A Saint-Germain-en-Laye : automobile ou environnement ?

Volupté géocide ou Vertu géophile ?

  Le jeune Héraklès se trouva un jour à l’embranchement de deux chemins : d’un côté Volupté, une femme suave, le tentait en lui promettant une vie de plaisir et d’oisiveté ; de l’autre Vertu lui conseillait travail et courage.

En 2006, nous avons vu le maire UMP de Saint-Germain choisir lui aussi entre la volupté du tout automobile et la vertu d’une politique respectueuse de l’environnement. Cette fois, Volupté l’a emporté sur tous les dossiers, malgré les solutions alternatives que nous avons suggérées :  

  • - Deux fois plus de voitures Place du Marché avec le nouveau parking. A notre avis ce parking aurait dû être situé en bordure de centre ville, par exemple à la piscine.
  • - Moins d’usagers du RER dès l’ouverture de l’échangeur avec l’A14 vers Paris. Il faut améliorer le service du RER (confort, horaires de nuit, accès piéton et cycliste), pas lui donner la voiture comme alternative.
  • - Nouveau rond-point sur la N13 afin d’augmenter le trafic automobile vers l’ouest. Nous avions défendu une voie en site propre pour les bus et vélos entre Saint-Germain et Chambourcy (comme depuis Poissy).
  • - Mobilisation en faveur de l’A104. Cette autoroute n’est pas nécessaire. A la place il faut développer un transport collectif ferroviaire entre Cergy, Saint-Germain et Versailles. La solution existe : c’est la ligne grande ceinture, 20 fois moins chère que l’A104, non polluante et pratiquement sans riverains !  

Sur chacun de ces dossiers le maire de Saint-Germain a choisi la solution anti-environnementale. Il se défend bien sûr d’agir contre l’environnement, mais quand les paroles sont à ce point démenties par les actes, qui peut encore croire en leur sincérité ? La « vérité qui dérange », c’est que la survie de la Terre dépend de nos changements de comportement à tous les niveaux : individus, maires, présidents de régions et gouvernements. Comme le dit Al Gore : « Nous avons tout ce qu’il faut pour stopper le réchauffement climatique, sauf la volonté politique ».

Combien de villes comme la Nouvelle-Orléans faudra-t-il que le réchauffement climatique engloutisse pour que le maire de Saint-Germain prenne enfin la mesure du défi auquel nous faisons face et l’urgence d’agir pour réduire notre production de CO2 ?  

Pour le droit de vote de tous les résidents étrangers aux élections locales : votez !

 

Le 3 mai 2000, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une loi qui donne le droit de vote à tous les résidents étrangers pour les élections municipales, loi qui n’a jamais été examinée par le Sénat.
Dans l’Union européenne, 17 pays sur 25 ont une législation plus avancée que la France : l’Espagne s’apprête à faire un pas en avant, la question est débattue en Italie. En Belgique, les résidents étrangers extra-communautaires ont participé le 8 octobre, pour la première fois, aux élections municipales.
La France sera-t-elle le dernier pays de l’Union à donner le droit de vote et d’éligibilité à tous les résidents quelle que soit leur nationalité ?

La campagne « Votation citoyenne » de décembre 2005 a rencontré un succès plus important encore que celle de 2002 auprès de la population. Plus de 66.000 personnes ont pu donner leur avis, dans une centaine de ville. A Saint-Germain-en-Laye, une votation citoyenne a été organisée le 8 décembre 2005 à la Maison des Associations et le 11 décembre 2005 sur le marché. 

La période 2007-2009, avec les élections présidentielle, législatives, locales et européennes, est particulièrement favorable pour faire avancer cette importante mesure.

Nous appelons tous les habitants à participer à l’opération « Votation citoyenne » du 16 au 22 octobre 2006. La mobilisation de tous est plus que jamais nécessaire pour obtenir l’adoption d’une loi attribuant le droit de vote à tous les résidents pour les élections locales.

La question posée sera simple :

Etes-vous pour la reconnaissance du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales?

 

A Saint-Germain, une votation citoyenne est organisée le dimanche 22 octobre 2006, de 9h à 13h, sur le marché. Venez nombreux vous exprimer !

 Téléchargez l’argumentaire.

Organisations, Associations et Syndicats :
ACER, ACORT, Adels,  revue Territoires, Les Amis de la Commune de Paris 1871, ASECA,  Lettre de la citoyenneté, Association pour l’insertion & la citoyenneté (A.I.C), Association Deux Rives, Association marocaine de la Voie Démocratique, ATF, Attac- France, ATMF, Cedetim, CFEAD (Coordination des fédérations euro-africaines de développement), CGT, CNAFAL, COJEP France, LICEP (Ligue Cojépienne d’Education Populaire), Confédération paysanne, Conseil de la Citoyenneté des Parisiens non communautaires, Diversit37, Demain le monde, Echanges et Partenariat, Fac Verte, l’écologie universitaire, FCPE, FSU, Fédération IFAFE, Fédération Nationale Léo Lagrange, FORIM, FTCR, IPAM, Ligue de l’enseignement, MJS, Mouvement pour une Citoyenneté active, MRAP, RACORT, Réseau Féministe « Ruptures », SGEN-CFDT, SNPM (Service national de la pastorale des migrants), UEC (Union des étudiants communistes), UNEF, UNL (Union nationale lycéenne), UNSA, Union syndicale Solidaires

 

Partis Politiques : Les Alternatifs, les Jeunes Radicaux de Gauche, LCR, PCF, PS, Parti Radical de Gauche, Les Verts

Rythmes scolaires à Saint-Germain : le maire fuit ses responsabilités

C’est hélas sans surprise que nous avons pu lire dans le Journal de Saint-Germain du 22 septembre la dérobade d’Emmanuel Lamy quant au changement brutal de rythme scolaire dans plusieurs écoles de Saint-Germain. Pour rappel, le tribunal administratif a invalidé le 8 juillet la décision d’harmoniser les rythmes scolaires dans les écoles primaires. Mais ce retour au samedi travaillé n’a été annoncé aux parents par la municipalité que par une lettre datée du 22 août. Un délai que personne ne s’explique et qui a nettement perturbé la rentrée scolaire dans 8 écoles, les parents devant trouver dans l’urgence un moyen de faire garder leur enfant le mercredi.

A la suite d’un premier article le 17 septembre, où nous expliquions les responsabilités de la majorité municipale, nous avions donné rendez-vous à nos lecteurs. Le maire aurait-il l’honnêté de citer le Courrier des Yvelines dans la revue de presse et une des lettres de protestation de Saint-Germanois dans le courrier des lecteurs du prochain Journal de Saint-Germain ? M. Lamy, qui nous lit régulièrement, ne pouvait ignorer ce rendez-vous. Et pourtant, le résultat est encore plus pathétique que celui que nous attendions.

  • - Dans la revue de presse : plutôt que de citer le Courrier des Yvelines, inhabituellement sévère contre ce ratage municipal, Lamy y fait publier (on ne rigole pas) un « droit de réponse » dans son propre journal, sans préciser d’ailleurs à qui ce droit de réponse s’adresse… Celui-ci se révélant en fait le communiqué que M. le maire a diffusé dès le début septembre pour tenter de convaincre les Saint-Germanois que « la Ville, mise devant le fait accompli, ne porte aucune responsabilité dans la situation actuelle. » Bien sûr…
  • - Comme il en a pris la triste habitude, le maire de Saint-Germain se permet de répondre à notre tribune libre en ajoutant un paragraphe à sa propre tribune, finement intitulé « Vous avez droit à une information exacte » ; les Socialistes étant des menteurs, bien évidemment.
  • - Enfin, last but not least, le courrier des lecteurs. Plutôt que de citer une des très nombreuses lettres de protestation adressées par des parents en colère de devoir trouver en urgence une solution pour garder leur enfant le mercredi, M. Lamy fait publier une lettre d’une toute autre teneur que nous reproduisons ici :
    « Deux semaines avant la rentrée, j’ai reçu un courrier indiquant que les enfants de l’école Les Ecuyers auraient classe le samedi matin au lieu du mercredi matin. Depuis, j’ai compris que la Ville de Saint-Germain n’était pour rien dans ce changement. Je lui présente mes excuses [sic] car elle subit, comme nous, les conséquences de cette décision abrupte. Merci aussi pour son action auprès de l’Education nationale. »

Les Saint-Germanois sont désormais fixés sur la valeur et l’honnêteté intellectuelle de cette revue de presse et de ce courrier des lecteurs…

Il y a par ailleurs un 4e article sur « des difficultés imprévues » pour la rentrée scolaire. Tout cela fait beaucoup pour un maire qui "ne porte aucune responsabilité dans la situation actuelle" et qui depuis un mois n’assume pas sa part de responsabilités.

Dernière réaction du maire dans le Journal de Saint-Germain du 6 octobre : il se contente de redire, en réponse à notre tribune libre, ce qu’il a écrit quinze jours auparavant à la même page

Vous l’aurez bien compris : selon M. Lamy, cette pagaille dans la rentrée scolaire est dûe à la justice, à l’Education nationale, mais surtout pas à la majorité municipale qui a pourtant attendu les tous derniers jours avant la rentrée avant d’avertir les parents d’élèves du changement de rythme scolaire.

Emmanuel Lamy rate la rentrée scolaire

La rentrée scolaire a, cette année, été particulièrement agitée à Saint-Germain pour des centaines de parents d’élèves de huit écoles primaires et maternelles. Ils n’ont en effet été prévenus par la mairie du changement de rythme scolaire de leur école que quelques jours avant la rentrée.
Bien qu’il s’en défende, la responsablilité du maire de Saint-Germain, Emmanuel Lamy, dans cette affaire est directe.

La municipalité voulait harmoniser les rythmes scolaires dans toutes les écoles et faire travailler les enfants le mercredi matin plutôt que le samedi matin.

Mais M. Lamy n’a pas respecté la loi. Il a affirmé aux conseillers municipaux lors de la délibération du 17 avril 2005 que les conseils d’écoles étaient tous favorables à ce changement, d’où notre vote positif à l’époque. Mais le maire de Saint-Germain s’était bien gardé de dire que huit conseils d’écoles avaient refusé ce transfert des cours.

Un recours a été déposé par un syndicat enseignant auprès du tribunal administratif ; ce dernier a rendu son jugement le 8 juillet 2006 invalidant l’arrêté municipal au motif que « seul le conseil d’école peut prendre l’initiative d’élaborer un projet d’organisation du temps scolaire […]. Ni l’administration de l’Education nationale, ni les communes ne sauraient se substituer au conseil d’école et élaborer elles-mêmes le projet de calendrier scolaire. »

Indiscutablement, il y a là une erreur du maire qui aurait dû connaître la loi. Mais la majorité municipale voulait absolument faire passer ce projet. Selon Le Courrier des Yvelines des 6 et 13 septembre 2006, – qui consacre à ce sujet deux articles inhabituellement sévères envers la municipalité – des « pressions sur les enseignants » ont, semble-t-il, été exercées.

Mais l’erreur est humaine et aurait pu être rapidement corrigée.

Le jugement du tribunal a été rendu le 8 juillet 2006. Pourquoi, dès lors, le maire a-t-il attendu le 22 août pour prévenir les parents d’élèves, soit quelques jours avant la rentrée?

Pour M. Lamy, c’était à l’Education nationale de le faire. Pour nous, vue l’importance du sujet, la majorité municipale n’aurait pas dû attendre et aurait dû informer les parents de la nouvelle situation dès que la décision du tribunal lui a été notifiée à la mi-juillet.

Dans un communiqué publié sur le site de la ville, la majorité municipale estime que « la ville, mise devant le fait accompli, ne porte aucune responsabilité dans la situation actuelle. » Chacun jugera…

M. Lamy a fait publier ce communiqué sous forme de droit de réponse dans Le Courrier des Yvelines du 13 septembre. La réponse du Courrier est particulièrement ferme et mérite d’être citée : «  Les précisions du maire ne changent rien sur le fond. Nous continuons de nous interroger sur le délai entre la décision du tribunal, le 8 juillet et la lettre du maire aux parents le 22 août. Nous continuons aussi d’affirmer que des pressions ont été exercées sur certains enseignants par la Ville et l’Inspection d’Académie pour faire passer ce dossier en force. Par ailleurs, les décisions de huit conseils d’écoles n’ont pas été respectées. La municipalité ne pouvait l’ignorer. Pourtant elle a persévéré, en validant ce projet en conseil municipal. »

Nous ne sommes donc pas les seuls à nous interroger sur les véritables responsablilités de cette rentrée chaotique et sur l’absence de réaction de la majorité municipale pendant l’été.

Nous observerons avec attention dans le prochain Journal de Saint-Germain si la revue de presse de la page 2 (qui reprend seulement les articles favorables à l’action de la municipalité) mentionnera aussi les articles du Courrier des Yvelines, et si le courrier des lecteurs page 23 sélectionnera une des très nombreuses lettres de parents mécontents.

Si ce n’est pas le cas, les Saint-Germanois sauront alors ce que valent réellement cette revue de presse et ce courrier des lecteurs…

En tout état de cause, les parents d’élèves et les saint-germanois apprécieraient vraiment que leur maire reconnaisse sa part de responsablilité dans cette rentrée bien perturbée.

Le lycéen saint-germanois sans-papiers a été régularisé

Le lycéen saint-germanois sans-papier de 18 ans, menacé d’expulsion à partir du 1er juillet vers la République Démocratique du Congo, vient de voir sa situation régularisée.

Gaël, scolarisé au lycée Jean-Baptiste Poquelin à Saint-Germain, a obtenu de la préfecture le 29 juin un visa sur son passeport et une carte de séjour d’un an, renouvelable. Il n’est donc plus dans la clandestinité.

Gaël n’a plus de famille au Congo. Sa famille (son oncle, sa tante, ses cousins) vivent en France. Il est arrivé en France en 2002 après avoir fui son pays où il avait été enrôlé de force comme enfant-soldat. Depuis, ses professeurs attestent qu’il a suivi  "un parcours scolaire remarquable" et qu’il est parfaitement intégré.

Il était fortement soutenu par la Ligue des Droits de l’Homme locale et par les professeurs et élèves du lycée, qui ont présenté une pétition signée par plus de 1000 personnes.

De nombreux médias se sont fait l’écho et le relais du cas de Gaël (Le Parisien, Le Courrier des Yvelines, Radio France) et plusieurs blogs (PS de Saint-Germain, le conseiller régional PRG Eddie Ait , etc…).

La mobilisation a payé pour Gaël grâce à une forte médiatisation mais de nombreux autres cas méritent le soutien. Mobilisons-nous autour du Réseau Education sans Frontières pour éviter que des jeunes étrangers, parfaitement intégrés, vivent avec la peur permanente d’être expulsés vers un pays qu’ils ne connaissent souvent pas. 

Emmanuel Lamy, fidèle lecteur des Socialistes saint-germanois

Après avoir déjà répondu à notre dernier journal, Emmanuel Lamy se fait un point d’honneur à aborder dans le Journal de Saint-Germain du 23 juin plusieurs sujets évoqués par les Socialistes dans leur dernier 4 pages Saint-Germain Solidaire n° 5. En voici deux exemples :

 

- Ainsi, l’éditorial du maire de Saint-Germain est consacré à la « démocratie locale » à Saint-Germain. Coïncidence, nous décrivions il y a quelques jours la chape de plomb qui pèse dans notre ville et relevions qu’il était enfin possible de distribuer des tracts sur le marché de Saint-Germain, comme dans toutes les autres villes de France. Cela nous avait été interdit (ainsi qu’aux autres opposants) pendant des années, même lors de la réunion de débat public sur l’A104 en mai 2006. Un comble !

Emmanuel Lamy explique aujourd’hui qu’un très récent arrêté municipal autorise « enfin » (sic) cette distribution « jusqu’à présent interdite ». Par contre, aucune explication sur le pourquoi de cette si longue interdiction… Après tout, M. Lamy est maire depuis 7 ans et s’est parfaitement satisfait de cette interdiction pendant toutes ces années. Sans doute la menace d’une saisine du tribunal administratif par les Socialistes a-t-elle fait évoluer sa position…

Monsieur Lamy estime encourager « un état d’esprit favorable au débat » et donne quelques exemples :

  • - la « parole laissée à l’opposition bien au-delà du temps qui lui est imparti par le règlement » : eh oui, il faut savoir que le temps de parole de l’opposition est minutée et M. Lamy ne se gêne d’ailleurs pas pour le réduire quand nos questions le dérangent (un exemple parmi d’autres).

  • - «  libres opinions ouvertes tous les quinze jours » : la loi impose au maire de laisser une tribune libre aux groupes minoritaires dans TOUTES les publications municipales. Il ne s’agit donc pas d’une gentille attention du maire mais d’une obligation légale.

  • - « salles mises généreusement à la disposition des partis politiques » : là aussi, il s’agit d’une obligation légale. Par ailleurs, il faut réserver les salles plusieurs mois à l’avance sous peine de refus.

Monsieur Lamy considère en conclusion de son éditorial que « de bonne foi, personne ne peut contester que la démocratie locale se porte bien dans notre ville! ». Navré de le contredire mais il reste encore beaucoup de chemin avant que notre ville devienne exemplaire en ce domaine…

- Nous avons dénoncé dans notre journal et sur ce blog les dérives du PSG. Surprise, la tribune libre du maire y est consacrée ! Celle-ci nous explique en substance que la ville n’est pour rien dans la volonté du PSG de partir, qu’elle n’a rien à voir avec le club professionnel mais seulement avec le club amateur, etc… Mais pourquoi alors avoir tant dépensé ces dernières années pour le club à chaque menace de départ, avec des terrains cédés gratuitement au club ou l’édification fort coûteuse de « protections » du Camp des Loges, devenu au fil des années une sorte de petit bunker inaccessible au public ?

Rien par contre dans cette tribune sur la dérive quasi-mafieuse de certains dirigeants du PSG et leur mise en examen. Mais que l’on se rassure, « quel que soit le lieu du futur centre d’entraînement des professionnels du PSG, le PSG restera le Paris-Saint-Germain » dixit le maire. Curieuse défense…

Le maire de Saint-Germain se sent le besoin de se défendre ; peut-être parce que nous posons les bonnes questions… Sinon, à quoi bon se justifier ?

Emmanuel Lamy n’a toutefois pas répondu à tous nos articles. Il n’a, par exemple, pas évoqué le départ des services de cardiologie et de pédiatrie de l’hôpital de Saint-Germain vers celui de Poissy. Ce serait reconnaître que l’hôpital de Saint-Germain n’est pas « sauvé » comme il le clame depuis des mois… Il devra pourtant, un jour ou l’autre, expliquer pourquoi l’hôpital perd un par un tous ses services de médecine.

Ces « réponses » du maire (pas vraiment convaincantes, c’est un euphémisme) nous confortent dans l’idée de vous offrir une autre information et d’autres perspectives politiques. Car les Saint-germanois de tous bords sont de plus en plus nombreux à se rendre compte que quelque chose ne va pas avec cette majorité municipale…

 


Si vous n’avez pas reçu Saint-Germain Solidaire n° 5 (ou si vous souhaitez recevoir les précédents numéros), n’hésitez pas à nous le demander par courriel à cette adresse : ps.saintgermain@gmail.com

Chape de plomb sur Saint-Germain

Quelle ville dans le département peut se targuer d’envoyer ses policiers pour interdire la distribution de tracts le soir même d’une réunion de débat public ! (le 3 mai dernier au théâtre Alexandre Dumas sur la Francilienne). Etrange paradoxe de Saint-Germain, le Maire s’appuie sur un arrêté de plus de 15 ans de l’ancien maire pour refuser toute distribution de documents en centre ville, arrêté qu’il juge lui même « liberticide » !

Depuis des années nous nous battons pour obtenir le droit – le plus élémentaire dans une démocratie – de distribuer des tracts aux habitants de la ville, par exemple sur la place du marché, comme cela se fait dans toutes les villes de France.
Le maire vient en enfin de signer un nouvel arrêté municipal, daté du 24 mai 2006. Désormais, tous les partis, syndicats, associations, pourront s’exprimer démocratiquement, sans risquer d’être verbalisé par la police municipale. Une vraie avancée, à mettre à l’actif des Socialistes !

Cette attitude de main mise sur l’information est réelle et s’étend à de multiples sujets :

 

Les statistiques sur la délinquance dans la ville sont soumises à embargo et baignent dans le plus total flou artistique. Un jour, on déclare que la délinquance a baissé pour justifier trois lignes plus loin la présence de la vidéosurveillance. Le lendemain la presse régionale déclare une hausse des cambriolages. Qui croire ?

 

Les données sur les accidents en ville réunis par le Commission Circulation ne sont pas communiquées et pourtant la prévention routière concerne tous les habitants.

 

Les réunions de quartiers organisées par la municipalité. Tout d’abord vous devez être « choisi » par le Maire, l’entrée n’est pas libre. Comble de la méthode, les élus et particulièrement l’opposition non issus du quartier ne sont pas invités !

 

Le journal municipal canalise l’information sous un pseudo regard objectif. Il faut voir à titre d’exemple le compte rendu de l’importante réunion débat sur la Francilienne. Tout est à la gloire de la position du Maire, rien sur les interventions du Parti Socialiste, des Verts, du CIRENA… (le VRAI compte-rendu est à lire ici). Les extraits de la presse de la page 2 sont soigneusement choisis et bien sûr les critiques ne sont jamais publiées. Le summum est la rubrique « Libres propos », seul endroit réservé à l’opposition, qui est systématiquement lue avant parution et une soi disant réponse apparaît dans la rubrique voisine du Maire.

 

De nombreux habitants acceptent de plus en plus mal cette chape de plomb. Il n’y a pas dans notre ville de débat vivant, pas de concertation, tout est verrouillé.

 

Nos propositions

 

Nous considérons qu’un maire et son équipe doivent au moins avoir deux qualités fondamentales :

1°) Savoir écouter. Pour cela il faut de la modestie, accepter les échanges et les points de vue souvent contradictoires. Encore faut-il savoir en amont créer les conditions favorables du dialogue dans la ville.

2°) Etre pédagogue. Oui après consultations et avis, il est légitime que le Maire explique et défende un projet. Là encore il faut le faire sans arrogance, avec des éléments lisibles et un éclairage sur les principales motivations.

Nous voulons que Saint-Germain soit une ville ouverte, solidaire, où toutes les générations puissent cohabiter et s’exprimer, particulièrement la jeunesse de la ville, totalement oubliée de la politique municipale actuelle.

PSG : la coupe est amère…

La victoire du PSG en Coupe de France ne parvient pas à dissiper l’image trouble qui entoure notre club depuis une dizaine d’années. 

Qui à Saint-Germain n’a pas été indigné de voir ces centaines de supporters du PSG imiter le cri du singe chaque fois qu’un joueur noir touche le ballon ?

Qui à Saint-Germain n’a pas été indigné d’apprendre qu’une série de magouilles avaient été orchestrées entre 1991 et 2005 pour frauder le fisc et ne pas payer des dizaines de millions d’euros de charges sociales ?

Le PSG est aujourd’hui mis en examen pour « travail dissimulé et usage de faux ».

Tous les moyens sont bons pour éviter à des stars millionnaires de respecter la loi : contrats d’image artificiels et payés à l’étranger, gonflement des primes de transfert, rétrocessions de commissions de transferts et licenciement fictifs ! L’Equipe Magazine y a consacré le 25 mars un dossier très documenté et accablant.

Le maire de Saint-Germain s’est-il indigné de ces pratiques ? Il ne l’a en tout cas jamais exprimé dans le Journal de Saint-Germain, pas même lorsqu’un directeur général adjoint, puis un ex-président du PSG ont été mis en examen. Et on apprend maintenant que le PSG veut quitter Saint-Germain.

Le club dont notre ville a besoin est un club qui rime avec plaisir et esprit d’équipe, pas fraudes et racisme.

Un lycéen saint-germanois menacé d’expulsion

Un jeune lycéen scolarisé au lycée Jean-Baptiste Poquelin de Saint-Germain est menacé d’expulsion à partir du 31 mai, jour de ses 18 ans.

Né en République Démocratique du Congo, il vit en France depuis 2002, après avoir perdu son père à 7 ans et avoir été enrôlé et asservi par une milice locale. Un prêtre congolais a réussi à le faire venir en France où il s’est depuis parfaitement intégré chez son oncle et sa tante, devenus ses tuteurs légaux.
Ce jeune homme a suivi assidûment les cours du collège de Chatou puis du lycée Jean-Baptiste Poquelin de Saint-Germain où il étudie actuellement.
Les professeurs et le proviseur du lycée atteste d’un « parcours scolaire irréprochable » et d’ « un modèle d’intégration réussie ».
Les élèves du lycée, informés de l’échéance du 31 mai, se sont mobilisé et ont rédigé une pétition, signée par 1000 élèves et 80 enseignants solidaires.

Dans son édition du 22 mai, Le Parisien consacre un article à cette histoire.

Le destin de ce jeune homme est désormais entre les mains du Préfet. Nous espérons tous qu’il lui accordera la régularisation de son séjour en France…

Débat sur l’A104 : la démocratie sous surveillance policière !

La réunion organisée par les autorités dans le cadre du débat public sur l’A104 s’est déroulée le mercredi 03 mai au théâtre Alexandre DUMAS de Saint-Germain-en-Laye.

Quoi de plus naturel pour des partis politiques et des associations, dans un tel contexte, que d’éditer et distribuer des tracts résumant leurs points de vue ?

Manifestement, cette évidence démocratique n’est pas partagée par la Mairie de Saint-Germain.

En effet, à peine avions-nous commencé à diffuser notre tract que deux policiers municipaux venaient nous interdire la distribution, ainsi qu’à quelques autres partis et associations, au delà de l’enceinte du théâtre : en clair, pas de politique sur la place publique !

Un vieil arrêté municipal interdirait en effet toute distribution d’imprimé sur cette place.

Pouvions nous voir le texte de cet arrêté municipal ? Non.

Le N° de l’arrêté ou sa date pouvaient-ils nous être communiqués ? Ils allaient se renseigner et nous faire part de leurs recherches, promis.

Mais d’ici là, que les choses soient claires : pas de tracts sur la place publique, nous devions obtempérer, décision municipale ! 

Cette mauvaise farce a duré une bonne demi-heure avant que les policiers, à nouveau sollicités par nos militants sur cet arrêté, nous autorisent finalement à distribuer sur la place Charles de Gaulle (soit 10 mn avant le début de la réunion). 

Entre temps, un responsable de la Mairie leur aurait dit que, finalement, en ce jour exceptionnel de débat, une telle distribution ne pouvait être prohibée… 

Ce “responsable municipal” anonyme serait-il venu présenter ses excuses pour ce malentendu et avertir les distributeurs de tracts de ce retournement de situation ? Non.

Il aura fallu que nous venions nous enquérir des références de ce vieil arrêté municipal… 

Curieuse conception des libertés publiques, décidément, que celle de la majorité municipale !