Pierre Morange, député UMP des Yvelines, condamné aux prud’hommes !

Le Parisien l’annonce dans son édition du 24 novembre : le député UMP de la 6e circonscription Pierre Morange, également maire de Chambourcy, a été condamné hier par les prud’hommes de Saint-Germain-en-Laye pour le licenciement abusif de son ancienne assistante parlementaire… Armelle Péricard, fille de Catherine Péricard, l’actuelle conseillère générale UMP du canton de Saint-Germain sud (dont Chambourcy fait partie…).

Nous savions qu’ils étaient tous les deux en conflit,  les prud’hommes vient de reconnaître que le licenciement d’Armelle Péricard par le député-maire avait été pour le moins cavalier… Pierre Morange a été condamné à verser près de 20 000 euros à son ancienne salariée.

La rupture est désormais complète entre Pierre Morange et la famille Péricard, autrefois très proches puisque Catherine Péricard est aussi la suppléante de Pierre Morange à l’Assemblée nationale… Et comme cette dernière a également une opinion bien tranchée sur le maire de Saint-Germain (nous en avions parlé ici), la Droite locale n’a pas fini de s’entredéchirer…

Voici l’article du Parisien du 24 novembre :

Chambourcy

Le Député-Maire condamné aux prud’hommes

Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, a été condamné hier pour licenciement abusif par le tribunal des prud’hommes de Saint-Germain-en-Laye. L’élu était poursuivi par son ancienne assistante parlementaire, Armelle Péricard. Celle-ci avait été licenciée au printemps 2005 pour faute grave, en l’occurence "rupture des clauses de fidélité, de confidentialité et de loyauté". Le maire est condamné à verser à son ex-salariée près de 20 000 euros.

Au coeur de cette bataille judiciaire, il y a la famille Péricard. Armelle est la fille de l’ancien maire de Saint-Germain, Michel Péricard, et elle est également la soeur d’Arnaud Péricard qui, lui, aurait des amibitions politiques sur le secteur. "Elle travaillait pour son frère et l’a conseillé pendant un an et demi. Et cela, pendant son travail avec Pierre Morange" explique-t-on dans l’entourage du député pour justifier le licenciement.

"Elle ne comptait pas ses heures. Elle a tout donné pour lui. Il a voulu s’affirmer en tant qu’homme politique. En la licenciant, il a voulu dire à tout le monde : En politique, et sur mon secteur, on ne fait rien sans mon avis", rétorque un proche de la jeune femme.

Cette dernière confie aujurd’hui être "ravie, soulagée". Mais, bizarrement, c’est aussi l’avis de… Pierre Morange qui, bien que condamné, se satisfait du jugement : "Elle avait demandé seize mois de salaire. Elle n’en a eu que quatre. Je ne ferai pas appel." "Il a beau jeu de lancer cet argument, sourit ce proche d’Armelle Péricard. Aux prud’hommes, on demande toujours plus pour espérer avoir un peu."

Medhi Gherdane

Ségolène Royal massivement investie par les socialistes français et saint-germanois

Les militants socialistes ont massivement voté dans toute la France, avec une participation extrêmement élevée de 81,97%, pour choisir leur candidat à l’élection présidentielle. Ils ont élu au premier tour Ségolène Royal avec 60,65% des voix. Dominique Strauss-Kahn a obtenu 20,69% et Laurent Fabius 18,66 % des voix.
Durant plusieurs mois, les socialistes ont débattu publiquement, d’abord de leur projet puis du choix du candidat, dans une démarche démocratique et transparente que tous les autres partis nous envient. Il n’y a qu’à voir comment se constituent le projet et la désignation du candidat UMP pour constater la différence.

Dans la section PS de Saint-Germain, Fourqueux et Mareil-Marly, 86% des adhérents ont voté, soit 95 personnes sur 110 inscrits, un chiffre exceptionnel. Notre section est désormais la 3e section la plus importante des Yvelines, derrière Conflans et Versailles. Plus de 90 nouveaux adhérents nous ont rejoint ces derniers mois, et le flux ne se tarit pas. Le poids politique des Socialistes à Saint-Germain est assurément en train de changer…

Voici les résultats de notre section, assez proches des résultats nationaux :
Inscrits : 110
Votants : 95 (soit 86,36%)
Blancs et nuls : 0
Exprimés : 95
Laurent Fabius : 18 voix (soit 18,95%)
Ségolène Royal : 54 voix (soit 56,84%)
Dominique Strauss-Kahn : 23 voix (soit 24,21%)
A télécharger : les résultats nationaux par départements et les résultats dans les Yvelines par section.

Le vote des militants de notre section a été suivi par les caméras d’Yvelines Première et par les journalistes du Courrier des Yvelines, dont vous pourrez lire le compte-rendu dès mercredi prochain.

Ségolène Royal est désormais la candidate de tous les Socialistes, rassemblés et unis pour battre la Droite en 2007 et mettre en place le projet des socialistes.
Pour participer à la victoire de la Gauche aux élections présidentielle et législatives en 2007, mais également aux élections municipales et cantonales en 2008, rejoignez notre section ! Contactez-nous par mail à cette adresse : ps.saintgermain@gmail.com

Saint-Germain-en-Laye à l’honneur cette semaine dans Le Point

 
 

La ville de Saint-Germain est à l’honneur cette semaine dans l’édition du Point daté du 12 octobre. L’hebdomadaire consacre plusieurs pages à notre commune, revenant sur les grands dossiers en cours (Francilienne, hôpital, parking du marché, etc…). L’occasion aussi pour le journal d’interroger l’opposition de gauche et en particulier Jean Laurent, conseiller municipal socialiste, qui donne à plusieurs reprises son avis.

 

L’hebdomaire consacre également un portrait de deux pages au maire UMP de Saint-Germain Emmanuel Lamy. Il rappelle l’engagement politique du maire, d’abord au Parti radical valoisien jusqu’en 1988 puis lorsque ce parti entre au gouvernement de Michel Rocard, Emmanuel Lamy le quitte pour le RPR. Le Point rappelle qu’en 1993, M. Lamy « dirige le cabinet d’Alain Carignon, alors ministre de la communication, en  "ignorant totalement" les entourloupes du maire de Grenoble (mis en examen, le ministre est condamné pour corruption en 1996). »

 

Sa carrière politique à Saint-Germain est rappelée. Conseiller municipal depuis 1977, élu sur une liste opposée à celle de Michel Péricard, Emmanuel Lamy est intégré sur la liste de celui-ci en 1983. Elu maire en 1999 à la suite du décès de Michel Péricard, il "essuie un échec cuisant" aux législatives en 2002, "battu dès le premier tour par Pierre Morange", et par Jean Laurent, ce que le journal omet de préciser.

 
 

Voici comment Le Point voit aujourd’hui la situation politique locale à droite, qualifiée de « marigot municipal » :

 

Catherine Péricard, conseillère générale du canton de Saint-Germain-en-Laye sud, a gardé une dent très acérée contre le successeur de son mari. Elle rêve de le déloger de la mairie : "Mon fils a créé une association [Couleur Saint-Germain] qui veut s’investir et être force de proposition dans la ville. Pour l’instant, il n’envisage pas de se présenter aux municipales." Pour l’instant… Mais le maire s’avoue confiant : "Les Péricard peuvent bien me mettre le fils ou la fille dans les roues, c’est la mère qui tire les ficelles. Je ne me détermine pas par rapport à eux. Qui sont-ils ici? Que représentent-ils?" Ambiance… 

 

 

Drôle d’ambiance à droite effectivement… La campagne municipale pourrait être bien plus ouverte qu’il n’y parait. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

 
 

 

 

La présentation du caractère de M. Lamy est elle aussi intéressante :

Selon M. Lamy : « Je suis tenance et accrocheur. Cela peut être une qualité comme un défaut. Mais je sais être pragmatique pour faire aboutir une idée à laquelle je tiens. »
Selon ses opposants, autre son de cloche : « Il est distant, estime Jean Laurent (PS). Mais surtout, il n’accepte pas la critique. Il la prend toujours très mal et devient rapidement hargneux. A ces moments-là, c’est un peu difficile d’être son opposant. » Quant à Catherine Péricard, elle l’avoue sans ambages : « Je ne l’aime pas du tout : il s’est mal comporté avec moi à la mort de mon mari. Je n’oublie pas. »

 

 
 

L’ensemble du dossier est à lire cette semaine dans Le Point.