aux communes : l’autofinancement est de seulement 3 millions €. Autre signe d’une politique limitée, l’investissement pour l’année 2017 est faible avec 12 millions € pour nos 20 villes, soit l’équivalent des 2/3 du budget d’investissement de la seule ville de Saint-Germain ! Le seul projet « d’envergure » à noter est, pour 1,7 millions €, l’aménagement d’une nouvelle aire d’accueil des gens du voyage à Chatou.

La communauté Saint-Germain Boucle de Seine reste pour l’instant une vaste caisse enregistreuse pour demander et redistribuer l’argent du contribuable.  Triste panorama d’une « communauté » qui n’en a que le nom !

Les élus de gauche : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

Saint-Germain-en-Laye : Mi-mandat, maxi déceptions

Nous sommes déjà en ce mois de mars à mi-mandat de la période 2014/2020 et les motifs d’insatisfactions sont nombreux pour les Saint-Germanois.

revonsplusgrandLe PSG a pris la décision d’abandonner le camp des Loges au profit de Poissy. C’est une défaite amère pour le maire qui en avait fait une vitrine attractive pour la ville dans son programme. Il a perdu en raison de son manque de soutiens politiques au sein du département.

depfa-impayes-cumules-01-oct-2016Défaite aussi, aux conséquences demain pour la ville pas encore estimées, avec le jugement du Sidru syndicat intercommunal présidé pendant de nombreuses années par le maire et qui a été condamné à payer 20 millions €. Le Préfet a ordonné récemment de régler, obligeant le syndicat à emprunter. Le jugement indique que le maire avait toutes les compétences pour comprendre les mécanismes d’emprunts toxiques qu’il a souscrits.

carteintercoUne intercommunalitéSaint-Germain a du mal à prendre sa place et dessiner son projet de territoire et où le maire de notre ville a été « relégué » aux Ressources Humaines, mission certes nécessaire mais pas la plus stratégique !

Des dossiers de la vie de tous les jours avec des tarifs de services aux usagers parmi les plus chers de la région comme aussi des parkings hors de prix dans notre ville.

Difficultés sur l’aménagement de la Lisière Pereire. En raison d’un recours des élus de la liste de droite dissidente, la commune est obligée de financer 21 millions en attendant la vente bloquée à deux promoteurs d’une partie de l’opération. Certes le maire n’est pas responsable des recours de ses opposants, mais cela illustre bien son absence de dialogue sur les projets d’investissement de la commune. La démocratie participative n’est pas dans les gènes de la majorité actuelle. C’est pourtant la voie attendue par une grande partie des habitants : être des acteurs de leur ville.

Les élus de gauche Pascal Lévêque, Angéline Silly et Pierre Camasses

Communiqué des élus d’opposition de la Communauté d’Agglomération Saint Germain Boucles de Seine sur les réfugiés

Saintgermainbouclesseine« Nous, élues communautaires de la Communauté d’Agglomération Saint Germain Boucles de Seine, élu(e)s municipaux des communes de cette agglomération (Carrières-sur- Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Houilles, Le Pecq, Le-Mesnil-le-Roi, L’Etang-la-Ville, Le Vésinet, Louveciennes, Maisons-Laffitte, Marly-le-Roi, Montesson, Saint-Germain-en-Laye, Sartrouville), représentants de la gauche humaniste, souhaitons exprimer notre totale désapprobation aux élus, députés et maires de notre territoire qui font le choix de jouer le jeu de la peur, de la division, de l’extrémisme en appelant à manifester à Versailles ou Louveciennes contre l’installation de migrants dans les Yvelines, menant un jeu dangereux qui porte atteinte aux valeurs de la République.

Nous dénonçons l’égoïsme de ceux qui appartiennent à l’une des intercommunalités les plus riches de France et qui rejettent avec violence l’accueil d’un nombre limité de réfugiés sur leur territoire.
Nous apportons notre entier soutien aux élu(e)s, signataires de l’appel des Maires solidaires avec Calais, appel que nous faisons nôtre : http://www.maisondeselus.fr/monsieur-sarkozy-ecoutez-lappel-de-plus-de-200-maires-de-france/. Ces maires s’expriment pour un accueil des migrants dans le respect des valeurs humanistes défendues par notre République. Ces maires, et de nombreux autres encore, signataires de l’appel mettent en actes leur paroles avec l’aide d’associations d’accompagnement. En cohérence avec l’Appel des maires solidaires avec Calais, nous souhaitons que nos communes prennent également part à cet effort de solidarité nationale et travaillent à des solutions d’accueil des migrants dans la région parisienne, comme cela est demandé par l’Etat. »

Signataires

Les Elues communautaires : Michèle VITRAC-POUZOULET, Monika BELALA,

Les Elu-es municipaux : Bertrand RABANY, Didier PERRIERE, Pierre GRISON, Dominique BOISDE, Annie-Claude MOTRON, Bertrand MANSARD, Janick GIROUX, Guillaume HUGOT, Annick POUX, Michel STOEFFEL, Nicole SCHELLHORN, Roland G. VILLERME, Frédéric LUZI, Martine POYER, Jean-Luc AUFFRET, Daniel CORNALBA, Nicole LACHETEAU, Anne LAUNOIS, Michel MOUTON, André MICHEL, Antoine LORENZI, Pascal LEPRETRE, Maika BAMPS, Christine LE BERT, Nicolas MOURLON, Jacques CHESNAIS, Claudia PICON, Guillaume LE HENO, Sylvain THIALON, Frédérique ROGE, Guy BIANCOROSSO, Pascal LEVEQUE, Angéline SILLY, Pierre CAMASSES, Michel MICMACHER, Isabelle AMAGLIO-TERISSE , Romain CHIARADIA