Emprunts toxiques du SIDRU : l’arrêt de la cour d’appel accable Emmanuel Lamy (1)

La cour d’appel de Paris a rendu le 4 novembre 2016 son arrêt sur le procès qui oppose le Sidru (syndicat intercommunal composé de 15 villes qui traite nos ordures ménagères) à la banque allemande Depfa. Cette décision est défavorable au Sidru : les juges rejettent les demandes du syndicat et annulent les faibles dommages et intérêts obtenus au TGI. Le Sidru est condamné à régler les impayés (12,1 M€), les intérêts de retard et la valeur de marché du swap, pour un total de 20 M€, soit presque 100 € par habitant du périmètre du Sidru.

Cet arrêt jette également une lumière crue sur ce que savait l’exécutif du Sidru en 2007, qui est en fort contraste avec la communication du président Emmanuel Lamy (maire LR de Saint-Germain-en-Laye) en conseil municipal et dans le journal de la ville. En termes moins choisis, le président du Sidru a menti à plusieurs reprises en 2007, en 2008 et encore en 2009 lorsqu’il disait que tout allait bien et que le syndicat ne prenait pas de risque. En réalité il savait que le Sidru était en situation critique et qu’il avait cherché avec le swap de Depfa un expédient risqué qui lui a permis de passer sans encombre les élections municipales de 2008. Nous reviendrons sur ce deuxième enseignement de l’arrêt dans un article à suivre. Continuer la lecture de Emprunts toxiques du SIDRU : l’arrêt de la cour d’appel accable Emmanuel Lamy (1)

Non à la fin de la gratuité des transports pour les seniors à Saint-Germain-en-Laye !

logoresalys1En toute discrétion, la municipalité de Saint-Germain-en-Laye vient de supprimer le Pass’Local permettant aux seniors de circuler gratuitement sur le réseau Résalys. Cette suppression, annoncée aux usagers dans le courant du mois d’octobre, brutalement et sans concertation préalable, prendra effet au 1er janvier 2017.

Seuls les actuels détenteurs du titre Améthyste, délivré par le Conseil départemental aux retraité(e)s de plus de 65 ans non imposables, pourront continuer à bénéficier de la gratuité des transports en commun. Pour les autres, en particulier les Saint-Germanois âgés de 62 à 65 ans, également non imposables, actuellement bénéficiaires du Pass’Local, il faudra à l’avenir débourser 4 € pour tout trajet aller-retour sur l’une des 5 lignes de bus du réseau urbain.

Pour l’heure, aucune alternative n’est proposée (comme une offre supplémentaire de navettes gratuites) : il s’agit bel et bien de la fin d’une tarification solidaire qui permettait à près d’un millier d’usagers, aux revenus parfois modestes, de se déplacer en toute autonomie.

La suppression de ce dispositif, décidée par la municipalité pour des raisons de rentabilité, aura un coût social et environnemental important.

Environnemental d’abord. Inutile de rappeler les vertus écologiques des transports collectifs. En les rendant plus chers et moins attractifs, on favorise le report modal vers les véhicules individuels et on favorise l’augmentation de la circulation automobile.

Social ensuite. La mobilité est un enjeu primordial du bien-vieillir, contribuant à favoriser l’autonomie des seniors et le maintien de leurs liens sociaux. La fin de la gratuité et la difficulté à envisager des modes de déplacement alternatifs pour tous (marche, vélo) provoqueront inévitablement une limitation des déplacements en particulier dans les quartiers périphériques de Saint-Germain (Bel-Air/Rotondes, Saint-Léger, Schnapper), où le sentiment d’isolement est déjà vif.

Proposer une ville inclusive, où l’espace public appartient à tous, jeunes et moins jeunes, une ville accessible, sans fractures territoriales, ce n’est pas supprimer un des derniers dispositifs de solidarité, dans une simple logique de rentabilité, au mépris des risques sociaux et environnementaux encourus

Les transports collectifs urbains, dont la gratuité progresse d’ailleurs partout en France, sont un service public de proximité essentiel, garantissant la cohésion sociale et la préservation environnementale.

Dans l’intérêt de tous, la majorité municipale doit renoncer à cette mesure, socialement injuste et écologiquement dangereuse.

Tram 13 Express : lettre des élus PS saint-germanois à la Ministre de l’Environnement

Objet : Lancement des travaux sur le territoire de Saint-Germain (78100) de la tangentielle Ouest

Madame La Ministre,

Nous souhaitions porter à votre connaissance la réaction de la population de Saint-Germain-en-Laye dans le cadre du lancement prévu des premiers travaux du prolongement de la tangentielle Ouest.

En effet, le 26 Septembre 2016, les habitants sont venus très nombreux à la mairie pour assister à la présentation des débuts de travaux de la tangentielle ouest, désormais appelé ligne « Tram 13 express », entrant dans le cadre de la phase 1 de son déploiement (il s’agit du trajet : Saint Cyr/Saint-Germain-en-Laye), en présence du chef de projet du STIF ainsi que des ingénieurs SNCF et RATP en charge de superviser les travaux.plan-virguleLa quasi-totalité des interventions dans une salle multimédia bondée ne remettait pas en cause le projet de prolongement vers Poissy et Achères d’un côté ou Saint-Cyr de l’autre, mais sur la partie complémentaire sur le territoire de Saint-Germain, reliant la gare de la grande ceinture au RER A de Saint-Germain-en-Laye. Par simplicité, les Saint Germanois appellent « la virgule » ce segment gare Grande ceinture/RER A qui fait l’objet de leur plus grande attention. Le dispositif suivant a été présenté:

Début des travaux : automne 2016. Fin des travaux : 2019. Mise en service en 2020 après période de test du fonctionnement du tram-train.
Le terminus de côté RER A fera l’objet de travaux conséquents pour la construction d’un tunnel souterrain doté d’un trottoir roulant pour la correspondance avec la gare RATP ; comprenant notamment la coupe d’arbres sur une partie d’une allée du parc, qui seront replantés par la suite.
Comme l’exige la loi, les arbres coupés seront replantés en partie seulement dans le périmètre de la forêt de Saint- Germain.
La voie ferrée équipée de caténaires électriques qui traversera la forêt sera entourée d’un grillage de sécurité
L’avenue Kennedy (partie Camp des Loges) sera à sens unique
Le matériel ferroviaire sera un tram-train de type Citadis Dualis (Alstom) identique à ceux qui sont déjà en service à Mulhouse et à Nantes
Lors de cette réunion publique, les intervenants institutionnels par leurs réponses souvent imprécises ont conforté les inquiétudes de nombreux habitants qui les ont interrogés, notamment sur les aspects suivants :

Le coût réel. Il est évoqué seulement un budget total de la phase 1 de 350 M€, basé sur une estimation datant de 2011, correspondant à un « budget d’objectif » avant appel d’offres et finalisation des diverses études d’ingénierie. Lors de la phase de consultation publique le surcoût de « la virgule » était apparue à 75 millions €, curieusement lors de la réunion publique du 26 septembre, il a été indiqué par le chef de projet STIF qu’il n’y avait qu’un coût global. Ce recul d’informations est navrant, dans une époque de maîtrise de l’argent public ne pourrions-nous pas faire l’économie de cette virgule ?
La sécurité routière. La traversée de la RN 184 et de trois routes départementales nous semble constituer des obstacles supplémentaires générateurs de risques et de délai pour les usagers de ces voies. Nous considérons que ces croisements de voie hors agglomération ne peuvent être traités comme le sont les trams en centre-ville. L’ingénieur de la SNCF a précisé que sur le segment « virgule », les conducteurs du Tram-Train changent de procédure pour passer en « conduite à vue » à faible vitesse, et que les feux à l’intersection de la N184 et de l’avenue des Loges seront paramétrés pour garantir toute la sécurité voulue. Nous précisons qu’il s’agit de routes notoirement accidentogènes.

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La description des protections grillagées sur le parcours forestier de la voie ferrée a suscité un tollé de la part de ceux qui ont compris que cela créait une barrière certes infranchissable pour les animaux mais aussi pour les habitants. Malheureusement, sur cette question que visiblement les responsables n’avaient pas anticipé, les réponses évasives se voulant rassurantes n’ont convaincu personne. Nous nous interrogeons également sur les conséquences de ce projet pour l’environnement. La surface de forêt qui sera supprimée ainsi que l’impact esthétique sur la perspective du château de Saint-Germain renforcent nos réserves quant à l’utilité de cette « virgule ». Enfin, la correspondance à Saint-Germain se présentera comme un long couloir qui renforcera le handicap de la rupture de charge et aura un impact négatif sur le trafic attendu.
Madame la Ministre, s’agissant de l’impact pour notre ville, pour rappel, nous avons exprimé à de nombreuses reprises notre scepticisme sur la raison d’être de la création du segment dit de la virgule de Saint-Germain, ligne ferroviaire complémentaire traversant la forêt pour relier la gare SNCF de la grande ceinture à la gare RATP du RER A de Saint-Germain en Laye.

Sans revenir sur les alternatives de prise du RER à Poissy ou Achères demain ainsi qu’Eole la ligne Paris Rouen Le Havre et sur une décision qui est désormais entérinée, nous constatons malgré tout que l’énorme surcoût engendré et l’altération définitive de l’environnement forestier que cela entraîne ne sont pas en rapport avec les hypothèses de fréquentations et avec la demande des habitants de notre ville. Cette polémique sur la virgule contraste avec le soutien unanime exprimé pour le reste du prolongement de la ligne TGO, de Saint-Cyr à Achères. Nous aimerions connaître votre point de vue sur cette problématique spécifique à notre ville.

Nous vous prions de recevoir, Madame, la Ministre, l’expression de notre considération distinguée.

Pascal Lévêque Angéline Silly Pierre Camasses

Conseillers municipaux de Saint-Germain-en-Laye

Ciné-débat « Les années Mitterrand » le 18 octobre 2016 à Saint-Germain-en-Laye

cinedebatmitterrand102016La section du Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye, Fourqueux et Mareil-Marly organise un ciné-débat à l’occasion du centenaire de la naissance de François Mitterrand le mardi 18 octobre à 20h30 au Cinéma C2L – 25, rue du Vieux-Marché à Saint-Germain-en-Laye.

L’entrée est libre.

Au programme de la soirée ciné/débat :
– Film documentaire « Les années Mitterrand »
– Echanges avec la salle en présence de Marie-Noëlle Lienemann et Alain Bergounioux

Marie-Noëlle Lienemann : Sénatrice socialiste de Paris et candidate aux primaires de la gauche. Elle fut notamment Ministre déléguée au Logement et au Cadre de vie auprès de Jean-Louis Bianco, Ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, sous la présidence de François Mitterrand de 1992 à 1993.

Alain Bergounioux : Historien et membre du Conseil d’administration de la Fondation Jean-Jaurès. Il a été Conseiller dans plusieurs cabinets ministériels : de 1988 à 1991 auprès de Michel Rocard, Premier ministre, de 1997 à 1998 auprès de Catherine Trautmann, ministre de la Culture et de la Communication ; de 2000 à 2002 auprès de Michel Sapin, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat.

Avec le soutien des élus communautaires et des élus municipaux adhérents de l’UDESRY (Union des élus socialistes des Yvelines) de la communauté de communes Saint-Germain Seine et Forêts.

Saint-Germain-en-Laye : la passivité face aux incivilités, ça suffit !

JSGTribune libre des élus PS saint-germanois parue dans le Journal de Saint-Germain du 30 septembre 2016


Le 13 septembre se tenait le conseil de quartier Rotondes / Saint Léger. Dans son principe, il s’agissait d’une pseudo-consultation informant de décisions déjà prises (par exemple, la mise en double sens de circulation du Boulevard Berlioz, malgré l’opposition unanime des riverains) et tentant de contenir (sans y parvenir) la colère d’habitants et de commerçants excédés par l’aggravation des incivilités (nuisances sonores, routières, vols à l’étalage).

Dpolice_municipaleès le printemps, notre groupe s’était fait l’écho de ces difficultés et avait proposé au maire lors du conseil municipal du 12 mai un certain nombre de mesures à prendre rapidement comme la mise en place d’une vraie politique d’îlotage de la police municipale, se traduisant par des rondes à pied ou à VTT fréquentes (en particulier entre la tombée et le milieu de la nuit) ou le recrutement de jeunes en service civique en renfort des effectifs, particulièrement sur les missions de dialogue, de médiation et de prévention.

Balayant d’un revers de main ces propositions, sans même les avoir examinées sérieusement, il nous a été répondu que la police municipale intervenait déjà à titre préventif et que le recours au service civique sur ce type de mission était impossible. Une flagrante contre-vérité puisque de nombreuses collectivités ont opté pour cette démarche citoyenne et efficace, qui correspond au refus assumé de mettre en place une vraie police de proximité, à vocation préventive et dissuasive.

Une posture et un flagrant délit de mensonge qu’il appartiendra à nos concitoyens de juger.

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Les élus de gauche : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

 

Le fiasco du départ du PSG

Tribune des élus PS parue dans le Journal de Saint-Germain du 16 septembre 2016


revonsplusgrandLe fiasco du départ du PSG

L’annonce est tombée au cœur de l’été : c’est finalement à Poissy que le Paris-Saint-Germain (PSG) installera son futur centre d’entraînement et de formation dès 2019. Pas de happy end donc pour ce feuilleton à multiples rebondissements qui aura duré plus de 4 ans.

Malgré l’arrivée de la section féminine au camp des Loges et le maintien de la section amateur (900 licenciés), présentés comme de solides compensations, c’est une très mauvaise nouvelle pour notre ville et un sévère camouflet infligé à la majorité municipale et à Emmanuel Lamy.

La superficie initiale du site proposé (70 ha à proximité de l’Etang du Corra au nord de la plaine d’Achères) ainsi que les coûts de dépollution (15 M€), ont pendant de long mois été présentés comme les principaux freins à la candidature saint-germanoise. Finalement au regard d’un investissement total estimé à 300 millions d’€, on peut douter que cela ait pesé significativement sur la décision du club qatari.

Sur ce dossier, très politique, c’est bien plutôt du côté des atermoiements saint-germanois et du manque de soutiens de la majorité qu’il faut chercher l’explication. Alors que la candidature pisciacaise portée par Karl Olive, maire de Poissy, était activement soutenue par le président du Conseil départemental Pierre Bédier et par le député LR de la XIIe circonscription, David Douillet, le président de la communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, Pierre Fond et le député Pierre Morange sont restés étonnamment silencieux. Un isolement, sur ce dossier, comme sur tant d’autres, qui dessert les intérêts de notre ville, son dynamisme et son attractivité.

Saura-t-on rebondir ?

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Les élus de gauche : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

Disparition de Philippe Pivert, maire adjoint de Saint-Germain-en-Laye

Philippe-Pivert-250x344Nous venons d’apprendre le décès de Philippe Pivert ce samedi 20 août à l’âge de 68 ans des suites d’une longue maladie. Elu municipal majoritaire depuis 1995 à Saint-Germain-en-Laye, Philippe Pivert était en charge de la prévention, de la sécurité, de la vie associative, de la jeunesse et du sport.

Sportif accompli, maître en karaté, élevé récemment au grade de 9ème dan, il avait été de nombreuses fois champion, notamment avec l’équipe de France de karaté. Impliqué aussi dans la vie de notre ville, il rejoint Michel Péricard dès 1995, puis Emmanuel Lamy dans les deux derniers mandats. Il était aussi élu du département des Yvelines depuis 2011 sous l’étiquette UDI.

Notre groupe d’opposition rend hommage à l’engagement de Philippe Pivert avant tout un homme d’action qui aimait faire avancer ses dossiers pour le compte de sa ville. Discret et attentif en conseil municipal, chaleureux et fraternel dans les échanges interpersonnels, Philippe Pivert a toujours considéré que la recherche de consensus était plus productive que la combat stérile d’opposition. Nous conserverons la mémoire d’un homme jovial, ouvert, direct et passionnément amoureux de sa ville. Nous adressons une pensée toute particulière à sa famille.

Les élus du groupe Saint-Germain-Autrement

Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

Saint-Germain-en-Laye : double sens cyclable et propagande municipale

doublesensDans ces derniers numéros, le « Journal » de Saint-Germain (le bulletin de communication du maire et de sa majorité) en font un maximum sur la bicyclette à Saint-Germain :

Une du journal du 18 mars 2016 (n°684) : « Tous en selle ! »
Article dans le n°681 : « Oui au double sens cyclable »
Quoi de plus naturel : les circulations douces, piétons et cyclistes, s’accompagnent de très peu de nuisances. Pas de pollution de l’air, pas de bruit, peu de risque pour soi et encore moins pour autrui. Ces modes de déplacement sont également bons pour la santé et accessibles à toutes les bourses.

Cependant, l’attitude de la majorité municipale a été pendant des années ambivalente sur le vélo : la communication est enthousiaste depuis des années mais les actes sont plus rétifs, bien qu’en évolution positive.

Cet article déchiffre les décisions rocambolesques de l’actuelle majorité et apporte quelques compléments à la gazette du maire Emmanuel Lamy (LR).

Le point de départ de cette réflexion, c’est l’article du journal n°681, qui proclame en page 4 : « Oui au double sens cyclable », alors qu’il annonce un arrêté municipal d’interdiction du double sens cyclable !

JSG-681_p4Cette interdiction concerne 15 rues, notamment les principales rues concernées, à sens unique et limitées à 30 km/h :

JSG-681_p4_interdictionLe double sens cyclable (DSC) : de quoi s’agit-il ?
Le double sens cyclable (et non « contre-sens » comme utilisé dans l’article) consiste en la possibilité donnée aux cyclistes de circuler dans les deux sens de circulation dans une voie qui est à sens unique pour les autres véhicules, y compris les deux roues motorisés. Ce choix d’urbanisme vise à favoriser les déplacements cyclistes, non polluants et silencieux. Il permet souvent aux cyclistes d’éviter les grands axes qui leur sont hostiles à cause de la pollution et des dépassements dangereux (à moins de 1 m du cycliste en agglomération). Une large proportion de véhicules dépassent en effet les cyclistes en leur laissant moins de 1m, ce qui induit un sentiment (fondé) d’insécurité, voire un appel d’air déstabilisant avec la vitesse. C’est le cas par exemple à Saint-Germain pour plus de 50% des dépassements rue de la République et rue d’Alsace, pour ne citer que ces deux exemples parmi de nombreux autres.

Risqué ?
Le DSC semble, surtout à ceux qui se déplacent peu à vélo, risqué. En effet les DSC ne sont pas tenus d’occuper le même espace qu’une piste cyclable, soit 1,50 m de large pour un sens de circulation. Le principe du DSC, c’est que le cycliste et l’automobiliste qui se croisent se voient mutuellement et vont gérer leur croisement par un ralentissement conjoint. Le risque de collision et sa gravité sont très réduits par cette visibilité mutuelle et la maitrise de leur vitesse par les deux conducteurs. Ces deux points sont les conditions d’un DSC réussi : il s’applique d’autant mieux que la voie est rectiligne (bonne visibilité) et plate (faible vitesse du cycliste).

Les villes qui ont mis en œuvre les DSC de manière volontariste (Strasbourg puis de nombreuses villes, comme Colombes, Grenoble, Lille, Nantes, Paris et Rennes) en implantent dans plus de 80% des voies à sens unique.

Adoption progressive du DSC en France
Les DSC ont été implantés de manière pilote avant l’an 2000. Ils se sont généralisés dans les zones 30 à partir du décret de juillet 2008 qui fait du double sens cyclable la règle en zone 30. Dans toutes les villes qui n’ont pas pris d’arrêté qui l’interdit, les voies à sens unique en zone 30 sont ouvertes dans les deux sens aux cyclistes.

Retour en arrière à Saint-Germain : suppression discrète d’une zone 30 !
Que croyez-vous qu’il se soit passé à Saint-Germain ? Le maire allait-il, comme ça a été le cas ailleurs, accompagner ce changement de règle en informant les piétons et les conducteurs de tous véhicules que les rues à sens unique du quartier ancien allaient être empruntées dans les deux sens par les cyclistes ?

Non. Dans la plus grande discrétion la zone 30 qui existait entre le château et la place du marché a été supprimée et remplacée par un entrelacs de rues limitées à 30 km/h !

C’est à peine croyable, car les élu-e-s d’opposition de l’époque auraient protesté, mais ce n’est que plusieurs années plus tard que nous avons découvert la disparition de cette zone 30, dont il faut préciser qu’elle était discrète : pas d’affichage visible d’entrée ou de sortie de zone 30, juste des panneaux de limitation de vitesse.

En consultant les archives des procès-verbaux du conseil municipal on retrouve la preuve de son existence :

séance du 13 novembre 2003 : demande de subvention à la région pour la création de la zone 30

Subvention-RВgion-2003Notez la transformation « définitive » de ce secteur en zone 30…

Cette zone 30 a bien été créée car elle est mentionnée en 2006 (place du marché) puis à nouveau le 10 juillet 2008 (place du château) :

Zone-30-derniКre-mention-2008Puis rien pendant plusieurs années et on retrouve la zone 30 dans le budget prévisionnel de 2013 :

Zone-30-retour-2013On pourrait peut-être demander une autre subvention ? Rassurez-vous rien n’a été fait depuis…

Donc entre mi-2008 et fin 2012, la zone 30 a été supprimée sans mention en conseil municipal. Visiblement, l’équipe municipale ne voulait pas de ces cyclistes qui circulent un peu partout dans le secteur sauvegardé : cela aurait gêné les automobilistes.

Deux visions de la ville : priorité aux voitures ou aux circulations douces
Car c’est là le fond de la question dans un quartier globalement plat où le risque des double-sens cyclables est limité. Il faut choisir entre deux modèles d’urbanisme : celui qui donne la priorité à l’automobile, en vigueur depuis une cinquantaine d’année, ou celui qui redonne une place plus grande aux piétons et aux cyclistes.

Regardez votre rue et demandez-vous comment l’espace est réparti entre circulations douces et motorisées : quelle largeur est occupée par la chaussée et le stationnement automobile d’une part et quelle largeur est occupée par les trottoirs et les pistes cyclables ? La répartition est très variable, mais dans la plupart des voies on trouve un partage à 75% pour la voiture et à 25% pour les moyens de transport silencieux et non polluants. Est-ce la bonne proportion, en particulier dans le secteur sauvegardé ?

Nous pensons que non. A part les rues en pente, peu nombreuses à 30 km/h, nous recommandons que l’arrêté de 2015, qui autorise le double-sens cyclable, s’applique. Et donc que l’arrêté municipal d’interdiction des double-sens cyclables qui est entré en vigueur le 1er février 2016 soit revu à la baisse. Au lieu d’une interdiction du DSC dans 15 rues, nous pensons qu’il pourrait être limité à trois : rue du Val Joyeux, rue du Chemin Vert et rue Wauthier (le DSC est autorisé rue Wauthier, à notre avis à tort).

Communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine : 166 millions pour quoi faire ?

SaintgermainbouclesseineVous avez certainement lu dans les colonnes du Journal de Saint-Germain l’article sur la Communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine qui a voté son budget 2016 avec 166 millions d’euros de dépenses réelles envisagées.

Mais au fait, cette communauté qui regroupe 20 villes et 340 000 habitants, dont Saint-Germain, qu’a-t-elle décidée avec ses 92 conseillers communautaires ?

Quasiment rien ! En effet sur les 166 millions en budget de fonctionnement, 99 millions sont reversés aux 20 communes (soit 59,50% du budget) ; 34 millions sont destinés, compétence communautaire, à l’enlèvement des ordures ménagères sur notre territoire (soit 20,8% du budget). Et voilà en deux décisions 80% des dépenses sont faites. Il faut bien être 92 délégués pour décider cela ! Il y a bien aussi 6 millions pour les transports en bus, mais l’offre reste identique à 2015.

En investissement, à peine 10,9 millions de prévus pour toute la communauté des 20 villes (c’est presque deux fois moins que le seul budget d’investissement de la ville de Saint-Germain !) dont 2,8 millions pour la suite de travaux dans des gares, 800 000 € pour de l’aide à la construction de logements sociaux et un million pour de l’achat éventuel de terrains.

On nous dit, c’est un budget de transition. Exactement les mêmes termes qu’en 2014 et 2015 à la Communauté Saint-Germain Seine et Forêts ! A force d’être en transition, on est surtout dans l’immobilisme. Un point nouveau tout même, 467 000 € d’indemnités ont été votés pour les élus dont 1 378 € chaque mois pour le président, les 15 vice-présidents et les 4 conseillers communautaires délégués (soit en fait nos 20 maires !). Pour un budget si difficile, il fallait bien ça !

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Les élus de gauche : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

A quand une rue Micheline Ostermeyer ou une rue Henri Cochet à Saint-Germain-en-Laye?

100anssportsLa rétrospective « 100 ans de sport à Saint-Germain-en-Laye » vient de s’achever, elle a permis à de nombreux saint-germanois, dont vos élus socialistes Pascal Lévêque et Angéline Silly, de découvrir où redécouvrir un siècle d’histoire sportive.

Comment oublier les clubs du Paris-Saint-Germain, le MLSGP Rugby Yvelines, le Cercle d’Escrime, le Saint-Germain hockey club, le club omnisports TUESG qui, grâce à leur entraineurs et animateurs bénévoles et dévoués, nous ont enseigné leurs pratiques sportives et l’enseignent encore à nos enfants et petits enfants ?
Comment ne pas penser à ces sportifs émérites ou sportifs anonymes qui ont porté et portent haut les couleurs de la ville ? Henri Cochet, Micheline Ostermeyer, René Faye, Roger Gicquel, Amélie Mauresmo pour ne citer que les plus connus.

Ne mériteraient-ils pas, sinon une statue, un nom de rue, place, square, venelle, contre-allée ou terrasse pour les rendre éternels ?