M. Lamy prépare sa campagne grâce à vos impôts !

Tous les Saint-Germanois ont reçu il y a quelques semaines le Journal de Saint-Germain dans lequel était insérée une luxueuse brochure relatant le bilan de 5 ans de mandature de la majorité municipale.

Rien d’étonnant à ce qu’un maire fasse un compte-rendu de son action, c’est même une bonne chose. Mais si vous avez gardé ce document, regardez-bien la dernière page. Cette plaquette y est présentée comme un supplément au Journal de Saint-Germain. Dis autrement, cela veut dire que ce document a été payé par les contribuables saint-germanois !

Reconnaissons qu’il s’agit là d’une pratique totalement anormale et que M. Lamy aurait du payer cette brochure sur ces finances ou du moins celles de son parti. Par ailleurs, une loi de 2002 précise que lorsque le maire édite un journal, l’opposition doit y avoir systématiquement un espace réservé. Inutile de dire que cet espace ne nous a pas été proposé…

Franchement, deux journaux de Saint-Germain par mois de 20 pages, soit plus de 400 pages par an, cela permettait de réaliser ce bilan sans faire cette dépense d’au moins 20.000€.

Un compte-rendu de mandat, oui, payé par les Saint-Germanois, non !

Débat sur l’A104

Le prolongement de l’autoroute A104 est en débat depuis des décennies. Ce fameux "bouclage de la Francilienne " concerne en premier lieu notre commune puisqu’un des tracés envisagés pourrait passer par la forêt de Saint-Germain.
Un important débat public est organisé du 8 mars au 6 juillet 2006 par la Commission Particulière du Débat Public. De nombreuses réunions seront organisées dans chacune des villes concernées par les tracés proposées. La réunion à Saint-Germain aura lieu le mercredi 3 mai à 20h30 à la salle Jacques Tati. Nous aurons l’occasion d’y revenir.
Ce vaste débat, où chacun peut s’exprimer, est l’occasion de s’informer sur les tracés envisagés et de faire entendre sa voix. C’est une occasion rare de démocratie locale.
Un site internet spécifique a été crée où l’on retrouve tous les documents de travail et le calendrier des réunions. Il est possible de commander les documents techniques, de poser des questions, d’exprimer des points de vues, etc…

Voici l’adresse du site :
Les Socialistes de Saint-Germain donneront prochainement leur avis sur le prolongement de la Francilienne qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ne fait pas l’unanimité.

Deux députés UMP des Yvelines seront jugés pour « corruption passive »

Le président du conseil général des Yvelines et député UMP Pierre Bédier a été renvoyé en correctionnelle, de même que le député-maire UMP de Poissy Jacques Masdeu-Arus et son 1er adjoint. Ces trois élus seront donc jugés pour « recel d’abus de biens sociaux et corruption passive » dans une affaire de passations présumées frauduleuses de marchés publics.

Le procès aura lieu du 25 septembre au 25 octobre 2006 au Tribunal correctionnel de Paris.
Après avoir été un éphémère secrétaire d’état, Pierre Bédier pourrait bientôt devenir un éphémère président de conseil général.

Pas sûr en tout cas que les Yvelines sortent grandies de cette triste affaire…

La vérité sur les cliniques à Saint-Germain

Le Conseil d’administration de l’hôpital a vendu un terrain de 1 800 m2 pour la somme de  2 300 000 euros pour permettre l’installation, au cœur de l’hôpital public, des cliniques privées Louis XIV et Marie-Thérèse.

Elles devraient y édifier un bâtiment de 8 000 m2, réparti sur six étages, dont deux en sous-sol. Il y sera accueilli une maternité, un service d’anesthésie et de chirurgie.

 Outre le fait qu’il est surprenant et contestable d’installer, sur le site même de l’hôpital public, des cliniques privées, nos élus, député et maire en tête, n’ont cessé de clamer haut et fort qu’il s’agissait d’une coopération publique – privée, seule capable de « sauver » l’hôpital public.

Or, c’est faux et c’est un leurre !

 Lors d’une récente réunion publique, un chef de service de l’hôpital a déclaré : « …La coopération entre l’hôpital et les deux futures cliniques, sera extrêmement limitée … Il n’est pas constitué de groupement de coopération sanitaire, il n’y aura pas de partage de plateaux techniques, pas de partage de laboratoires, pas de convention, pas de délégation de services et pas de coopération en chirurgie ».

Face alors à la question du pourquoi de cette implantation, le même interlocuteur a tout simplement répondu : « … Il s’agit avant tout d’une opération immobilière … Les cliniques avaient besoin de se regrouper dans la ville, un premier projet Rue de Fourqueux a échoué, l’emplacement désormais trouvé au cœur de Saint Germain est remarquable et permettra de développer une maternité privée de niveau 1 allant jusqu’à 1 500 accouchements par an. »

 Les 3 200 signataires d’une pétition réclamant notamment le maintien d’une maternité publique à Saint-Germain, n’ont vraiment pas pesé lourd lors du vote de la vente de ce terrain !

La marchandisation de la santé est particulièrement d’actualité à Saint-Germain. Exprimez avec nous votre mécontentement. 

 

 

Pour un service public de la petite enfance

Le  Conseil Municipal  a examiné la possibilité de création d’une nouvelle crèche, rue Gramont. Notre ville dispose actuellement de dix établissements municipaux d’accueil d’enfants de moins de 4 ans (318 places en accueil collectif, dont 250 berceaux en crèche et 68 places en halte-garderie). Toutefois, la liste d’attente pour l’accueil en crèche demeure importante, surtout en centre ville.

La municipalité a recensé au 1er Juin 2005, 234 demandes insatisfaites. C’est pourquoi, nous soutenons la création d’une nouvelle crèche rue Gramont pouvant accueillir de l’ordre de 50 places nouvelles.

Par contre, nous ne comprenons pas le choix retenu dans le mode de gestion. En effet, au lieu de créer cet onzième établissement sur le mode actuel de la régie municipale, le Conseil a décidé d’en confier l’aménagement et la gestion à un prestataire privé.

Au-delà de ce choix contestable, nous pensons qu’un plan ambitieux de création de crèches doit être impulsé dans notre ville. Il faut également adapter les horaires des structures aux parents pour mieux répondre à l’évolution des modes de vie et des emplois tout en respectant l’épanouissement des enfants, c’est à dire en améliorant  les conditions d’accueil.

 Seule l’affirmation d’un véritable service public de la petite enfance permet une égalité de traitement entre toutes les familles, quels que soient les revenus.