La vérité sur les cliniques à Saint-Germain

Le Conseil d’administration de l’hôpital a vendu un terrain de 1 800 m2 pour la somme de  2 300 000 euros pour permettre l’installation, au cœur de l’hôpital public, des cliniques privées Louis XIV et Marie-Thérèse.

Elles devraient y édifier un bâtiment de 8 000 m2, réparti sur six étages, dont deux en sous-sol. Il y sera accueilli une maternité, un service d’anesthésie et de chirurgie.

 Outre le fait qu’il est surprenant et contestable d’installer, sur le site même de l’hôpital public, des cliniques privées, nos élus, député et maire en tête, n’ont cessé de clamer haut et fort qu’il s’agissait d’une coopération publique – privée, seule capable de « sauver » l’hôpital public.

Or, c’est faux et c’est un leurre !

 Lors d’une récente réunion publique, un chef de service de l’hôpital a déclaré : « …La coopération entre l’hôpital et les deux futures cliniques, sera extrêmement limitée … Il n’est pas constitué de groupement de coopération sanitaire, il n’y aura pas de partage de plateaux techniques, pas de partage de laboratoires, pas de convention, pas de délégation de services et pas de coopération en chirurgie ».

Face alors à la question du pourquoi de cette implantation, le même interlocuteur a tout simplement répondu : « … Il s’agit avant tout d’une opération immobilière … Les cliniques avaient besoin de se regrouper dans la ville, un premier projet Rue de Fourqueux a échoué, l’emplacement désormais trouvé au cœur de Saint Germain est remarquable et permettra de développer une maternité privée de niveau 1 allant jusqu’à 1 500 accouchements par an. »

 Les 3 200 signataires d’une pétition réclamant notamment le maintien d’une maternité publique à Saint-Germain, n’ont vraiment pas pesé lourd lors du vote de la vente de ce terrain !

La marchandisation de la santé est particulièrement d’actualité à Saint-Germain. Exprimez avec nous votre mécontentement. 

 

 

Pour un service public de la petite enfance

Le  Conseil Municipal  a examiné la possibilité de création d’une nouvelle crèche, rue Gramont. Notre ville dispose actuellement de dix établissements municipaux d’accueil d’enfants de moins de 4 ans (318 places en accueil collectif, dont 250 berceaux en crèche et 68 places en halte-garderie). Toutefois, la liste d’attente pour l’accueil en crèche demeure importante, surtout en centre ville.

La municipalité a recensé au 1er Juin 2005, 234 demandes insatisfaites. C’est pourquoi, nous soutenons la création d’une nouvelle crèche rue Gramont pouvant accueillir de l’ordre de 50 places nouvelles.

Par contre, nous ne comprenons pas le choix retenu dans le mode de gestion. En effet, au lieu de créer cet onzième établissement sur le mode actuel de la régie municipale, le Conseil a décidé d’en confier l’aménagement et la gestion à un prestataire privé.

Au-delà de ce choix contestable, nous pensons qu’un plan ambitieux de création de crèches doit être impulsé dans notre ville. Il faut également adapter les horaires des structures aux parents pour mieux répondre à l’évolution des modes de vie et des emplois tout en respectant l’épanouissement des enfants, c’est à dire en améliorant  les conditions d’accueil.

 Seule l’affirmation d’un véritable service public de la petite enfance permet une égalité de traitement entre toutes les familles, quels que soient les revenus.