Le lycéen saint-germanois sans-papiers a été régularisé

Le lycéen saint-germanois sans-papier de 18 ans, menacé d’expulsion à partir du 1er juillet vers la République Démocratique du Congo, vient de voir sa situation régularisée.

Gaël, scolarisé au lycée Jean-Baptiste Poquelin à Saint-Germain, a obtenu de la préfecture le 29 juin un visa sur son passeport et une carte de séjour d’un an, renouvelable. Il n’est donc plus dans la clandestinité.

Gaël n’a plus de famille au Congo. Sa famille (son oncle, sa tante, ses cousins) vivent en France. Il est arrivé en France en 2002 après avoir fui son pays où il avait été enrôlé de force comme enfant-soldat. Depuis, ses professeurs attestent qu’il a suivi  "un parcours scolaire remarquable" et qu’il est parfaitement intégré.

Il était fortement soutenu par la Ligue des Droits de l’Homme locale et par les professeurs et élèves du lycée, qui ont présenté une pétition signée par plus de 1000 personnes.

De nombreux médias se sont fait l’écho et le relais du cas de Gaël (Le Parisien, Le Courrier des Yvelines, Radio France) et plusieurs blogs (PS de Saint-Germain, le conseiller régional PRG Eddie Ait , etc…).

La mobilisation a payé pour Gaël grâce à une forte médiatisation mais de nombreux autres cas méritent le soutien. Mobilisons-nous autour du Réseau Education sans Frontières pour éviter que des jeunes étrangers, parfaitement intégrés, vivent avec la peur permanente d’être expulsés vers un pays qu’ils ne connaissent souvent pas. 

Emmanuel Lamy, fidèle lecteur des Socialistes saint-germanois

Après avoir déjà répondu à notre dernier journal, Emmanuel Lamy se fait un point d’honneur à aborder dans le Journal de Saint-Germain du 23 juin plusieurs sujets évoqués par les Socialistes dans leur dernier 4 pages Saint-Germain Solidaire n° 5. En voici deux exemples :

 

- Ainsi, l’éditorial du maire de Saint-Germain est consacré à la « démocratie locale » à Saint-Germain. Coïncidence, nous décrivions il y a quelques jours la chape de plomb qui pèse dans notre ville et relevions qu’il était enfin possible de distribuer des tracts sur le marché de Saint-Germain, comme dans toutes les autres villes de France. Cela nous avait été interdit (ainsi qu’aux autres opposants) pendant des années, même lors de la réunion de débat public sur l’A104 en mai 2006. Un comble !

Emmanuel Lamy explique aujourd’hui qu’un très récent arrêté municipal autorise « enfin » (sic) cette distribution « jusqu’à présent interdite ». Par contre, aucune explication sur le pourquoi de cette si longue interdiction… Après tout, M. Lamy est maire depuis 7 ans et s’est parfaitement satisfait de cette interdiction pendant toutes ces années. Sans doute la menace d’une saisine du tribunal administratif par les Socialistes a-t-elle fait évoluer sa position…

Monsieur Lamy estime encourager « un état d’esprit favorable au débat » et donne quelques exemples :

  • - la « parole laissée à l’opposition bien au-delà du temps qui lui est imparti par le règlement » : eh oui, il faut savoir que le temps de parole de l’opposition est minutée et M. Lamy ne se gêne d’ailleurs pas pour le réduire quand nos questions le dérangent (un exemple parmi d’autres).

  • - «  libres opinions ouvertes tous les quinze jours » : la loi impose au maire de laisser une tribune libre aux groupes minoritaires dans TOUTES les publications municipales. Il ne s’agit donc pas d’une gentille attention du maire mais d’une obligation légale.

  • - « salles mises généreusement à la disposition des partis politiques » : là aussi, il s’agit d’une obligation légale. Par ailleurs, il faut réserver les salles plusieurs mois à l’avance sous peine de refus.

Monsieur Lamy considère en conclusion de son éditorial que « de bonne foi, personne ne peut contester que la démocratie locale se porte bien dans notre ville! ». Navré de le contredire mais il reste encore beaucoup de chemin avant que notre ville devienne exemplaire en ce domaine…

- Nous avons dénoncé dans notre journal et sur ce blog les dérives du PSG. Surprise, la tribune libre du maire y est consacrée ! Celle-ci nous explique en substance que la ville n’est pour rien dans la volonté du PSG de partir, qu’elle n’a rien à voir avec le club professionnel mais seulement avec le club amateur, etc… Mais pourquoi alors avoir tant dépensé ces dernières années pour le club à chaque menace de départ, avec des terrains cédés gratuitement au club ou l’édification fort coûteuse de « protections » du Camp des Loges, devenu au fil des années une sorte de petit bunker inaccessible au public ?

Rien par contre dans cette tribune sur la dérive quasi-mafieuse de certains dirigeants du PSG et leur mise en examen. Mais que l’on se rassure, « quel que soit le lieu du futur centre d’entraînement des professionnels du PSG, le PSG restera le Paris-Saint-Germain » dixit le maire. Curieuse défense…

Le maire de Saint-Germain se sent le besoin de se défendre ; peut-être parce que nous posons les bonnes questions… Sinon, à quoi bon se justifier ?

Emmanuel Lamy n’a toutefois pas répondu à tous nos articles. Il n’a, par exemple, pas évoqué le départ des services de cardiologie et de pédiatrie de l’hôpital de Saint-Germain vers celui de Poissy. Ce serait reconnaître que l’hôpital de Saint-Germain n’est pas « sauvé » comme il le clame depuis des mois… Il devra pourtant, un jour ou l’autre, expliquer pourquoi l’hôpital perd un par un tous ses services de médecine.

Ces « réponses » du maire (pas vraiment convaincantes, c’est un euphémisme) nous confortent dans l’idée de vous offrir une autre information et d’autres perspectives politiques. Car les Saint-germanois de tous bords sont de plus en plus nombreux à se rendre compte que quelque chose ne va pas avec cette majorité municipale…

 


Si vous n’avez pas reçu Saint-Germain Solidaire n° 5 (ou si vous souhaitez recevoir les précédents numéros), n’hésitez pas à nous le demander par courriel à cette adresse : ps.saintgermain@gmail.com

Chape de plomb sur Saint-Germain

Quelle ville dans le département peut se targuer d’envoyer ses policiers pour interdire la distribution de tracts le soir même d’une réunion de débat public ! (le 3 mai dernier au théâtre Alexandre Dumas sur la Francilienne). Etrange paradoxe de Saint-Germain, le Maire s’appuie sur un arrêté de plus de 15 ans de l’ancien maire pour refuser toute distribution de documents en centre ville, arrêté qu’il juge lui même « liberticide » !

Depuis des années nous nous battons pour obtenir le droit – le plus élémentaire dans une démocratie – de distribuer des tracts aux habitants de la ville, par exemple sur la place du marché, comme cela se fait dans toutes les villes de France.
Le maire vient en enfin de signer un nouvel arrêté municipal, daté du 24 mai 2006. Désormais, tous les partis, syndicats, associations, pourront s’exprimer démocratiquement, sans risquer d’être verbalisé par la police municipale. Une vraie avancée, à mettre à l’actif des Socialistes !

Cette attitude de main mise sur l’information est réelle et s’étend à de multiples sujets :

 

Les statistiques sur la délinquance dans la ville sont soumises à embargo et baignent dans le plus total flou artistique. Un jour, on déclare que la délinquance a baissé pour justifier trois lignes plus loin la présence de la vidéosurveillance. Le lendemain la presse régionale déclare une hausse des cambriolages. Qui croire ?

 

Les données sur les accidents en ville réunis par le Commission Circulation ne sont pas communiquées et pourtant la prévention routière concerne tous les habitants.

 

Les réunions de quartiers organisées par la municipalité. Tout d’abord vous devez être « choisi » par le Maire, l’entrée n’est pas libre. Comble de la méthode, les élus et particulièrement l’opposition non issus du quartier ne sont pas invités !

 

Le journal municipal canalise l’information sous un pseudo regard objectif. Il faut voir à titre d’exemple le compte rendu de l’importante réunion débat sur la Francilienne. Tout est à la gloire de la position du Maire, rien sur les interventions du Parti Socialiste, des Verts, du CIRENA… (le VRAI compte-rendu est à lire ici). Les extraits de la presse de la page 2 sont soigneusement choisis et bien sûr les critiques ne sont jamais publiées. Le summum est la rubrique « Libres propos », seul endroit réservé à l’opposition, qui est systématiquement lue avant parution et une soi disant réponse apparaît dans la rubrique voisine du Maire.

 

De nombreux habitants acceptent de plus en plus mal cette chape de plomb. Il n’y a pas dans notre ville de débat vivant, pas de concertation, tout est verrouillé.

 

Nos propositions

 

Nous considérons qu’un maire et son équipe doivent au moins avoir deux qualités fondamentales :

1°) Savoir écouter. Pour cela il faut de la modestie, accepter les échanges et les points de vue souvent contradictoires. Encore faut-il savoir en amont créer les conditions favorables du dialogue dans la ville.

2°) Etre pédagogue. Oui après consultations et avis, il est légitime que le Maire explique et défende un projet. Là encore il faut le faire sans arrogance, avec des éléments lisibles et un éclairage sur les principales motivations.

Nous voulons que Saint-Germain soit une ville ouverte, solidaire, où toutes les générations puissent cohabiter et s’exprimer, particulièrement la jeunesse de la ville, totalement oubliée de la politique municipale actuelle.

PSG : la coupe est amère…

La victoire du PSG en Coupe de France ne parvient pas à dissiper l’image trouble qui entoure notre club depuis une dizaine d’années. 

Qui à Saint-Germain n’a pas été indigné de voir ces centaines de supporters du PSG imiter le cri du singe chaque fois qu’un joueur noir touche le ballon ?

Qui à Saint-Germain n’a pas été indigné d’apprendre qu’une série de magouilles avaient été orchestrées entre 1991 et 2005 pour frauder le fisc et ne pas payer des dizaines de millions d’euros de charges sociales ?

Le PSG est aujourd’hui mis en examen pour « travail dissimulé et usage de faux ».

Tous les moyens sont bons pour éviter à des stars millionnaires de respecter la loi : contrats d’image artificiels et payés à l’étranger, gonflement des primes de transfert, rétrocessions de commissions de transferts et licenciement fictifs ! L’Equipe Magazine y a consacré le 25 mars un dossier très documenté et accablant.

Le maire de Saint-Germain s’est-il indigné de ces pratiques ? Il ne l’a en tout cas jamais exprimé dans le Journal de Saint-Germain, pas même lorsqu’un directeur général adjoint, puis un ex-président du PSG ont été mis en examen. Et on apprend maintenant que le PSG veut quitter Saint-Germain.

Le club dont notre ville a besoin est un club qui rime avec plaisir et esprit d’équipe, pas fraudes et racisme.

Un lycéen saint-germanois menacé d’expulsion

Un jeune lycéen scolarisé au lycée Jean-Baptiste Poquelin de Saint-Germain est menacé d’expulsion à partir du 31 mai, jour de ses 18 ans.

Né en République Démocratique du Congo, il vit en France depuis 2002, après avoir perdu son père à 7 ans et avoir été enrôlé et asservi par une milice locale. Un prêtre congolais a réussi à le faire venir en France où il s’est depuis parfaitement intégré chez son oncle et sa tante, devenus ses tuteurs légaux.
Ce jeune homme a suivi assidûment les cours du collège de Chatou puis du lycée Jean-Baptiste Poquelin de Saint-Germain où il étudie actuellement.
Les professeurs et le proviseur du lycée atteste d’un « parcours scolaire irréprochable » et d’ « un modèle d’intégration réussie ».
Les élèves du lycée, informés de l’échéance du 31 mai, se sont mobilisé et ont rédigé une pétition, signée par 1000 élèves et 80 enseignants solidaires.

Dans son édition du 22 mai, Le Parisien consacre un article à cette histoire.

Le destin de ce jeune homme est désormais entre les mains du Préfet. Nous espérons tous qu’il lui accordera la régularisation de son séjour en France…

Débat sur l’A104 : la démocratie sous surveillance policière !

La réunion organisée par les autorités dans le cadre du débat public sur l’A104 s’est déroulée le mercredi 03 mai au théâtre Alexandre DUMAS de Saint-Germain-en-Laye.

Quoi de plus naturel pour des partis politiques et des associations, dans un tel contexte, que d’éditer et distribuer des tracts résumant leurs points de vue ?

Manifestement, cette évidence démocratique n’est pas partagée par la Mairie de Saint-Germain.

En effet, à peine avions-nous commencé à diffuser notre tract que deux policiers municipaux venaient nous interdire la distribution, ainsi qu’à quelques autres partis et associations, au delà de l’enceinte du théâtre : en clair, pas de politique sur la place publique !

Un vieil arrêté municipal interdirait en effet toute distribution d’imprimé sur cette place.

Pouvions nous voir le texte de cet arrêté municipal ? Non.

Le N° de l’arrêté ou sa date pouvaient-ils nous être communiqués ? Ils allaient se renseigner et nous faire part de leurs recherches, promis.

Mais d’ici là, que les choses soient claires : pas de tracts sur la place publique, nous devions obtempérer, décision municipale ! 

Cette mauvaise farce a duré une bonne demi-heure avant que les policiers, à nouveau sollicités par nos militants sur cet arrêté, nous autorisent finalement à distribuer sur la place Charles de Gaulle (soit 10 mn avant le début de la réunion). 

Entre temps, un responsable de la Mairie leur aurait dit que, finalement, en ce jour exceptionnel de débat, une telle distribution ne pouvait être prohibée… 

Ce “responsable municipal” anonyme serait-il venu présenter ses excuses pour ce malentendu et avertir les distributeurs de tracts de ce retournement de situation ? Non.

Il aura fallu que nous venions nous enquérir des références de ce vieil arrêté municipal… 

Curieuse conception des libertés publiques, décidément, que celle de la majorité municipale ! 

Pourquoi l’eau est-elle si chère à Saint-Germain?

Vous êtes-vous déjà posé la question : combien coûte l’eau du robinet distribuée dans notre ville ?

Le service public de production, traitement et distribution d’eau potable est délégué à Saint-Germain à la société privée La Lyonnaise des eaux de France. 5 600 « clients ou foyers » consomment chaque année de l’ordre de 3 millions de m3 d’eau. Le compte d’exploitation 2004 du service de distribution d’eau potable fait apparaître un chiffre d’affaires de 2.976.000 euros (il s’agit de l’abonnement et de la consommation revenant à la Lyonnaise des Eaux, hors redevances et surtaxes), soit une moyenne annuelle par « client » de 531 euros.

Le bénéfice d’exploitation de la Lyonnaise , avant impôts, s’élève à 803 000 euros, soit pour chaque « client Saint-germanois » 143,39 euros !

Ce simple bénéfice, s’il était réduit de moitié, permettrait une réduction de 13,5 % de nos factures !

 Le prix de l’eau a augmenté de 6.1% depuis 2000 dans notre commune. La Lyonnaise des Eaux ne profiterait-elle pas de son quasi-monopole ?

 

 Les Socialistes saint-germanois ont toujours dénoncé la durée anormalement longue de la concession accordée à cette société par le précédent maire : 30 ans, là où la norme est de 15 ans environ.

Pourquoi l’eau, denrée collective s’il en est, doit-elle être confiée à des sociétés privées qui monopolisent 75 % de la distribution de l’eau à la population de l’Hexagone ?

De plus en plus de villes, de droite comme de gauche, décident de mettre en place une gestion municipale de l’eau, bien moins chère et beaucoup plus transparente. Grenoble, Castres, Cherbourg, Reims, Tours, Clermont-Ferrand, Amiens, Pau, Limoges ou encore Bastia, n’ont pas renouvelé leur délégation de service public au profit de régies municipales. Plus près de nous, Achères, a depuis toujours une régie municipale.

 L’eau est un service public essentiel. Il ne peut être guidé par les seules logiques de profits. Pour des élus, le service de l’eau doit être le plus efficace et le moins cher possible pour l’utilisateur, et sur ces points, les régies municipales l’emportent nettement.

 

 Devant l’augmentation des prix et nos interpellations régulières, la majorité municipale a décidé de lancer un audit et Emmanuel Lamy a déclaré en conseil municipal que "la Lyonnaise devra faire acte de transparence sur ces comptes." Preuve qu’il y a bien un petit problème.

Nous vous tiendrons bien sûr informé des résultats de cet audit.

Emmanuel Lamy nous lit !

Quelle excellente publicité pour les Socialistes que celle donnée par Emmanuel Lamy dans sa tribune libre dans le dernier Journal de Saint-Germain.

Celle-ci s’intitule "Saint-Germain solidaire". Le thème de cette tribune est  la politique municipale du logement.

Assurément, il s’agit d’une réponse au 4e numéro du journal des Socialistes saint-germanois intitulé "Saint-Germain Solidaire" (tiens, tiens..) et dont la première page était consacrée à … "La galère du logement"…

Ainsi donc, M. le Maire, comme beaucoup de Saint-Germanois, nous lit et a même jugé bon de devoir défendre sa politique. Il avait fait de même, sans nous citer bien sûr, il y a quelques mois, en consacrant un important dossier dans le Journal de Saint-Germain à la question de l’eau dans notre ville. Nous nous interrogions en effet dans notre précédent numéro sur les prix excessifs de l’eau à Saint-Germain. Un article repris d’ailleurs en Une par le Courrier des Yvelines (n° 3158 du 21/12/2005).

Examinons les termes de l’article de M. Lamy.

Il reconnaît la difficulté de se loger dans notre ville en raison des prix excessifs de la location et de l’acquisition. Pour lui, toutes les réponses à ces problèmes se trouvent dans son Plan Local d’Urbanisme (PLU). Or, si la municipalité va bien inclure 20% de logements sociaux  dans les nouveaux programmes immobiliers, un simple calcul mathématique permet d’affirmer que cela ne permettra pas de rattraper le retard de la ville. La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (dite loi SRU) fait en effet obligation, dans son article 55,  d’un minimum de 20% de logements sociaux sur l’ensemble du parc immobilier. Or, Saint-Germain n’a pour le moment que 17% environ de logements sociaux (soit 83% à staut privé) et il faudrait au moins 25% de logements sociaux dans les nouvelles constructions pour rattraper ce retard…

Double langage…

Encore faudrait-il que l’UMP ne tente pas de remettre en cause cette importante mesure qui permet de compenser la spéculation immobilière et de répondre à cette "galère du logement"… Après les députés UMP en janvier, les sénateurs UMP ont en effet tenté cette semaine d’intégrer dans ce chiffre de 20% les habitations en accession à la propriété (par nature privées), ce qui aurait permis à de nombreuses communes de n’avoir à faire aucun effort. Heureusement, les sénateurs de gauche, rejoints par les sénateurs UDF et 2 sénateurs UMP, ont réussi à repousser cette manoeuvre assez lamentable. Rappelons que le Président de la République, au lendemain des émeutes ubaines de l’automne, s’était engagé à "sauvegarder l’article 55 de la loi SRU". On peut ainsi s’interroger sur le crédit des élus UMP…

Après avoir qualifié dans le passé en Conseil municipal cette loi de "stalinienne",  la lecture de notre journal semble avoir convaincu M. Lamy de la nécessité du logement social, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.  Espérons que cette récente conversion sera suivie de résultats concrets…


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Saint-Germain : un élu achète un immeuble au prix d’un studio

 

 Les prix de l’immobilier à Saint-Germain atteignent des sommets comme chacun peut le constater. Alors, quand un immeuble de 3 étages, d’une surface habitable de 600m2 comptant 8 logements et 400m2 de jardins, est acheté 160.000€, soit le prix d’un studio, il s’agit assurément d’une très bonne affaire…

Le nouveau propriétaire reconnait d’ailleurs, selon Le Parisien, "ne pas avoir fait une mauvaise affaire". Certes l’immeuble n’est pas en très bon état et nécessitera des travaux mais selon les estimations de la famille de la vendeuse, son prix de vente aurait dû dépasser le million d’euros…

Mais notre propos n’est pas de s’insurger de cette très bonne affaire réalisée aux dépends d’une dame de 85 ans.

Les questions sont ailleurs :

- Pourquoi la municipalité n’a-t-elle pas fait jouer son droit de préemption ? Une telle bonne affaire ne se présente pas tous les jours à Saint-Germain. Le Maire proclame toujours dans ses discours qu’il défend la mixité sociale, c’est à dire la création de logements sociaux répartis dans la ville et pas regroupés dans un seul quartier comme cela a été souvent fait, y compris à Saint-Germain. Il dit aussi souhaiter arriver rapidement aux 20% de logements sociaux, ne serait-ce que pour éviter de payer les pénalités pour non respect de la loi. L’occasion lui était offerte  de faire enfin ce qu’il dit. Il ne l’a pas fait. Pourquoi ?

 Est-ce parce que l’heureux acheteur est un conseiller municipal de sa majorité qu’il ne voulait pas gêner en lui enlevant cette bonne affaire ? La question est actuellement sans réponse.

 – Une deuxième question se pose. L’acheteur est un donc un élu, conseiller municipal de Saint-Germain et déjà locataire du premier étage de l’immeuble. Le troisième étage est actuellement occupé par une modeste famille avec trois enfants dont l’aîné a treize ans et qui sont dans les lieux depuis 1980. Cela n’a pas dérangé le nouveau propriétaire, qui a, certes dans le respect des règles de procédure, donné congé à son locataire. Loin de nous l’idée de vouloir donner des leçons à quiconque. Mais néanmoins, on sent un certain malaise de voir qu’un élu ne se préoccupe pas davantage du sort de ces locataires sur la tête desquels le ciel vient de tomber. Assignés devant le tribunal d’instance pour n’avoir pas dégagé les lieux dans les délais qui leur avaient été donnés, ils ont obtenu un délai supplémentaire…. d’un mois ! 

 

 

 Un élu est certes un citoyen comme les autres avec les mêmes droits que les autres. On aimerait cependant que dans de telles circonstances, il se sente un peu plus concerné par les conséquences de ses décisions sur les plus modestes de nos concitoyens.

CPE : manifestation de lycéens à Saint-Germain

Chose très rare à Saint-Germain, plusieurs centaines de lycéens (300 selon Le Parisien, plus de 400 selon le Courrier des Yvelines) ont manifesté et défilé jeudi 23 dans les rues de Saint-Germain contre le CPE. Un cortège impressionnant et déterminé.

La grande majorité des manifestants venait du lycée agricole, du lycée professionel Léonard de Vinci et du lycée Poquelin. Ils ont également pris toute leur part aux manifestations du 28 mars qui ont été les plus importantes de toute la Ve République. Les Socialistes saint-germanois étaient bien sûr présents en nombre à cette manifestation, comme à toutes celles contre le CPE.

Vue la décision ce soir du Conseil Constitutionnel de valider le CPE sans réserve et la tentative de passage en force du gouvernement Villepin, il est probable qu’il y aura d’autres manifestations, à Saint-Germain comme ailleurs…

Mise à jour :

150 lycéens ont manifesté le 30 mars dans les rues de Saint-Germain contre le CPE et ont bloqué la circulation aux alentours du Château avant de se disperser. (source : Le Parisien du 31 mars)