Débat sur l’A104 : la démocratie sous surveillance policière !

La réunion organisée par les autorités dans le cadre du débat public sur l’A104 s’est déroulée le mercredi 03 mai au théâtre Alexandre DUMAS de Saint-Germain-en-Laye.

Quoi de plus naturel pour des partis politiques et des associations, dans un tel contexte, que d’éditer et distribuer des tracts résumant leurs points de vue ?

Manifestement, cette évidence démocratique n’est pas partagée par la Mairie de Saint-Germain.

En effet, à peine avions-nous commencé à diffuser notre tract que deux policiers municipaux venaient nous interdire la distribution, ainsi qu’à quelques autres partis et associations, au delà de l’enceinte du théâtre : en clair, pas de politique sur la place publique !

Un vieil arrêté municipal interdirait en effet toute distribution d’imprimé sur cette place.

Pouvions nous voir le texte de cet arrêté municipal ? Non.

Le N° de l’arrêté ou sa date pouvaient-ils nous être communiqués ? Ils allaient se renseigner et nous faire part de leurs recherches, promis.

Mais d’ici là, que les choses soient claires : pas de tracts sur la place publique, nous devions obtempérer, décision municipale ! 

Cette mauvaise farce a duré une bonne demi-heure avant que les policiers, à nouveau sollicités par nos militants sur cet arrêté, nous autorisent finalement à distribuer sur la place Charles de Gaulle (soit 10 mn avant le début de la réunion). 

Entre temps, un responsable de la Mairie leur aurait dit que, finalement, en ce jour exceptionnel de débat, une telle distribution ne pouvait être prohibée… 

Ce “responsable municipal” anonyme serait-il venu présenter ses excuses pour ce malentendu et avertir les distributeurs de tracts de ce retournement de situation ? Non.

Il aura fallu que nous venions nous enquérir des références de ce vieil arrêté municipal… 

Curieuse conception des libertés publiques, décidément, que celle de la majorité municipale ! 

Pourquoi l’eau est-elle si chère à Saint-Germain?

Vous êtes-vous déjà posé la question : combien coûte l’eau du robinet distribuée dans notre ville ?

Le service public de production, traitement et distribution d’eau potable est délégué à Saint-Germain à la société privée La Lyonnaise des eaux de France. 5 600 « clients ou foyers » consomment chaque année de l’ordre de 3 millions de m3 d’eau. Le compte d’exploitation 2004 du service de distribution d’eau potable fait apparaître un chiffre d’affaires de 2.976.000 euros (il s’agit de l’abonnement et de la consommation revenant à la Lyonnaise des Eaux, hors redevances et surtaxes), soit une moyenne annuelle par « client » de 531 euros.

Le bénéfice d’exploitation de la Lyonnaise , avant impôts, s’élève à 803 000 euros, soit pour chaque « client Saint-germanois » 143,39 euros !

Ce simple bénéfice, s’il était réduit de moitié, permettrait une réduction de 13,5 % de nos factures !

 Le prix de l’eau a augmenté de 6.1% depuis 2000 dans notre commune. La Lyonnaise des Eaux ne profiterait-elle pas de son quasi-monopole ?

 

 Les Socialistes saint-germanois ont toujours dénoncé la durée anormalement longue de la concession accordée à cette société par le précédent maire : 30 ans, là où la norme est de 15 ans environ.

Pourquoi l’eau, denrée collective s’il en est, doit-elle être confiée à des sociétés privées qui monopolisent 75 % de la distribution de l’eau à la population de l’Hexagone ?

De plus en plus de villes, de droite comme de gauche, décident de mettre en place une gestion municipale de l’eau, bien moins chère et beaucoup plus transparente. Grenoble, Castres, Cherbourg, Reims, Tours, Clermont-Ferrand, Amiens, Pau, Limoges ou encore Bastia, n’ont pas renouvelé leur délégation de service public au profit de régies municipales. Plus près de nous, Achères, a depuis toujours une régie municipale.

 L’eau est un service public essentiel. Il ne peut être guidé par les seules logiques de profits. Pour des élus, le service de l’eau doit être le plus efficace et le moins cher possible pour l’utilisateur, et sur ces points, les régies municipales l’emportent nettement.

 

 Devant l’augmentation des prix et nos interpellations régulières, la majorité municipale a décidé de lancer un audit et Emmanuel Lamy a déclaré en conseil municipal que "la Lyonnaise devra faire acte de transparence sur ces comptes." Preuve qu’il y a bien un petit problème.

Nous vous tiendrons bien sûr informé des résultats de cet audit.

Emmanuel Lamy nous lit !

Quelle excellente publicité pour les Socialistes que celle donnée par Emmanuel Lamy dans sa tribune libre dans le dernier Journal de Saint-Germain.

Celle-ci s’intitule "Saint-Germain solidaire". Le thème de cette tribune est  la politique municipale du logement.

Assurément, il s’agit d’une réponse au 4e numéro du journal des Socialistes saint-germanois intitulé "Saint-Germain Solidaire" (tiens, tiens..) et dont la première page était consacrée à … "La galère du logement"…

Ainsi donc, M. le Maire, comme beaucoup de Saint-Germanois, nous lit et a même jugé bon de devoir défendre sa politique. Il avait fait de même, sans nous citer bien sûr, il y a quelques mois, en consacrant un important dossier dans le Journal de Saint-Germain à la question de l’eau dans notre ville. Nous nous interrogions en effet dans notre précédent numéro sur les prix excessifs de l’eau à Saint-Germain. Un article repris d’ailleurs en Une par le Courrier des Yvelines (n° 3158 du 21/12/2005).

Examinons les termes de l’article de M. Lamy.

Il reconnaît la difficulté de se loger dans notre ville en raison des prix excessifs de la location et de l’acquisition. Pour lui, toutes les réponses à ces problèmes se trouvent dans son Plan Local d’Urbanisme (PLU). Or, si la municipalité va bien inclure 20% de logements sociaux  dans les nouveaux programmes immobiliers, un simple calcul mathématique permet d’affirmer que cela ne permettra pas de rattraper le retard de la ville. La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (dite loi SRU) fait en effet obligation, dans son article 55,  d’un minimum de 20% de logements sociaux sur l’ensemble du parc immobilier. Or, Saint-Germain n’a pour le moment que 17% environ de logements sociaux (soit 83% à staut privé) et il faudrait au moins 25% de logements sociaux dans les nouvelles constructions pour rattraper ce retard…

Double langage…

Encore faudrait-il que l’UMP ne tente pas de remettre en cause cette importante mesure qui permet de compenser la spéculation immobilière et de répondre à cette "galère du logement"… Après les députés UMP en janvier, les sénateurs UMP ont en effet tenté cette semaine d’intégrer dans ce chiffre de 20% les habitations en accession à la propriété (par nature privées), ce qui aurait permis à de nombreuses communes de n’avoir à faire aucun effort. Heureusement, les sénateurs de gauche, rejoints par les sénateurs UDF et 2 sénateurs UMP, ont réussi à repousser cette manoeuvre assez lamentable. Rappelons que le Président de la République, au lendemain des émeutes ubaines de l’automne, s’était engagé à "sauvegarder l’article 55 de la loi SRU". On peut ainsi s’interroger sur le crédit des élus UMP…

Après avoir qualifié dans le passé en Conseil municipal cette loi de "stalinienne",  la lecture de notre journal semble avoir convaincu M. Lamy de la nécessité du logement social, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.  Espérons que cette récente conversion sera suivie de résultats concrets…


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Saint-Germain : un élu achète un immeuble au prix d’un studio

 

 Les prix de l’immobilier à Saint-Germain atteignent des sommets comme chacun peut le constater. Alors, quand un immeuble de 3 étages, d’une surface habitable de 600m2 comptant 8 logements et 400m2 de jardins, est acheté 160.000€, soit le prix d’un studio, il s’agit assurément d’une très bonne affaire…

Le nouveau propriétaire reconnait d’ailleurs, selon Le Parisien, "ne pas avoir fait une mauvaise affaire". Certes l’immeuble n’est pas en très bon état et nécessitera des travaux mais selon les estimations de la famille de la vendeuse, son prix de vente aurait dû dépasser le million d’euros…

Mais notre propos n’est pas de s’insurger de cette très bonne affaire réalisée aux dépends d’une dame de 85 ans.

Les questions sont ailleurs :

- Pourquoi la municipalité n’a-t-elle pas fait jouer son droit de préemption ? Une telle bonne affaire ne se présente pas tous les jours à Saint-Germain. Le Maire proclame toujours dans ses discours qu’il défend la mixité sociale, c’est à dire la création de logements sociaux répartis dans la ville et pas regroupés dans un seul quartier comme cela a été souvent fait, y compris à Saint-Germain. Il dit aussi souhaiter arriver rapidement aux 20% de logements sociaux, ne serait-ce que pour éviter de payer les pénalités pour non respect de la loi. L’occasion lui était offerte  de faire enfin ce qu’il dit. Il ne l’a pas fait. Pourquoi ?

 Est-ce parce que l’heureux acheteur est un conseiller municipal de sa majorité qu’il ne voulait pas gêner en lui enlevant cette bonne affaire ? La question est actuellement sans réponse.

 – Une deuxième question se pose. L’acheteur est un donc un élu, conseiller municipal de Saint-Germain et déjà locataire du premier étage de l’immeuble. Le troisième étage est actuellement occupé par une modeste famille avec trois enfants dont l’aîné a treize ans et qui sont dans les lieux depuis 1980. Cela n’a pas dérangé le nouveau propriétaire, qui a, certes dans le respect des règles de procédure, donné congé à son locataire. Loin de nous l’idée de vouloir donner des leçons à quiconque. Mais néanmoins, on sent un certain malaise de voir qu’un élu ne se préoccupe pas davantage du sort de ces locataires sur la tête desquels le ciel vient de tomber. Assignés devant le tribunal d’instance pour n’avoir pas dégagé les lieux dans les délais qui leur avaient été donnés, ils ont obtenu un délai supplémentaire…. d’un mois ! 

 

 

 Un élu est certes un citoyen comme les autres avec les mêmes droits que les autres. On aimerait cependant que dans de telles circonstances, il se sente un peu plus concerné par les conséquences de ses décisions sur les plus modestes de nos concitoyens.

CPE : manifestation de lycéens à Saint-Germain

Chose très rare à Saint-Germain, plusieurs centaines de lycéens (300 selon Le Parisien, plus de 400 selon le Courrier des Yvelines) ont manifesté et défilé jeudi 23 dans les rues de Saint-Germain contre le CPE. Un cortège impressionnant et déterminé.

La grande majorité des manifestants venait du lycée agricole, du lycée professionel Léonard de Vinci et du lycée Poquelin. Ils ont également pris toute leur part aux manifestations du 28 mars qui ont été les plus importantes de toute la Ve République. Les Socialistes saint-germanois étaient bien sûr présents en nombre à cette manifestation, comme à toutes celles contre le CPE.

Vue la décision ce soir du Conseil Constitutionnel de valider le CPE sans réserve et la tentative de passage en force du gouvernement Villepin, il est probable qu’il y aura d’autres manifestations, à Saint-Germain comme ailleurs…

Mise à jour :

150 lycéens ont manifesté le 30 mars dans les rues de Saint-Germain contre le CPE et ont bloqué la circulation aux alentours du Château avant de se disperser. (source : Le Parisien du 31 mars)

M. Lamy prépare sa campagne grâce à vos impôts !

Tous les Saint-Germanois ont reçu il y a quelques semaines le Journal de Saint-Germain dans lequel était insérée une luxueuse brochure relatant le bilan de 5 ans de mandature de la majorité municipale.

Rien d’étonnant à ce qu’un maire fasse un compte-rendu de son action, c’est même une bonne chose. Mais si vous avez gardé ce document, regardez-bien la dernière page. Cette plaquette y est présentée comme un supplément au Journal de Saint-Germain. Dis autrement, cela veut dire que ce document a été payé par les contribuables saint-germanois !

Reconnaissons qu’il s’agit là d’une pratique totalement anormale et que M. Lamy aurait du payer cette brochure sur ces finances ou du moins celles de son parti. Par ailleurs, une loi de 2002 précise que lorsque le maire édite un journal, l’opposition doit y avoir systématiquement un espace réservé. Inutile de dire que cet espace ne nous a pas été proposé…

Franchement, deux journaux de Saint-Germain par mois de 20 pages, soit plus de 400 pages par an, cela permettait de réaliser ce bilan sans faire cette dépense d’au moins 20.000€.

Un compte-rendu de mandat, oui, payé par les Saint-Germanois, non !