La présentation partisane des résultats du 1er tour par le maire de Saint-Germain

Le Journal de Saint-Germain-en-Laye est – théoriquement – le journal de tous les Saint-Germanois. Il est financé par les impôts locaux de TOUS les Saint-Germanois, quelles que soient leurs opinions politiques.
Aussi avons nous été très surpris de voir dans le numéro du 27 avril les résultats du 1er tour commentés dans un encart, qui plus est non signé.
L’honnêteté intellectuelle voudrait que les résultats soient uniquement donnés bruts et que chacun en tire les conclusions qu’il veut. A Saint-Germain, non. Le maire se permet, sous le sceau de l’anonymat, des commentaires très orientés.
Il estime ainsi que "le "vote utile" a profité à la droite" et qu’ "à gauche, Ségolène Royal fait moins bien (18.3%) que Lionel Jospin, Christiane Taubira et Jean-Pierre Chevènement additionnés, qui avaient réalisé 22.5% en 2002."
Passons sur le fait qu’ajouter les scores de différents candidats est discutable (les électeurs saint-germanois de Jean-Pierre Chevènement en 2002 étaient-ils tous de gauche…?) mais Saint-Germain-en-Laye serait donc la seule commune de France où le PS ferait un moins bon score qu’il y a 5 ans…?
Alors rétablissons une vérité : Ségolène Royal obtient 18.29% des voix contre 13.25% pour Lionel Jospin. En nombre de voix, la progression est spectaculaire : 4060 voix contre 2142 en 2002, soit un quasi doublement. Et même si on ajoute les voix Taubira et Chevènement de 2002, la progression est encore de plus de 400 voix.

Nous attendons de M. Lamy, maire de tous les saint-germanois (même de ceux qui ne votent pas pour lui ou ses amis), une certaine neutralité dans Le Journal de Saint-Germain.
Ou alors, il faut rebaptiser celui-ci Le Journal du maire de Saint-Germain, ce qui aura le mérite d’être clair…

Les résultats du 1er tour à Saint-Germain-en-Laye

Comme dans la toute la France, la participation des électeurs au premier tour de l’élection présidentielle à Saint-Germain-en-Laye a été considérable. 86.34% des électeurs se sont déplacés pour voter, un chiffre record.

Voici les résultats complets à Saint-Germain :

Inscrits : 25991
Participation : 86.34%
Blancs et nuls : 0.63%
Exprimés : 22201

Nicolas Sarkozy :         10197 voix soit 45.93%
François Bayrou :         5061 voix soit 22.79%
Ségolène Royal :           4060 voix soit 18.28%
Jean-Marie Le Pen :     1333 voix soit 6%
Philippe de Villiers :      424 voix soit 1.90%
Olivier Besancenot :     385 voix soit 1.64%
Dominique Voynet :     297 voix soit 1.33%
Marie-George Buffet : 135 voix soit 0.60%
José Bové :                 115 voix soit 0.51%
Arlette Laguiller :         111 voix soit 0.49%
Frédéric Nihous :          70 voix soit 0.31%
Gérard Schivardi :         33 voix soit 0.14%

Compte-rendu de la réunion publique à Saint-Germain le 13 mars

Article du Courrier des Yvelines du 21 mars 2007 relatant la réunion publique du 13 mars à la Salle des Arts à Saint-Germain où nous avions invité Alain Bergounioux, secrétaire national du PS aux Etudes.

Les socialistes saint-germanois à l’offensive
Ils ont organisé le mardi 13 mars une "réunion du changement" autour du Pacte présidentiel de Ségolène Royal

Les organisateurs pouvaient se réjouir. La salle des Arts de la Maison des Associations était largement occupée par les sympathisants socialistes et de simples curieux. Après les "réunions participatives", place donc aux "réunions du changement".
"L’idée de ces réunions est de présenter le pacte présidentiel de Ségolène Royal et de continuer à être dans une démarche participative, c’est-à-dire d’inviter le public à s’exprimer, à poser des questions…" confie Patrick Abisseror, candidat aux législatives sur la 6e circonscription, celle de Saint-Germain-en-Laye.
Au total, soixante-dix "réunions du changement" devraient se dérouler dans le département jusqu’aux élections présidentielles. Quatre d’entres elles concerneront la sixième circonscription.
"Il y a d’un côté la campagne nationale, avec ses grands rassemblements, et de l’autre ces réunions qui essayent d’aller au plus près des électeurs. Dans chaque circonscription, les candidats aux législatives sont les présidents des comités de soutien à Ségolène Royal", poursuit Patrick Abisseror.
Le socialiste indique que "chaque voix va compter" pour la présidentielle. Le militant songe également aux législatives qui suivront. "Nous n’avons actuellement aucun député socialiste sur les douze circonscriptions des Yvelines. Le but est de fédérer au maximum afin d’être présent au second tour", ajoute Patrick Abisseror.
Alain Bergounioux, invité de marque, a fait un long exposé avant que l’auditoire ne pose des questions. Membre de l’équipe de campagne de Ségolène Royal, il a développé des idées fortes de son "pacte présidentiel" s’en prenant également aux ténors de l’UMP ainsi qu’à François Bayrou qu’il a qualifié d’ "imposteur". "Notre objectif est de développer la croissance mais une croissance plus juste. Il faut produire des richesses pour mieux les répartir" a indiqué l’invité de Patrick Abisseror.
Alain Bergounioux a ensuite répondu au public qui l’a interpellé notamment sur les moyens de baisser la dette publique ou d’augmenter les bas salaires. On l’aura compris, la réunion avait une forte tendance participative. S.R.

Réunion publique à Saint-Germain le 13 mars

La section du Parti Socialiste de Saint-Germain organise une réunion publique le mardi 13 mars à 20h30 à la Salle des Arts, 3 rue de la République à Saint-Germain pour présenter le pacte présidentiel de Ségolène Royal.
Autour de Patrick Abisseror, notre candidat dans la 6e circonscription, nous accueillerons Alain Bergounioux, secrétaire national du PS aux études.
Venez nombreux pour débattre avec nous !

Notre 7e journal de section est paru

Le 7e numéro de Saint-Germain Solidaire, le journal des Socialistes de Saint-Germain, Fourqueux et Mareil-Marly, est paru. Il est en cours de distribution dans les boites aux lettres de nos 3 communes. Si vous ne l’avez pas reçu d’ici une quinzaine de jours, n’hésitez pas à nous contacter à cette adresse mel ps.saintgermain@gmail.com.

Pour le télécharger, cliquez sur la photo ou allez dans le module Notre Journal, colonne de gauche, où vous pouvez télécharger tous les numéros déjà parus.

Au sommaire de ce numéro :

- la situation de l’hôpital de Saint-Germain, avec une lettre ouverte au directeur de l’hôpital

- la police municipale de Saint-Germain bientôt équipée de flash-balls (nous l’avions révélé sur ce blog fin 2006 et cette information fait depuis beaucoup réagir, dans Le Parisien tout dernièrement)

- l’insuffisance des subventions aux associations de Saint-Germain

- l’augmentation très importante des tarifs du stationnement en centre ville

- la dangerosité et le mauvais entretien de la N184

- la Droite saint-germanoise se déchire

- et un entretien avec Patrick Abisseror, le candidat socialiste dans la 6e circonscription des Yvelines.

Vous pouvez retrouver sur ce blog le 6e numéro de Saint-Germain Solidaire.

La Droite saint-germanoise se déchire

Rien ne va plus à Droite à Saint-Germain où les héritiers de l’ancien maire RPR Michel Péricard n’en finissent plus de se déchirer depuis des mois.

En octobre dernier, dans l’édition du Point du 12 octobre 2006 (nous en avions parlé sur ce blog), la famille Péricard et l’actuel maire UMP de Saint-Germain Emmanuel Lamy s’échangeaient des noms d’oiseaux : M. Lamy se demandait ce que représentent «les Péricard» à Saint-Germain et Catherine Péricard, conseillère générale UMP du canton de Saint-Germain sud, affirmait sans détour qu’elle n’«aime pas» le maire de Saint-Germain et qu’«il s'[était] mal comporté à la mort de [s]on mari»… Ambiance !

Puis est venu le licenciement brutal par le député UMP de la circonscription Pierre Morange de son attachée parlementaire, une certaine Armelle Péricard, fille de Catherine (suppléante de M. Morange!), car celle-ci "travaillait sur son temps de travail pour son frère Arnaud Péricard. Elle l’aidait dans ses ambitions politiques" a déclaré Pierre Morange. Celui-ci avait été condamné aux prud’hommes à verser 20.000 euros pour licenciement abusif. Nous l’avions aussi évoqué sur ce blog. Assurément, le népotisme est quelque chose qui se porte bien dans notre ville…

Dernièrement, l’association Couleur Saint-Germain, créée par Arnaud Péricard, fils de Catherine et Michel Péricard, a été verbalisée par la police municipale, sur ordre du maire de Saint-Germain, pour non-respect de l’affichage. Alors que le Front National, qui colle pourtant ses affiches n’importe où dans la ville depuis des années, n’a, à notre connaissance, jamais été verbalisé par la police municipale, Couleur Saint-Germain a reçu pas moins de 12 procès-verbaux pour avoir collé ses affiches sur les panneaux d’expression politique et non d’expression associatives. Ceux-ci ont été transmis au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Versailles (qui n’a sans doute que ça à faire…).

Difficile pourtant de faire plus anodines (certains diront creuses…) que ces affiches « J’aime ma ville »… Mais il est vrai que Couleur Saint-Germain se présente depuis des mois sur son site internet comme apolitique, défendant le cadre de vie des Saint-Germanois, alors qu’il s’agit clairement des prémices d’une liste de droite concurrente de celle du maire pour les municipales de mars 2008. Ce qui énerve sans doute beaucoup le maire de Saint-Germain qui a trouvé ce prétexte pour faire payer les ambitions d’Arnaud Péricard.

La guerre est désormais ouverte entre les deux clans et le ton monte rapidement. En réponse à la mise en demeure mi-septembre 2006 par la municipalité, Arnaud Péricard répondait au maire, via le Directeur général des services de Saint-Germain, dans une lettre datée du 29 septembre : "Nous espérons en tout cas que vous n’aviez pas à l’esprit à travers ces courriers de professer à l’encontre de notre association une quelconque mesure d’intimidation voire une menace, ce que nous ne saurions tolérer et ce qui nous amènerait à prendre les mesures nécessaires afin qu’une telle attitude ne se reproduise pas à l’avenir"… Rappelons que les deux hommes sont pourtant tous les deux membres de l’UMP…

Visiblement, la "menace" a été suivie d’effet… Mais qui menace qui dans l’affaire, chacun jugera…

Pendant que la Droite locale se déchire, ce qui nuit à la bonne réalisation des dossiers locaux (l’hôpital en est un exemple criant), les Socialistes saint-germanois travaillent, élaborent leur programme pour les prochaines élections municipales, font leur travail d’opposant au conseil municipal et contribuent, grâce à ce blog et leur journal Saint-Germain Solidaire (distribué dans toutes les boites aux lettres et téléchargeable dans la colonne de gauche), à vous donner une autre information que celle du Journal de Saint-Germain, dont la partialité choque énormément d’habitants…

Assurément, nous aurons l’occasion de revenir sur cette guerre des Droites à Saint-Germain qui ne fait que commencer…

Une plainte contre des colleurs d’affiches du FN à Saint-Germain

Une plainte a été déposée fin décembre à Saint-Germain-en-Laye contre des colleurs d’affiches du Front National. Quatre militants du parti d’extrême droite ont vaporisé une bombe lacrymogène sur une passante qui avaient "osé" leur faire remarquer que leurs affiches n’étaient pas belles. Cette dame a déposé plainte au commissariat.
Curieuse coïncidence, quinze jours auparavant, un incident similaire a eu lieu à Magny-les-Hameaux lorsque un jeune homme, qui décollait des affiches du FN, s’est fait asperger d’un produit irritant par deux personnes se présentant comme sympathisantes du FN. Il a, lui aussi, porté plainte.
La secrétaire départementale du FN, Myriam Baeckeroot, dément l’implication de ses militants dans ces agressions précisant que "les colleurs d’affiches ont interdiction de porter des armes de quelque nature qu’elles soient" (encore heureux !). Avec un culot monstre, elle se demande même "s’il n’y a pas là une provocation générale. Des personnes ont très bien pu récupérer des affiches et des autocollants lors de notre fête Bleu, blanc rouge"…
Il y a une vingtaine d’années, un militant socialiste de Chatou avait été tué par des membres du Front national lors d’un collage d’affiches. La section socialiste de Chatou commémore sa mémoire chaque année.

Notre 6e journal de section est paru

Les habitants de Saint-Germain, Fourqueux et Mareil-Marly ont reçu ou vont très prochainement recevoir dans leur boite aux lettres Saint-Germain Solidaire n° 6, le journal de notre section, diffusé à 17000 exemplaires.
Au sommaire de ce numéro :
- Notre point de vue sur la Carte royale à Saint-Germain
- Deux exemples de mauvaise gestion à Saint-Germain
- La mise en place de la tarification sociale dans les transports en commun d’Ile-de-France
- La politique cynique du maire de Saint-Germain concernant l’A104
- Un éclairage sur les allocations étudiants et jeunes travailleurs dans le projet des Socialistes 
- La dénonciation de la politique du tout-automobile à Saint-Germain
- Enfin, Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France, nous fait l’amitié de s’exprimer dans notre journal sur l’A104 et la politique de la région en matière de transports.

Si vous n’avez pas reçu ce journal d’informations locales, n’hésitez pas à nous en faire la demande par courriel en mentionnant votre adresse postale ps.saintgermain@gmail.com ; nous vous l’enverrons par courrier.

Si vous souhaitez recevoir le ou les numéro(s) précédent(s), n’hésitez pas également à nous le demander.
De même, si vous n’habitez pas Saint-Germain, Fourqueux ou Mareil-Marly et souhaitez recevoir Saint-Germain Solidaire, n’hésitez pas à nous contacter !
Vous pouvez télécharger ce journal au format pdf en cliquant ici (le téléchargement peut prendre quelques instants selon le débit de votre connexion)
Mise à jour : Le Journal de Saint-Germain, le journal du maire, a été le premier à nous demander Saint-Germain Solidaire, le journal des Socialistes. Faites comme lui !

Pierre Morange, député UMP des Yvelines, condamné aux prud’hommes !

Le Parisien l’annonce dans son édition du 24 novembre : le député UMP de la 6e circonscription Pierre Morange, également maire de Chambourcy, a été condamné hier par les prud’hommes de Saint-Germain-en-Laye pour le licenciement abusif de son ancienne assistante parlementaire… Armelle Péricard, fille de Catherine Péricard, l’actuelle conseillère générale UMP du canton de Saint-Germain sud (dont Chambourcy fait partie…).

Nous savions qu’ils étaient tous les deux en conflit,  les prud’hommes vient de reconnaître que le licenciement d’Armelle Péricard par le député-maire avait été pour le moins cavalier… Pierre Morange a été condamné à verser près de 20 000 euros à son ancienne salariée.

La rupture est désormais complète entre Pierre Morange et la famille Péricard, autrefois très proches puisque Catherine Péricard est aussi la suppléante de Pierre Morange à l’Assemblée nationale… Et comme cette dernière a également une opinion bien tranchée sur le maire de Saint-Germain (nous en avions parlé ici), la Droite locale n’a pas fini de s’entredéchirer…

Voici l’article du Parisien du 24 novembre :

Chambourcy

Le Député-Maire condamné aux prud’hommes

Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, a été condamné hier pour licenciement abusif par le tribunal des prud’hommes de Saint-Germain-en-Laye. L’élu était poursuivi par son ancienne assistante parlementaire, Armelle Péricard. Celle-ci avait été licenciée au printemps 2005 pour faute grave, en l’occurence "rupture des clauses de fidélité, de confidentialité et de loyauté". Le maire est condamné à verser à son ex-salariée près de 20 000 euros.

Au coeur de cette bataille judiciaire, il y a la famille Péricard. Armelle est la fille de l’ancien maire de Saint-Germain, Michel Péricard, et elle est également la soeur d’Arnaud Péricard qui, lui, aurait des amibitions politiques sur le secteur. "Elle travaillait pour son frère et l’a conseillé pendant un an et demi. Et cela, pendant son travail avec Pierre Morange" explique-t-on dans l’entourage du député pour justifier le licenciement.

"Elle ne comptait pas ses heures. Elle a tout donné pour lui. Il a voulu s’affirmer en tant qu’homme politique. En la licenciant, il a voulu dire à tout le monde : En politique, et sur mon secteur, on ne fait rien sans mon avis", rétorque un proche de la jeune femme.

Cette dernière confie aujurd’hui être "ravie, soulagée". Mais, bizarrement, c’est aussi l’avis de… Pierre Morange qui, bien que condamné, se satisfait du jugement : "Elle avait demandé seize mois de salaire. Elle n’en a eu que quatre. Je ne ferai pas appel." "Il a beau jeu de lancer cet argument, sourit ce proche d’Armelle Péricard. Aux prud’hommes, on demande toujours plus pour espérer avoir un peu."

Medhi Gherdane