Le PSG abandonne le camp des Loges de Saint-Germain-en-Laye : la réaction des élus PS saint-germanois

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PSG : Rêvons plus grand (sans Saint-Germain…)

C’est officiel depuis le début de cette semaine, le président du PSG a annoncé la décision du club de s’installer à Poissy au lieudit les Terrasses de Poncy au début de la saison 2019 sur 74 hectares dédiés à l’entraînement des équipes professionnelles et le centre de formation des jeunes. C’est une défaite amère pour le maire de Saint-Germain et son équipe majoritaire.

C’est l’épilogue malheureux pour notre ville d’un dossier débuté il y a maintenant près de deux ans. Les responsables du club ont toujours considéré que les installations du Camp des Loges étaient désormais inadaptées et ne répondaient plus aux exigences du club.

Même si les amateurs du PSG, soit 900 licenciés, resteront à Saint-Germain ainsi que la section féminine professionnelle et son centre de formation, il s’agit clairement d’une perte de renommée et d’attractivité pour notre ville. Comme l’indique Karl Olive, le maire de Poissy, dans le Courrier des Yvelines du 13 juillet dernier, « cette implantation sera source d’un dynamisme sportif, économique et social qui bénéficieront aux Pisciacais. L’ambition et la forte exposition du club permettront également à notre ville de se faire un nom sur la scène internationale.»

Trois faiblesses majeures dans le dossier soutenu par Emmanuel Lamy pour la ville de Saint-Germain.

Tout d’abord, on en a beaucoup parlé, la pollution du site envisagé à Saint-Germain, au nord de la plaine dite d’Achères sur des terrains appartenant à la ville de Paris. En effet, ces terrains ont servi pendant de nombreuses années de champ d’épandage des boues de la station d’épuration des eaux. Le coût de la dépollution a alimenté pendant de long mois une polémique, pour aboutir assez récemment sur un chiffrage, semble-t-il accepté par tous, de 15 millions €. Paradoxalement, face à un investissement envisagé par le club de 300 millions, ces 15 millions, soit 5 % du coût, ne sont peut-être pas apparus comme insurmontables par le club. Toutefois, il fallait intégrer dans le planning, assez serré voulu par le club, le temps de la dépollution et ce critère a dû jouer.

Deuxième élément, peu évoqué dans la presse, la superficie envisagée. Au départ du dossier il y a deux ans, le cahier des charges indiquait de l’ordre de 30 hectares pour l’édification du nouveau centre. Au fur à mesure des mois et des différentes propositions, les souhaits de superficie ont évolué. C’est d’ailleurs à Poissy une superficie de 74 hectares qui a été retenue. Pour faire grossir la superficie proposée par Saint-Germain et la porter au-delà des 30 hectares de départ, il fallait l’accord à la fois de la Mairie de Paris, propriétaire des terrains, mais aussi de l’Etat et de son Préfet de Région Ile de France. Or, l’Etat semble à cet endroit vouloir plutôt « geler » provisoirement cet emplacement dans une perspective à long terme (2030/2040) d’aménagement futur en fonction du plan de développement du Port d’Achères et de l’évolution de sa zone d’activité. L’Etat n’a donc pas montré un enthousiasme débordant pour le dossier Saint-Germanois, même s’il n’était bien sûr pas décideur.

Enfin troisième élément, le manque et la faiblesse des soutiens politiques du maire UMP de Saint-Germain-en-Laye. Le dossier de Poissy était porté, outre par son maire, par Pierre Bédier, président du département, David Douillet, député UMP de la circonscription, Philippe Tautou le président de l’Intercommunalité à laquelle appartient Poissy. Sur le dossier de Saint-Germain, Pierre Fond, président de notre Intercommunalité Saint-Germain Boucles de Seine ne s’est pas exprimé ; quant au député UMP de la circonscription de Saint-Germain, Pierre Morange, il a été totalement absent. La famille politique du maire de Saint-Germain ne s’est guère mobilisée pour le dossier de la ville, c’est peu de le dire ! Paradoxalement, c’est plutôt la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, et ses équipes qui ont travaillé sur le dossier de Saint-Germain.

C’est une page qui se tourne pour la vie sportive, économique et la renommée de notre ville. Espérons que nous saurons rebondir sur d’autres atouts de Saint-Germain.

Pascal Lévêque

Conseiller municipal PS de Saint-Germain-en-Laye

A lire également nos précédénts articles sur le PSG :

Camp des Loges : Saint-Germain encore un peu plus écartée de la photo par le PSG (09/2013)

Le PSG régularise (enfin) sa situation avec la ville de Saint-Germain (11/2008)

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Publié par

PS Saint-Germain-en-Laye

Section du Parti socialiste de Saint-Germain-en-Laye, Fourqueux, Mareil-Marly

Une réflexion au sujet de « Le PSG abandonne le camp des Loges de Saint-Germain-en-Laye : la réaction des élus PS saint-germanois »

  1. Vous savez très bien pourquoi Morange n’a rien fait pour aider Lamy.
    Vous avez dû remarquer la belle centrale que Saint Germain a installé en bordure de Chambourcy, le futur centre de ses services techniques!
    On comprend mieux

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