Incinérateurs des Yvelines : peuvent mieux faire !

Le comparatif des performances énergétiques des trois incinérateurs des Yvelines montre des points positifs mais également des possibilités d’améliorations importantes. Zoom sur la production d’électricité et de chaleur.

Ce blog a depuis 10 ans alerté sur les emprunts toxiques du Sidru, un sujet qui était encore d’actualité en juin dernier avec l’accord qui met fin au dernier procès entre le Sidru  et une de ses banques (Natixis).

Mais n’oublions pas que les syndicats intercommunaux sont surtout impliqués dans des activités de tri et d’incinération des ordures ménagères. Les trois syndicats du nord-est des Yvelines utilisent chacun un incinérateur dont la gestion est déléguée à des entreprises privées spécialisées dans cette activité.

En effet les déchets qui ne sont pas recyclés sont incinérés et cette combustion permet de valoriser des matières et surtout de l’énergie sous forme de chaleur, dont une partie est convertie électricité. Cependant, malgré les présentations favorables des collectivités concernées (syndicats intercommunaux, intercommunalités et communes), un calcul rapide montre que l’énergie de combustion est pour la plupart renvoyée dans l’atmosphère sans utilisation. L’usage principal des incinérateurs reste encore la destruction des déchets plutôt que la production d’énergie.

Ce comparatif concerne les trois incinérateurs principaux des Yvelines, qui desservent tout le centre et le nord-est du département :

Carte-syndicatsCommençons par les grandes masses : chaque incinérateur reçoit entre 110 000 et 170 000 tonnes de déchets par an, dont on connaît l’énergie, voisine de 2,5 MWh par tonne. De même, on connaît les énergies électrique et thermique commercialisées par chaque incinérateur. Un indicateur simple d’efficacité est le ratio des deux : ce qui sort de l’incinérateur divisé par ce qui y rentre. Ce ratio est très homogène entre les trois incinérateurs, entre 14% et 15%. Cela signifie que 85% au moins de l’énergie de combustion est renvoyée dans l’atmosphère. Ces ratios tranchent avec la communication autosatisfaite des trois syndicats.

Cependant, le ratio ci-dessus additionne deux énergies différentes : l’électricité et la chaleur. Or 1 MWh d’énergie électrique permet de produire environ 3 MWh de chauffage avec une pompe à chaleur, et inversement on ne peut convertir en électricité qu’une partie de la chaleur. Par exemple les (vieilles) centrales nucléaires ne convertissent que 30% de leur chaleur en électricité, tandis que les centrales au gaz les plus modernes atteignent un rendement de 60%. L’autre avantage de l’électricité, c’est que la production est facile à transporter et donc intégralement commercialisée, 24 h sur 24 et toute l’année.

Vente d’électricité par les incinérateurs

L’objectif d’un incinérateur doit donc être de produire et de vendre un maximum d’électricité. De ce point de vue, les trois incinérateurs présentent les performances représentées dans la colonne de gauche du tableau ci-dessous, en indiquant en vert la commercialisation effectuée et 2015 et en rose le complément pour atteindre un rendement de 30%.

Aucun des trois incinérateurs n’approche l’objectif et les écarts sont très nets entre le SIDRU, qui atteint la moitié du rendement idéal et le SITRU, qui vend à peine plus de 10% de celui-ci. Le SIDOMPE n’a vendu que 17% de son potentiel en 2015, mais 23% dans une année normale, sans le sinistre qui s’y est produit en février 2015.

En sortie de l’alternateur on dispose de vapeur d’eau à faible pression, qui peut être utilisée pour le chauffage d’installations publiques ou privées.

Chaleur+Elec_3-incinerateurs

Vente de chaleur par les incinérateurs

Même avec une installation performante, la plus grosse partie de l’énergie ne peut être valorisée que sous forme de chaleur. La création d’un réseau de chaleur demande un investissement initial et ensuite le coût du chauffage est très attractif : 20 € environ le MWh, contre 75 € pour le chauffage au fioul, et les 20 €/MWh payés par les consommateurs sont reçus par les contribuables !

Cette chaleur « gratuite » est cependant produite de manière locale et continue tous les jours de l’année. Elle est difficile à vendre dans son intégralité car beaucoup de segments de demandes sont saisonniers, comme le chauffage des bâtiments. Les besoins sont plus stables pour l’eau chaude sanitaire, les piscines, les hôpitaux, les entreprises consommatrices de chaleur ou l’agriculture sous serre.

Comme pour l’électricité, les quantités de chaleur vendues en 2015 par les trois incinérateurs, avec une échelle qui reflète le potentiel commercialisable, sont indiquées dans la colonne de droite du tableau ci-dessus.

Cette fois, le SIDRU est en retrait : il n’a pas de réseau de chaleur et ne commercialise donc aucune énergie sous cette forme.

Le SITRU et le SIDOMPE commercialisent entre 10% et 50% de leur potentiel selon les mois de l’année. Pour le SIDOMPE il convient de regarder l’année 2014, plus représentative des ventes de chaleur, là encore à cause du sinistre de février 2015 qui a entrainé un arrêt de la vente de chaleur jusqu’en mai 2015.

Certaines villes, comme Paris, établissent une connexion entre le réseau de chaleur de l’incinérateur et celui d’une autre source (gaz, bois) afin d’utiliser la chaleur de l’incinération toute l’année et de la compléter seulement en hiver par une autre énergie.

Des projets en cours… et d’autres dans les limbes

Concernant la production d’électricité, le SIDOMPE a indiqué en février 2017 avoir un « projet d’optimisation énergétique [qui] consiste à conserver la ligne n°3, à remplacer les lignes n°1 et n°2 par une ligne neuve n°4 et à remplacer le GTA (groupe turbo alternateur) de 7 MW par un plus puissant de 17 MW ». Actuellement le SIDOMPE produit de l’électricité sur la ligne 3 et seulement de la chaleur sur les lignes 1 et 2, les plus anciennes (1987). En multipliant par 2,5 la production d’électricité, nous estimons le rendement à environ 80% du modèle idéal : une belle performance en perspective.

Le SITRU a étudié en 2015 des améliorations qui pourraient lui permettre de multiplier par 3 ou 4 ses ventes d’électricité, donc de se hisser à peu près au niveau du SIDRU. Cependant ce projet, qui a été jusqu’à l’appel d’offres, « a été mis en pause » au profit de l’extension du réseau de chaleur. C’est dommage car la marge de progression de ce syndicat est forte pour l’électricité.

Des projets concernent également une augmentation de la valorisation de la chaleur. Le SITRU a prévu d’étendre son réseau de distribution, avec au maximum un doublement des débouchés, ce qui constituerait une bonne performance pour les mois d’hiver.

Quant au SIDRU, un projet de création d’un réseau de chaleur avait été annoncé par le président à un groupe d’élus en septembre 2014. A-t-il été trop occupé par ses emprunts toxiques ? En tout cas aucune suite n’y a été donnée à ce jour.

Chacun de ces trois syndicats rejette dans l’atmosphère de l’énergie pour un montant de 4,8 M€ à 7 M€ par an. Même si cela demande des efforts et des investissements, l’analyse aussi bien financière qu’environnementale nous incite à soutenir les initiatives en cours et à inviter les élus à relancer les pistes en sommeil, en particulier pour la vente d’électricité au SITRU et de chaleur au SIDRU.

Cet article n’est qu’une introduction à ce dossier ; pour plus d’informations, le comparatif complet est disponible à ce lien : www.es25.fr/incinerateurs/

Emmanuel Fruchard,

Conseiller municipal PS de Saint-Germain-en-Laye de 2008 à 2014

 

Elections législatives des 11 et 18 juin 2017 : candidature de rassemblement PS/PCF/EELV dans la 6ème circonscription des Yvelines

Dans un contexte de recomposition politique inédit, la Gauche yvelinoise a pris la décision de se rassembler.
Conformément à l’accord départemental conclu entre le PS, le PCF et Europe-Ecologie-Les-Verts, une alliance a été conclue dans la 6ème circonscription des Yvelines.
Angéline Silly, conseillère municipale PS de Saint-Germain-en-Laye, a retiré sa candidature au profit de Josiane Dupé-Suarez, candidature titulaire de la Gauche rassemblée (PCF/PS/EELV), dont elle sera la suppléante.
Une Gauche unie, conformément aux aspirations des électeurs, combative, forte de ses valeurs et déterminée à agir avec énergie en faveur de tous, pour renforcer les solidarités, la justice sociale, l’égalité réelle et la protection environnementale.
AFFICHE OFFICIELLE JOSIANE DUPE_SUAREZ

Impôts des Yvelines : le coup de massue !

600x450-ct200Nous payons en ce dernier trimestre nos impôts locaux. Et la pilule est amère avec l’augmentation de 66% de la part départementale de la taxe foncière décidée par la majorité LR/UDI du président Bédier.
D’ailleurs vous avez certainement remarqué, les Yvelines ont changé la forme des avis d’imposition (en effet la présentation est départementale et non nationale) et nous n’avons plus la comparaison avec l’année précédente. Mais ne cherchez pas, l’augmentation est bien là, en moyenne de l’ordre de +250 € par foyer fiscal saint-germanois soit plus de 4 millions € pour les contribuables de la ville !
Cette décision génère 190 millions € supplémentaires. Or la baisse des dotations de l’Etat et l’augmentation des dépenses du RSA représentent 48 millions € soit seulement 25 % de l’augmentation.

Le département n’a voulu faire aucun effort de modération en étalant ses investissements sur plusieurs exercices. Il a prévu 370 millions d’investissement, ce qui situe notre niveau d’investissement 35 % supérieur à la moyenne des autres départements. La majorité LR/UDI a prouvé par le passé son inconséquence en engloutissant 7,9 millions € pour un projet de circuit de Formule 1 qui n’a jamais vu le jour !

Et pourtant, le département a arrêté l’aide aux communes pour les crèches municipales de 5,5€ par jour et par enfant soit par exemple pour la ville de Saint-Germain une perte de 241.000 €. Ou encore la fermeture de 40 centres de PMI au détriment de nombreuses familles, ou l’arrêt de l’aide au financement de la carte Imagin’R pour les lycéens, soit 150 € de plus à la charge des familles.

Dénonçons cette hausse d’impôts injustifiée et exigeons un service départemental de qualité dans l’intérêt des familles.

Retrouvez nos articles sur le blog http://pssaintgermain.fr.

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Les élus de gauche : Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

Disparition de Philippe Pivert, maire adjoint de Saint-Germain-en-Laye

Philippe-Pivert-250x344Nous venons d’apprendre le décès de Philippe Pivert ce samedi 20 août à l’âge de 68 ans des suites d’une longue maladie. Elu municipal majoritaire depuis 1995 à Saint-Germain-en-Laye, Philippe Pivert était en charge de la prévention, de la sécurité, de la vie associative, de la jeunesse et du sport.

Sportif accompli, maître en karaté, élevé récemment au grade de 9ème dan, il avait été de nombreuses fois champion, notamment avec l’équipe de France de karaté. Impliqué aussi dans la vie de notre ville, il rejoint Michel Péricard dès 1995, puis Emmanuel Lamy dans les deux derniers mandats. Il était aussi élu du département des Yvelines depuis 2011 sous l’étiquette UDI.

Notre groupe d’opposition rend hommage à l’engagement de Philippe Pivert avant tout un homme d’action qui aimait faire avancer ses dossiers pour le compte de sa ville. Discret et attentif en conseil municipal, chaleureux et fraternel dans les échanges interpersonnels, Philippe Pivert a toujours considéré que la recherche de consensus était plus productive que la combat stérile d’opposition. Nous conserverons la mémoire d’un homme jovial, ouvert, direct et passionnément amoureux de sa ville. Nous adressons une pensée toute particulière à sa famille.

Les élus du groupe Saint-Germain-Autrement

Pascal Lévêque, Angéline Silly, Pierre Camasses

La nouvelle carte des cantons yvelinois

Yvelines-nouveaux-cantons-630x0.jpgLe Préfet des Yvelines a présenté fin novembre aux conseillers généraux la nouvelle carte des cantons des Yvelines qu’il a élaborée (cliquez sur la carte pour l’agrandir). Comme vous le savez, le gouvernement a décidé de changer le mode de scrutin des élections cantonales, qui deviennent les élections départementales, et de diviser par deux le nombre de cantons. L’objectif de cette réforme est d’instaurer la parité dans ce scrutin (avec un binôme homme-femme par canton) et de rééquilibrer démographiquement les cantons, des écarts très importants existants actuellement; ainsi dans les Yvelines, l’actuel canton de Viroflay a 15.000 habitants, celui de Montigny plus de 60.000. La nouvelle moyenne sera d’environ 67.000 habitants par canton.

Le nombre de cantons yvelinois va passer de 39 à 21.

En ce qui concerne notre commune jusqu’ici partagée artificiellement entre deux cantons (Saint-Germain nord avec Achères, Saint-Germain sud avec Chambourcy et Aigremont), elle sera désormais intégrée au sein d’un seul canton, celui de Saint-Germain-en-Laye, avec les communes de Aigremont, Chambourcy, Fourqueux, Mareil-Marly, Le Pecq. Achères, de son côté, rejoint le canton de Poissy. Rien de choquant pour nous, ce rassemblement est tout à fait logique, il est tout proche de l’actuelle 6e circonscription.

Les prochaines élections auront lieu en 2015.

 

Voici la composition des 21 nouveaux cantons yvelinois.

Canton n° 1 (Aubergenville) : Andelu, Aubergenville, Aulnay-sur-Mauldre, Auteuil, Autouillet, Bazemont, Bazoches-sur-Guyonne, Béhoust, Boissy-sans-Avoir, Bouafle, Flexanville, Flins-sur-Seine, Galluis, Gambais, Gambaiseuil, Garancières, Goupillières, Grosrouvre, Herbeville, Jouars-Pontchartrain, Marcq, Mareil-le-Guyon, Mareil-sur-Mauldre, Maule, Méré, Les Mesnuls, Millemont, Montainville, Montfort-l’Amaury, Neauphle-le-Château, Neauphle-le-Vieux, Nézel, La Queue-les-Yvelines, Saint-Germain-de-la-Grange, Saint-Léger-en-Yvelines, Saint-Rémy-l’Honoré, Saulx-Marchais, Thoiry, Le Tremblay-sur-Mauldre, Vicq, Villiers-le-Mahieu, Villiers-Saint-Frédéric.

 

Canton n° 2 (Bonnières-sur-Seine) : Adainville, Arnouville-lès-Mantes, Auffreville-Brasseuil, Bazainville, Bennecourt, Blaru, Boinville-en-Mantois, Boinvilliers, Boissets, Boissy-Mauvoisin, Bonnières-sur-Seine, Bourdonné, Breuil-Bois-Robert, Bréval, Chaufour-lès-Bonnières, Civry-la-Forêt, Condé-sur-Vesgre, Courgent, Cravent, Dammartin-en-Serve, Dannemarie, Favrieux, Flacourt, Flins-Neuve-Église, Fontenay-Mauvoisin, Freneuse, Gommecourt, Goussonville, Grandchamp, Gressey, Guerville, Hargeville, La Hauteville, Houdan, Jeufosse, Jouy-Mauvoisin, Jumeauville, Limetz-Villez, Lommoye, Longnes, Maulette, Ménerville, Méricourt, Moisson, Mondreville, Montchauvet, Mousseaux-sur-Seine, Mulcent, Neauphlette, Orgerus, Orvilliers, Osmoy, Perdreauville, Port-Villez, Prunay-le-Temple, Richebourg, Rolleboise, Rosay, Saint-Illiers-la-Ville, Saint-Illiers-le-Bois, Saint-Martin-des-Champs, Septeuil, Soindres, Tacoignières, Le Tartre-Gaudran, Le Tertre-Saint-Denis, Tilly, Vert, La Villeneuve-en-Chevrie, Villette.

 

Canton n° 3 (Chatou) : Chatou, Croissy-sur-Seine, Marly-le-Roi, Le Port-Marly, Le Vésinet.

 

Canton n° 4 (Le Chesnay)  : Bailly, Bougival, La Celle-Saint-Cloud, Le Chesnay, Louveciennes, Rocquencourt.

 

Canton n° 5 (Conflans-Sainte-Honorine) : Andrésy, Chanteloup-les-Vignes, Conflans-Sainte-Honorine, Maurecourt.

 

Canton n° 6 (Houilles) : Carrières-sur-Seine, Houilles, Montesson.

 

Canton n° 7 (Limay) : Brueil-en-Vexin, Drocourt, Épône, La Falaise, Follainville-Dennemont, Fontenay-Saint-Père, Gargenville, Guernes, Guitrancourt, Issou, Jambville, Juziers, Lainville-en-Vexin, Limay, Mézières-sur-Seine, Montalet-le-Bois, Oinville-sur-Montcient, Porcheville, Sailly, Saint-Martin-la-Garenne.

 

Canton n° 8 (Mantes-la-Jolie) : Buchelay, Magnanville, Mantes-la-Jolie, Mantes-la-Ville, Rosny-sur-Seine.

 

Canton n° 9 (Montigny-le-Bretonneux) : Guyancourt et de Montigny-le-Bretonneux.

Canton n° 10 (Les Mureaux) : Chapet, Ecquevilly, Évecquemont, Gaillon-sur-Montcient, Hardricourt, Meulan-en-Yvelines, Mézy-sur-Seine, Les Mureaux, Tessancourt-sur-Aubette, Vaux-sur-Seine.

 

Canton n° 11 (Plaisir) : Beynes, Les Clayes-sous-Bois, Plaisir, Thiverval-Grignon.

 

Canton n° 12 (Poissy) : Achères, Carrières-sous-Poissy, Poissy.

 

Canton n° 13 (Rambouillet) : Ablis, Allainville, Auffargis, Boinville-le-Gaillard, La Boissière-École, Bonnelles, Bullion, La Celle-les-Bordes, Cernay-la-Ville, Clairefontaine-en-Yvelines, Émancé, Gazeran, Hermeray, Longvilliers, Mittainville, Orcemont, Orphin, Orsonville, Paray-Douaville, Poigny-la-Forêt, Ponthévrard, Prunay-en-Yvelines, Raizeux, Rambouillet, Rochefort-en-Yvelines, Saint-Arnoult-en-Yvelines, Saint-Hilarion, Saint-Martin-de-Bréthencourt, Sainte-Mesme, Sonchamp, Vieille-Église-en-Yvelines.

 

Canton n° 14 (Saint-Cyr-l’École) : Bois-d’Arcy, Fontenay-le-Fleury, Saint-Cyr-l’École, Villepreux.

 

Canton n° 15 (Saint-Germain-en-Laye) : Aigremont, Chambourcy, Fourqueux, Mareil-Marly, Le Pecq, Saint-Germain-en-Laye.

 

Canton n° 16 (Sartrouville) : Maisons-Laffitte, Le Mesnil-le-Roi, Sartrouville.

 

Canton n° 17 (Trappes) : Élancourt, Maurepas, Trappes, La Verrière.

 

Canton n° 18 (Verneuil-sur-Seine) : Les Alluets-le-Roi, Chavenay, Crespières, Davron, L’Étang-la-Ville, Feucherolles, Médan, Morainvilliers, Noisy-le-Roi, Orgeval, Rennemoulin, Saint-Nom-la-Bretèche, Triel-sur-Seine, Verneuil-sur-Seine, Vernouillet, Villennes-sur-Seine.

 

Canton n° 19 (Versailles-1) la partie nord de Versailles.

 

Canton n° 20 (Versailles-2)  : Buc, Jouy-en-Josas, Les Loges-en-Josas, Vélizy-Villacoublay, Viroflay, la partie de Versailles non incluse dans le canton de Versailles-1.

 

Canton n° 21 (Voisins-le-Bretonneux) : Les Bréviaires, Châteaufort, Chevreuse, Choisel, Coignières, Dampierre-en-Yvelines, Les Essarts-le-Roi, Lévis-Saint-Nom, Magny-les-Hameaux, Le Mesnil-Saint-Denis, Milon-la-Chapelle, Le Perray-en-Yvelines, Saint-Forget, Saint-Lambert, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Senlisse, Toussus-le-Noble, Voisins-le-Bretonneux.

 

Source de la carte : Toutes les Nouvelles

Intercommunalité dans les Yvelines : Poissy, Achères et Conflans vont pouvoir se regrouper

Carte 27-avril-2011 ZoomLa ténacité des maires de Poissy, Achères et Conflans a payé !

Le 12 décembre dernier, la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) est revenue sur sa décision de 2011 qui intégrait ces trois villes au sein de l’intercommunalité en projet dite Seine et Forêts avec Saint-Germain-en-Laye, ce dont ne voulaient absolument pas les maires des 3 communes. Le Préfet des Yvelines était alors passé en force, attitude que nous avions dénoncé au conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye, lors d’un débat très animé. Il n’était pas concevable pour nous que l’Etat oblige 3 communes à intégrer de force une intercommunalité qui doit au contraire être bâtie sur le consensus. La CDCI vient en quelque sorte de confirmer cette position.

L’objectif était clairement pour le maire de Saint-Germain d’avoir d’une part une intercommunalité de la taille de celle de Versailles dont il aurait pris la tête avec le soutien des 9 autres communes de droite, et d’autre part de bénéficier des ressources économiques des 3 autres communes, en particulier des recettes fiscales du futur port d’Achères.

La question de la gouvernance de cette intercommunalité était évidemment essentielle. A l’époque, le maire de Saint-Germain avait considéré le vote négatif d’Achères comme une « gesticulation du conseil municipal«  (sic)! 

Il est intéressant également de visionner la vidéo du débat en conseil municipal en juillet 2011 où l’élu PS de Saint-Germain Emmanuel Fruchard révèle qu’une carte préfectorale mentionnant une intercommunalité « Poissy, Achères, Conflans » (cf image ci-dessus) était encore d’actualité la veille de l’annonce du préfet, preuve que le projet des 3 communes était sérieux et que le préfet est passé en force. Vous pouvez également lire le compte-rendu du débat en conseil municipal de Saint-Germain (à partir de la page 20).

La nouvelle intercommunalité Poissy, Achères, Conflans comptera environ 95.000 habitants. Celle dite Seine et Forêts, dont Saint-Germain sera la principale commune, regroupera environ 105.000 habitants et 10 communes.

La nouvelle carte de l’intecommunalité des Yvelines est désormais la suivante :

CDCI-12-12-12 

Les arrêtés préfectoraux devraient être pris prochainement, sans que la date ne soit encore connue.

Sur le même sujet :

Pourquoi nous avons voté contre la proposition du Préfet des Yvelines sur l’intercommunalité (2/2) (08/2011)

Pourquoi nous avons voté contre la proposition du Préfet des Yvelines sur l’intercommunalité (1/2) (08/2011)

Débat animé sur l’intercommunalité au conseil municipal de Saint-Germain (07/2011)

Démocratie locale : encore une consultation bidon du maire de Saint-Germain ! (06/2011)

Intercommunalité : le projet du Préfet des Yvelines suscite le mécontentement (05/2011) 

Conseil général : les finances des Yvelines toujours en question

Début janvier, nous nous étions fait l’écho d’un article du Canard Enchaîné qui dénonçait des anomalies de gestion des actions humanitaires du Conseil général des Yvelines. Des fonds attribués ont été dépensés mais n’ont pas été utilisés pour les actions humanitaires auxquels ils étaient destinés. Le Canard pointait aussi l’absence d’inspection des comptes de notre département depuis 2004, cas unique en Ile-de-France.

Nous avons donc interrogé l’élu du canton de Saint-Germain nord, Maurice Solignac. M. Solignac est vice-président chargé des affaires financières et président de la commission Finances du conseil général depuis 2004. Il est donc le mieux placé parmi les élus pour répondre de manière précise aux propos du Canard Enchaîné.

Dans notre courrier (téléchargez la lettre d’Emmanuel Fruchard, conseiller municipal PS de Saint-Germain, pdf 412ko), nous avons posé quatre questions à M. Solignac :

 – Pourriez-vous nous apporter des précisions sur ces actions humanitaires, et particulièrement leur gestion financière ?

 – Des mesures correctives ont–elles été mises en oeuvre ?

 – Par ailleurs le conseil général ne dispose pas de service d’inspection. Que pensez-vous de cette absence et va-t-elle être bientôt comblée ?

 – Concernant le projet avorté de circuit de Formule 1, pourriez-vous nous indiquer quel coût restera à la charge du département pour 2008 et, de manière prévisionnelle, pour 2009 ?

 

Maurice Solignac a répondu à nos questions par courrier fin janvier (téléchargez la lettre de Maurice Solignac, pdf 974ko)

La synthèse de sa réponse est la suivante :

 – M. Solignac justifie le principe des actions humanitaires, que ni le Canard ni les élus PS n’ont contesté. Il justifie aussi le fait que les actions soient menées par l’intermédiaire des communautés étrangères des Yvelines. Enfin il conclut (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Sans le dire vraiment, l’élu reconnaît que la gestion des aides n’a pas été assez rigoureuse et que la concentration des moyens sur quelques localités africaines est excessive. C’est exactement ce que dénonçait le Canard Enchainé.

– Ensuite le courrier passe au projet de circuit de Formule1 à Flins. Il a oublié de répondre à notre troisième question, celle qui concerne l’inspection ! Pourtant notre département n’est pas une petite structure. Il a un budget de 1,3 milliards d’euros, soit environ 16 fois celui de la ville de Saint-Germain !

– Revenons au circuit de F1. Une liste de cinq postes de dépenses pour 2009 est décrite, dont la somme est 7,2 millions d’euros, avec le commentaire « Ces montants sont conformes à ce qui était prévu au budget 2009« . Pourtant la décision modificative n°2 comporte des lignes budgétaires bien plus importantes, notamment deux lignes dont l’objet est « GP F1 » pour un montant de 10,7 millions d’euros. Nous avons demandé à M. Solignac comment expliquer ces informations qui semblent contradictoires. Plus d’un mois après cet échange nos questions restent sans réponse.

En conclusion, nous regrettons que plusieurs de nos interrogations n’aient pas trouvé de réponse. Il ressort en tout cas de cet échange que les faits relatés par le Canard Enchaîné sont, en creux, confirmés par l’élu en charge des finances des Yvelines.

Il nous paraît indispensable que le département soit doté d’une inspection et que les cas de gestion laxiste soient analysés. A fortiori lorsque l’on sait que les finances du département sont dans le rouge et que la droite yvelinoise a dû, en urgence, augmenter les taux d’imposition de près de 15% en mars !

Au-delà de cet exemple, il a régné pendant la présidence de Pierre Bédier un climat de cour qui a certainement nui à notre département. D’abord cette lubie de vouloir faire un circuit de F1, qui plus est sur un terrain manifestement inadapté. Mais également une politique de communication sexiste, dénoncée également sur notre blog.

La personnalité très contestable de l’ancien président (voir notre dossier sur son procès et sa condamnation pour corruption) a dicté une série de décisions de portées très variables mais qui sont toutes le reflet d’un manque de débat et de contre pouvoir au sein de la droite yvelinoise. L’absence d’inspection a contribué à cette situation. Les élus de droite, majoritaires dans les Yvelines depuis 42 ans, ont été incapables de faire valoir des arguments de bon sens et de bonne gestion qui auraient permis d’éviter cette série d’erreurs.

Emmanuel Fruchard, conseiller municipal PS de Saint-Germain

 

A lire également sur notre blog :

Le conseil général des Yvelines augmente le taux des impôts locaux de près de 15% (04/2010)

Révélations du Canard Enchainé sur les comptes du conseil général des Yvelines (01/2010)

Le conseil général des Yvelines abandonne le projet de circuit de F1 à Flins  (12/2009) 

Les finances du conseil général des Yvelines sont dans le rouge (11/2009)

Nouvelle campagne de publicité sexiste du conseil général des Yvelines (07/2008)

La publicité sexiste du conseil général des Yvelines (06/2007)

Tous nos articles sur le procès Bédier

Tous nos articles sur le conseil général des Yvelines

Le conseil général des Yvelines augmente le taux des impôts locaux de près de 15%

Nous avions consacré fin novembre 2009 un article intitulé « Les finances du conseil général des Yvelines sont dans le rouge« , qui reproduisait un texte du président des conseillers généraux PS sur le blog des élus PS.

Visiblement, les Socialistes avait bien anticipé la situation de notre département…

Vendredi 26 mars, le conseil général des Yvelines, dirigé par l’UMP, a en effet voté une augmentation des taux d’impôts locaux de près de 15% et un recours à l’emprunt (150 à 200 millions d’ici la fin de l’année) pour boucler le budget 2010.

Les 3 taxes locales évoluent ainsi de 14,8% chacune.

– Taxe d’Habitation : 5,51% (4,80% en 2009)

– Taxe sur le foncier Bâti : 5,28% (4,60% en 2009)

– Taxe sur le foncier non Bâti : 18,99% (16,54% en 2009).

Le vice-président chargé des finances, Maurice Solignac, conseiller général de Saint-Germain nord, a indiqué que le budget 2009 avait été bouclé « grâce à nos réserves » et que celles-ci « sont quasiment épuisées« . Le président Alain Schmitz a reconnu que « face à l’effondrement [des droits de mutation] il a fallu réagir dans l’urgence », une façon d’avouer que cela n’avait pas du tout été anticipé.

Lors du débat d’orientation budgétaire en février, les conseillers généraux PS avaient rappelé que  « l’assemblée départementale s’est obstinée à ne pas augmenter les impôts ou à recourir à l’emprunt » les années précédentes et regretté que la hausse n’ait pas été étalée sur plusieurs années (les impôts n’avaient pas augmenté depuis 7 ans). Ils ont voté contre ce budget.

Rappelons également que la droite yvelinoise a dépensé l’année dernière plusieurs millions d’euros pour soutenir la construction d’un circuit de Formule 1 à Flins, projet finalement (et heureusement!) abandonné fin 2009.

 

A lire également :

Les finances du conseil général des Yvelines sont dans le rouge

Le conseil général des Yvelines abandonne le projet de circuit de F1 à Flins

La position des conseillers généraux PS yvelinois lors du débat d’orientation budgétaire 2010

Le blog des conseillers généraux PS des Yvelines

Tous nos articles sur les Yvelines

Révélations du Canard Enchainé sur les comptes du conseil général des Yvelines

Dans un article paru mercredi 23 décembre, le Canard Enchainé explique comment le conseil général des Yvelines, sous la présidence de Pierre Bédier, a soutenu des actions humanitaires dont les résultats sur le terrain sont très inférieurs aux annonces et aux paiements effectués par le département.

D’autre part, le département ne dispose pas de service d’inspection et les derniers comptes inspectés par la chambre régionale des comptes portent sur les années 1995 à 2000.

Téléchargez en pdf l’article du Canard Enchainé : « Des bonnes œuvres perdues dans les sables d’Afrique« 

Cette affaire intervient après le projet avorté de circuit de Formule 1 à Flins, dont le coût n’est pas encore connu avec précision, mais il devrait se situer, rien que pour l’année 2009, entre 11 et 25 Millions d’euros.

Nous avons demandé des précisions sur ces sujets à Maurice Solignac, conseiller général UMP du canton de Saint-Germain Nord, vice-président chargé des affaires financières et président de la commission Finances du conseil général depuis 2004.

 

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Le président UMP du conseil général des Yvelines Alain Schmitz a annoncé hier que le Département des Yvelines retire son projet de construction d’un circuit de Formule 1 à Flins. Alain Schmitz affirmait pourtant en juillet que le projet avait « le soutien du Premier Ministre« .
Initialement porté par l’ancien président du conseil général Pierre Bédier, condamné récemment pour corruption passive, ce projet pharaonique d’un coût de 120 millions d’euros  pour les finances départementales était combattu par de nombreux élus, associations et le Conseil régional. Le projet était en effet situé en zone inondable et au-dessus d’un champ de captage d’eau potable essentiel pour l’Ile-de-France.
Les terrains doivent désormais être rendus à leur destination initiale, c’est à dire l’agriculture biologique.
Le président du conseil général justifie ce revirement spectaculaire car le circuit de F1 « produit d’appel du plan de soutien à l’industrie automobile lancé il y a plus d’un an a permis de mettre la Vallée de l’Automobile et de la Mobilité Durable sur les bons rails » mais a regretté « l’absence des soutiens nécessaires« .
Nous nous félicitons de l’abandon de ce projet ubuesque, contraire aux engagements du Grenelle de l’environnement et qui aurait été un gouffre pour les finances départementales.

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